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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
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Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de chars, les combats de gladiateurs et les performances théâtrales qui fascinaient les Romains. Amphithéâtres vertigineux, cirques immenses ou théâtres richement décorés, le monde captivant du spectacle antique se décline au long d’une exposition qui prend ses quartiers dans la Villa romaine de Pully, après avoir connu un grand succès à Lugdunum – Musée et théâtres romains de Lyon.
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Les prochaines fêtes du calendrier romain
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202623aoûtToute la journéeVolcanalia
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Ante diem decimum Kalendas Septembres
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Ante diem decimum Kalendas Septembres

EN BREF. Le 23 août, Rome a célébré les Volcanalia, jour férié dédié à Vulcain. Varron affirme que le peuple jetait alors dans le feu «des êtres vivants» – sans jamais mentionner de poissons, contrairement à une image aujourd’hui répandue. Sous Domitien, un vœu resté longtemps sans suite a donné lieu à un sacrifice annuel destiné explicitement à écarter les incendies.
Volcanalia: le jour où Rome apaisait le feu
Les calendriers romains appellent cette fête Volcanalia – la graphie antique, que l’usage plus tardif a transformée en Vulcanalia. Elle tombe le 23 août, dixième jour avant les calendes de septembre, et figure comme jour férié public dans plusieurs calendriers conservés. Le dieu qu’elle honore, Vulcain, n’a laissé qu’un rituel décrit avec précision par un seul auteur antique: Varron. Le reste du dossier – calendriers peints, inscriptions impériales, anecdotes d’historiens – dessine une fête dont l’identité a traversé plusieurs siècles, sans que son sens le plus ancien se laisse jamais totalement fixer.
Un jour inscrit dans plusieurs calendriers
Le plus ancien témoin matériel de cette date est peint. Les Fasti Antiates maiores, calendrier antérieur à la réforme julienne daté du milieu du 1er siècle avant notre ère, portent au 23 Sextilis (nom du mois avant qu’Auguste ne le rebaptise) une notice partiellement effacée[1]. Seule la mention des Volcanalia est assurée.
D’autres calendriers, d’époque impériale, confirment la date. Les Fasti Maffeiani portent simplement VOLC. NP; les Fasti Pinciani, VOLC. N, suivi du nom Volcano; les Fasti Vallenses livrent une précision topographique bienvenue: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio[2], «à Vulcain, dans le Cirque Flaminius». Un dernier calendrier, celui des frères Arvales, mentionne ce même jour Vulcain, Quirinus et les Nymphes, mais son texte est trop lacunaire pour qu’on en tire davantage qu’un indice: plusieurs actes cultuels distincts se déroulaient donc, le même 23 août, en plusieurs points de Rome.
Des «êtres vivants» jetés au feu… mais pas forcément des poissons
Le témoignage le plus explicite sur le rituel du jour vient de Varron. Dans son traité sur la langue latine, il écrit: «Les Volcanalia tirent leur nom de Vulcain, parce que c’est alors sa fête et parce que, ce jour-là, le peuple jette dans le feu, pour lui-même, des êtres vivants»[3]. Le mot qu’il emploie, animalia, désigne des êtres vivants en général; Varron ne précise ni leur espèce ni leur nombre, et ne parle à aucun moment de poissons.
Les poissons apparaissent ailleurs, dans un texte distinct. Festus décrit des jeux appelés Piscatorii ludi, célébrés chaque année au mois de juin en faveur des pêcheurs du Tibre: leur prise, écrit-il, «n’arrive pas au marché, mais généralement à l’aire de Vulcain, parce que des petits poissons vivants de cette espèce sont donnés à ce dieu pour les âmes humaines»[4]. Ce rite est daté de juin, pas du 23 août, et Festus ne le rattache lui-même à aucune autre fête.
Le rapprochement entre les deux textes est ancien et il a beaucoup circulé: si les animalia de Varron sont des poissons, et si ces poissons sont donnés pro animis humanis, alors les Volcanalia auraient consisté à brûler vifs de petits poissons en substitut de vies humaines. Cette lecture a ses partisans parmi les chercheurs depuis les années 1930, renforcés par un rapprochement avec un autre rite romain de conjuration de la foudre, où un poisson vivant se substitue symboliquement à une victime humaine. Elle a aussi ses opposants: rien, dans les textes conservés, n’identifie explicitement les animalia du 23 août aux pisciculi de juin.
Une étude récente a poussé la reconstruction plus loin, en proposant une espèce précise: l’alose feinte, poisson qui remonte le Tibre au printemps pour s’y reproduire, avant que les jeunes ne redescendent vers la mer à la fin de l’été – ce qui correspondrait au calendrier des deux fêtes. C’est une hypothèse ingénieuse, mais son auteur même reconnaît que rien de cela n’est «décrit directement par les sources».
Un parallèle provincial est parfois invoqué dans le même sens: à Narbonne, deux magistrats ont fait construire, sur fonds publics, un autel à Vulcain, une aire close et un bassin (piscina)[5]. L’idée que ce bassin ait pu servir à conserver des poissons destinés à un tel sacrifice reste une simple suggestion, formulée avec prudence par son auteur; rien, dans l’inscription elle-même, ne mentionne ni poisson ni sacrifice, et rien ne la relie aux Volcanalia.
Sous Domitien, un sacrifice d’État contre l’incendie
Pour l’époque impériale, le dossier change de nature: il devient épigraphique, et beaucoup plus ferme. Une inscription, connue en plusieurs exemplaires retrouvés en différents points de Rome, rappelle qu’un vœu formulé pour écarter les incendies était resté longtemps sans suite: «à la suite d’un vœu qui avait été formulé mais qui était depuis longtemps négligé et n’avait pas été acquitté, afin d’écarter les incendies, lorsque la Ville brûla pendant neuf jours au temps de Néron […], afin que le préteur accomplisse chaque année un sacrifice aux Volcanalia, le dixième jour avant les calendes de septembre, avec un veau roux et un verrat»[6]. Ici, la fonction anti-incendie n’a rien d’une reconstruction: le texte l’énonce clairement.
