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janvier

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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de l’Archéologie cantonale, Archeodunum Investigations Archéologiques SA et des Services de la culture et d’architecture de
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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de l’Archéologie cantonale, Archeodunum Investigations Archéologiques SA et des Services de la culture et d’architecture de la Ville de Nyon – sur l’un des principaux édifices antiques de Nyon, son amphithéâtre.
Depuis sa découverte en 1996, l’amphithéâtre de Nyon attise l’intérêt et suscite de nombreuses questions. Avec l’exposition « Amphithéâtre? », le Musée romain souhaite apporter des explications, des réponses et des pistes de réflexion sur le passé, le présent et le futur de l’édifice. Il devient également, le temps de l’exposition, la maison du projet de valorisation du monument, qui connaît une évolution remarquable suite au crédit d’études voté par le Conseil communal en août 2022.
L’exposition explore l’amphithéâtre à travers des questions. Sont interrogés tour à tour sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l’arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies, petits objets trouvés sur le site sont présentés et expliqués selon les connaissances basées sur le travail des archéologues.

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À travers une exposition et un programme culturel foisonnant, Alea propose une réflexion sur
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À travers une exposition et un programme culturel foisonnant, Alea propose une réflexion sur les parcours de vie. À la lumière des trajectoires d’hommes et de femmes de l’Antiquité, elle invite à interroger nos propres libertés de choix et d’action, à l’heure où l’égalité est plus que jamais au coeur des débats.
Exposition
Au 2e siècle apr. J.-C., l’Empire romain compte plus de 50 millions d’habitants. Toutes et tous n’y mènent pas la même vie. Hommes, femmes, pauvres, riches, citoyens, esclaves… La société se compose d’une multitude de catégories sociales. Chacune d’entre elles implique des droits, des devoirs et des privilèges différents.
L’exposition Alea vous invite à suivre les membres d’une famille gallo-romaine fictive et à partager avec eux quelques étapes marquantes de leur parcours de vie. La matrone Alba, l’esclave Aptus, la jeune Flora ou son cousin Secundus : qui accompagnerez-vous durant votre visite ?
Parcours enfant dès 10 ans
Programme culturel
Les activités du programme culturel approfondissent les thématiques de l’exposition Alea et ouvrent de nouvelles pistes entre passé et présent. En famille ou entre amis, glissez-vous dans la peau de personnages ayant vécu dans la région il y a 2’000 ans, interrogez-vous sur les parcours atypiques ou minoritaires, prenez la plume pour donner vie à des objets ou menez l’enquête avec des archéologues.
Dates
Septembre 19, 2025 - avril 6, 2026 (Toute la journée)

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Pour marquer son jubilé, Lugdunum – Musée et théâtres romains présente une grande exposition qui explore le rapport à l’art et à l’héritage culturel il y a 2 000 ans. Qu’est-ce
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Pour marquer son jubilé, Lugdunum – Musée et théâtres romains présente une grande exposition qui explore le rapport à l’art et à l’héritage culturel il y a 2 000 ans.
Qu’est-ce que l’art pour les Romains ? Où se situe l’art dans la cité ? Quel est le statut de l’artiste ? Quel rapport les Romains ont-ils avec l’art grec ?
Rencontrez des œuvres d’exception, provenant de France et d’Italie, et plongez dans l’univers de l’art chez les Romains.
Dates
Octobre 3, 2025 - juin 7, 2026 (Toute la journée)
février

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Deux jours dédiés au latin, au grec et au chinois ! Un programme imaginé
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Deux jours dédiés au latin, au grec et au chinois ! Un programme imaginé pour faire vivre ces langues : des conférences, du cinéma, des spectacles et des ateliers accessibles à tous à l’Université Ouverte de Versailles et à l’Hôtel de Ville.
