Nunc est bibendum est une association culturelle sans but lucratif dédiée à l'évocation de l'Antiquité par les arts de la table.
Evénements à venir
Date
Aucun événement
Les nouveautés du site
Exposition(s) ou festival(s) en vedette
Date
Description
Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de
Description

Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de l’Archéologie cantonale, Archeodunum Investigations Archéologiques SA et des Services de la culture et d’architecture de la Ville de Nyon – sur l’un des principaux édifices antiques de Nyon, son amphithéâtre.
Depuis sa découverte en 1996, l’amphithéâtre de Nyon attise l’intérêt et suscite de nombreuses questions. Avec l’exposition « Amphithéâtre? », le Musée romain souhaite apporter des explications, des réponses et des pistes de réflexion sur le passé, le présent et le futur de l’édifice. Il devient également, le temps de l’exposition, la maison du projet de valorisation du monument, qui connaît une évolution remarquable suite au crédit d’études voté par le Conseil communal en août 2022.
L’exposition explore l’amphithéâtre à travers des questions. Sont interrogés tour à tour sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l’arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies, petits objets trouvés sur le site sont présentés et expliqués selon les connaissances basées sur le travail des archéologues.
Dates
31 mai 2024 - 10 janvier 2027 (Toute la journée)
Musée romain de Nyon
Description
Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
Description

Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
Les prochaines fêtes du calendrier romain
Date
202619aoûtToute la journéeVinalia Rustica
Description
Ante diem quartum decimum Kalendas septembres
Description
Ante diem quartum decimum Kalendas septembres

EN BREF. Le 19 août, Rome a célébré les Vinalia rustica. Les calendriers républicains associent ce jour à la fois à Jupiter et à Vénus, sans trancher. Varron, Festus et Pline en donnent des versions différentes: rite du flamen Dialis, protection contre les intempéries, légende du roi étrusque Mézence. Les chercheurs discutent encore de ce que ce jour inaugurait vraiment.
Vinalia rustica: quand Vénus dispute la vigne à Jupiter
Les calendriers romains n’indiquent qu’un mot: Vinalia. C’est la tradition savante – celle des antiquaires comme Varron ou des naturalistes comme Pline l’Ancien – qui distingue deux fêtes du même nom: les Vinalia priora, le 23 avril, et les Vinalia rustica (ou altera chez Pline), le 19 août, soit le quatorzième jour avant les calendes de septembre. Le calendrier préjulien d’Antium, daté d’environ 67 à 55 avant notre ère, porte à cette date l’entrée «Vinalia […] à Vénus[1]». C’est l’un des témoignages les plus anciens sur cette fête, contemporain de la fin de la République.
Un jour, deux dieux
Le patronage de cette date n’a rien d’évident. Festus, dans son dictionnaire De verborum significatu, est catégorique: «On appelle Vinalia rustica [la fête célébrée] au mois d’août, le quatorzième jour avant les calendes de septembre. C’est un jour de fête de Jupiter, parce que les Latins […] consacrèrent à ce dieu la libation de tout le vin[2].» Les Fasti Allifani donnent d’ailleurs Feriae Iovi.
Mais le même jour est aussi celui de Vénus. Les Fasti Vallenses portent Veneri ad Circum Maximum, et Varron explique, dans le sixième livre de son traité De lingua Latina: «On appelle Vinalia rustica le quatorzième jour avant les calendes de septembre, parce qu’alors un temple a été dédié à Vénus et que les jardins sont consacrés à cette déesse[3].» Il ajoute que les holitores – les maraîchers – sont en congé ce jour-là. Dans son traité d’agriculture, Res rusticae, Varron va plus loin: il invoque Vénus comme protectrice des jardins et affirme que c’est «à ce titre qu’ont été instituées les Vinalia rustica[4]».
Les historiens du 20e et du 21e siècle ne s’accordent pas sur la manière de faire cohabiter ces deux dieux. Une première lecture, datant de 1941, y voit une ancienne fête jovienne à laquelle la protection horticole de Vénus se serait greffée plus tard. Une étude de 1954 refuse cette hiérarchie: Jupiter resterait le destinataire souverain de l’offrande, mais Vénus – honorée ce jour-là sous le nom de Venus Obsequens – jouerait un rôle d’intercession, une puissance qui favorise la bienveillance divine. Des travaux plus récents, consacrés spécifiquement aux sanctuaires de Vénus, ont montré que plusieurs d’entre eux, liés au vin – à Rome, mais aussi à Lavinium, Terracine ou Capoue – occupent des positions périphériques associées à des lieux de transformation du vin, comme le Cécube produit près du sanctuaire de Venus Obsequens de Terracine.
La grappe qui n’appartient pas encore aux hommes
Le rituel le plus souvent associé à cette fête est celui que décrit Varron un peu plus tôt dans le même livre: «Les Vinalia tirent leur nom du vin; ce jour appartient à Jupiter, non à Vénus […] car le flamine de Jupiter prend les auspices pour les vendanges […] et sacrifie une agnelle à Jupiter[5].» Pendant que les entrailles de la victime sont traitées, le flamen Dialis cueille lui-même la première grappe. Une inscription de Tusculum, que Varron cite dans la foulée, interdisait d’apporter le vin nouveau dans la ville avant que les Vinalia n’aient été proclamées.
Ce passage pose toutefois un problème philologique que les études récentes prennent au sérieux: dans le texte de Varron, il se trouve dans la séquence consacrée aux fêtes d’avril (entre les Fordicidia et les Robigalia) et non dans celle d’août. Rien, dans ce passage précis, ne prouve donc que ce rite se déroulait le 19 août plutôt que le 23 avril. Plusieurs études l’ont malgré tout rattaché aux Vinalia rustica d’août, jugeant qu’une ouverture cultuelle de la vendange y a plus de sens qu’en plein printemps. D’autres séparent nettement la cueillette rituelle de la première grappe – qu’elles situent bien en août – de la vendange proprement dite, dont la date reste variable et dépend de la maturité du raisin.
Une étude de 1988 va dans le même sens en distinguant les Vinalia rustica, fête fixe du 19 août, de ce qu’elle appelle l’auspicatio vindemiae, l’ouverture effective de la vendange. Des travaux plus récents, parus en 2024, reprennent et formalisent cette distinction: le 19 août protégerait rituellement les grappes dans leur dernière phase de maturation, tandis que l’ouverture réelle de la récolte dépendrait du climat local, du cépage et du type de vin recherché.
Pline l’Ancien propose une autre explication à la fête: «cette fête a été instituée pour apaiser les intempéries[6]», écrit-il, rapportant une tradition selon laquelle les Vinalia rustica protégeaient les grappes des orages à l’approche de l’automne. Cette fonction météorologique a été placée par certains chercheurs au cœur de l’interprétation de la fête. D’autres invitent toutefois à la prudence: Pline lui-même critique, dans le passage qui précède, l’explication astronomique que Varron donnait à cette date.
Mézence, un roi qui réclamait le vin des dieux
Mais l’explication la plus intéressante de la fête est certainement celle de la légende concernant le roi étrusque Mézence.
Selon la version la plus ancienne conservée, transmise par Macrobe et attribuée à Caton l’Ancien, «Mézence avait ordonné aux Rutules de lui offrir les prémices qu’ils offraient normalement aux dieux[7]». Face à cette exigence, les Latins auraient voué à Jupiter, plutôt qu’au roi étrusque, les prémices dues aux dieux s’il leur accordait la victoire.
Ovide développe le récit dans ses Fastes, mais sous la date du 23 avril: Mézence aurait exigé la future vendange comme prix de son aide militaire, et Énée aurait promis le vin à Jupiter à sa place: «La vendange ennemie a été promise au roi tyrrhénien; Jupiter, c’est toi qui recevras le moût des vignes du Latium[8].» Festus, en revanche, rattache expressément ce même récit aux Vinalia rustica d’août. Pline l’Ancien confirme que Varron faisait remonter à Mézence cette tradition, sans toutefois nommer la fête: «Marcus Varron rapporte que Mézence, roi d’Étrurie, apporta son aide aux Rutules contre les Latins en échange de leur vin[9].»
Cette hésitation entre avril et août n’est pas un détail mineur.
Des travaux de 2024 reprennent une hypothèse déjà formulée trente ans avant selon laquelle le premier épisode du récit, Mézence réclamant une récolte encore sur pied, correspond mieux au moment d’avant-vendange du mois d’août que le second, la libation du vin déjà fait, célébrée en avril. Une lecture plus large du mythe envisage la piété comme le fait de vouer le vin avant la vendange, puis d’en faire libation avant de le boire; l’impiété, à l’inverse, consisterait à s’approprier d’abord ce qui revient aux dieux. Les Vinalia, dans cette lecture, mettent en scène chaque année ce partage entre la part divine et la part humaine.