Des travaux récents sur cette épigraphie ont établi qu’il s’agit en réalité de trois inscriptions distinctes, provenant de trois lieux différents de Rome, chacune réglementant un espace tenu à l’écart de toute construction, de tout commerce et de toute culture. Cette organisation s’inscrit dans un dispositif plus large: un culte rendu à Vulcain sous le titre de Volcanus Quietus – «Vulcain apaisé» – associé à Stata Mater, dont les dédicaces reviennent le plus souvent à des responsables de quartier chargés, depuis Auguste, de la lutte contre les incendies.
La fête a gardé son identité pendant des siècles, bien au-delà de ce dispositif domitien. Appien raconte que la défaite du général romain Fulvius Nobilior face aux Celtibères, en 153 avant notre ère, est survenue le jour de la fête de Vulcain, et qu’aucun général romain, depuis, n’a plus engagé le combat ce jour-là sans y être contraint[7]. Pline le Jeune note que son oncle réglait ses veillées d’étude sur cette date: «à partir des Vulcanalia, il commençait à travailler de nuit, non pour en tirer un présage, mais pour étudier, dès le cœur de la nuit»[8]. Dion Cassius rapporte qu’en 217, la foudre est tombée sur le Colisée précisément ce jour-là. Un texte chrétien tardif, longtemps attribué à Paulin de Nole, décrit une pratique qui lui est encore contemporaine: «maintenant, toute la foule crédule suspend au Soleil des vêtements pendant les Vulcanalia»[9] – souvenir, chez cet auteur tardif, d’un mythe associant Vulcain au Soleil, dont l’attribution du poème et la datation restent elles-mêmes discutées.
Études modernes consultées
- H. J. Rose, «The Cult of Volkanus at Rome», Journal of Roman Studies, 23, 1933, p. 46-63.
- Gérard Capdeville, Volcanus, 1995.
- Paolo Braconi, «Dall’aes piscatorium all’anulus piscatoris. Vulcano, i pesci e il romanzo del fuoco nell’acqua», dans V. Gasparini (dir.), Vestigia, Stuttgart, 2016, p. 107-118.
- Eckhard Wirbelauer, «Feuer in der Stadt? Zur Verehrung von Volcanus und Stata Mater im kaiserzeitlichen Rom», dans Les enfants d’Acca Larentia. Hommages à John Scheid, Naples, 2026, p. 297-314.
(1) Fasti Antiates maiores, Inscriptiones Italiae XIII.2, 1 = ILLRP 9, 23 Sextilis: V[olc(analia)] V[olk(ano) H]orae Qui[rino] [Maiae? s]upr(a) Comi(tium) (restitution partielle; seule la mention des Volcanalia est assurée).
(2) Fasti Maffeiani: VOLC. NP. Fasti Pinciani: VOLC. N / Volcano. Fasti Vallenses: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio.
(3) Varron, De lingua Latina, VI, 20:
Volcanalia a Volcano, quod ei tum feriae et quod eo die populus pro se in ignem animalia mittit.
(4) Festus, De verborum significatu, 274 Lindsay: Piscatorii ludi vocantur, qui quotannis mense Iunio trans Tiberim fieri solent a praetore urbano pro piscatoribus Tiberinis; quorum quaestus non in macellum pervenit, sed fere in aream Volkani, quod id genus pisciculorum vivorum datur ei deo pro animis humanis.
(5) CIL XII 4338 = ILS 3298 (Narbo Martius):
Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus, M(arcus) Varius L(uci) f(ilius) Capito, pr(aetores) IIvir(i), aram Volcano maceriamq(ue) aream saepiendam piscinamque ex d(ecreto) d(ecurionum) de pecunia publica facie(n)da coer(averunt). Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus probavit.
«Quintus Vibius Maxumus, fils de Quintus, et Marcus Varius Capito, fils de Lucius, préteurs duumvirs, ont veillé à faire réaliser, par décret des décurions et aux frais publics, un autel à Vulcain, un mur d’enceinte destiné à enclore l’aire, ainsi qu’une piscina. Quintus Vibius Maxumus, fils de Quintus, en a approuvé [les travaux].»
(6) CIL VI 826 = CIL VI 30837 = ILS 4914:
ex voto suscepto quod diu erat neglectum nec redditum incendiorum arcendorum causa, quando urbs per novem dies arsit Neronianis temporibus […] et ut praetor […] sacrum faciat […] Volcanalibus X K(alendas) Septembres omnibus annis vitulo robeo et verre.(7) Appien, Guerres d’Espagne (Iberica), 45:
ἐγίγνετο δὲ ταῦθ’, ὅτε Ῥωμαῖοι τῷ Ἡφαίστῳ τὴν ἑορτὴν ἄγουσιν· ὅθεν οὐδεὶς ἂν ἑκὼν ἄρξειεν ἐξ ἐκείνου μάχης παρὰ τήνδε τὴν ἡμέραν.
«Ces événements eurent lieu au moment où les Romains célèbrent la fête de Vulcain ; c’est pourquoi, depuis lors, personne ne commencerait volontairement une bataille ce jour-là.»
(8) Pline le Jeune, Lettres, III, 5, 8: Lucubrare Vulcanalibus incipiebat, non auspicandi causa sed studendi, statim a nocte multa…
(9) Pseudo-Paulin de Nole, Carmen 32, 137-139: nunc omnis credula turba suspendunt Soli per Vulcanalia vestes.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
🇮🇹 Versione italiana
IN BREVE. Il 23 agosto Roma celebrava i Volcanalia, giorno festivo dedicato a Vulcano. Varrone afferma che in quell’occasione il popolo gettava nel fuoco «esseri viventi» – senza mai menzionare pesci, contrariamente a un’immagine oggi diffusa. Sotto Domiziano, un voto rimasto a lungo inattuato diede origine a un sacrificio annuale destinato esplicitamente a scongiurare gli incendi.
Volcanalia: il giorno in cui Roma placava il fuoco
I calendari romani chiamano questa festa Volcanalia – la grafia antica, che l’uso più tardo trasformò in Vulcanalia. Cade il 23 agosto, decimo giorno prima delle calende di settembre, e figura come giorno festivo pubblico in diversi calendari conservati. Il dio che essa onora, Vulcano, ha lasciato un solo rituale descritto con precisione da un unico autore antico: Varrone. Il resto della documentazione – calendari dipinti, iscrizioni imperiali, aneddoti di storici – disegna una festa la cui identità ha attraversato diversi secoli, senza che il suo significato più antico si lasci mai fissare del tutto.