Les vendredi 6 et samedi 7 février aura lieu la 8ème édition 2026 du Festival des langues classiques. Rencontres, lectures et tables rondes auront lieu cette année encore à l’Université Ouverte et à l’hôtel de Ville de Versailles. Lors de cette édition, le festival explorera les différentes formes de l’oralité dans l’Antiquité, réunies sous une bannière commune : « Les classiques ont la parole ».
À travers des conférences animées par des spécialistes reconnus, des débats littéraires et des ateliers interactifs, le festival mettra en lumière les pratiques et les règles, mais aussi les mythes et les rites qui entourent la parole dans les cultures grecque, latine, chinoise, et au-delà. Parfois aujourd’hui encore, dans nos hémicycles et nos prétoires.
Comme depuis sa création en 2019, le festival accordera une attention particulière aux jeunes publics, en consacrant sa première journée aux scolaires, du CM1 au lycée, ainsi qu’aux étudiants. La transmission du savoir est au cœur de notre démarche, en partenariat étroit avec les établissements du territoire. Le festival a pour premier objectif, avec le concours de leurs enseignants, d’éveiller leur curiosité et de les inviter à explorer de riches patrimoines culturels, souvent pleins de surprises autant que de leçons pour notre temps.
Dates
Février 6, 2026 - février 7, 2026 (Toute la journée)
Les prochaines fêtes du calendrier romain
février
202605févToute la journée17Repeating EventFORNACALIA
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Nonis Februariis / Ante diem tertium decimum Kalendas Martias EN BREF. Les Fornacalia
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Nonis Februariis / Ante diem tertium decimum Kalendas Martias

EN BREF. Les Fornacalia étaient une fête romaine de février consacrée à la torréfaction du far (amidonnier). Chaque curie célébrait à sa date, mais les retardataires se rattrapaient le 17 février lors de la Fête des Sots (Stultorum feriae). Cette tradition révèle une Rome archaïque où l’on divinisait même les fours domestiques pour éviter de brûler le grain!
Les Fornacalia, fête des fours et du pain dans la Rome antique
Les Fornacalia faisaient partie des feriae conceptivae, des fêtes dont la date était proclamée chaque année par le curio maximus. Ovide souligne ce fonctionnement inhabituel: les dates et les lieux de célébration des différentes curies étaient affichés sur le Forum, signe d’une organisation déjà perçue comme archaïque à l’époque impériale.
Cette structure renvoie à la Rome des origines, lorsque la cité était organisée en trente curies, divisions civico-religieuses attribuées par la tradition à Romulus. À l’époque d’Ovide, beaucoup de citoyens ne savaient plus à quelle curie ils appartenaient, ce qui explique l’existence d’un dernier jour commun.
Le 17 février: la Fête des Sots
Le dernier jour des Fornacalia, le 17 février, coïncidait avec les Quirinalia, fête dédiée à Quirinus. Il était aussi appelé Stultorum feriae, la «Fête des Sots»: c’était l’ultime occasion pour ceux qui ignoraient leur curie ou avaient manqué leur date de participer au rite.
Ovide en donne une explication ironique: les «sots» sont ceux qui ne connaissent plus leur place dans une institution devenue fossile, mais toujours opérante sur le plan rituel.
Fornax et la transformation rituelle du grain
La fête était dédiée à Fornax, déesse du four domestique et de la cuisson du grain. La torréfaction du far ne répondait pas seulement à une contrainte technique: elle constituait une exigence religieuse.
Pline l’Ancien, citant l’annaliste Hemina, attribue ces prescriptions au roi Numa: le far devait être torréfié non seulement parce qu’il était ainsi plus salubre, mais surtout parce qu’il n’était pur pour le rite qu’après transformation par le feu. Cette règle conditionnait la fabrication de la mola salsa, farine salée indispensable à tout sacrifice romain et à l’acte d’immolatio.
Un geste dangereux placé sous protection divine
Ovide rappelle que la torréfaction était une opération risquée: le grain pouvait se réduire en cendres, et le feu mal maîtrisé incendier les habitations. La création de la déesse Fornax répond à cette menace concrète: le four, instrument vital mais dangereux, est placé sous la garde d’une divinité spécialisée.