Un sanctuaire archaïque de Lavinium apporte un indice supplémentaire, à manier avec précaution. Les premiers autels monumentaux du site, construits au 6e siècle avant notre ère, sont orientés selon un axe qui correspond, une fois transposé dans le calendrier julien, à une date très proche du 19 août – à deux ou trois jours près selon des calculs récents. Le mobilier retrouvé dans les niveaux correspondants comprend une proportion inhabituelle de vases à boire, notamment des kantharoi, que ces mêmes travaux comparent à d’autres sanctuaires comme Satricum ou Sant’Omobono. Un calice étrusque en impasto provenant de Caere, daté du 7e siècle avant notre ère, porte par ailleurs le nom de Mezentius – sans qu’on puisse en tirer de conclusion sur le mythe lui-même.
Ces éléments ne prouvent pas que les Vinalia rustica, sous ce nom, existaient déjà à cette époque: notre première datation calendaire assurée reste celle des Fasti Antiates, à la fin de la République. Ils indiquent seulement qu’un repère saisonnier proche du 19 août organisait, plusieurs siècles avant Varron, des pratiques liées au vin.
Études modernes consultées
- Franz Bömer, «Iuppiter und die römischen Weinfeste», Rheinisches Museum für Philologie, 90, 1941, p. 30–58.
- Robert Schilling, La religion romaine de Vénus depuis les origines jusqu’au temps d’Auguste, Paris, De Boccard, 1954, en particulier p. 91–155.
- John Scheid, «Conférence de M. John Scheid», Annuaire de l’École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses, 88, 1979–1980, p. 327–333.
- Olivier de Cazanove, «Jupiter, Liber et le vin latin», Revue de l’histoire des religions, 205/3, 1988, p. 245–265.
- Francesco Marcattili, «I santuari di Venere e i Vinalia», Rendiconti dell’Accademia Nazionale dei Lincei, série 9, vol. 28, 2017, p. 425–444.
- Claudia Moser, «Ritual time: the seasonal calendar and religious festivals in Archaic and Republican central Italy», Journal of Roman Archaeology, 37, 2024, p. 449–477.
[1] Fasti Antiates Maiores, Inscriptiones Italiae XIII, 2, no 1 = ILLRP 9:
Vina(lia), f(—) p(—), Venere.
«Vinalia […] à Vénus.» (Inscription fragmentaire; les sigles entre parenthèses correspondent à des lettres abrégées sur la pierre dont le développement complet n’est pas assuré.)[2] Sextus Pompeius Festus, De verborum significatu, s.v. Rustica vinalia:
Rustica vinalia appellantur mense Augusto XIIII Kal. Sept. Iovis dies festus, quia Latini bellum gerentes adversus Mezentium, omnis vini libationem ei deo dedicaverunt. Eodem autem die Veneri templa sunt consecrata, alterum ad Circum Maximum, alterum in luco Libitinensi, quia in eius deae tutela sunt horti.
«On appelle Vinalia rustica [la fête célébrée] au mois d’août, le quatorzième jour avant les calendes de septembre. C’est un jour de fête de Jupiter, parce que les Latins, en guerre contre Mézence, consacrèrent à ce dieu la libation de tout le vin. Le même jour, des temples ont été consacrés à Vénus, l’un près du Cirque Maxime, l’autre dans le bois de Libitina, parce que les jardins sont placés sous la protection de cette déesse.»[3] Varron, De lingua Latina, VI, 20:
Vinalia rustica dicuntur ante diem XIIII Kalendas Septembres, quod tum Veneri dedicata aedes et horti ei deae dicantur ac tum sunt feriati holitores.
«On appelle Vinalia rustica le quatorzième jour avant les calendes de septembre, parce qu’alors un temple a été dédié à Vénus et que les jardins sont consacrés à cette déesse, et que les maraîchers sont alors en congé.»[4] Varron, Rerum rusticarum libri, I, 1, 6:
Item adveneror Minervam et Venerem, quarum unius procuratio oliveti, alterius hortorum; quo nomine rustica Vinalia instituta.
«Je révère également Minerve et Vénus, dont l’une a la charge de l’oliveraie, l’autre des jardins; c’est à ce titre qu’ont été instituées les Vinalia rustica.»[5] Varron, De lingua Latina, VI, 16:
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
«Les Vinalia tirent leur nom du vin; ce jour appartient à Jupiter, non à Vénus. Cette fête est l’objet d’une grande solennité dans le Latium, où autrefois, en certaines contrées, les prêtres présidaient publiquement à la vendange, comme cela se pratique encore aujourd’hui dans le territoire de Rome. C’est un flamine dial qui inaugure la vendange: après avoir recueilli les grappes, il sacrifie une brebis à Jupiter, et, au cours de l’immolation et de l’offrande, il choisit la première grappe de raisin. Il est écrit dans les livres sacrés de Tusculum qu’on n’emmène point de vin nouveau à la ville avant la proclamation des Vinalia.»[6] Pline l’Ancien, Naturalis historia, XVIII, 289 (XVIII, 69 dans certaines éditions):
extra has causas sunt Vinalia altera, quae aguntur a. d. XIIII kal. Sept. Varro ea fidicula incipiente occidere mane determinat, quod vult initium autumni esse et hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum.
«À part ces circonstances, il y a les secondes Vinalia, qui sont célébrées le quatorzième jour avant les calendes de septembre. Varron fixe ce moment au lever matinal de la constellation de la Lyre, qu’il considère comme marquant le début de l’automne; et cette fête a été instituée pour apaiser les intempéries.»[7] Caton l’Ancien, Origines, I (fragment transmis par Macrobe, Saturnalia, III, 5, 10):
Ait enim Mezentium Rutulis imperasse ut sibi offerrent quas dis primitias offerebant, et Latinos omnes similis imperii metu ita vovisse: Iuppiter, si tibi magis cordi est nos ea tibi dare potius quam Mezentio, uti nos victores facias.
«Il dit en effet que Mézence avait ordonné aux Rutules de lui offrir les prémices qu’ils offraient normalement aux dieux, et que tous les Latins, craignant un ordre semblable, firent ce vœu: Jupiter, s’il te plaît davantage que nous te donnions cela plutôt qu’à Mézence, fais que nous soyons vainqueurs.»[8] Ovide, Fastes, IV, 877–900:
hostica Tyrrheno vota est vindemia regi: Iuppiter, e Latio palmite musta feres.
«La vendange ennemie a été promise au roi tyrrhénien; Jupiter, c’est toi qui recevras le moût des vignes du Latium.»[9] Pline l’Ancien, Naturalis historia, XIV, 88:
M. Varro auctor est Mezentium Etruriae regem auxilium Rutulis contra Latinos tulisse vini mercede quod tum in Latino agro fuisset.
«Marcus Varron rapporte que Mézence, roi d’Étrurie, apporta son aide aux Rutules contre les Latins en échange du vin qui se trouvait alors sur le territoire latin.»
👉🗓️ Toutes les fêtes du calendrier romain
🇮🇹 Versione italiana
IN BREVE. Il 19 agosto, Roma celebrava i Vinalia rustica. I calendari repubblicani associano questo giorno sia a Giove sia a Venere, senza sciogliere il dubbio. Varrone, Festo e Plinio ne danno versioni diverse: rito del flamen Dialis, protezione contro le intemperie, leggenda del re etrusco Mezenzio. Gli studiosi discutono ancora su cosa inaugurasse realmente questo giorno.
Vinalia rustica: quando Venere contende la vigna a Giove
I calendari romani indicano solo una parola: Vinalia. È la tradizione erudita – quella degli antiquari come Varrone o dei naturalisti come Plinio il Vecchio – a distinguere due feste dello stesso nome: i Vinalia priora, il 23 aprile, e i Vinalia rustica (o altera in Plinio), il 19 agosto, ovvero il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre. Il calendario preguliano di Anzio, databile a circa il 67-55 a.C., riporta a questa data la voce «Vinalia […] a Venere[1]». Si tratta di una delle testimonianze più antiche su questa festa, coeva della fine della Repubblica.
Un giorno, due dei
Il patrocinio di questa data non è affatto scontato. Festo, nel suo dizionario De verborum significatu, è categorico: «Si chiamano Vinalia rustica [la festa celebrata] nel mese di agosto, il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre. È un giorno di festa di Giove, perché i Latini […] consacrarono a questo dio la libagione di tutto il vino[2].» I Fasti Allifani riportano peraltro Feriae Iovi.
Ma lo stesso giorno è anche quello di Venere. I Fasti Vallenses riportano Veneri ad Circum Maximum, e Varrone spiega, nel sesto libro del suo trattato De lingua Latina: «Si chiamano Vinalia rustica il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre, perché allora un tempio fu dedicato a Venere e i giardini sono consacrati a questa dea[3].» Aggiunge che gli holitores – gli ortolani – sono in congedo quel giorno. Nel suo trattato di agricoltura, Res rusticae, Varrone va oltre: invoca Venere come protettrice degli orti e afferma che è «a questo titolo che sono stati istituiti i Vinalia rustica[4]».
