Nunc est bibendum est une association culturelle sans but lucratif dédiée à l'évocation de l'Antiquité par les arts de la table.
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202626sept17:3022:00Nuit des musées à Pully
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L'association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l'ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l'occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel
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L’association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l’ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l’occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel Cirque ! Jeux et spectacles chez les Romains.
De 17h30 à 22h00, venez tester vos sens avec notre Gustatio ludique : identifiez les épices et parfums qui agrémentaient les plats de l’Antiquité, et défiez vos proches aux jeux de société pratiqués par les Romains. Une animation interactive, en résonance avec le thème de la soirée, accessible à toutes et tous.
Entrée dans le cadre de la Nuit des Musées.
Dates
26 septembre 2026 17:30 - 22:00
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de chars, les combats de gladiateurs et les performances théâtrales qui fascinaient les Romains. Amphithéâtres vertigineux, cirques immenses ou théâtres richement décorés, le monde captivant du spectacle antique se décline au long d’une exposition qui prend ses quartiers dans la Villa romaine de Pully, après avoir connu un grand succès à Lugdunum – Musée et théâtres romains de Lyon.
Visitez les édifices de spectacles antiques, partez à la rencontre des stars des jeux et découvrez les coulisses et l’héritage de ces divertissements symbolisant la puissance de la civilisation romaine. Au coeur de ce parcours, la grande fresque à l’aurige de la Villa romaine de Pully s’anime à travers un nouveau dispositif conçu pour redonner vie aux fascinants jeux du cirque qui s’y déroulent.
L’exposition Quel Cirque ! s’inscrit dans la suite de la saison culturelle La Villa dans tous ses états, dédiée aux jeux et spectacles antiques, et s’accompagne d’un programme d’événements ludiques et variés, enrichi de nombreux partenariats.
Les prochaines fêtes du calendrier romain
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202627aoûtToute la journéeVolturnalia
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Ante diem sextum Kalendas Septembres
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Ante diem sextum Kalendas Septembres

EN BREF. Le 27 août, Rome sacrifiait à Volturnus lors des Volturnalia, une fête déjà énigmatique dans l’Antiquité. Les calendriers attestent un sacrifice «au fleuve Volturnus» et un prêtre qui lui était propre, mais rien de plus. Le dieu a-t-il été un ancien nom du Tibre, peut-être d’origine étrusque, ou le vent brûlant qui menaçait les vignes avant les vendanges? La question reste ouverte.
Volturnalia: fleuve ou vent, l’identité disputée d’un dieu
Le 27 août, les calendriers romains inscrivent une fête nommée Volturnalia. Elle est bien attestée: plusieurs calendriers gravés la mentionnent, un sacrifice précis lui est associé, et le dieu Volturnus possédait son propre prêtre. Mais dès qu’on cherche à savoir qui était réellement ce dieu et ce que ce rite devait accomplir, le dossier antique s’amenuise brusquement. Deux pistes s’affrontent encore aujourd’hui: un dieu du fleuve, peut-être une ancienne façon de désigner le Tibre; ou un dieu du vent, celui qui menaçait les vignes à l’approche des vendanges.
Un culte ancien, bien daté, presque sans détails
L’attestation la plus ancienne vient des Fasti Antiates maiores, le seul calendrier romain conservé antérieur à la réforme julienne, peint à Antium vers 67 à 55 avant notre ère. À la date du 27 Sextilis – le nom du mois d’août avant Auguste –, on y lit: [VOLT]V(RNALIA) NP. Le même document distingue nettement cette fête des Volcanalia, célébrées quatre jours plus tôt, le 23 août, et du dieu Vortumnus, honoré le 13 août: trois entrées bien séparées, qu’il ne faut pas confondre. Les Fasti Maffeiani et les Fasti Allifani confirment indépendamment la date[1].
Varron explique l’origine du nom: «Les Volturnalia [tirent leur nom] du dieu Volturnus, dont c’est alors la fête»[2]. Le calendrier des frères Arvales précise la nature du jour: «Volturnalia […] fête consacrée à Volturnus»[3]. Une source plus tardive, l’abrégé de Festus rédigé par Paul Diacre, ajoute un détail que ni Varron ni les calendriers ne donnent: «Aux Volturnalia, ils accomplissaient des rites sacrés pour leur dieu Volturnus; ils appelaient Volturnalis son prêtre»[4].
Ce prêtre n’est pas une déduction moderne tirée du nom de la fête: il est explicitement mentionné dans une tradition littéraire remontant au poète Ennius, transmise par Varron. Selon ce texte, c’est le roi Numa qui aurait institué plusieurs flamines mineurs: «[Numa] institua le flamine Volturnalis, le Palatualis, le Furinalis, le Floralis, le Falacer et le Pomonalis»[5]. Il serait cependant excessif d’y voir la preuve que Numa a réellement fondé ce culte au 7e siècle avant notre ère: le texte reflète la tradition romaine sur l’organisation ancienne des sacerdoces, pas un témoignage contemporain des faits.
Un sacrifice «au fleuve» – mais lequel?
Le renseignement le plus concret provient des Fasti Vallenses, calendrier d’époque impériale. À la date du 27 août, il précise: «Sacrifice au fleuve Volturnus»[6]. Grammaticalement, Volturno et flumini sont deux datifs juxtaposés: littéralement, «à Volturnus, le fleuve». C’est la seule source antique conservée qui qualifie ainsi explicitement le dieu – à noter que la partie inférieure de la pierre portant cette inscription a aujourd’hui disparu; le texte n’est connu que par des copies anciennes réalisées quand il était encore lisible.