Un giorno iscritto in diversi calendari
La più antica testimonianza materiale di questa data è dipinta. I Fasti Antiates maiores, calendario anteriore alla riforma giuliana datato alla metà del I secolo a.C., recano al 23 Sextilis (nome del mese prima che Augusto lo ribattezzasse) una notizia parzialmente cancellata[1]. È certa solo la menzione dei Volcanalia.
Altri calendari, di epoca imperiale, confermano la data. I Fasti Maffeiani recano semplicemente VOLC. NP; i Fasti Pinciani, VOLC. N, seguito dal nome Volcano; i Fasti Vallenses offrono una precisazione topografica benvenuta: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio[2], «a Vulcano, nel Circo Flaminio». Un ultimo calendario, quello dei fratelli Arvali, menziona in questo stesso giorno Vulcano, Quirino e le Ninfe, ma il suo testo è troppo lacunoso perché se ne possa trarre più di un indizio: diversi atti cultuali distinti si svolgevano dunque, lo stesso 23 agosto, in più punti di Roma.
«Esseri viventi» gettati nel fuoco… ma non necessariamente pesci
La testimonianza più esplicita sul rituale del giorno viene da Varrone. Nel suo trattato sulla lingua latina, egli scrive: «I Volcanalia traggono il loro nome da Vulcano, perché allora è la sua festa e perché, in quel giorno, il popolo getta nel fuoco, per sé stesso, esseri viventi»[3]. La parola che egli impiega, animalia, designa esseri viventi in generale; Varrone non ne precisa né la specie né il numero, e non parla in alcun momento di pesci.
I pesci compaiono altrove, in un testo distinto. Festo descrive dei giochi chiamati Piscatorii ludi, celebrati ogni anno nel mese di giugno a favore dei pescatori del Tevere: la loro pesca, scrive, «non arriva al mercato, ma generalmente all’area di Vulcano, perché pesciolini vivi di questa specie sono dati a questo dio per le anime umane»[4]. Questo rito è datato a giugno, non al 23 agosto, e lo stesso Festo non lo collega ad alcun’altra festa.
L’accostamento tra i due testi è antico e ha molto circolato: se gli animalia di Varrone sono pesci, e se questi pesci sono dati pro animis humanis, allora i Volcanalia sarebbero consistiti nel bruciare vivi piccoli pesci in sostituzione di vite umane. Questa lettura ha i suoi sostenitori tra gli studiosi sin dagli anni Trenta, rafforzati da un accostamento con un altro rito romano di scongiuro del fulmine, in cui un pesce vivo si sostituisce simbolicamente a una vittima umana. Ha anche i suoi oppositori: nulla, nei testi conservati, identifica esplicitamente gli animalia del 23 agosto ai pisciculi di giugno.
Uno studio recente ha spinto la ricostruzione più in là, proponendo una specie precisa: l’alosa, pesce che risale il Tevere in primavera per riprodursi, prima che i giovani ridiscendano verso il mare alla fine dell’estate – il che corrisponderebbe al calendario delle due feste. È un’ipotesi ingegnosa, ma lo stesso autore riconosce che nulla di tutto ciò è «descritto direttamente dalle fonti».
Un parallelo provinciale è talvolta invocato nello stesso senso: a Narbona, due magistrati fecero costruire, con fondi pubblici, un altare a Vulcano, un’area recintata e una vasca (piscina)[5]. L’idea che questa vasca possa essere servita a conservare pesci destinati a un tale sacrificio resta una semplice ipotesi, formulata con prudenza dal suo stesso autore; nulla, nell’iscrizione stessa, menziona né pesce né sacrificio, e nulla la collega ai Volcanalia.
Sotto Domiziano, un sacrificio di Stato contro l’incendio
Per l’epoca imperiale, la documentazione cambia natura: diventa epigrafica, e molto più solida. Un’iscrizione, nota in più esemplari ritrovati in diversi punti di Roma, ricorda che un voto formulato per scongiurare gli incendi era rimasto a lungo inattuato: «in seguito a un voto che era stato formulato ma che da tempo era stato trascurato e non era stato assolto, al fine di scongiurare gli incendi, quando la Città bruciò per nove giorni al tempo di Nerone […], affinché il pretore compia ogni anno un sacrificio ai Volcanalia, il decimo giorno prima delle calende di settembre, con un vitello rosso e un verro»[6]. Qui, la funzione anti-incendio non ha nulla di una ricostruzione: il testo lo enuncia chiaramente.
Studi recenti su questa epigrafia hanno stabilito che si tratta in realtà di tre iscrizioni distinte, provenienti da tre luoghi diversi di Roma, ciascuna delle quali regolamenta uno spazio tenuto al riparo da ogni costruzione, da ogni commercio e da ogni coltivazione. Questa organizzazione si inserisce in un dispositivo più ampio: un culto reso a Vulcano sotto il titolo di Volcanus Quietus – «Vulcano placato» – associato a Stata Mater, le cui dediche spettano il più delle volte a responsabili di quartiere incaricati, fin da Augusto, della lotta contro gli incendi.
La festa ha conservato la propria identità per secoli, ben oltre questo dispositivo domizianeo. Appiano racconta che la sconfitta del generale romano Fulvio Nobiliore contro i Celtiberi, nel 153 a.C., avvenne il giorno della festa di Vulcano, e che nessun generale romano, da allora, ingaggiò più il combattimento in quel giorno senza esservi costretto[7]. Plinio il Giovane annota che suo zio regolava le sue veglie di studio su questa data: «a partire dai Vulcanalia, cominciava a lavorare di notte, non per trarne un presagio, ma per studiare, fin dal cuore della notte»[8]. Cassio Dione riferisce che nel 217 un fulmine cadde sul Colosseo proprio in quel giorno. Un testo cristiano tardo, a lungo attribuito a Paolino da Nola, descrive una pratica a lui ancora contemporanea: «ora, tutta la folla credula appende al Sole vesti durante i Vulcanalia»[9] – ricordo, in questo autore tardo, di un mito che associa Vulcano al Sole, la cui attribuzione del poema e la cui datazione restano esse stesse discusse.
Studi moderni consultati
- H. J. Rose, «The Cult of Volkanus at Rome», Journal of Roman Studies, 23, 1933, p. 46-63.
- Gérard Capdeville, Volcanus, 1995.