La divinisation du four illustre un trait fondamental de la religion romaine archaïque: chaque force technique essentielle à la survie collective fait l’objet d’un encadrement rituel précis.
Le far, de la nourriture au sacrifice
Le far, céréale de base de la Rome primitive, était consommé notamment sous forme de puls, avant la diffusion du pain. Mais son rôle dépassait largement l’alimentation quotidienne: une fois torréfié, il devenait matière sacrificielle.
Pline rattache explicitement à Numa l’institution des Fornacalia, fêtes de la torréfaction du far, qu’il associe aux Terminalia, consacrées aux bornes des champs. Fornax s’inscrit ainsi dans un ensemble de divinités agraires spécialisées -Seia pour les semailles, Segesta pour les moissons- et d’une troisième puissance agraire dont le nom ne devait pas être prononcé sous un toit, généralement identifiée par les Modernes à Tutilina.
Une fête de seuil saisonnier
Célébrées en février, les Fornacalia prennent place dans un mois marqué par les rites de purification et de transition. Elles correspondent à un seuil de fin d’hiver, avant la reprise des travaux agricoles, et peuvent être rapprochées des Fordicidia du 15 avril, autre fête impliquant les curies. L’ensemble encadre rituellement la période décisive du cycle agricole printanier.
Longévité et signification
Attribuées à l’époque royale, les Fornacalia sont encore mentionnées par Lactance au début du 4e siècle après notre ère, preuve de leur remarquable longévité. Même après l’essor des boulangers professionnels au 2e siècle avant notre ère, la fête conserva sa raison d’être: la préparation de la mola salsa demeurait indispensable aux sacrifices.
Sources antiques
- OVIDE, Fastes, II, 475-638.
Lux quoque cur eadem Stultorum festa vocetur
accipe: parva quidem causa, sed apta, subest.
Non habuit doctos tellus antiqua colonos: (515)
lassabant agiles aspera bella viros.
Plus erat in gladio quam curvo laudis aratro:
neglectus domino pauca ferebat ager.
Farra tamen veteres iaciebant, farra metebant,
primitias Cereri farra resecta dabant: (520)
usibus admoniti flammis torrenda dederunt,
multaque peccato damna tulere suo;
nam modo verrebant nigras pro farre favillas,
nunc ipsas ignes corripuere casas.
Facta dea est Fornax: laeti Fornace coloni (525)
orant ut fruges temperet illa suas.
Curio legitimis nunc Fornacalia verbis
maximus indicit nec stata sacra facit:
inque foro, multa circum pendente tabella,
signatur certa curia quaeque nota, (530)
stultaque pars populi quae sit sua curia nescit,
sed facit extrema sacra relata die.
- PLINE L’ANCIEN, Histoire naturelle, XVIII, 2.
- LACTANCE, Institutions divines, I, 20, 35.
- VARRON, De la langue latine, VI, 13.
- FESTUS, s.v. Quirinalia, Stultorum feriae.
Dates
Février 5, 2026 - février 17, 2026 (Toute la journée)
202613févToute la journée15Repeating EventLupercalia
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Les Lupercales, célébrées dans la Rome antique du 13 au
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Les Lupercales, célébrées dans la Rome antique du 13 au 15 février, étaient des fêtes de purification et de fertilité en l’honneur de Faunus, dieu des forêts et des troupeaux. Situées près de la grotte du Lupercal au pied du mont Palatin, ces cérémonies impliquaient le sacrifice d’un bouc par les luperques, prêtres de Faunus, et des rituels de flagellation destinés à favoriser la fécondité des femmes. Inspirées par la légende de Romulus et Remus, nourris par une louve, ces rites marquaient la fin de l’année romaine et symbolisaient un passage et une régénération. Le festival comportait également des courses dans Rome où les jeunes hommes, vêtus de peaux de bouc, fouettaient les femmes pour encourager la procréation. Malgré les tentatives de réforme et les interdictions, notamment celles liées à l’édit de Milan et aux critiques chrétiennes, les Lupercales perdurèrent jusqu’à la période byzantine. La découverte en 2007 d’une grotte pouvant être le Lupercal historique souligne l’importance de ce festival dans l’antiquité romaine, malgré les débats sur son identification précise.