Cette qualification fluviale a nourri, dès la fin du 19e siècle, une hypothèse ambitieuse: Volturnus aurait été un ancien nom du Tibre lui-même, seul cours d’eau de Rome assez important pour justifier un flamine, le nom s’expliquant par une étymologie liée à l’idée de fleuve «qui roule» ses eaux. Une synthèse récente, parue en 2019, rappelle cependant que cette équation n’est généralement plus retenue par la recherche.
Une étude linguistique publiée en 1975 propose une autre piste. Elle rapproche Volturnus du gentilice étrusque Velθurna et montre, par plusieurs parallèles – dont celui du gentilice Ceicna, à l’origine du toponyme Cecina puis de l’hydronyme Caecina –, comment un nom de famille étrusque pouvait, en se latinisant, devenir le nom d’un lieu puis d’un cours d’eau. Cette dérivation, l’étude la présente comme solidement établie. Elle avance ensuite, mais cette fois comme une simple hypothèse, l’idée que Velθurna ait pu désigner le Tibre lui-même, ou une partie de son cours, dans la Rome dominée par les Tarquins – avant de reculer devant le nom latin Tiberinus après leur chute.
Un dernier indice, plus tardif et plus fragile, va dans le sens fluvial: l’écrivain Arnobe, vers 300, fait de Janus le «gendre de Vulturnus»[7] par son mariage avec Juturna, une divinité des eaux. Le texte ne relie toutefois jamais cette généalogie aux Volturnalia elles-mêmes.
Le vent qui menaçait les vignes
Le nom de Volturnus – ou Vulturnus – désigne aussi, chez plusieurs auteurs, un vent bien précis: celui qui souffle du sud-est. Pline l’Ancien le classe parmi les vents cardinaux: «Du levant équinoxial vient le Subsolanus, du levant hivernal le Volturnus; les Grecs appellent le premier Apéliôtès, le second Euros»[8]. Aulu-Gelle, rapportant l’exposé d’un contemporain, précise l’usage romain du mot: «Le troisième vent, qui souffle depuis le point du levant hivernal, les Romains l’appellent « Volturnus« »[9].
Ce vent n’a rien d’anodin pour les vignerons. L’agronome Columelle raconte que son oncle, cultivateur en Bétique, devait ombrager ses vignes de nattes de palmes au lever de la Canicule, «car […] certaines parties de cette région sont généralement tellement éprouvées par [ce vent], que si les vignes ne sont pas ombragées […], le fruit est brûlé comme par un souffle de flamme»[10].
Cette coïncidence de calendrier – un vent brûlant pour le raisin, une fête de Volturnus fin août, juste avant les vendanges – a inspiré une seconde lecture des Volturnalia, développée elle aussi en 1975, dans un ouvrage consacré aux fêtes romaines d’été et d’automne: le rite aurait cherché à apaiser ce vent dangereux pour les récoltes. Aucune source antique conservée, cependant, ne relie explicitement ce vent aux Volturnalia; ce n’est donc qu’une hypothèse.
Ce que l’on peut affirmer avec certitude tient donc en peu de mots: chaque 27 août, Rome sacrifiait à Volturnus, servi par son propre flamine, dans le cadre d’une fête déjà inscrite au plus ancien calendrier de la ville. Ce que les Romains attendaient précisément de lui n’a laissé, dans les sources conservées, presque aucune trace.
Études modernes consultées
- Carlo de Simone, «Il nome del Tevere. Contributo per la storia delle più antiche relazioni tra genti latino-italiche ed etrusche», 1975.
- Simonetta Segenni, «Feste e agricoltura: il ciclo agrario del calendario romano», dans L’agricoltura in età romana, 2019.
[1] Fasti Antiates maiores, 27 Sextilis (Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 1): [VOLT]V(RNALIA) NP. Fasti Maffeiani, à la même date: VOLT. NP. Fasti Allifani: attestation de VOLT(URNALIA).
[2] Varron, De lingua Latina, VI, 21: Volturnalia a deo Volturno, cuius feriae tum.
[3] Fasti Fratrum Arvalium (CIL VI 2295 = CIL VI 32482 = Inscriptiones Italiae XIII, 2, 2): G Volt(urnalia) n(efas) p(iaculum) feriae Volturno.
[4] Paulus Diaconus, Epitome de Festus, De verborum significatu, p. 519 Lindsay: Volturnalia Volturno suo deo sacra faciebant, cuius sacerdotem Volturnalem vocabant.
[5] Ennius, Annales, fr. 116-118 Skutsch, cité par Varron, De lingua Latina, VII, 45: Volturnalem, Palatualem Furinalem Floralemque Falacrem et Pomonalem fecit hic idem.
[6] Fasti Vallenses (CIL VI 2298 = CIL VI 32485; CIL I², p. 240; Degrassi, Inscriptiones Italiae XIII, 2, p. 503): [G VI] Volt(urnalia) NP Volturno flumini sacrificium.
[7] Arnobe, Adversus nationes, III, 29: Ianiculi oppidi conditorem, patrem Fonti, Vulturni generum, Iuturnae maritum.
[8] Pline l’Ancien, Naturalis historia, II, 119: ab oriente aequinoctiali Subsolanus, ab oriente brumali Volturnus; illum Apelioten, hunc Graeci Eurum appellant.
[9] Aulu-Gelle, Noctes Atticae, II, 22, 10: Tertius ventus, qui ab oriente hiberno spirat — « volturnum » Romani vocant —, eum plerique Graeci mixto nomine, quod inter notum et eurum sit, euronoton appellant.
[10] Columelle, De re rustica, V, 5, 15: M. quidem Columella patruus meus, vir illustribus disciplinis eruditus ac diligentissimus agricola Baeticae provinciae, sub ortu Caniculae palmeis tegetibus vineas adumbrabat, quoniam plerumque dicti sideris tempore quaedam partes eius regionis sic infestantur Euro, quem incolae Vulturnum appellant, ut nisi teguminibus vites opacentur, velut halitu flammeo fructus uratur.
🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE. Il 27 agosto Roma sacrificava a Volturnus in occasione dei Volturnalia, una festa già enigmatica nell’Antichità. I calendari attestano un sacrificio «al fiume Volturnus» e un sacerdote a lui dedicato, ma nulla di più. Il dio fu un antico nome del Tevere, forse di origine etrusca, oppure il vento caldo che minacciava le vigne prima della vendemmia? La domanda resta aperta.
Volturnalia: fiume o vento, l’identità contesa di un dio
Il 27 agosto i calendari romani riportano una festa chiamata Volturnalia. È ben attestata: diversi calendari incisi la menzionano, le è associato un sacrificio preciso, e il dio Volturnus aveva un proprio sacerdote. Ma non appena si cerca di sapere chi fosse realmente questo dio e cosa dovesse compiere questo rito, la documentazione antica si assottiglia bruscamente. Due ipotesi si contrappongono ancora oggi: un dio del fiume, forse un antico modo di designare il Tevere; oppure un dio del vento, quello che minacciava le vigne all’approssimarsi della vendemmia.
Un culto antico, ben datato, quasi privo di dettagli
La testimonianza più antica proviene dai Fasti Antiates maiores, l’unico calendario romano conservato anteriore alla riforma giuliana, dipinto ad Anzio verso il 67–55 a.C. Alla data del 27 Sextilis – il nome del mese di agosto prima di Augusto –, vi si legge: [VOLT]V(RNALIA) NP. Lo stesso documento distingue nettamente questa festa dai Volcanalia, celebrati quattro giorni prima, il 23 agosto, e dal dio Vortumnus, onorato il 13 agosto: tre voci ben separate, da non confondere. I Fasti Maffeiani e i Fasti Allifani confermano indipendentemente la data[1].
Varrone spiega l’origine del nome: «I Volturnalia [prendono il nome] dal dio Volturnus, di cui allora ricorre la festa»[2]. Il calendario dei fratelli Arvali precisa la natura del giorno: «Volturnalia […] festa consacrata a Volturnus»[3]. Una fonte più tarda, l’epitome di Festo redatta da Paolo Diacono, aggiunge un dettaglio che né Varrone né i calendari forniscono: «Ai Volturnalia compivano riti sacri per il loro dio Volturnus; chiamavano Volturnalis il suo sacerdote»[4].
Questo sacerdote non è una deduzione moderna tratta dal nome della festa: è esplicitamente menzionato in una tradizione letteraria che risale al poeta Ennio, tramandata da Varrone. Secondo questo testo, sarebbe stato il re Numa a istituire diversi flamini minori: «[Numa] istituì il flamine Volturnalis, il Palatualis, il Furinalis, il Floralis, il Falacer e il Pomonalis»[5]. Sarebbe tuttavia eccessivo vedervi la prova che Numa abbia realmente fondato questo culto nel VII secolo a.C.: il testo riflette la tradizione romana sull’antica organizzazione dei sacerdozi, non una testimonianza contemporanea dei fatti.
Un sacrificio «al fiume» – ma quale?
L’informazione più concreta proviene dai Fasti Vallenses, calendario di epoca imperiale. Alla data del 27 agosto, precisa: «Sacrificio al fiume Volturnus»[6]. Grammaticalmente, Volturno e flumini sono due dativi giustapposti: letteralmente, «a Volturnus, il fiume». È l’unica fonte antica conservata che qualifica così esplicitamente il dio – va notato che la parte inferiore della pietra che reca questa iscrizione è oggi scomparsa; il testo è noto solo attraverso copie antiche realizzate quando era ancora leggibile.
Questa qualificazione fluviale ha alimentato, già dalla fine del XIX secolo, un’ipotesi ambiziosa: Volturnus sarebbe stato un antico nome dello stesso Tevere, l’unico corso d’acqua di Roma abbastanza importante da giustificare un flamine, con il nome spiegabile tramite un’etimologia legata all’idea di fiume «che fa rotolare» le sue acque. Una sintesi recente, pubblicata nel 2019, ricorda tuttavia che questa equazione non è più generalmente accolta dalla ricerca.
Uno studio linguistico pubblicato nel 1975 propone un’altra pista. Esso avvicina Volturnus al gentilizio etrusco Velθurna e mostra, attraverso diversi paralleli – tra cui quello del gentilizio Ceicna, all’origine del toponimo Cecina e poi dell’idronimo Caecina –, come un cognome etrusco potesse, latinizzandosi, diventare il nome di un luogo e poi di un corso d’acqua. Questa derivazione, lo studio la presenta come solidamente accertata. Esso avanza poi, ma questa volta come semplice ipotesi, l’idea che Velθurna abbia potuto designare lo stesso Tevere, o una parte del suo corso, nella Roma dominata dai Tarquini – prima di ritirarsi davanti al nome latino Tiberinus dopo la loro caduta.
Un ultimo indizio, più tardo e più fragile, va nella direzione fluviale: lo scrittore Arnobio, verso il 300, fa di Giano il «genero di Vulturnus»[7] tramite il suo matrimonio con Giuturna, una divinità delle acque. Il testo, tuttavia, non collega mai questa genealogia ai Volturnalia stessi.