- Paolo Braconi, «Dall’aes piscatorium all’anulus piscatoris. Vulcano, i pesci e il romanzo del fuoco nell’acqua», in V. Gasparini (a cura di), Vestigia, Stoccarda, 2016, p. 107-118.
- Eckhard Wirbelauer, «Feuer in der Stadt? Zur Verehrung von Volcanus und Stata Mater im kaiserzeitlichen Rom», in Les enfants d’Acca Larentia. Hommages à John Scheid, Napoli, 2026, p. 297-314.
(1) Fasti Antiates maiores, Inscriptiones Italiae XIII.2, 1 = ILLRP 9, 23 Sextilis: V[olc(analia)] V[olk(ano) H]orae Qui[rino] [Maiae? s]upr(a) Comi(tium) (ricostruzione parziale; è certa solo la menzione dei Volcanalia).
(2) Fasti Maffeiani: VOLC. NP. Fasti Pinciani: VOLC. N / Volcano. Fasti Vallenses: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio.
(3) Varrone, De lingua Latina, VI, 20:
Volcanalia a Volcano, quod ei tum feriae et quod eo die populus pro se in ignem animalia mittit.
(4) Festo, De verborum significatu, 274 Lindsay: Piscatorii ludi vocantur, qui quotannis mense Iunio trans Tiberim fieri solent a praetore urbano pro piscatoribus Tiberinis; quorum quaestus non in macellum pervenit, sed fere in aream Volkani, quod id genus pisciculorum vivorum datur ei deo pro animis humanis.
(5) CIL XII 4338 = ILS 3298 (Narbo Martius):
Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus, M(arcus) Varius L(uci) f(ilius) Capito, pr(aetores) IIvir(i), aram Volcano maceriamq(ue) aream saepiendam piscinamque ex d(ecreto) d(ecurionum) de pecunia publica facie(n)da coer(averunt). Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus probavit.
«Quinto Vibio Massimo, figlio di Quinto, e Marco Vario Capitone, figlio di Lucio, pretori duumviri, curarono che fossero realizzati, per decreto dei decurioni e a spese pubbliche, un altare a Vulcano, un muro di cinta destinato a recingere l’area, nonché una piscina. Quinto Vibio Massimo, figlio di Quinto, ne approvò [i lavori].»
(6) CIL VI 826 = CIL VI 30837 = ILS 4914:
ex voto suscepto quod diu erat neglectum nec redditum incendiorum arcendorum causa, quando urbs per novem dies arsit Neronianis temporibus […] et ut praetor […] sacrum faciat […] Volcanalibus X K(alendas) Septembres omnibus annis vitulo robeo et verre.(7) Appiano, Guerre di Spagna (Iberica), 45:
ἐγίγνετο δὲ ταῦθ᾽, ὅτε Ῥωμαῖοι τῷ Ἡφαίστῳ τὴν ἑορτὴν ἄγουσιν· ὅθεν οὐδεὶς ἂν ἑκὼν ἄρξειεν ἐξ ἐκείνου μάχης παρὰ τήνδε τὴν ἡμέραν.
«Questi eventi accaddero nel momento in cui i Romani celebravano la festa di Vulcano; per questo, da allora, nessuno avrebbe intenzionalmente iniziato una battaglia in quel giorno.»
(8) Plinio il Giovane, Lettere, III, 5, 8: Lucubrare Vulcanalibus incipiebat, non auspicandi causa sed studendi, statim a nocte multa…
(9) Pseudo-Paolino da Nola, Carmen 32, 137-139: nunc omnis credula turba suspendunt Soli per Vulcanalia vestes.
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🇬🇧 English version
IN BRIEF. On 23 August, Rome celebrated the Volcanalia, a public holiday dedicated to Vulcan. Varro states that on that day the people threw “living creatures” into the fire – never mentioning fish, contrary to a widespread image today. Under Domitian, a vow long left unfulfilled gave rise to an annual sacrifice explicitly intended to ward off fires.
Volcanalia: the day Rome appeased the fire
Roman calendars call this festival Volcanalia – the ancient spelling, which later usage turned into Vulcanalia. It falls on 23 August, the tenth day before the Kalends of September, and appears as a public holiday in several surviving calendars. The god it honours, Vulcan, left behind only one ritual described in detail by a single ancient author: Varro. The rest of the record – painted calendars, imperial inscriptions, historians’ anecdotes – sketches a festival whose identity endured across several centuries, without its earliest meaning ever being fully pinned down.
A day recorded in several calendars
The oldest surviving physical evidence for this date is painted. The Fasti Antiates maiores, a pre-Julian calendar dated to the mid-1st century BCE, bear a partly effaced notice on 23 Sextilis (the month’s name before Augustus renamed it)[1]. Only the mention of the Volcanalia is certain.
Other, imperial-era calendars confirm the date. The Fasti Maffeiani simply read VOLC. NP; the Fasti Pinciani, VOLC. N, followed by the name Volcano; the Fasti Vallenses supply a welcome topographical detail: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio[2], “to Vulcan, in the Circus Flaminius”. One last calendar, that of the Arval Brethren, mentions Vulcan, Quirinus and the Nymphs on this same day, but its text is too fragmentary to yield more than a clue: several distinct cultic acts were thus taking place, on that same 23 August, at several points across Rome.
“Living creatures” thrown into the fire… but not necessarily fish
The most explicit testimony on the day’s ritual comes from Varro. In his treatise on the Latin language, he writes: “The Volcanalia take their name from Vulcan, because it is then his festival and because, on that day, the people throw living creatures into the fire on their own behalf”[3]. The word he uses, animalia, denotes living creatures in general; Varro specifies neither their species nor their number, and never mentions fish.
Fish appear elsewhere, in a separate text. Festus describes games called Piscatorii ludi, held every year in the month of June on behalf of the fishermen of the Tiber: their catch, he writes, “does not reach the market, but generally goes to Vulcan’s precinct, because live young fish of this kind are given to that god on behalf of human souls”[4]. This rite is dated to June, not to 23 August, and Festus himself does not link it to any other festival.
The connection between the two texts is old and has circulated widely: if Varro’s animalia are fish, and if these fish are given pro animis humanis, then the Volcanalia would have consisted of burning small fish alive as a substitute for human lives. This reading has had supporters among scholars since the 1930s, reinforced by a comparison with another Roman rite for averting lightning, in which a live fish symbolically substitutes for a human victim. It also has its opponents: nothing in the surviving texts explicitly identifies the animalia of 23 August with the pisciculi of June.