Gli storici del XX e del XXI secolo non concordano sul modo di far convivere questi due dei. Una prima lettura, risalente al 1941, vi vede un’antica festa gioviana a cui si sarebbe innestata più tardi la protezione orticola di Venere. Uno studio del 1954 respinge questa gerarchia: Giove resterebbe il destinatario sovrano dell’offerta, ma Venere – onorata quel giorno sotto il nome di Venus Obsequens – svolgerebbe un ruolo di intercessione, un potere che favorisce la benevolenza divina. Lavori più recenti, dedicati specificamente ai santuari di Venere, hanno mostrato che diversi di essi, legati al vino – a Roma, ma anche a Lavinium, Terracina o Capua – occupano posizioni periferiche associate a luoghi di trasformazione del vino, come il Cecubo prodotto vicino al santuario di Venus Obsequens di Terracina.
Il grappolo che non appartiene ancora agli uomini
Il rituale più spesso associato a questa festa è quello che Varrone descrive poco prima nello stesso libro: «I Vinalia traggono il loro nome dal vino; questo giorno appartiene a Giove, non a Venere […] poiché il flamine di Giove prende gli auspici per la vendemmia […] e sacrifica un’agnella a Giove[5].» Mentre le viscere della vittima vengono trattate, il flamen Dialis coglie egli stesso il primo grappolo. Un’iscrizione di Tuscolo, che Varrone cita subito dopo, vietava di portare il vino nuovo in città prima che i Vinalia fossero stati proclamati.
Questo passo pone tuttavia un problema filologico che gli studi recenti prendono sul serio: nel testo di Varrone, esso si trova nella sequenza dedicata alle feste di aprile (tra i Fordicidia e i Robigalia) e non in quella di agosto. Nulla, in questo passo preciso, dimostra dunque che questo rito si svolgesse il 19 agosto piuttosto che il 23 aprile. Diversi studi lo hanno comunque ricollegato ai Vinalia rustica di agosto, ritenendo che un’apertura cultuale della vendemmia abbia più senso lì che in piena primavera. Altri separano nettamente la raccolta rituale del primo grappolo – che collocano proprio in agosto – dalla vendemmia vera e propria, la cui data resta variabile e dipende dalla maturazione dell’uva.
Uno studio del 1988 va nella stessa direzione distinguendo i Vinalia rustica, festa fissa del 19 agosto, da quella che definisce l’auspicatio vindemiae, l’apertura effettiva della vendemmia. Lavori più recenti, pubblicati nel 2024, riprendono e formalizzano questa distinzione: il 19 agosto proteggerebbe ritualmente i grappoli nella loro ultima fase di maturazione, mentre l’apertura reale del raccolto dipenderebbe dal clima locale, dal vitigno e dal tipo di vino ricercato.
Plinio il Vecchio propone un’altra spiegazione della festa: «questa festa fu istituita per placare le intemperie[6]», scrive, riportando una tradizione secondo cui i Vinalia rustica proteggevano i grappoli dai temporali con l’avvicinarsi dell’autunno. Questa funzione meteorologica è stata posta da alcuni studiosi al centro dell’interpretazione della festa. Altri invitano tuttavia alla prudenza: lo stesso Plinio critica, nel passo che precede, la spiegazione astronomica che Varrone dava a questa data.
Mezenzio, un re che reclamava il vino degli dei
Ma la spiegazione più interessante della festa è certamente quella della leggenda riguardante il re etrusco Mezenzio.
Secondo la versione più antica conservata, tramandata da Macrobio e attribuita a Catone il Censore, «Mezenzio aveva ordinato ai Rutuli di offrirgli le primizie che normalmente offrivano agli dei[7]». Di fronte a questa pretesa, i Latini avrebbero votato a Giove, piuttosto che al re etrusco, le primizie dovute agli dei se avesse concesso loro la vittoria.
Ovidio sviluppa il racconto nei suoi Fasti, ma sotto la data del 23 aprile: Mezenzio avrebbe preteso la futura vendemmia come prezzo del suo aiuto militare, ed Enea avrebbe promesso il vino a Giove al suo posto: «La vendemmia nemica è stata promessa al re tirreno; Giove, sarai tu a ricevere il mosto delle vigne del Lazio[8].» Festo, invece, ricollega espressamente questo stesso racconto ai Vinalia rustica di agosto. Plinio il Vecchio conferma che Varrone faceva risalire a Mezenzio questa tradizione, senza tuttavia nominare la festa: «Marco Varrone racconta che Mezenzio, re d’Etruria, portò il suo aiuto ai Rutuli contro i Latini in cambio del loro vino[9].»
Questa esitazione tra aprile e agosto non è un dettaglio secondario.
Lavori del 2024 riprendono un’ipotesi già formulata trent’anni prima secondo cui il primo episodio del racconto, Mezenzio che reclama un raccolto ancora sui tralci, corrisponde meglio al momento pre-vendemmiale del mese di agosto rispetto al secondo, la libagione del vino già fatto, celebrata in aprile. Una lettura più ampia del mito concepisce la pietà come il fatto di votare il vino prima della vendemmia, per poi farne libagione prima di berlo; l’empietà, al contrario, consisterebbe nell’appropriarsi prima di ciò che spetta agli dei. I Vinalia, in questa lettura, mettono in scena ogni anno questa spartizione tra la parte divina e la parte umana.
Un santuario arcaico di Lavinium fornisce un indizio supplementare, da maneggiare con cautela. I primi altari monumentali del sito, costruiti nel VI secolo a.C., sono orientati secondo un asse che corrisponde, una volta trasposto nel calendario giuliano, a una data molto vicina al 19 agosto – con uno scarto di due o tre giorni secondo calcoli recenti. I reperti rinvenuti nei livelli corrispondenti comprendono una proporzione insolita di vasi da bere, in particolare kantharoi, che questi stessi lavori confrontano con altri santuari come Satricum o Sant’Omobono. Un calice etrusco in impasto proveniente da Caere, databile al VII secolo a.C., porta peraltro il nome di Mezentius – senza che se ne possa trarre alcuna conclusione sul mito stesso.
Questi elementi non dimostrano che i Vinalia rustica, sotto questo nome, esistessero già in quell’epoca: la nostra prima datazione calendariale certa resta quella dei Fasti Antiates, alla fine della Repubblica. Indicano soltanto che un riferimento stagionale vicino al 19 agosto organizzava, diversi secoli prima di Varrone, pratiche legate al vino.
Studi moderni consultati
- Franz Bömer, «Iuppiter und die römischen Weinfeste», Rheinisches Museum für Philologie, 90, 1941, p. 30–58.
- Robert Schilling, La religion romaine de Vénus depuis les origines jusqu’au temps d’Auguste, Paris, De Boccard, 1954, en particulier p. 91–155.
- John Scheid, «Conférence de M. John Scheid», Annuaire de l’École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses, 88, 1979–1980, p. 327–333.
- Olivier de Cazanove, «Jupiter, Liber et le vin latin», Revue de l’histoire des religions, 205/3, 1988, p. 245–265.
- Francesco Marcattili, «I santuari di Venere e i Vinalia», Rendiconti dell’Accademia Nazionale dei Lincei, série 9, vol. 28, 2017, p. 425–444.
- Claudia Moser, «Ritual time: the seasonal calendar and religious festivals in Archaic and Republican central Italy», Journal of Roman Archaeology, 37, 2024, p. 449–477.
[1] Fasti Antiates Maiores, Inscriptiones Italiae XIII, 2, no 1 = ILLRP 9:
Vina(lia), f(—) p(—), Venere.
«Vinalia […] a Venere.» (Iscrizione frammentaria; le sigle tra parentesi corrispondono a lettere abbreviate sulla pietra il cui scioglimento completo non è certo.)[2] Sextus Pompeius Festus, De verborum significatu, s.v. Rustica vinalia:
Rustica vinalia appellantur mense Augusto XIIII Kal. Sept. Iovis dies festus, quia Latini bellum gerentes adversus Mezentium, omnis vini libationem ei deo dedicaverunt. Eodem autem die Veneri templa sunt consecrata, alterum ad Circum Maximum, alterum in luco Libitinensi, quia in eius deae tutela sunt horti.
«Si chiamano Vinalia rustica [la festa celebrata] nel mese di agosto, il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre. È un giorno di festa di Giove, perché i Latini, in guerra contro Mezenzio, consacrarono a questo dio la libagione di tutto il vino. Lo stesso giorno, furono consacrati templi a Venere, uno vicino al Circo Massimo, l’altro nel bosco di Libitina, perché i giardini sono posti sotto la protezione di questa dea.»[3] Varrone, De lingua Latina, VI, 20:
Vinalia rustica dicuntur ante diem XIIII Kalendas Septembres, quod tum Veneri dedicata aedes et horti ei deae dicantur ac tum sunt feriati holitores.