Il vento che minacciava le vigne
Il nome Volturnus – o Vulturnus – designa anche, in diversi autori, un vento ben preciso: quello che soffia da sud-est. Plinio il Vecchio lo classifica tra i venti cardinali: «Da levante equinoziale viene il Subsolano, da levante invernale il Volturnus; i Greci chiamano il primo Apeliote, il secondo Euro»[8]. Aulo Gellio, riportando l’esposizione di un contemporaneo, precisa l’uso romano della parola: «Il terzo vento, che soffia dal punto di levante invernale, i Romani lo chiamano “Volturnus”»[9].
Questo vento non è affatto innocuo per i viticoltori. L’agronomo Columella racconta che suo zio, coltivatore in Betica, doveva ombreggiare le sue vigne con stuoie di palma al sorgere della Canicola, «poiché […] alcune parti di questa regione sono generalmente talmente colpite da [questo vento], che se le vigne non vengono ombreggiate […], il frutto viene bruciato come da un soffio di fiamma»[10].
Questa coincidenza di calendario – un vento cocente per l’uva, una festa di Volturnus a fine agosto, appena prima della vendemmia – ha ispirato una seconda lettura dei Volturnalia, sviluppata anch’essa nel 1975, in un’opera dedicata alle feste romane d’estate e d’autunno: il rito avrebbe cercato di placare questo vento pericoloso per i raccolti. Nessuna fonte antica conservata, tuttavia, collega esplicitamente questo vento ai Volturnalia; si tratta dunque solo di un’ipotesi.
Ciò che si può affermare con certezza si riassume dunque in poche parole: ogni 27 agosto Roma sacrificava a Volturnus, servito dal proprio flamine, nell’ambito di una festa già iscritta nel più antico calendario della città. Ciò che i Romani si attendevano esattamente da lui non ha lasciato, nelle fonti conservate, quasi alcuna traccia.
Studi moderni consultati
- Carlo de Simone, «Il nome del Tevere. Contributo per la storia delle più antiche relazioni tra genti latino-italiche ed etrusche», 1975.
- Simonetta Segenni, «Feste e agricoltura: il ciclo agrario del calendario romano», in L’agricoltura in età romana, 2019.
[1] Fasti Antiates maiores, 27 Sextilis (Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 1): [VOLT]V(RNALIA) NP. Fasti Maffeiani, alla stessa data: VOLT. NP. Fasti Allifani: attestazione di VOLT(URNALIA).
[2] Varrone, De lingua Latina, VI, 21: Volturnalia a deo Volturno, cuius feriae tum.
[3] Fasti Fratrum Arvalium (CIL VI 2295 = CIL VI 32482 = Inscriptiones Italiae XIII, 2, 2): G Volt(urnalia) n(efas) p(iaculum) feriae Volturno.
[4] Paolo Diacono, Epitome di Festo, De verborum significatu, p. 519 Lindsay: Volturnalia Volturno suo deo sacra faciebant, cuius sacerdotem Volturnalem vocabant.
[5] Ennio, Annales, fr. 116-118 Skutsch, citato da Varrone, De lingua Latina, VII, 45: Volturnalem, Palatualem Furinalem Floralemque Falacrem et Pomonalem fecit hic idem.
[6] Fasti Vallenses (CIL VI 2298 = CIL VI 32485; CIL I², p. 240; Degrassi, Inscriptiones Italiae XIII, 2, p. 503): [G VI] Volt(urnalia) NP Volturno flumini sacrificium.
[7] Arnobio, Adversus nationes, III, 29: Ianiculi oppidi conditorem, patrem Fonti, Vulturni generum, Iuturnae maritum.
[8] Plinio il Vecchio, Naturalis historia, II, 119: ab oriente aequinoctiali Subsolanus, ab oriente brumali Volturnus; illum Apelioten, hunc Graeci Eurum appellant.
[9] Aulo Gellio, Noctes Atticae, II, 22, 10: Tertius ventus, qui ab oriente hiberno spirat — « volturnum » Romani vocant —, eum plerique Graeci mixto nomine, quod inter notum et eurum sit, euronoton appellant.
[10] Columella, De re rustica, V, 5, 15: M. quidem Columella patruus meus, vir illustribus disciplinis eruditus ac diligentissimus agricola Baeticae provinciae, sub ortu Caniculae palmeis tegetibus vineas adumbrabat, quoniam plerumque dicti sideris tempore quaedam partes eius regionis sic infestantur Euro, quem incolae Vulturnum appellant, ut nisi teguminibus vites opacentur, velut halitu flammeo fructus uratur.
👉 Tutte le feste del calendario romano
🇬🇧 English version

IN BRIEF. On 27 August, Rome offered sacrifice to Volturnus at the Volturnalia, a festival already enigmatic in Antiquity. The calendars record a sacrifice “to the river Volturnus” and a priest of his own, but nothing more. Was the god an old name for the Tiber, perhaps of Etruscan origin, or the scorching wind that threatened the vines before the harvest? The question remains open.
Volturnalia: river or wind, the disputed identity of a god
On 27 August, the Roman calendars record a festival called the Volturnalia. It is well attested: several inscribed calendars mention it, a specific sacrifice is associated with it, and the god Volturnus had his own priest. But as soon as one tries to establish who this god really was and what the rite was meant to achieve, the ancient record thins out abruptly. Two theories still compete today: a river god, perhaps an old way of naming the Tiber; or a wind god, the one that threatened the vines as the harvest approached.
An ancient cult, well dated, with almost no detail
The earliest attestation comes from the Fasti Antiates maiores, the only surviving Roman calendar predating the Julian reform, painted at Antium around 67–55 BCE. Under the date of 27 Sextilis – the name of the month of August before Augustus –, it reads: [VOLT]V(RNALIA) NP. The same document clearly distinguishes this festival from the Volcanalia, celebrated four days earlier, on 23 August, and from the god Vortumnus, honoured on 13 August: three quite separate entries, not to be confused with one another. The Fasti Maffeiani and the Fasti Allifani independently confirm the date[1].