A recent study has pushed the reconstruction further, proposing a specific species: the twaite shad, a fish that swims up the Tiber in spring to spawn, before the young head back down to the sea at the end of summer – which would match the calendar of the two festivals. It is an ingenious hypothesis, but even its author acknowledges that none of this is “directly described by the sources”.
A provincial parallel is sometimes invoked in the same vein: at Narbonne, two magistrates had an altar to Vulcan, an enclosed precinct and a pool (piscina) built at public expense[5]. The idea that this pool might have been used to keep fish intended for such a sacrifice remains a mere suggestion, cautiously put forward by its own author; nothing in the inscription itself mentions fish or sacrifice, and nothing links it to the Volcanalia.
Under Domitian, a state sacrifice against fire
For the imperial period, the record changes in nature: it becomes epigraphic, and far more solid. An inscription, known from several copies found at different points in Rome, records that a vow made to ward off fires had long gone unfulfilled: “following a vow that had been made but had long been neglected and left unpaid, in order to ward off fires, when the City burned for nine days in the time of Nero […], so that the praetor should perform a sacrifice every year at the Volcanalia, on the tenth day before the Kalends of September, with a red calf and a boar”[6]. Here, the fire-warding function is no reconstruction: the text states it plainly.
Recent work on this epigraphy has established that it is in fact three separate inscriptions, from three different locations in Rome, each regulating a space kept free of any building, trade or cultivation. This arrangement belongs to a wider scheme: a cult paid to Vulcan under the title Volcanus Quietus – “Vulcan appeased” – associated with Stata Mater, whose dedications most often fall to district officials responsible, since Augustus, for fighting fires.
The festival kept its identity for centuries, well beyond this Domitianic scheme. Appian relates that the defeat of the Roman general Fulvius Nobilior against the Celtiberians, in 153 BCE, occurred on the day of Vulcan’s festival, and that no Roman general since has willingly given battle on that day without being forced to[7]. Pliny the Younger notes that his uncle timed his nights of study by this date: “from the Vulcanalia onward, he began working at night, not to draw an omen from it, but to study, from deep in the night”[8]. Cassius Dio reports that in 217 lightning struck the Colosseum on that very day. A late Christian text, long attributed to Paulinus of Nola, describes a practice still current in his own time: “now the whole credulous crowd hangs garments out to the Sun during the Vulcanalia”[9] – a memory, in this late author, of a myth linking Vulcan to the Sun, whose attribution and dating are themselves still debated.
Modern studies consulted
- H. J. Rose, “The Cult of Volkanus at Rome”, Journal of Roman Studies, 23, 1933, p. 46-63.
- Gérard Capdeville, Volcanus, 1995.
- Paolo Braconi, “Dall’aes piscatorium all’anulus piscatoris. Vulcano, i pesci e il romanzo del fuoco nell’acqua”, in V. Gasparini (ed.), Vestigia, Stuttgart, 2016, p. 107-118.
- Eckhard Wirbelauer, “Feuer in der Stadt? Zur Verehrung von Volcanus und Stata Mater im kaiserzeitlichen Rom”, in Les enfants d’Acca Larentia. Hommages à John Scheid, Naples, 2026, p. 297-314.
(1) Fasti Antiates maiores, Inscriptiones Italiae XIII.2, 1 = ILLRP 9, 23 Sextilis: V[olc(analia)] V[olk(ano) H]orae Qui[rino] [Maiae? s]upr(a) Comi(tium) (partial restoration; only the mention of the Volcanalia is certain).
(2) Fasti Maffeiani: VOLC. NP. Fasti Pinciani: VOLC. N / Volcano. Fasti Vallenses: VOLCAN. NP – Volcano in circo Flaminio.
(3) Varro, De lingua Latina, VI, 20:
Volcanalia a Volcano, quod ei tum feriae et quod eo die populus pro se in ignem animalia mittit.
(4) Festus, De verborum significatu, 274 Lindsay: Piscatorii ludi vocantur, qui quotannis mense Iunio trans Tiberim fieri solent a praetore urbano pro piscatoribus Tiberinis; quorum quaestus non in macellum pervenit, sed fere in aream Volkani, quod id genus pisciculorum vivorum datur ei deo pro animis humanis.
(5) CIL XII 4338 = ILS 3298 (Narbo Martius):
Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus, M(arcus) Varius L(uci) f(ilius) Capito, pr(aetores) IIvir(i), aram Volcano maceriamq(ue) aream saepiendam piscinamque ex d(ecreto) d(ecurionum) de pecunia publica facie(n)da coer(averunt). Q(uintus) Vibius Q(uinti) f(ilius) Maxumus probavit.
“Quintus Vibius Maxumus, son of Quintus, and Marcus Varius Capito, son of Lucius, praetors and duumviri, saw to it that an altar to Vulcan, a boundary wall enclosing the precinct, and a pool were built at public expense, by decree of the decurions. Quintus Vibius Maxumus, son of Quintus, approved [the work].”
(6) CIL VI 826 = CIL VI 30837 = ILS 4914:
ex voto suscepto quod diu erat neglectum nec redditum incendiorum arcendorum causa, quando urbs per novem dies arsit Neronianis temporibus […] et ut praetor […] sacrum faciat […] Volcanalibus X K(alendas) Septembres omnibus annis vitulo robeo et verre.(7) Appian, Spanish Wars (Iberica), 45:
ἐγίγνετο δὲ ταῦθ᾽, ὅτε Ῥωμαῖοι τῷ Ἡφαίστῳ τὴν ἑορτὴν ἄγουσιν· ὅθεν οὐδεὶς ἂν ἑκὼν ἄρξειεν ἐξ ἐκείνου μάχης παρὰ τήνδε τὴν ἡμέραν.
“These events took place at the time when the Romans celebrate the festival of Vulcan; hence no one has since willingly begun a battle on that day.”
(8) Pliny the Younger, Letters, III, 5, 8: Lucubrare Vulcanalibus incipiebat, non auspicandi causa sed studendi, statim a nocte multa…
(9) Pseudo-Paulinus of Nola, Carmen 32, 137-139: nunc omnis credula turba suspendunt Soli per Vulcanalia vestes.