«Si chiamano Vinalia rustica il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre, perché allora un tempio fu dedicato a Venere e i giardini sono consacrati a questa dea, e perché in quel giorno gli ortolani sono in congedo.»[4] Varrone, Rerum rusticarum libri, I, 1, 6:
Item adveneror Minervam et Venerem, quarum unius procuratio oliveti, alterius hortorum; quo nomine rustica Vinalia instituta.
«Venero ugualmente Minerva e Venere, delle quali l’una ha la cura dell’oliveto, l’altra dei giardini; a questo titolo furono istituiti i Vinalia rustica.»[5] Varrone, De lingua Latina, VI, 16:
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
«I Vinalia traggono il loro nome dal vino; questo giorno appartiene a Giove, non a Venere. Questa festa è oggetto di grande solennità nel Lazio, dove un tempo, in certe regioni, i sacerdoti presiedevano pubblicamente alla vendemmia, come ancora oggi si pratica nel territorio di Roma. È un flamine diale che inaugura la vendemmia: dopo aver raccolto i grappoli, sacrifica una pecora a Giove e, durante l’immolazione e l’offerta, sceglie il primo grappolo d’uva. Nei libri sacri di Tuscolo è scritto che non si porta vino nuovo in città prima della proclamazione dei Vinalia.»[6] Plinio il Vecchio, Naturalis historia, XVIII, 289 (XVIII, 69 in alcune edizioni):
extra has causas sunt Vinalia altera, quae aguntur a. d. XIIII kal. Sept. Varro ea fidicula incipiente occidere mane determinat, quod vult initium autumni esse et hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum.
«Oltre a queste circostanze, vi sono i secondi Vinalia, che si celebrano il quattordicesimo giorno prima delle calende di settembre. Varrone fissa questo momento al levare mattutino della costellazione della Lira, che considera come l’inizio dell’autunno; e questa festa fu istituita per placare le intemperie.»[7] Catone il Censore, Origines, I (frammento tramandato da Macrobio, Saturnalia, III, 5, 10):
Ait enim Mezentium Rutulis imperasse ut sibi offerrent quas dis primitias offerebant, et Latinos omnes similis imperii metu ita vovisse: Iuppiter, si tibi magis cordi est nos ea tibi dare potius quam Mezentio, uti nos victores facias.
«Dice infatti che Mezenzio aveva ordinato ai Rutuli di offrirgli le primizie che normalmente offrivano agli dei, e che tutti i Latini, temendo un ordine simile, fecero questo voto: Giove, se ti è più gradito che ti diamo questo piuttosto che a Mezenzio, fa’ che siamo vincitori.»[8] Ovidio, Fasti, IV, 877–900:
hostica Tyrrheno vota est vindemia regi: Iuppiter, e Latio palmite musta feres.
«La vendemmia nemica è stata promessa al re tirreno; Giove, sarai tu a ricevere il mosto delle vigne del Lazio.»[9] Plinio il Vecchio, Naturalis historia, XIV, 88:
M. Varro auctor est Mezentium Etruriae regem auxilium Rutulis contra Latinos tulisse vini mercede quod tum in Latino agro fuisset.
«Marco Varrone racconta che Mezenzio, re d’Etruria, portò il suo aiuto ai Rutuli contro i Latini in cambio del vino che allora si trovava nel territorio del Lazio.»
👉🗓️ Tutte le feste del calendario romano
🇬🇧 English version
IN BRIEF. On 19 August, Rome celebrated the Vinalia rustica. The republican calendars link this day to both Jupiter and Venus, without settling the matter. Varro, Festus and Pliny each give different accounts: a rite of the flamen Dialis, protection against storms, the legend of the Etruscan king Mezentius. Scholars still debate what this day truly inaugurated.
Vinalia rustica: when Venus disputes the vineyard with Jupiter
The Roman calendars give only one word: Vinalia. It is the learned tradition – that of antiquarians such as Varro or naturalists such as Pliny the Elder – that distinguishes two festivals of the same name: the Vinalia priora, on 23 April, and the Vinalia rustica (or altera in Pliny), on 19 August, that is, the fourteenth day before the calends of September. The pre-Julian calendar of Antium, dated to around 67–55 BCE, records at this date the entry “Vinalia […] to Venus[1]”. This is one of the oldest testimonies to this festival, contemporary with the end of the Republic.
One day, two gods
The patronage of this date is far from obvious. Festus, in his dictionary De verborum significatu, is categorical: “The Vinalia rustica is the name given [to the festival celebrated] in the month of August, on the fourteenth day before the calends of September. It is a feast day of Jupiter, because the Latins […] dedicated to this god the libation of all the wine[2].” The Fasti Allifani indeed give Feriae Iovi.
But the same day is also that of Venus. The Fasti Vallenses give Veneri ad Circum Maximum, and Varro explains, in the sixth book of his treatise De lingua Latina: “The Vinalia rustica falls on the fourteenth day before the calends of September, because a temple was dedicated to Venus on that day and the gardens are consecrated to this goddess[3].” He adds that the holitores – the market gardeners – are off duty that day. In his agricultural treatise, Res rusticae, Varro goes further: he invokes Venus as protector of gardens and states that it is “on this account that the Vinalia rustica were instituted[4]”.
Historians of the 20th and 21st centuries do not agree on how to reconcile these two gods. A first reading, dating from 1941, sees in it an ancient Jovian festival onto which Venus’s horticultural protection was later grafted. A 1954 study rejects this hierarchy: Jupiter would remain the sovereign recipient of the offering, but Venus – honoured that day under the name Venus Obsequens – would play a role of intercession, a power that fosters divine goodwill. More recent work, devoted specifically to the sanctuaries of Venus, has shown that several of them, linked to wine – in Rome, but also at Lavinium, Terracina or Capua – occupy peripheral positions associated with wine-processing sites, such as the Caecuban produced near the sanctuary of Venus Obsequens at Terracina.
The cluster that does not yet belong to men
The ritual most often associated with this festival is the one Varro describes a little earlier in the same book: “The Vinalia take their name from wine; this day belongs to Jupiter, not to Venus […] for the flamen of Jupiter takes the auspices for the grape harvest […] and sacrifices a ewe lamb to Jupiter[5].” While the entrails of the victim are being handled, the flamen Dialis himself picks the first cluster. An inscription from Tusculum, which Varro cites immediately afterwards, forbade bringing new wine into the city before the Vinalia had been proclaimed.
This passage, however, raises a philological problem that recent studies take seriously: in Varro’s text, it appears in the sequence devoted to the festivals of April (between the Fordicidia and the Robigalia) and not in that of August. Nothing in this particular passage, therefore, proves that this rite took place on 19 August rather than on 23 April. Several studies have nonetheless linked it to the August Vinalia rustica, on the grounds that a cultic opening of the harvest makes more sense there than in the middle of spring. Others clearly separate the ritual picking of the first cluster – which they place firmly in August – from the grape harvest proper, whose date remains variable and depends on the ripeness of the grapes.
A 1988 study takes the same view, distinguishing the Vinalia rustica, a fixed festival on 19 August, from what it calls the auspicatio vindemiae, the actual opening of the harvest. More recent work, published in 2024, takes up and formalises this distinction: 19 August would ritually protect the clusters in their final ripening phase, while the actual opening of the harvest would depend on local climate, grape variety and the type of wine sought.
Pliny the Elder offers another explanation for the festival: “this feast was instituted to appease the weather[6]”, he writes, reporting a tradition according to which the Vinalia rustica protected the clusters from storms as autumn approached. This meteorological function has been placed by some scholars at the heart of the festival’s interpretation. Others, however, urge caution: Pliny himself criticises, in the preceding passage, the astronomical explanation Varro gave for this date.
Mezentius, a king who demanded the wine of the gods
But the most interesting explanation for the festival is certainly that of the legend concerning the Etruscan king Mezentius.
According to the oldest surviving version, transmitted by Macrobius and attributed to Cato the Elder, “Mezentius had ordered the Rutuli to offer him the first fruits they normally offered to the gods[7]”. Faced with this demand, the Latins are said to have vowed to Jupiter, rather than to the Etruscan king, the first fruits owed to the gods, should he grant them victory.
Ovid develops the story in his Fasti, but under the date of 23 April: Mezentius is said to have demanded the coming grape harvest as the price of his military aid, and Aeneas is said to have promised the wine to Jupiter in his stead: “The enemy’s vintage has been vowed to the Tyrrhenian king; it is you, Jupiter, who shall receive the must from the vines of Latium[8].” Festus, by contrast, expressly links this same story to the August Vinalia rustica. Pliny the Elder confirms that Varro traced this tradition back to Mezentius, though without naming the festival: “Marcus Varro relates that Mezentius, king of Etruria, brought aid to the Rutuli against the Latins in exchange for their wine[9].”