Varro explains the origin of the name: “The Volturnalia [take their name] from the god Volturnus, whose festival it then is”[2]. The calendar of the Arval Brethren specifies the nature of the day: “Volturnalia […] festival consecrated to Volturnus”[3]. A later source, the epitome of Festus made by Paul the Deacon, adds a detail given by neither Varro nor the calendars: “At the Volturnalia, they performed sacred rites for their god Volturnus; they called his priest the Volturnalis”[4].
This priest is not a modern inference drawn from the festival’s name: he is explicitly mentioned in a literary tradition going back to the poet Ennius, transmitted by Varro. According to this text, it was King Numa who supposedly instituted several minor flamens: “[Numa] established the flamen Volturnalis, the Palatualis, the Furinalis, the Floralis, the Falacer and the Pomonalis”[5]. It would, however, be excessive to see in this proof that Numa actually founded this cult in the 7th century BCE: the text reflects the Roman tradition about the ancient organisation of the priesthoods, not a contemporary record of events.
A sacrifice “to the river” – but which one?
The most concrete piece of information comes from the Fasti Vallenses, a calendar of the imperial period. Under the date of 27 August, it states: “Sacrifice to the river Volturnus”[6]. Grammatically, Volturno and flumini are two datives placed side by side: literally, “to Volturnus, the river”. This is the only surviving ancient source to qualify the god so explicitly – it should be noted that the lower part of the stone bearing this inscription has since been lost; the text is known only from early copies made while it was still legible.
This river association fuelled, from the late 19th century onwards, an ambitious hypothesis: that Volturnus was an old name for the Tiber itself, the only watercourse in Rome important enough to warrant a flamen, the name being explained by an etymology linked to the idea of a river that “rolls” its waters along. A recent survey, published in 2019, notes, however, that this equation is generally no longer accepted by scholarship.
A linguistic study published in 1975 proposes another line of enquiry. It links Volturnus to the Etruscan gentilicial name Velθurna and shows, through several parallels – including that of the gentilicial name Ceicna, at the origin of the place-name Cecina and then of the river-name Caecina –, how an Etruscan family name could, on being Latinised, become the name of a place and then of a watercourse. This derivation the study presents as firmly established. It then advances, but this time only as a hypothesis, the idea that Velθurna may have denoted the Tiber itself, or part of its course, in the Rome dominated by the Tarquins – before giving way to the Latin name Tiberinus after their fall.
One final clue, later and more fragile, points in the river direction: the writer Arnobius, around 300, makes Janus the “son-in-law of Vulturnus”[7] through his marriage to Juturna, a water deity. The text, however, never connects this genealogy to the Volturnalia themselves.
The wind that threatened the vines
The name Volturnus – or Vulturnus – also denotes, in several authors, a very specific wind: the one that blows from the south-east. Pliny the Elder classes it among the cardinal winds: “From the equinoctial east comes the Subsolanus, from the winter east the Volturnus; the Greeks call the first Apeliotes, the second Eurus”[8]. Aulus Gellius, reporting the account of a contemporary, specifies the Roman usage of the word: “The third wind, which blows from the point of the winter east, the Romans call ‘Volturnus’”[9].
This wind was no trivial matter for vine-growers. The agronomist Columella recounts that his uncle, a farmer in Baetica, had to shade his vines with palm-leaf mats at the rising of the Dog Star, “for […] certain parts of that region are generally so afflicted by [this wind] that, unless the vines are shaded […], the fruit is scorched as if by a blast of flame”[10].
This calendrical coincidence – a scorching wind for the grapes, a festival of Volturnus at the end of August, just before the harvest – has inspired a second reading of the Volturnalia, likewise developed in 1975, in a work devoted to the Roman festivals of summer and autumn: the rite would have sought to appease this wind, dangerous to the crops. No surviving ancient source, however, explicitly links this wind to the Volturnalia; it therefore remains only a hypothesis.
What can be stated with certainty therefore amounts to very little: every 27 August, Rome sacrificed to Volturnus, served by his own flamen, as part of a festival already recorded in the city’s oldest calendar. What the Romans expected of him precisely has left, in the surviving sources, almost no trace.
Modern studies consulted
- Carlo de Simone, “Il nome del Tevere. Contributo per la storia delle più antiche relazioni tra genti latino-italiche ed etrusche”, 1975.
- Simonetta Segenni, “Feste e agricoltura: il ciclo agrario del calendario romano”, in L’agricoltura in età romana, 2019.
[1] Fasti Antiates maiores, 27 Sextilis (Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 1): [VOLT]V(RNALIA) NP. Fasti Maffeiani, under the same date: VOLT. NP. Fasti Allifani: attestation of VOLT(URNALIA).
[2] Varro, De lingua Latina, VI, 21: Volturnalia a deo Volturno, cuius feriae tum.
[3] Fasti Fratrum Arvalium (CIL VI 2295 = CIL VI 32482 = Inscriptiones Italiae XIII, 2, 2): G Volt(urnalia) n(efas) p(iaculum) feriae Volturno.
[4] Paul the Deacon, Epitome of Festus, De verborum significatu, p. 519 Lindsay: Volturnalia Volturno suo deo sacra faciebant, cuius sacerdotem Volturnalem vocabant.
[5] Ennius, Annales, fr. 116-118 Skutsch, cited by Varro, De lingua Latina, VII, 45: Volturnalem, Palatualem Furinalem Floralemque Falacrem et Pomonalem fecit hic idem.
[6] Fasti Vallenses (CIL VI 2298 = CIL VI 32485; CIL I², p. 240; Degrassi, Inscriptiones Italiae XIII, 2, p. 503): [G VI] Volt(urnalia) NP Volturno flumini sacrificium.