Dates
23 août 2026 Toute la journée
202627aoûtToute la journéeVolturnalia
Description
Ante diem sextum Kalendas Septembres D'après une statue connue sous le nom de Marforio, datant du
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Ante diem sextum Kalendas Septembres

Parmi les nombreuses célébrations religieuses qui rythmaient le calendrier de la Rome antique, les Volturnalia tenaient une place singulière. Fêtée le 27 août, cette célébration était dédiée au dieu Volturnus, une divinité mineure du panthéon romain, sans doute d’origine samnite, dont les attributions semblent avoir été à la fois liées aux vents et aux fleuves.
Origines et attributions de Volturnus
Volturnus est une divinité relativement obscure du panthéon romain, mais son culte était important pour les communautés vivant le long du fleuve Volturne, en Campanie. Lors de l’introduction de son culte à Rome, Volturnus a été associé au Tibre. On le considérait comme le père de Juturna, déesse des fontaines, qui avait un sanctuaire dédié sur le Forum romain.
Le nom Volturnus dérive de la racine latine volvere qui signifie «tourner» ou «faire tourner» et suggère une connexion avec le mouvement des courants fluviaux ou des vents. Avec Aquilon, Favonius et Auster, Volturnus était considéré comme l’un des quatre vents fils d’Eole et d’Aurore.
Ainsi, le dieu Volturnus était-il vénéré pour ses associations avec les forces naturelles, en particulier les vents chauds d’été et les cours d’eau, qui étaient essentiels pour l’agriculture et la navigation.
La célébration de la Volturnalia
Les Volturnalia, célébrées le 27 août, coïncidait avec une période de l’année particulièrement marquée par la chaleur estivale et la maturation des récoltes. Il est probable que cette fête était liée à des rites de purification ou de remerciement, destinés à apaiser le dieu et à garantir la fertilité des terres et la douceur des vents pour la navigation.
Comme pour de nombreuses autres divinités fluviales ou liées à la nature, les rites consistaient probablement en des sacrifices d’animaux, des offrandes végétales, ainsi que des libations de vin ou de lait, versées dans le fleuve en hommage à la divinité.
Il est également intéressant de noter que les Volturnalia se déroulaient peu de temps après les Consualia (le 21 août), fêtes consacrées à Consus, dieu des greniers et des réserves de céréales, suggérant un lien saisonnier entre la récolte, le stockage des grains et la gestion des ressources en eau.
Volturnus et la Religion romaine
Volturnus est représentatif du polythéisme romain et de son ancrage profond dans les réalités naturelles et agricoles. À Rome, la religion n’était pas seulement une affaire de grandes divinités comme Jupiter ou Mars, mais aussi de dieux locaux, dont l’influence était limitée mais essentielle pour la survie et le bien-être des communautés. Chaque rivière, source ou phénomène naturel pouvait avoir son propre génie, son propre dieu, comme c’était le cas pour le Volturne.
Les Romains, pragmatiques dans leurs croyances religieuses, honoraient ces divinités mineures avec soin, afin d’assurer la prospérité des cultures, la protection des cités et la santé des citoyens. Les Volturnalia, comme d’autres fêtes religieuses, servait donc non seulement à vénérer une divinité, mais aussi à renforcer les liens entre les hommes et la nature, en reconnaissant la dépendance humaine vis-à-vis des forces naturelles.
Dates
27 août 2026 Toute la journée
202605septToute la journée19Ludi Romani / Ludi magni
Description
Nonis Septembribus - Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres
Description
Nonis Septembribus – Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres

EN BREF. Chaque septembre, Rome célébrait ses plus grands jeux en l’honneur de Jupiter. Ces spectacles duraient jusqu’à quinze jours: courses de chars avec guerrier sautant en marche, cavaliers sur deux chevaux, théâtre grec adapté. D’abord liés aux vœux des généraux victorieux, ils devinrent une fête annuelle dès 366 avant notre ère.
Les Ludi Romani: du vœu militaire à la fête annuelle de Jupiter
Les Ludi Romani («Jeux Romains») ou Ludi magni («Grands Jeux») étaient un festival religieux majeur dans la Rome antique, composé de plusieurs cérémonies appelées ludi. Ces jeux, considérés comme le principal festival romain, étaient organisés en l’honneur de Jupiter.
Origines traditionnelles
Selon la tradition, ils auraient été institués par Tarquin l’Ancien après sa conquête de la ville latine d’Apiolae. Cependant, des sources comme Denys d’Halicarnasse et Cicéron les attribuent à la victoire romaine sur les Latins lors de la bataille du lac Régille, vers 496 avant notre ère.
Évolution des jeux extraordinaires aux jeux annuels
Ces jeux n’étaient pas toujours célébrés chaque année à leur début. Souvent, ils étaient basés sur un vœu (votum) fait par un commandant militaire et célébrés après son triomphe. Dans cette forme extraordinaire, ils étaient appelés ludi magni.
Selon Tite-Live et d’autres sources antiques, il existait une distinction entre ludi magni et ludi Romani. Les ludi magni désignaient les jeux extraordinaires organisés suite à un vœu (votum) prononcé par un commandant militaire, tandis que ludi Romani s’appliquait aux mêmes jeux une fois qu’ils furent établis comme célébration annuelle régulière (ludi stati). Cette distinction, identifiée par le philologue Friedrich Wilhelm Ritschl, explique pourquoi les deux termes coexistent dans les sources.
Les jeux sont probablement devenus annuels à partir de la nomination des premiers édiles curules en 367 avant notre ère, qui étaient responsables de leur supervision. À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient régulièrement chaque année.
Évolution de la durée et des dates
Initialement organisés par les consuls, puis par les édiles curules, ces jeux duraient d’abord un jour. Après l’expulsion des rois en 509 avant notre ère, un deuxième jour fut ajouté, suivi d’un troisième jour après la première sécession de la plèbe en 494 avant notre ère.
À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient du 12 au 14 septembre, puis cette période fut étendue du 5 au 19 septembre. De 191 à 171 avant notre ère, les jeux duraient dix jours, et peu avant la mort de César, ils s’étendaient sur quinze jours, du 5 au 19 septembre. À la fin du 1er siècle avant notre ère, un jour supplémentaire fut ajouté le 4 septembre en l’honneur du divin Jules César.
La datation précise se trouve chez Cicéron dans les Verrines: il mentionne 45 jours entre les Ludi Romani et les Ludi Victoriae Sullanae du 26 octobre, confirmant que le 19 septembre était déjà le dernier jour des jeux en 70 avant notre ère.