Lire notre article:
Saint-Valentin, quand les luperques calent
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Dates
Février 13, 2026 - février 15, 2026 (Toute la journée)
202613févToute la journée21Repeating EventParentalia
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Les Parentalia ou dies parentales («jours des ancêtres») étaient une fête de neuf jours tenue en l'honneur des ancêtres familiaux, commençant le 13 février. Bien que les Parentalia fussent une fête
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Les Parentalia ou dies parentales («jours des ancêtres») étaient une fête de neuf jours tenue en l’honneur des ancêtres familiaux, commençant le 13 février.
Bien que les Parentalia fussent une fête du calendrier religieux romain, leurs observances étaient principalement domestiques et familiales. Cependant, l’importance de la famille pour l’État romain s’exprimait par des cérémonies publiques le premier jour, aux Ides de février, lorsqu’une Vestale menait un rite pour les di parentes collectifs de Rome au tombeau de Tarpeia.
Ovide décrit des offrandes sacrées (sacrificia) de guirlandes de fleurs, de blé, de sel, de pain imbibé de vin et de violettes aux « ombres des morts » (Manes ou Di Manes) dans les tombes familiales, qui étaient situées en dehors de la limite sacrée de Rome (pomerium). Ces observances visaient à renforcer les obligations mutuelles et les liens protecteurs entre les vivants et les morts et constituaient un devoir légal du paterfamilias (chef de la famille). Les Parentalia se terminaient le 21 février avec les rites de minuit des Feralia, lorsque le paterfamilias s’adressait aux aspects malveillants et destructeurs de ses Manes.
Les Feralia étaient un rite d’apaisement et d’exorcisme : Ovide les considérait comme une affaire plus rustique, primitive et ancienne que les Parentalia eux-mêmes. Il semble qu’elles fonctionnaient comme un rituel de purification pour la Caristia, célébrée le lendemain, lorsque la famille tenait un banquet informel pour célébrer les liens affectueux entre eux et leurs ancêtres bienveillants (Lares). L’accent mis sur le culte collectif des Manes et des di parentes implique une conception de l’au-delà comme vague et dépourvue d’individuation. Dans des cultes ultérieurs, ils se voient attribuer des qualités personnelles, et dans le culte impérial, ils acquièrent un numen divin et deviennent des divi, entités divines.
De Parentalia à Caristia, tous les temples étaient fermés, les mariages étaient interdits et «les magistrats apparaissaient sans leurs insignes», une indication qu’aucune affaire officielle n’était conduite. William Warde Fowler décrit les Parentalia comme «pratiquement un renouvellement annuel du rite de sépulture».
Les individus pouvaient également être commémorés à leur anniversaire (dies natalis). Certains étaient commémorés tout au long de l’année à des jours marqués du mois, comme les Kalendes, Nones ou Ides, lorsque des lampes pouvaient être allumées sur la tombe. Les Lemuria, les 9, 11 et 13 mai, visaient à apaiser les esprits « sans famille et affamés » des morts.
Dates
Février 13, 2026 - février 21, 2026 (Toute la journée)
202617févToute la journéeRepeating EventQuirinalia
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Ce denier de la gens Memmia frappé en 56 av. J.-C. est une des très rares représentations
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Ante diem tertium decimum Kalendas Martias
Les Quirinalia, célébrées le 17 février, marquent un moment charnière du calendrier romain, coïncidant avec l’arrivée des premiers souffles de Favonius et l’annonce du printemps en Italie. Ce jour, qui conclut la période des Fornacalia (la fête des fours ou, plus précisément, la «Fête des fous» – stultorum feriae), constitue à la fois un rite de clôture et un temps de rassemblement public.