[7] Arnobius, Adversus nationes, III, 29: Ianiculi oppidi conditorem, patrem Fonti, Vulturni generum, Iuturnae maritum.
[8] Pliny the Elder, Naturalis historia, II, 119: ab oriente aequinoctiali Subsolanus, ab oriente brumali Volturnus; illum Apelioten, hunc Graeci Eurum appellant.
[9] Aulus Gellius, Noctes Atticae, II, 22, 10: Tertius ventus, qui ab oriente hiberno spirat — « volturnum » Romani vocant —, eum plerique Graeci mixto nomine, quod inter notum et eurum sit, euronoton appellant.
[10] Columella, De re rustica, V, 5, 15: M. quidem Columella patruus meus, vir illustribus disciplinis eruditus ac diligentissimus agricola Baeticae provinciae, sub ortu Caniculae palmeis tegetibus vineas adumbrabat, quoniam plerumque dicti sideris tempore quaedam partes eius regionis sic infestantur Euro, quem incolae Vulturnum appellant, ut nisi teguminibus vites opacentur, velut halitu flammeo fructus uratur.
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27 août 2026 Toute la journée
202605septToute la journée19Ludi Romani / Ludi magni
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Nonis Septembribus - Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres
Description
Nonis Septembribus – Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres

EN BREF. Chaque septembre, Rome célébrait ses plus grands jeux en l’honneur de Jupiter. Ces spectacles duraient jusqu’à quinze jours: courses de chars avec guerrier sautant en marche, cavaliers sur deux chevaux, théâtre grec adapté. D’abord liés aux vœux des généraux victorieux, ils devinrent une fête annuelle dès 366 avant notre ère.
Les Ludi Romani: du vœu militaire à la fête annuelle de Jupiter
Les Ludi Romani («Jeux Romains») ou Ludi magni («Grands Jeux») étaient un festival religieux majeur dans la Rome antique, composé de plusieurs cérémonies appelées ludi. Ces jeux, considérés comme le principal festival romain, étaient organisés en l’honneur de Jupiter.
Origines traditionnelles
Selon la tradition, ils auraient été institués par Tarquin l’Ancien après sa conquête de la ville latine d’Apiolae. Cependant, des sources comme Denys d’Halicarnasse et Cicéron les attribuent à la victoire romaine sur les Latins lors de la bataille du lac Régille, vers 496 avant notre ère.
Évolution des jeux extraordinaires aux jeux annuels
Ces jeux n’étaient pas toujours célébrés chaque année à leur début. Souvent, ils étaient basés sur un vœu (votum) fait par un commandant militaire et célébrés après son triomphe. Dans cette forme extraordinaire, ils étaient appelés ludi magni.
Selon Tite-Live et d’autres sources antiques, il existait une distinction entre ludi magni et ludi Romani. Les ludi magni désignaient les jeux extraordinaires organisés suite à un vœu (votum) prononcé par un commandant militaire, tandis que ludi Romani s’appliquait aux mêmes jeux une fois qu’ils furent établis comme célébration annuelle régulière (ludi stati). Cette distinction, identifiée par le philologue Friedrich Wilhelm Ritschl, explique pourquoi les deux termes coexistent dans les sources.
Les jeux sont probablement devenus annuels à partir de la nomination des premiers édiles curules en 367 avant notre ère, qui étaient responsables de leur supervision. À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient régulièrement chaque année.
Évolution de la durée et des dates
Initialement organisés par les consuls, puis par les édiles curules, ces jeux duraient d’abord un jour. Après l’expulsion des rois en 509 avant notre ère, un deuxième jour fut ajouté, suivi d’un troisième jour après la première sécession de la plèbe en 494 avant notre ère.
À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient du 12 au 14 septembre, puis cette période fut étendue du 5 au 19 septembre. De 191 à 171 avant notre ère, les jeux duraient dix jours, et peu avant la mort de César, ils s’étendaient sur quinze jours, du 5 au 19 septembre. À la fin du 1er siècle avant notre ère, un jour supplémentaire fut ajouté le 4 septembre en l’honneur du divin Jules César.
La datation précise se trouve chez Cicéron dans les Verrines: il mentionne 45 jours entre les Ludi Romani et les Ludi Victoriae Sullanae du 26 octobre, confirmant que le 19 septembre était déjà le dernier jour des jeux en 70 avant notre ère.
Dans les calendriers de l’époque augustéenne, les jours des jeux étaient notés du 4 au 19 septembre, avec des événements marquants comme l’Epulum Jovis le 13 et l’Equorum probatio (une revue de cavalerie) le 14. Les jeux de cirque se tenaient du 15 au 19 septembre.
Contenu des jeux
Les Ludi Romani incluaient une procession solennelle (pompa), des courses de chars, des compétitions équestres, des représentations théâtrales et diverses autres exhibitions comme des combats de boxe.
Les courses de chars
Les courses de chars des Ludi Romani avaient une particularité: chaque char portait, selon la tradition homérique, un conducteur (auriga) et un guerrier qui, à la fin de la course, sautait du char et terminait à pied. Cette pratique était spécifique aux Ludi Romani. Initialement, seuls deux chars participaient, correspondant aux deux factions originelles: les Blancs et les Rouges.
Les compétitions équestres
Durant les exhibitions équestres de l’Equorum probatio, chaque cavalier menait un second cheval en main, pratique reflétant l’usage militaire romain archaïque où les cavaliers utilisaient deux montures au combat, à l’image des Tarentins dans la guerre grecque. Ces cavaliers étaient appelés desultores.