Dans les calendriers de l’époque augustéenne, les jours des jeux étaient notés du 4 au 19 septembre, avec des événements marquants comme l’Epulum Jovis le 13 et l’Equorum probatio (une revue de cavalerie) le 14. Les jeux de cirque se tenaient du 15 au 19 septembre.
Contenu des jeux
Les Ludi Romani incluaient une procession solennelle (pompa), des courses de chars, des compétitions équestres, des représentations théâtrales et diverses autres exhibitions comme des combats de boxe.
Les courses de chars
Les courses de chars des Ludi Romani avaient une particularité: chaque char portait, selon la tradition homérique, un conducteur (auriga) et un guerrier qui, à la fin de la course, sautait du char et terminait à pied. Cette pratique était spécifique aux Ludi Romani. Initialement, seuls deux chars participaient, correspondant aux deux factions originelles: les Blancs et les Rouges.
Les compétitions équestres
Durant les exhibitions équestres de l’Equorum probatio, chaque cavalier menait un second cheval en main, pratique reflétant l’usage militaire romain archaïque où les cavaliers utilisaient deux montures au combat, à l’image des Tarentins dans la guerre grecque. Ces cavaliers étaient appelés desultores.
Le théâtre
C’est durant ces jeux que le théâtre, inspiré du théâtre grec, fut introduit à Rome. Après l’introduction du théâtre en 364 avant notre ère, des pièces étaient jouées durant ces jeux, et en 214 avant notre ère, les ludi scenici occupaient quatre jours du festival. En 161 avant notre ère, le Phormion de Térence fut représenté lors de ces jeux.
Autres exhibitions
Les jeux permettaient également des exhibitions mineures supplémentaires: boxeurs, danseurs, et compétitions de cavalerie juvénile (ludus Trojae). La couronne remportée par le vainqueur (prix à la mode grecque) pouvait être placée sur son cercueil à sa mort, privilège inscrit dans les Douze Tables. Pendant le festival, les guerriers ayant remporté de vraies victoires militaires portaient les dépouilles ennemies conquises et une couronne de laurier.
Évolution tardive
Dans le Calendrier de Philocalus (354 après notre ère), les jeux ne duraient plus que du 12 au 15 septembre, montrant leur réduction à l’époque tardive de l’Empire.
Sources antiques
- Cicéron, Verrines, I, 1, 31; II, 52, 130; De divinatione, I, 26, 55; Philippiques, II, 4, 3, 110
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 95; VII, 71-72
- Festus, De verborum significatu, s.v. Magnos ludos; s.v. Paribus equis
- Tite-Live, Ab urbe condita, I, 35, 9; VI, 42, 12; VIII, 40, 2; XXIII, 29, 5; XXIV, 43, 7; XXV, 2, 8; XXXV, 28, 8; XXXVI, 2; XXXIX, 22, 1; XLIV, 9, 4
Études modernes citées
- Mommsen, Theodor, Römische Forschungen, II, 42-57; Histoire romaine, I, 235-237, 472-473
- Ritschl, Friedrich Wilhelm, Parerga zu Plautus, p. 290
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Versione italiana
IN BREVE. Ogni settembre, Roma celebrava i suoi più grandi giochi in onore di Giove. Questi spettacoli duravano fino a quindici giorni: corse di carri con guerriero che saltava in corsa, cavalieri su due cavalli, teatro greco adattato. Inizialmente legati ai voti dei generali vittoriosi, divennero una festa annuale dal 366 a.C.
I Ludi Romani: dal voto militare alla festa annuale di Giove
I Ludi Romani («Giochi Romani») o Ludi magni («Grandi Giochi») erano un festival religioso importante nell’antica Roma, composto da diverse cerimonie chiamate ludi. Questi giochi, considerati il principale festival romano, erano organizzati in onore di Giove.
Origini tradizionali
Secondo la tradizione, sarebbero stati istituiti da Tarquinio Prisco dopo la sua conquista della città latina di Apiolae. Tuttavia, fonti come Dionigi di Alicarnasso e Cicerone li attribuiscono alla vittoria romana sui Latini nella battaglia del lago Regillo, verso il 496 a.C.
Evoluzione dai giochi straordinari ai giochi annuali
Questi giochi non erano sempre celebrati ogni anno all’inizio. Spesso erano basati su un voto (votum) fatto da un comandante militare e celebrati dopo il suo trionfo. In questa forma straordinaria, erano chiamati ludi magni.
Secondo Tito Livio e altre fonti antiche, esisteva una distinzione tra ludi magni e ludi Romani. I ludi magni designavano i giochi straordinari organizzati in seguito a un voto (votum) pronunciato da un comandante militare, mentre ludi Romani si applicava agli stessi giochi una volta che furono stabiliti come celebrazione annuale regolare (ludi stati). Questa distinzione, identificata dal filologo Friedrich Wilhelm Ritschl, spiega perché i due termini coesistono nelle fonti.
I giochi divennero probabilmente annuali a partire dalla nomina dei primi edili curuli nel 367 a.C., che erano responsabili della loro supervisione. Dal 366 a.C., si svolgevano regolarmente ogni anno.
Evoluzione della durata e delle date
Inizialmente organizzati dai consoli, poi dagli edili curuli, questi giochi duravano all’inizio un giorno. Dopo l’espulsione dei re nel 509 a.C., fu aggiunto un secondo giorno, seguito da un terzo giorno dopo la prima secessione della plebe nel 494 a.C.
Dal 366 a.C., si svolgevano dal 12 al 14 settembre, poi questo periodo fu esteso dal 5 al 19 settembre. Dal 191 al 171 a.C., i giochi duravano dieci giorni, e poco prima della morte di Cesare, si estendevano per quindici giorni, dal 5 al 19 settembre. Alla fine del 1° secolo a.C., fu aggiunto un giorno supplementare il 4 settembre in onore del divino Giulio Cesare.
La datazione precisa si trova in Cicerone nelle Verrine: menziona 45 giorni tra i Ludi Romani e i Ludi Victoriae Sullanae del 26 ottobre, confermando che il 19 settembre era già l’ultimo giorno dei giochi nel 70 a.C.
Nei calendari dell’epoca augustea, i giorni dei giochi erano annotati dal 4 al 19 settembre, con eventi significativi come l’Epulum Jovis il 13 e l’Equorum probatio (una rivista di cavalleria) il 14. I giochi del circo si tenevano dal 15 al 19 settembre.