Rituels et dimension agricole
Durant les Fornacalia, chaque curie célébrait individuellement le rituel de la torréfaction du grain d’épeautre dans ses propres fours. Ce procédé, dont l’objectif était de purifier le grain en annulant sa capacité germinative, facilitait également son broyage pour la préparation de galettes de pain. Selon une interprétation proposée par l’historien Angelo Brelich, il s’agissait d’une offrande initiale permettant à la communauté de consommer l’épeautre une fois que le rituel avait été accompli. Par ailleurs, la tradition rappelle que, durant la période des Lemuria, une offrande primordiale du farro était effectuée à Cérès, sanctionnant ainsi le cycle agricole du semis, de la torréfaction, de la mouture et de l’usage alimentaire. Dans ce contexte, les Quirinalia, en tant que dernier jour des Fornacalia, offraient aux citoyens – notamment ceux qui, pour négligence ou par retard, n’avaient pas participé à leur curie – la possibilité de rattraper ce rite. À cette occasion, les curies se réunissaient dans le Forum sous la supervision du curio maximus, symbolisant l’unification des membres des diverses curies sous la protection de Quirinus.
Culte et signification mythologique
La fête des Quirinalia était également dédiée à Quirinus, dont le culte est intimement lié à la figure de Romulus divinisé. D’après Ovide (Fastes, Livre II, 2,475–2,530), le nom de Quirinus s’expliquerait de trois manières :
- Par curis, signifiant «la lance», rappelant l’aspect martial et guerrier du dieu,
- Par Quirites, terme désignant les citoyens et soulignant son rôle de protecteur de la communauté,
- Par Cures, évoquant les clans ou les familles fondatrices.
Dans le récit ovidien, au cœur d’une violente tempête, Romulus disparaît des yeux consternés de ses sujets avant d’apparaître à Julius Proculus, qui lui serait venu en aide en lui chargeant d’annoncer sa divinisation en tant que Quirinus aux Quirites. Ce prodige apaise le peuple, réfute les accusations de meurtre portées contre les sénateurs et ordonne le culte du nouveau dieu, ainsi que l’encouragement à cultiver l’art de la guerre. Pour commémorer cet événement fondateur, un temple fut érigé sur le mont Quirinal, qui donna son nom à la colline et aux fêtes. Notons que la dédicace de ce temple faisait l’objet d’une célébration particulière fixée au 19 juin.
Architecture et diffusion du culte
Le temple de Quirinus, l’un des édifices les plus anciens de Rome, fut d’abord restauré en –293 par le consul Lucius Papirius Cursor, qui en fit un monument grandiose en intégrant notamment des dépouilles prises aux Samnites. Tombé en ruines, comme beaucoup d’autres sanctuaires consacrés aux divinités primitives, il fut relevé par Auguste en 16 av. J.-C. D’après les descriptions de Vitruve et Martial, l’édifice, de style dorique et à octastyle, comportait un pronaos, un portique à l’arrière et était entouré de 76 colonnes réparties en plusieurs rangées. Aujourd’hui, l’emplacement le plus crédible est situé dans la zone de l’actuel Largo S. Susanna. Par ailleurs, le culte de Quirinus semble restreint à la seule région de Rome ; aucune trace ne témoigne d’une propagation de son culte dans le reste de l’Italie ou dans les provinces lointaines.
Iconographie
Aucune représentation figurative complète de Quirinus ne nous est parvenue. Seule sa tête apparaît sur des monnaies émises par la gens Memmia, et son nom est mentionné sur des pièces de la gens Fabia, qui, lors de l’invasion gauloise, offrait des sacrifices sur le Quirinal.
- Ovide, Fastes, 2, 475-638
Dates
Février 17, 2026 Toute la journée