Le théâtre
C’est durant ces jeux que le théâtre, inspiré du théâtre grec, fut introduit à Rome. Après l’introduction du théâtre en 364 avant notre ère, des pièces étaient jouées durant ces jeux, et en 214 avant notre ère, les ludi scenici occupaient quatre jours du festival. En 161 avant notre ère, le Phormion de Térence fut représenté lors de ces jeux.
Autres exhibitions
Les jeux permettaient également des exhibitions mineures supplémentaires: boxeurs, danseurs, et compétitions de cavalerie juvénile (ludus Trojae). La couronne remportée par le vainqueur (prix à la mode grecque) pouvait être placée sur son cercueil à sa mort, privilège inscrit dans les Douze Tables. Pendant le festival, les guerriers ayant remporté de vraies victoires militaires portaient les dépouilles ennemies conquises et une couronne de laurier.
Évolution tardive
Dans le Calendrier de Philocalus (354 après notre ère), les jeux ne duraient plus que du 12 au 15 septembre, montrant leur réduction à l’époque tardive de l’Empire.
Sources antiques
- Cicéron, Verrines, I, 1, 31; II, 52, 130; De divinatione, I, 26, 55; Philippiques, II, 4, 3, 110
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 95; VII, 71-72
- Festus, De verborum significatu, s.v. Magnos ludos; s.v. Paribus equis
- Tite-Live, Ab urbe condita, I, 35, 9; VI, 42, 12; VIII, 40, 2; XXIII, 29, 5; XXIV, 43, 7; XXV, 2, 8; XXXV, 28, 8; XXXVI, 2; XXXIX, 22, 1; XLIV, 9, 4
Études modernes citées
- Mommsen, Theodor, Römische Forschungen, II, 42-57; Histoire romaine, I, 235-237, 472-473
- Ritschl, Friedrich Wilhelm, Parerga zu Plautus, p. 290
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Versione italiana
IN BREVE. Ogni settembre, Roma celebrava i suoi più grandi giochi in onore di Giove. Questi spettacoli duravano fino a quindici giorni: corse di carri con guerriero che saltava in corsa, cavalieri su due cavalli, teatro greco adattato. Inizialmente legati ai voti dei generali vittoriosi, divennero una festa annuale dal 366 a.C.
I Ludi Romani: dal voto militare alla festa annuale di Giove
I Ludi Romani («Giochi Romani») o Ludi magni («Grandi Giochi») erano un festival religioso importante nell’antica Roma, composto da diverse cerimonie chiamate ludi. Questi giochi, considerati il principale festival romano, erano organizzati in onore di Giove.
Origini tradizionali
Secondo la tradizione, sarebbero stati istituiti da Tarquinio Prisco dopo la sua conquista della città latina di Apiolae. Tuttavia, fonti come Dionigi di Alicarnasso e Cicerone li attribuiscono alla vittoria romana sui Latini nella battaglia del lago Regillo, verso il 496 a.C.
Evoluzione dai giochi straordinari ai giochi annuali
Questi giochi non erano sempre celebrati ogni anno all’inizio. Spesso erano basati su un voto (votum) fatto da un comandante militare e celebrati dopo il suo trionfo. In questa forma straordinaria, erano chiamati ludi magni.
Secondo Tito Livio e altre fonti antiche, esisteva una distinzione tra ludi magni e ludi Romani. I ludi magni designavano i giochi straordinari organizzati in seguito a un voto (votum) pronunciato da un comandante militare, mentre ludi Romani si applicava agli stessi giochi una volta che furono stabiliti come celebrazione annuale regolare (ludi stati). Questa distinzione, identificata dal filologo Friedrich Wilhelm Ritschl, spiega perché i due termini coesistono nelle fonti.
I giochi divennero probabilmente annuali a partire dalla nomina dei primi edili curuli nel 367 a.C., che erano responsabili della loro supervisione. Dal 366 a.C., si svolgevano regolarmente ogni anno.
Evoluzione della durata e delle date
Inizialmente organizzati dai consoli, poi dagli edili curuli, questi giochi duravano all’inizio un giorno. Dopo l’espulsione dei re nel 509 a.C., fu aggiunto un secondo giorno, seguito da un terzo giorno dopo la prima secessione della plebe nel 494 a.C.
Dal 366 a.C., si svolgevano dal 12 al 14 settembre, poi questo periodo fu esteso dal 5 al 19 settembre. Dal 191 al 171 a.C., i giochi duravano dieci giorni, e poco prima della morte di Cesare, si estendevano per quindici giorni, dal 5 al 19 settembre. Alla fine del 1° secolo a.C., fu aggiunto un giorno supplementare il 4 settembre in onore del divino Giulio Cesare.
La datazione precisa si trova in Cicerone nelle Verrine: menziona 45 giorni tra i Ludi Romani e i Ludi Victoriae Sullanae del 26 ottobre, confermando che il 19 settembre era già l’ultimo giorno dei giochi nel 70 a.C.
Nei calendari dell’epoca augustea, i giorni dei giochi erano annotati dal 4 al 19 settembre, con eventi significativi come l’Epulum Jovis il 13 e l’Equorum probatio (una rivista di cavalleria) il 14. I giochi del circo si tenevano dal 15 al 19 settembre.
Contenuto dei giochi
I Ludi Romani includevano una processione solenne (pompa), corse di carri, competizioni equestri, rappresentazioni teatrali e varie altre esibizioni come combattimenti di pugilato.
Le corse di carri
Le corse di carri dei Ludi Romani avevano una particolarità: ogni carro portava, secondo la tradizione omerica, un conducente (auriga) e un guerriero che, alla fine della corsa, saltava dal carro e finiva a piedi. Questa pratica era specifica dei Ludi Romani. Inizialmente partecipavano solo due carri, corrispondenti alle due fazioni originali: i Bianchi e i Rossi.