This hesitation between April and August is no minor detail.
Work published in 2024 revives a hypothesis already put forward thirty years earlier, according to which the first episode of the story – Mezentius demanding a harvest still standing in the fields – corresponds better to the pre-harvest moment of August than the second – the libation of wine already made, celebrated in April. A broader reading of the myth understands piety as the act of vowing the wine before the harvest, then pouring a libation of it before drinking it; impiety, conversely, would consist in appropriating first what belongs to the gods. The Vinalia, on this reading, re-enact each year this sharing between the divine portion and the human portion.
An archaic sanctuary at Lavinium provides a further clue, to be handled with caution. The site’s earliest monumental altars, built in the 6th century BCE, are oriented along an axis which, once converted into the Julian calendar, corresponds to a date very close to 19 August – within two or three days, according to recent calculations. The finds recovered from the corresponding levels include an unusually high proportion of drinking vessels, in particular kantharoi, which this same work compares to other sanctuaries such as Satricum or Sant’Omobono. An Etruscan impasto chalice from Caere, dated to the 7th century BCE, moreover bears the name Mezentius – though no conclusion can be drawn from this about the myth itself.
None of this proves that the Vinalia rustica, under that name, already existed at that period: our earliest secure calendar dating remains that of the Fasti Antiates, at the end of the Republic. It indicates only that a seasonal marker close to 19 August organised, several centuries before Varro, practices connected with wine.
Modern studies consulted
- Franz Bömer, «Iuppiter und die römischen Weinfeste», Rheinisches Museum für Philologie, 90, 1941, p. 30–58.
- Robert Schilling, La religion romaine de Vénus depuis les origines jusqu’au temps d’Auguste, Paris, De Boccard, 1954, en particulier p. 91–155.
- John Scheid, «Conférence de M. John Scheid», Annuaire de l’École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses, 88, 1979–1980, p. 327–333.
- Olivier de Cazanove, «Jupiter, Liber et le vin latin», Revue de l’histoire des religions, 205/3, 1988, p. 245–265.
- Francesco Marcattili, «I santuari di Venere e i Vinalia», Rendiconti dell’Accademia Nazionale dei Lincei, série 9, vol. 28, 2017, p. 425–444.
- Claudia Moser, «Ritual time: the seasonal calendar and religious festivals in Archaic and Republican central Italy», Journal of Roman Archaeology, 37, 2024, p. 449–477.
[1] Fasti Antiates Maiores, Inscriptiones Italiae XIII, 2, no 1 = ILLRP 9:
Vina(lia), f(—) p(—), Venere.
“Vinalia […] to Venus.” (Fragmentary inscription; the abbreviations in parentheses correspond to letters abbreviated on the stone whose full expansion is not certain.)[2] Sextus Pompeius Festus, De verborum significatu, s.v. Rustica vinalia:
Rustica vinalia appellantur mense Augusto XIIII Kal. Sept. Iovis dies festus, quia Latini bellum gerentes adversus Mezentium, omnis vini libationem ei deo dedicaverunt. Eodem autem die Veneri templa sunt consecrata, alterum ad Circum Maximum, alterum in luco Libitinensi, quia in eius deae tutela sunt horti.
“The Vinalia rustica is the name given [to the festival celebrated] in the month of August, on the fourteenth day before the calends of September. It is a feast day of Jupiter, because the Latins, at war with Mezentius, dedicated to this god the libation of all the wine. On the same day, temples were consecrated to Venus, one near the Circus Maximus, the other in the grove of Libitina, because gardens are placed under the protection of this goddess.”[3] Varro, De lingua Latina, VI, 20:
Vinalia rustica dicuntur ante diem XIIII Kalendas Septembres, quod tum Veneri dedicata aedes et horti ei deae dicantur ac tum sunt feriati holitores.
“The Vinalia rustica falls on the fourteenth day before the calends of September, because a temple was dedicated to Venus on that day and the gardens are consecrated to this goddess, and because the market gardeners are off duty that day.”[4] Varro, Rerum rusticarum libri, I, 1, 6:
Item adveneror Minervam et Venerem, quarum unius procuratio oliveti, alterius hortorum; quo nomine rustica Vinalia instituta.
“I likewise revere Minerva and Venus, of whom the one has charge of the olive grove, the other of the gardens; it is on this account that the Vinalia rustica were instituted.”[5] Varro, De lingua Latina, VI, 16:
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
“The Vinalia take their name from wine; this day belongs to Jupiter, not to Venus. This festival is the object of great solemnity in Latium, where formerly, in certain regions, the priests presided publicly over the grape harvest, as is still done today in the territory of Rome. It is a flamen of Jupiter who inaugurates the harvest: having gathered the clusters, he sacrifices a ewe to Jupiter, and, during the slaughter and offering of the entrails, he is the first to pick a cluster of grapes. It is written in the sacred books of Tusculum that no new wine may be brought into the city before the Vinalia have been proclaimed.”[6] Pliny the Elder, Naturalis historia, XVIII, 289 (XVIII, 69 in some editions):
extra has causas sunt Vinalia altera, quae aguntur a. d. XIIII kal. Sept. Varro ea fidicula incipiente occidere mane determinat, quod vult initium autumni esse et hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum.
“Apart from these circumstances, there are the second Vinalia, celebrated on the fourteenth day before the calends of September. Varro fixes this moment at the morning setting of the constellation of the Lyre, which he regards as marking the beginning of autumn; and this feast was instituted to appease the weather.”[7] Cato the Elder, Origines, I (fragment transmitted by Macrobius, Saturnalia, III, 5, 10):
Ait enim Mezentium Rutulis imperasse ut sibi offerrent quas dis primitias offerebant, et Latinos omnes similis imperii metu ita vovisse: Iuppiter, si tibi magis cordi est nos ea tibi dare potius quam Mezentio, uti nos victores facias.
“He says that Mezentius had ordered the Rutuli to offer him the first fruits they normally offered to the gods, and that all the Latins, fearing a similar order, made this vow: Jupiter, if it is more pleasing to you that we give this to you rather than to Mezentius, grant that we be victorious.”[8] Ovid, Fasti, IV, 877–900:
hostica Tyrrheno vota est vindemia regi: Iuppiter, e Latio palmite musta feres.
“The enemy’s vintage has been vowed to the Tyrrhenian king; it is you, Jupiter, who shall receive the must from the vines of Latium.”[9] Pliny the Elder, Naturalis historia, XIV, 88:
M. Varro auctor est Mezentium Etruriae regem auxilium Rutulis contra Latinos tulisse vini mercede quod tum in Latino agro fuisset.
“Marcus Varro relates that Mezentius, king of Etruria, brought aid to the Rutuli against the Latins in exchange for the wine then found in Latin territory.”
👉🗓️ All the festivals of the Roman calendar
Dates
19 août 2026 Toute la journée
202621aoûtToute la journéeCONSUALIA
Description
EN
Description

EN BREF. Les Consualia constituent l’une des célébrations les plus anciennes du calendrier religieux romain. Cette fête, dédiée au dieu Consus, se déroulait deux fois par an et mêlait rituels agraires, courses de chevaux et souvenirs légendaires des origines de Rome.
Les Consualia: une fête romaine aux origines mystérieuses
Les Consualia dédiées au dieu Consus avaient lieu deux fois par an: le 21 août et le 15 décembre. Ces dates correspondent à des moments clés du cycle agricole romain, l’une marquant la fin des moissons d’été, l’autre la clôture de l’année.
L’identité de Consus a suscité des débats dès l’Antiquité. Les auteurs anciens proposaient différentes explications de son nom et de sa nature. Une étymologie ancienne faisait dériver Consus de consilium (conseil), en faisant une divinité des délibérations secrètes. Cette interprétation était liée à une légende selon laquelle Consus aurait conseillé à Romulus d’enlever les Sabines pendant sa fête.
Les études modernes proposent une autre étymologie. Selon l’analyse rapportée par Anne Bajard, le nom peut être rattaché au verbe latin condere (conserver, entreposer), faisant de Consus le protecteur des récoltes stockées dans les silos souterrains.
Le dieu était également associé à Neptune par plusieurs auteurs antiques. Tite-Live parle de Neptunus Equester (Neptune équestre) dans son Histoire romaine. Selon l’étude de Bajard, Plutarque et Denys d’Halicarnasse indiquaient que Neptunus Equestris et Consus n’étaient en fait que deux noms différents d’une même divinité.
Un rituel souterrain
Le culte de Consus présentait une particularité unique dans la religion romaine: son autel était enterré sous le sol du Circus Maximus. Pierre Lambrechts explique que «la récolte étant stockée dans des silos souterrains, l’autel de Consus est lui aussi également souterrain. De cette manière, le sanctuaire est recouvert de terre tout le reste de l’année et n’est ouvert que pour les deux jours de fête.»