Contenuto dei giochi
I Ludi Romani includevano una processione solenne (pompa), corse di carri, competizioni equestri, rappresentazioni teatrali e varie altre esibizioni come combattimenti di pugilato.
Le corse di carri
Le corse di carri dei Ludi Romani avevano una particolarità: ogni carro portava, secondo la tradizione omerica, un conducente (auriga) e un guerriero che, alla fine della corsa, saltava dal carro e finiva a piedi. Questa pratica era specifica dei Ludi Romani. Inizialmente partecipavano solo due carri, corrispondenti alle due fazioni originali: i Bianchi e i Rossi.
Le competizioni equestri
Durante le esibizioni equestri dell’Equorum probatio, ogni cavaliere conduceva un secondo cavallo per mano, pratica che rifletteva l’uso militare romano arcaico dove i cavalieri utilizzavano due cavalcature in battaglia, come i Tarentini nella guerra greca. Questi cavalieri erano chiamati desultores.
Il teatro
Fu durante questi giochi che il teatro, ispirato al teatro greco, fu introdotto a Roma. Dopo l’introduzione del teatro nel 364 a.C., durante questi giochi venivano rappresentate opere teatrali, e nel 214 a.C., i ludi scenici occupavano quattro giorni del festival. Nel 161 a.C., il Phormio di Terenzio fu rappresentato durante questi giochi.
Altre esibizioni
I giochi permettevano anche esibizioni minori supplementari: pugili, danzatori e competizioni di cavalleria giovanile (ludus Trojae). La corona conquistata dal vincitore (premio alla maniera greca) poteva essere posta sulla sua bara alla morte, privilegio iscritto nelle Dodici Tavole. Durante il festival, i guerrieri che avevano ottenuto vere vittorie militari portavano le spoglie nemiche conquistate e una corona d’alloro.
Evoluzione tardiva
Nel Calendario di Filocalo (354 d.C.), i giochi duravano ormai solo dal 12 al 15 settembre, mostrando la loro riduzione nell’epoca tardiva dell’Impero.
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English version
IN BRIEF. Each September, Rome celebrated its greatest games in honour of Jupiter. These spectacles lasted up to fifteen days: chariot races with warriors leaping whilst in motion, horsemen on two mounts, adapted Greek theatre. Initially linked to victorious generals’ vows, they became an annual festival from 366 BC.
The Ludi Romani: From Military Vow to Jupiter’s Annual Festival
The Ludi Romani (‘Roman Games’) or Ludi magni (‘Great Games’) were a major religious festival in ancient Rome, comprising several ceremonies called ludi. These games, regarded as Rome’s principal festival, were organised in honour of Jupiter.
Traditional origins
According to tradition, they were established by Tarquinius Priscus following his conquest of the Latin town of Apiolae. However, sources such as Dionysius of Halicarnassus and Cicero attribute them to the Roman victory over the Latins at the Battle of Lake Regillus, circa 496 BC.
Evolution from extraordinary games to annual games
These games were not always celebrated annually at their inception. Often they were based upon a vow (votum) made by a military commander and celebrated after his triumph. In this extraordinary form, they were called ludi magni.
According to Livy and other ancient sources, there existed a distinction between ludi magni and ludi Romani. The ludi magni designated the extraordinary games organised following a vow (votum) pronounced by a military commander, whilst ludi Romani applied to the same games once they were established as a regular annual celebration (ludi stati). This distinction, identified by the philologist Friedrich Wilhelm Ritschl, explains why both terms coexist in the sources.
The games probably became annual from the appointment of the first curule aediles in 367 BC, who were responsible for their supervision. From 366 BC onwards, they were held regularly each year.
Evolution of duration and dates
Initially organised by the consuls, then by the curule aediles, these games lasted only one day at first. After the expulsion of the kings in 509 BC, a second day was added, followed by a third day after the first secession of the plebs in 494 BC.
From 366 BC, they were held from 12 to 14 September, then this period was extended from 5 to 19 September. From 191 to 171 BC, the games lasted ten days, and shortly before Caesar’s death, they extended for fifteen days, from 5 to 19 September. At the end of the 1st century BC, an additional day was added on 4 September in honour of the divine Julius Caesar.
The precise dating is found in Cicero’s Verrines: he mentions 45 days between the Ludi Romani and the Ludi Victoriae Sullanae of 26 October, confirming that 19 September was already the last day of the games in 70 BC.
In calendars of the Augustan era, the days of the games were noted from 4 to 19 September, with significant events such as the Epulum Jovis on the 13th and the Equorum probatio (a cavalry review) on the 14th. The circus games were held from the 15th to the 19th September.
Content of the games
The Ludi Romani included a solemn procession (pompa), chariot races, equestrian competitions, theatrical performances, and various other exhibitions such as boxing matches.
The chariot races
The chariot races of the Ludi Romani had a particular feature: each chariot carried, according to Homeric tradition, a driver (auriga) and a warrior who, at the end of the race, leapt from the chariot and finished on foot. This practice was specific to the Ludi Romani. Initially, only two chariots participated, corresponding to the two original factions: the Whites and the Reds.
The equestrian competitions
During the equestrian exhibitions of the Equorum probatio, each horseman led a second horse by hand, a practice reflecting archaic Roman military usage where cavalrymen used two mounts in battle, like the Tarentines in Greek warfare. These horsemen were called desultores.
The theatre
It was during these games that theatre, inspired by Greek drama, was introduced to Rome. After the introduction of theatre in 364 BC, plays were performed during these games, and in 214 BC, the ludi scenici occupied four days of the festival. In 161 BC, Terence’s Phormio was performed at these games.
Other exhibitions
The games also allowed for additional minor exhibitions: boxers, dancers, and youth cavalry competitions (ludus Trojae). The crown won by the victor (a prize in the Greek manner) could be placed upon his bier at death, a privilege inscribed in the Twelve Tables. During the festival, warriors who had achieved real military victories wore the enemy spoils they had conquered and a laurel crown.
Later evolution
In the Calendar of Philocalus (AD 354), the games lasted only from 12 to 15 September, showing their reduction in the later period of the Empire.
Dates
5 septembre 2026 - 19 septembre 2026 (Toute la journée)