Le competizioni equestri
Durante le esibizioni equestri dell’Equorum probatio, ogni cavaliere conduceva un secondo cavallo per mano, pratica che rifletteva l’uso militare romano arcaico dove i cavalieri utilizzavano due cavalcature in battaglia, come i Tarentini nella guerra greca. Questi cavalieri erano chiamati desultores.
Il teatro
Fu durante questi giochi che il teatro, ispirato al teatro greco, fu introdotto a Roma. Dopo l’introduzione del teatro nel 364 a.C., durante questi giochi venivano rappresentate opere teatrali, e nel 214 a.C., i ludi scenici occupavano quattro giorni del festival. Nel 161 a.C., il Phormio di Terenzio fu rappresentato durante questi giochi.
Altre esibizioni
I giochi permettevano anche esibizioni minori supplementari: pugili, danzatori e competizioni di cavalleria giovanile (ludus Trojae). La corona conquistata dal vincitore (premio alla maniera greca) poteva essere posta sulla sua bara alla morte, privilegio iscritto nelle Dodici Tavole. Durante il festival, i guerrieri che avevano ottenuto vere vittorie militari portavano le spoglie nemiche conquistate e una corona d’alloro.
Evoluzione tardiva
Nel Calendario di Filocalo (354 d.C.), i giochi duravano ormai solo dal 12 al 15 settembre, mostrando la loro riduzione nell’epoca tardiva dell’Impero.
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English version
IN BRIEF. Each September, Rome celebrated its greatest games in honour of Jupiter. These spectacles lasted up to fifteen days: chariot races with warriors leaping whilst in motion, horsemen on two mounts, adapted Greek theatre. Initially linked to victorious generals’ vows, they became an annual festival from 366 BC.
The Ludi Romani: From Military Vow to Jupiter’s Annual Festival
The Ludi Romani (‘Roman Games’) or Ludi magni (‘Great Games’) were a major religious festival in ancient Rome, comprising several ceremonies called ludi. These games, regarded as Rome’s principal festival, were organised in honour of Jupiter.
Traditional origins
According to tradition, they were established by Tarquinius Priscus following his conquest of the Latin town of Apiolae. However, sources such as Dionysius of Halicarnassus and Cicero attribute them to the Roman victory over the Latins at the Battle of Lake Regillus, circa 496 BC.
Evolution from extraordinary games to annual games
These games were not always celebrated annually at their inception. Often they were based upon a vow (votum) made by a military commander and celebrated after his triumph. In this extraordinary form, they were called ludi magni.
According to Livy and other ancient sources, there existed a distinction between ludi magni and ludi Romani. The ludi magni designated the extraordinary games organised following a vow (votum) pronounced by a military commander, whilst ludi Romani applied to the same games once they were established as a regular annual celebration (ludi stati). This distinction, identified by the philologist Friedrich Wilhelm Ritschl, explains why both terms coexist in the sources.
The games probably became annual from the appointment of the first curule aediles in 367 BC, who were responsible for their supervision. From 366 BC onwards, they were held regularly each year.
Evolution of duration and dates
Initially organised by the consuls, then by the curule aediles, these games lasted only one day at first. After the expulsion of the kings in 509 BC, a second day was added, followed by a third day after the first secession of the plebs in 494 BC.
From 366 BC, they were held from 12 to 14 September, then this period was extended from 5 to 19 September. From 191 to 171 BC, the games lasted ten days, and shortly before Caesar’s death, they extended for fifteen days, from 5 to 19 September. At the end of the 1st century BC, an additional day was added on 4 September in honour of the divine Julius Caesar.
The precise dating is found in Cicero’s Verrines: he mentions 45 days between the Ludi Romani and the Ludi Victoriae Sullanae of 26 October, confirming that 19 September was already the last day of the games in 70 BC.
In calendars of the Augustan era, the days of the games were noted from 4 to 19 September, with significant events such as the Epulum Jovis on the 13th and the Equorum probatio (a cavalry review) on the 14th. The circus games were held from the 15th to the 19th September.
Content of the games
The Ludi Romani included a solemn procession (pompa), chariot races, equestrian competitions, theatrical performances, and various other exhibitions such as boxing matches.
The chariot races
The chariot races of the Ludi Romani had a particular feature: each chariot carried, according to Homeric tradition, a driver (auriga) and a warrior who, at the end of the race, leapt from the chariot and finished on foot. This practice was specific to the Ludi Romani. Initially, only two chariots participated, corresponding to the two original factions: the Whites and the Reds.
The equestrian competitions
During the equestrian exhibitions of the Equorum probatio, each horseman led a second horse by hand, a practice reflecting archaic Roman military usage where cavalrymen used two mounts in battle, like the Tarentines in Greek warfare. These horsemen were called desultores.
The theatre
It was during these games that theatre, inspired by Greek drama, was introduced to Rome. After the introduction of theatre in 364 BC, plays were performed during these games, and in 214 BC, the ludi scenici occupied four days of the festival. In 161 BC, Terence’s Phormio was performed at these games.
Other exhibitions
The games also allowed for additional minor exhibitions: boxers, dancers, and youth cavalry competitions (ludus Trojae). The crown won by the victor (a prize in the Greek manner) could be placed upon his bier at death, a privilege inscribed in the Twelve Tables. During the festival, warriors who had achieved real military victories wore the enemy spoils they had conquered and a laurel crown.
Later evolution
In the Calendar of Philocalus (AD 354), the games lasted only from 12 to 15 September, showing their reduction in the later period of the Empire.
Dates
5 septembre 2026 - 19 septembre 2026 (Toute la journée)