Les Consualia donnaient lieu à des spectacles populaires. Lambrechts rapporte que «cette fête très appréciée du peuple comprend des libations de vins offertes sur l’autel de Consus, ainsi que des courses de chevaux et de chars, dont une course de chars tirés par des mules.»
Les animaux de trait bénéficiaient d’un traitement particulier pendant ces célébrations. D’après Denys d’Halicarnasse cité par Lambrechts, «pendant ces jeux festifs, les chevaux et les mules ne doivent pas travailler et ils sont décorés de guirlandes de fleurs.»
Le personnel religieux officiel présidait aux cérémonies. Lambrechts précise que «le flamen Quirinalis, assisté des Vestales, accomplissait lui-même le sacrifice» devant l’autel de Consus.
L’enlèvement des Sabines
La tradition romaine associait étroitement les Consualia à l’enlèvement des Sabines. Selon le récit traditionnel reconstitué par Lambrechts, «Romulus organise une fête en l’honneur du dieu qui, chez les auteurs grecs est appelé Ποσειδών Ἵππιος, et que Tite Live nomme Neptunus Equester.»
Tite-Live décrit cette stratégie dans son Histoire romaine:
«Il [Romulus] prépare avec soin des jeux solennels en l’honneur de Neptune équestre; il les appelle Consualia. De nombreux mortels s’y rassemblèrent, attirés aussi par le désir de voir la ville nouvelle, surtout les plus proches, les Céniniens, les Crustumins, les Antemnates; déjà toute la multitude des Sabins était venue avec enfants et épouses.»
Selon la légende, pendant les festivités, sur un signal convenu, les jeunes Romains se seraient emparés des femmes sabines présentes. Cet épisode explique pourquoi les Consualia étaient perçues comme une fête fondatrice de la cité romaine.
Un cycle festif avec Ops
Les Consualia s’inscrivaient dans un ensemble rituel plus large. Lambrechts note que «quatre jours plus tard, les festivités en l’honneur d’Ops la déesse de l’abondance sont célébrés, c’est également une déesse agricole: soit le 25 août (Opiconsivia) et le 19 décembre (Opalia).»
Ops était qualifiée d’«Ops Consivia» selon Varron cité par Lambrechts, soulignant ses liens avec Consus. Cette association révèle l’existence d’un cycle religieux centré sur la protection des récoltes et des réserves alimentaires.
Tertullien rapporte selon Lambrechts qu’un sacrifice était également fait à Consus lors d’une autre fête, les Nones Caprotines du 7 juillet. Cette fête en l’honneur de Junon Caprotina présentait des similitudes avec l’histoire de l’enlèvement des Sabines: elle commémorait un stratagème où des esclaves déguisées en matrones romaines avaient trompé des ennemis de Rome.
L’évolution tardive: le témoignage d’Ausone
Au 4e siècle de notre ère, le poète Ausone évoque encore les Consualia dans ses «Églogues». Selon l’analyse de Bajard, Ausone parle d’un duplex cultus (double culte) associant très étroitement les deux fêtes.
Bajard observe qu’Ausone mentionne des festa navigiis celebrata (fêtes célébrées avec des navires), suggérant que les Consualia avaient évolué vers des formes nouvelles à son époque. Cette évolution témoigne de la capacité d’adaptation des fêtes romaines au fil des siècles.
Les Consualia illustrent la complexité de la religion romaine archaïque. Cette fête mêlait dimensions agricole (protection des récoltes), équestre (courses de chevaux), politique (mythe fondateur de Rome) et religieuse (rituels souterrains uniques).
L’existence de débats dès l’Antiquité sur l’identité de Consus montre que même les Romains avaient parfois du mal à cerner la nature de leurs divinités les plus anciennes. Cette incertitude reflète les transformations subies par les cultes primitifs au contact de l’hellénisation et de l’évolution politique de Rome.
Sources antiques
- Ausone, Eclogarum Liber, 23.
- Cicéron, De Republica, II, 7.
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, I, 33, 2; II, 30-31.
- Ovide, Fastes, III, 199.
- Plutarque, Vie de Romulus, 14; Questions romaines, 48.
- Tertullien, Des spectacles, 5, 7.
- Tite-Live, Ab Urbe condita libri, I, 9.
- Varron, De lingua latina, VI, 20.
Études modernes citées
- Bajard, Anne, «Les Neptunalia et les Consualia dans l’églogue 23 d’Ausone», Revue des Études Anciennes, t. 111, n°2, 2009, p. 411-428.
- Lambrechts, Pierre, «Consus et l’enlèvement des Sabines», L’Antiquité Classique, t. 15, fasc. 1, 1946, p. 61-82.
Dates
21 août 2026 Toute la journée
202623aoûtToute la journéeVulcanalia
Description
Ante diem decimum Kalendas Septembres D'après un bas-relief romain (entre 50 av. n. ère et 50 après)
Description
Ante diem decimum Kalendas Septembres

Les Vulcanalia (ou Volcanalia), célébrées à Rome le dixième jour avant les calendes de septembre, soit le 23 août, marquaient la fin de la période de la Canicule, avec une attention particulière portée à Vulcain, le dieu du feu. Cette fête religieuse romaine se distingue par son rite particulier: jeter des petits poissons vivants dans les flammes.
La fête est inscrite dans plusieurs calendriers antiques, tels que les Fasti Antiates maiores. Cette date est symbolique, car elle marque la fin des chaleurs estivales intenses débutées avec les Neptunalia le 23 juillet. Cette période était propice aux risques d’incendie dus à la sécheresse et aux récoltes stockées, faisant des Volcanalia une fête destinée à apaiser Vulcain et à conjurer les dangers de feu.
Un mythe perdu?
Un des rituels les plus intrigants des Volcanalia était l’immolation de poissons vivants. Selon Varron[1], cette coutume consistait à jeter ces animaux dans les flammes pour obtenir la protection du dieu du feu. Festus Grammaticus précise que ces poissons étaient prélevés dans le Tibre et offerts à l’area Volcani, car ils symbolisaient des âmes humaines destinées à Vulcain.
L’explication de ce rituel singulier fait débat parmi les chercheurs. William Warde Fowler suggère une similitude avec les offrandes de poissons faites à la déesse Tacita lors des Parentalia. Jérôme Carcopino et Jules Toutain, quant à eux, voient une connexion avec la nature aquatique de Vulcain, bien que cette interprétation soit controversée car Vulcain n’était ni un dieu des morts ni un dieu du Tibre.
Georges Dumézil propose une approche comparative avec le védisme indien. Dans les récits védiques, le dieu du feu Agni, similaire à Vulcain, est maudit par un poisson, créant un lien entre l’eau, le feu et le poisson, qui pourrait expliquer ce rituel romain. Cette hypothèse suggère un mythe perdu aux Romains mais préservé dans les traditions orientales.
Le culte de Vulcain s’est étendu au-delà de Rome grâce à l’établissement de colonies romaines. Le cas le plus ancien est celui de Narbo Martius (actuelle Narbonne), où un autel, une aire sacrée et un vivier dédié à Vulcain ont été construits au Ier siècle av. J.-C. Cette implantation témoigne de la continuité des traditions rituelles, incluant les offrandes de poissons, même en province.
Sous l’Empire, le culte de Vulcain a connu des évolutions. En 86, l’empereur Domitien a inauguré un nouveau temple dédié à Vulcain près du Quirinal, en hommage à un vœu non tenu par Néron après le grand incendie de 64. Une inscription de l’époque précise les sacrifices prescrits pour cette fête.
[1] Varron, De lingua latina, VI, 3, 20: Volcanalia a Volcano, quod ei tum feriae et quod eo die populus pro se in ignem animalia mittit.
Dates
23 août 2026 Toute la journée
202627aoûtToute la journéeVolturnalia
Description
Ante diem sextum Kalendas Septembres D'après une statue connue sous le nom de Marforio, datant du
Description
Ante diem sextum Kalendas Septembres

Parmi les nombreuses célébrations religieuses qui rythmaient le calendrier de la Rome antique, les Volturnalia tenaient une place singulière. Fêtée le 27 août, cette célébration était dédiée au dieu Volturnus, une divinité mineure du panthéon romain, sans doute d’origine samnite, dont les attributions semblent avoir été à la fois liées aux vents et aux fleuves.
Origines et attributions de Volturnus
Volturnus est une divinité relativement obscure du panthéon romain, mais son culte était important pour les communautés vivant le long du fleuve Volturne, en Campanie. Lors de l’introduction de son culte à Rome, Volturnus a été associé au Tibre. On le considérait comme le père de Juturna, déesse des fontaines, qui avait un sanctuaire dédié sur le Forum romain.
Le nom Volturnus dérive de la racine latine volvere qui signifie «tourner» ou «faire tourner» et suggère une connexion avec le mouvement des courants fluviaux ou des vents. Avec Aquilon, Favonius et Auster, Volturnus était considéré comme l’un des quatre vents fils d’Eole et d’Aurore.
Ainsi, le dieu Volturnus était-il vénéré pour ses associations avec les forces naturelles, en particulier les vents chauds d’été et les cours d’eau, qui étaient essentiels pour l’agriculture et la navigation.
La célébration de la Volturnalia
Les Volturnalia, célébrées le 27 août, coïncidait avec une période de l’année particulièrement marquée par la chaleur estivale et la maturation des récoltes. Il est probable que cette fête était liée à des rites de purification ou de remerciement, destinés à apaiser le dieu et à garantir la fertilité des terres et la douceur des vents pour la navigation.
Comme pour de nombreuses autres divinités fluviales ou liées à la nature, les rites consistaient probablement en des sacrifices d’animaux, des offrandes végétales, ainsi que des libations de vin ou de lait, versées dans le fleuve en hommage à la divinité.
Il est également intéressant de noter que les Volturnalia se déroulaient peu de temps après les Consualia (le 21 août), fêtes consacrées à Consus, dieu des greniers et des réserves de céréales, suggérant un lien saisonnier entre la récolte, le stockage des grains et la gestion des ressources en eau.
Volturnus et la Religion romaine
Volturnus est représentatif du polythéisme romain et de son ancrage profond dans les réalités naturelles et agricoles. À Rome, la religion n’était pas seulement une affaire de grandes divinités comme Jupiter ou Mars, mais aussi de dieux locaux, dont l’influence était limitée mais essentielle pour la survie et le bien-être des communautés. Chaque rivière, source ou phénomène naturel pouvait avoir son propre génie, son propre dieu, comme c’était le cas pour le Volturne.
Les Romains, pragmatiques dans leurs croyances religieuses, honoraient ces divinités mineures avec soin, afin d’assurer la prospérité des cultures, la protection des cités et la santé des citoyens. Les Volturnalia, comme d’autres fêtes religieuses, servait donc non seulement à vénérer une divinité, mais aussi à renforcer les liens entre les hommes et la nature, en reconnaissant la dépendance humaine vis-à-vis des forces naturelles.
Dates
27 août 2026 Toute la journée
202605septToute la journée19Ludi Romani / Ludi magni
Description
Nonis Septembribus - Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres
Description
Nonis Septembribus – Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres

EN BREF. Chaque septembre, Rome célébrait ses plus grands jeux en l’honneur de Jupiter. Ces spectacles duraient jusqu’à quinze jours: courses de chars avec guerrier sautant en marche, cavaliers sur deux chevaux, théâtre grec adapté. D’abord liés aux vœux des généraux victorieux, ils devinrent une fête annuelle dès 366 avant notre ère.
Les Ludi Romani: du vœu militaire à la fête annuelle de Jupiter
Les Ludi Romani («Jeux Romains») ou Ludi magni («Grands Jeux») étaient un festival religieux majeur dans la Rome antique, composé de plusieurs cérémonies appelées ludi. Ces jeux, considérés comme le principal festival romain, étaient organisés en l’honneur de Jupiter.
Origines traditionnelles
Selon la tradition, ils auraient été institués par Tarquin l’Ancien après sa conquête de la ville latine d’Apiolae. Cependant, des sources comme Denys d’Halicarnasse et Cicéron les attribuent à la victoire romaine sur les Latins lors de la bataille du lac Régille, vers 496 avant notre ère.
Évolution des jeux extraordinaires aux jeux annuels
Ces jeux n’étaient pas toujours célébrés chaque année à leur début. Souvent, ils étaient basés sur un vœu (votum) fait par un commandant militaire et célébrés après son triomphe. Dans cette forme extraordinaire, ils étaient appelés ludi magni.
Selon Tite-Live et d’autres sources antiques, il existait une distinction entre ludi magni et ludi Romani. Les ludi magni désignaient les jeux extraordinaires organisés suite à un vœu (votum) prononcé par un commandant militaire, tandis que ludi Romani s’appliquait aux mêmes jeux une fois qu’ils furent établis comme célébration annuelle régulière (ludi stati). Cette distinction, identifiée par le philologue Friedrich Wilhelm Ritschl, explique pourquoi les deux termes coexistent dans les sources.
Les jeux sont probablement devenus annuels à partir de la nomination des premiers édiles curules en 367 avant notre ère, qui étaient responsables de leur supervision. À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient régulièrement chaque année.
Évolution de la durée et des dates
Initialement organisés par les consuls, puis par les édiles curules, ces jeux duraient d’abord un jour. Après l’expulsion des rois en 509 avant notre ère, un deuxième jour fut ajouté, suivi d’un troisième jour après la première sécession de la plèbe en 494 avant notre ère.
À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient du 12 au 14 septembre, puis cette période fut étendue du 5 au 19 septembre. De 191 à 171 avant notre ère, les jeux duraient dix jours, et peu avant la mort de César, ils s’étendaient sur quinze jours, du 5 au 19 septembre. À la fin du 1er siècle avant notre ère, un jour supplémentaire fut ajouté le 4 septembre en l’honneur du divin Jules César.
La datation précise se trouve chez Cicéron dans les Verrines: il mentionne 45 jours entre les Ludi Romani et les Ludi Victoriae Sullanae du 26 octobre, confirmant que le 19 septembre était déjà le dernier jour des jeux en 70 avant notre ère.
Dans les calendriers de l’époque augustéenne, les jours des jeux étaient notés du 4 au 19 septembre, avec des événements marquants comme l’Epulum Jovis le 13 et l’Equorum probatio (une revue de cavalerie) le 14. Les jeux de cirque se tenaient du 15 au 19 septembre.
Contenu des jeux
Les Ludi Romani incluaient une procession solennelle (pompa), des courses de chars, des compétitions équestres, des représentations théâtrales et diverses autres exhibitions comme des combats de boxe.
Les courses de chars
Les courses de chars des Ludi Romani avaient une particularité: chaque char portait, selon la tradition homérique, un conducteur (auriga) et un guerrier qui, à la fin de la course, sautait du char et terminait à pied. Cette pratique était spécifique aux Ludi Romani. Initialement, seuls deux chars participaient, correspondant aux deux factions originelles: les Blancs et les Rouges.
Les compétitions équestres
Durant les exhibitions équestres de l’Equorum probatio, chaque cavalier menait un second cheval en main, pratique reflétant l’usage militaire romain archaïque où les cavaliers utilisaient deux montures au combat, à l’image des Tarentins dans la guerre grecque. Ces cavaliers étaient appelés desultores.
Le théâtre
C’est durant ces jeux que le théâtre, inspiré du théâtre grec, fut introduit à Rome. Après l’introduction du théâtre en 364 avant notre ère, des pièces étaient jouées durant ces jeux, et en 214 avant notre ère, les ludi scenici occupaient quatre jours du festival. En 161 avant notre ère, le Phormion de Térence fut représenté lors de ces jeux.
Autres exhibitions
Les jeux permettaient également des exhibitions mineures supplémentaires: boxeurs, danseurs, et compétitions de cavalerie juvénile (ludus Trojae). La couronne remportée par le vainqueur (prix à la mode grecque) pouvait être placée sur son cercueil à sa mort, privilège inscrit dans les Douze Tables. Pendant le festival, les guerriers ayant remporté de vraies victoires militaires portaient les dépouilles ennemies conquises et une couronne de laurier.
Évolution tardive
Dans le Calendrier de Philocalus (354 après notre ère), les jeux ne duraient plus que du 12 au 15 septembre, montrant leur réduction à l’époque tardive de l’Empire.
Sources antiques
- Cicéron, Verrines, I, 1, 31; II, 52, 130; De divinatione, I, 26, 55; Philippiques, II, 4, 3, 110
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 95; VII, 71-72
- Festus, De verborum significatu, s.v. Magnos ludos; s.v. Paribus equis
- Tite-Live, Ab urbe condita, I, 35, 9; VI, 42, 12; VIII, 40, 2; XXIII, 29, 5; XXIV, 43, 7; XXV, 2, 8; XXXV, 28, 8; XXXVI, 2; XXXIX, 22, 1; XLIV, 9, 4
Études modernes citées
- Mommsen, Theodor, Römische Forschungen, II, 42-57; Histoire romaine, I, 235-237, 472-473
- Ritschl, Friedrich Wilhelm, Parerga zu Plautus, p. 290
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE. Ogni settembre, Roma celebrava i suoi più grandi giochi in onore di Giove. Questi spettacoli duravano fino a quindici giorni: corse di carri con guerriero che saltava in corsa, cavalieri su due cavalli, teatro greco adattato. Inizialmente legati ai voti dei generali vittoriosi, divennero una festa annuale dal 366 a.C.
I Ludi Romani: dal voto militare alla festa annuale di Giove
I Ludi Romani («Giochi Romani») o Ludi magni («Grandi Giochi») erano un festival religioso importante nell’antica Roma, composto da diverse cerimonie chiamate ludi. Questi giochi, considerati il principale festival romano, erano organizzati in onore di Giove.
Origini tradizionali
Secondo la tradizione, sarebbero stati istituiti da Tarquinio Prisco dopo la sua conquista della città latina di Apiolae. Tuttavia, fonti come Dionigi di Alicarnasso e Cicerone li attribuiscono alla vittoria romana sui Latini nella battaglia del lago Regillo, verso il 496 a.C.
Evoluzione dai giochi straordinari ai giochi annuali
Questi giochi non erano sempre celebrati ogni anno all’inizio. Spesso erano basati su un voto (votum) fatto da un comandante militare e celebrati dopo il suo trionfo. In questa forma straordinaria, erano chiamati ludi magni.
Secondo Tito Livio e altre fonti antiche, esisteva una distinzione tra ludi magni e ludi Romani. I ludi magni designavano i giochi straordinari organizzati in seguito a un voto (votum) pronunciato da un comandante militare, mentre ludi Romani si applicava agli stessi giochi una volta che furono stabiliti come celebrazione annuale regolare (ludi stati). Questa distinzione, identificata dal filologo Friedrich Wilhelm Ritschl, spiega perché i due termini coesistono nelle fonti.
I giochi divennero probabilmente annuali a partire dalla nomina dei primi edili curuli nel 367 a.C., che erano responsabili della loro supervisione. Dal 366 a.C., si svolgevano regolarmente ogni anno.
Evoluzione della durata e delle date
Inizialmente organizzati dai consoli, poi dagli edili curuli, questi giochi duravano all’inizio un giorno. Dopo l’espulsione dei re nel 509 a.C., fu aggiunto un secondo giorno, seguito da un terzo giorno dopo la prima secessione della plebe nel 494 a.C.
Dal 366 a.C., si svolgevano dal 12 al 14 settembre, poi questo periodo fu esteso dal 5 al 19 settembre. Dal 191 al 171 a.C., i giochi duravano dieci giorni, e poco prima della morte di Cesare, si estendevano per quindici giorni, dal 5 al 19 settembre. Alla fine del 1° secolo a.C., fu aggiunto un giorno supplementare il 4 settembre in onore del divino Giulio Cesare.
La datazione precisa si trova in Cicerone nelle Verrine: menziona 45 giorni tra i Ludi Romani e i Ludi Victoriae Sullanae del 26 ottobre, confermando che il 19 settembre era già l’ultimo giorno dei giochi nel 70 a.C.
Nei calendari dell’epoca augustea, i giorni dei giochi erano annotati dal 4 al 19 settembre, con eventi significativi come l’Epulum Jovis il 13 e l’Equorum probatio (una rivista di cavalleria) il 14. I giochi del circo si tenevano dal 15 al 19 settembre.
Contenuto dei giochi
I Ludi Romani includevano una processione solenne (pompa), corse di carri, competizioni equestri, rappresentazioni teatrali e varie altre esibizioni come combattimenti di pugilato.
Le corse di carri
Le corse di carri dei Ludi Romani avevano una particolarità: ogni carro portava, secondo la tradizione omerica, un conducente (auriga) e un guerriero che, alla fine della corsa, saltava dal carro e finiva a piedi. Questa pratica era specifica dei Ludi Romani. Inizialmente partecipavano solo due carri, corrispondenti alle due fazioni originali: i Bianchi e i Rossi.
Le competizioni equestri
Durante le esibizioni equestri dell’Equorum probatio, ogni cavaliere conduceva un secondo cavallo per mano, pratica che rifletteva l’uso militare romano arcaico dove i cavalieri utilizzavano due cavalcature in battaglia, come i Tarentini nella guerra greca. Questi cavalieri erano chiamati desultores.
Il teatro
Fu durante questi giochi che il teatro, ispirato al teatro greco, fu introdotto a Roma. Dopo l’introduzione del teatro nel 364 a.C., durante questi giochi venivano rappresentate opere teatrali, e nel 214 a.C., i ludi scenici occupavano quattro giorni del festival. Nel 161 a.C., il Phormio di Terenzio fu rappresentato durante questi giochi.
Altre esibizioni
I giochi permettevano anche esibizioni minori supplementari: pugili, danzatori e competizioni di cavalleria giovanile (ludus Trojae). La corona conquistata dal vincitore (premio alla maniera greca) poteva essere posta sulla sua bara alla morte, privilegio iscritto nelle Dodici Tavole. Durante il festival, i guerrieri che avevano ottenuto vere vittorie militari portavano le spoglie nemiche conquistate e una corona d’alloro.
Evoluzione tardiva
Nel Calendario di Filocalo (354 d.C.), i giochi duravano ormai solo dal 12 al 15 settembre, mostrando la loro riduzione nell’epoca tardiva dell’Impero.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF. Each September, Rome celebrated its greatest games in honour of Jupiter. These spectacles lasted up to fifteen days: chariot races with warriors leaping whilst in motion, horsemen on two mounts, adapted Greek theatre. Initially linked to victorious generals’ vows, they became an annual festival from 366 BC.
The Ludi Romani: From Military Vow to Jupiter’s Annual Festival
The Ludi Romani (‘Roman Games’) or Ludi magni (‘Great Games’) were a major religious festival in ancient Rome, comprising several ceremonies called ludi. These games, regarded as Rome’s principal festival, were organised in honour of Jupiter.
Traditional origins
According to tradition, they were established by Tarquinius Priscus following his conquest of the Latin town of Apiolae. However, sources such as Dionysius of Halicarnassus and Cicero attribute them to the Roman victory over the Latins at the Battle of Lake Regillus, circa 496 BC.
Evolution from extraordinary games to annual games
These games were not always celebrated annually at their inception. Often they were based upon a vow (votum) made by a military commander and celebrated after his triumph. In this extraordinary form, they were called ludi magni.
According to Livy and other ancient sources, there existed a distinction between ludi magni and ludi Romani. The ludi magni designated the extraordinary games organised following a vow (votum) pronounced by a military commander, whilst ludi Romani applied to the same games once they were established as a regular annual celebration (ludi stati). This distinction, identified by the philologist Friedrich Wilhelm Ritschl, explains why both terms coexist in the sources.
The games probably became annual from the appointment of the first curule aediles in 367 BC, who were responsible for their supervision. From 366 BC onwards, they were held regularly each year.
Evolution of duration and dates
Initially organised by the consuls, then by the curule aediles, these games lasted only one day at first. After the expulsion of the kings in 509 BC, a second day was added, followed by a third day after the first secession of the plebs in 494 BC.
From 366 BC, they were held from 12 to 14 September, then this period was extended from 5 to 19 September. From 191 to 171 BC, the games lasted ten days, and shortly before Caesar’s death, they extended for fifteen days, from 5 to 19 September. At the end of the 1st century BC, an additional day was added on 4 September in honour of the divine Julius Caesar.
The precise dating is found in Cicero’s Verrines: he mentions 45 days between the Ludi Romani and the Ludi Victoriae Sullanae of 26 October, confirming that 19 September was already the last day of the games in 70 BC.
In calendars of the Augustan era, the days of the games were noted from 4 to 19 September, with significant events such as the Epulum Jovis on the 13th and the Equorum probatio (a cavalry review) on the 14th. The circus games were held from the 15th to the 19th September.
Content of the games
The Ludi Romani included a solemn procession (pompa), chariot races, equestrian competitions, theatrical performances, and various other exhibitions such as boxing matches.
The chariot races
The chariot races of the Ludi Romani had a particular feature: each chariot carried, according to Homeric tradition, a driver (auriga) and a warrior who, at the end of the race, leapt from the chariot and finished on foot. This practice was specific to the Ludi Romani. Initially, only two chariots participated, corresponding to the two original factions: the Whites and the Reds.
The equestrian competitions
During the equestrian exhibitions of the Equorum probatio, each horseman led a second horse by hand, a practice reflecting archaic Roman military usage where cavalrymen used two mounts in battle, like the Tarentines in Greek warfare. These horsemen were called desultores.
The theatre
It was during these games that theatre, inspired by Greek drama, was introduced to Rome. After the introduction of theatre in 364 BC, plays were performed during these games, and in 214 BC, the ludi scenici occupied four days of the festival. In 161 BC, Terence’s Phormio was performed at these games.
Other exhibitions
The games also allowed for additional minor exhibitions: boxers, dancers, and youth cavalry competitions (ludus Trojae). The crown won by the victor (a prize in the Greek manner) could be placed upon his bier at death, a privilege inscribed in the Twelve Tables. During the festival, warriors who had achieved real military victories wore the enemy spoils they had conquered and a laurel crown.
Later evolution
In the Calendar of Philocalus (AD 354), the games lasted only from 12 to 15 September, showing their reduction in the later period of the Empire.
Dates
5 septembre 2026 - 19 septembre 2026 (Toute la journée)










