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Quand l’art rencontre l’archéologie Au cœur de cette exposition et tout au long du parcours permanent du musée, les travaux inédits de l’architecte et archéologue Jean-Claude Golvin, seront mis à l’honneur.
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Quand l’art rencontre l’archéologie
Au cœur de cette exposition et tout au long du parcours permanent du musée, les travaux inédits de l’architecte et archéologue Jean-Claude Golvin, seront mis à l’honneur. Spécialiste des amphithéâtres romains et ancien directeur du Centre franco égyptien d’étude des temples de Karnak, ses compétences multiples font de lui un pionnier, à l’échelle mondiale, de la restitution graphique des cités antiques. Pour le musée, il s’est engagé depuis deux années sur son chantier le plus colossal en matière de restitution graphique, à savoir une vingtaine d’aquarelles originales reconstituant le Lyon antique. Ces œuvres, encore jamais exposées, vous offriront une plongée immersive et sensible au cœur des différents quartiers de Lugdunum, « capitale des Gaules » au 2e siècle de notre ère.
À travers ses dessins et ses collaborations ; d’autres restitutions issues de la pop culture – tels que les décors de jeux vidéo d’Ubisoft ou de la série américano-britannique à succès Rome – ; les collections antiques présentées, vous découvrirez comment les chercheuses, les chercheurs et les artistes travaillent de concert pour reconstituer villes, monuments, décors, costumes, ambiances sonores ou encore odeurs et redonner ainsi vie à un passé de 2000 ans et davantage.
Démêler le vrai du mythe
L’exposition ne se contentera pas de présenter de belles images et œuvres. Avec l’avancée de l’IA, elle interrogera à la fois les limites de la reconstitution historique et le travail considérable de ceux qui s’y engagent avec rigueur scientifique. Quels éléments s’appuient sur des certitudes archéologiques ? Quels détails relèvent de l’hypothèse ou de l’interprétation ? Comment reconstitue-t-on un décor historique de jeu vidéo ? Une ambiance sonore, ou encore une odeur ? Un dialogue passionnant entre preuves scientifiques et création artistique, pour mieux comprendre comment se construit notre mémoire collective de l’Antiquité.
Dates
2 octobre 2026 - 6 juin 2027 (Toute la journée)
LUGDUNUM Musée et Théâtres Romains
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Pourquoi les êtres humains quittent-ils leur terre d’origine ? Quelles sont les conséquences de leurs déplacements sur les sociétés qui les accueillent ? Et comment les populations
Description
Pourquoi les êtres humains quittent-ils leur terre d’origine ? Quelles sont les conséquences de leurs déplacements sur les sociétés qui les accueillent ? Et comment les populations de l’Antiquité réagissaient-elles à l’arrivée d’étrangers ? L’Antikenmuseum de Bâle explore ces questions à travers une exposition consacrée aux migrations et à la mobilité humaine dans les civilisations anciennes.
Bien avant les migrations contemporaines, les déplacements de populations façonnaient déjà le monde méditerranéen. Voyages commerciaux, mouvements de soldats, captivité et esclavage, installations dans de nouveaux territoires : autant de situations qui provoquaient des rencontres entre cultures, des échanges, mais aussi des tensions et des rejets.
L’exposition réunit des objets égyptiens, grecs et romains qui témoignent de ces réalités. Parmi eux figurent un vase athénien du VIe siècle avant notre ère représentant des navires et des dauphins, des monnaies des cités grecques d’Italie méridionale, une stèle égyptienne montrant Ramsès II présentant un captif asiatique au dieu Atoum, ou encore la stèle funéraire d’Annauso, cavalier de l’armée romaine issu de la tribu germanique des Baetasiens.
À travers ces témoignages, l’exposition invite à réfléchir aux notions d’identité, d’appartenance et d’intégration. Elle montre que les contacts entre populations, leurs possibilités comme leurs difficultés, ne constituent nullement une nouveauté historique.
En confrontant les expériences des sociétés antiques aux interrogations actuelles, « Partir ! » propose ainsi de considérer les migrations dans la longue durée, sans perdre de vue la diversité des situations individuelles et collectives.
Dates
18 octobre 2026 - 18 avril 2027 (Toute la journée)
Les prochaines fêtes du calendrier romain
Date
202604novToute la journéeLudi PlebeiiUrbs Roma
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Pridie Nonas Novembres - Ante diem quintum decimum Kalendas Decembres
Description
Pridie Nonas Novembres – Ante diem quintum decimum Kalendas Decembres

EN BREF. Célébrés à Rome du 4 au 17 novembre, les Ludi plebeii associaient spectacles, courses de chars et cérémonies en l’honneur de Jupiter. Organisés par les édiles de la plèbe, ces jeux d’origine incertaine comptaient parmi les grandes fêtes du calendrier romain.
Ludi plebeii : quand la plèbe romaine fait la fête
Chaque année, du 4 au 17 novembre, Rome se parait de musique, de théâtre et de processions: c’était le temps des Ludi plebeii, les jeux plébéiens. Moins célèbres que les Ludi Romani de septembre, ils occupaient pourtant deux semaines du calendrier religieux romain. Les édiles de la plèbe en assuraient l’organisation, avec un programme mêlant spectacles, courses de chars et cérémonies en l’honneur de Jupiter.
Dans la Rome républicaine, les jeux publics n’étaient pas de simples divertissements. Ils faisaient partie des obligations religieuses de la cité et constituaient pour les magistrats une occasion de se faire connaître du peuple. Les Ludi plebeii avaient une particularité: leur organisation relevait de magistrats dont l’institution était née des luttes entre patriciens et plébéiens.
Une fête du peuple, miroir des Ludi Romani
Les Ludi plebeii étaient organisés par les édiles plébéiens, magistrats chargés notamment de l’administration urbaine et de certaines fêtes publiques. Ils formaient une sorte de pendant aux Ludi Romani, organisés par les édiles curules. Cette répartition rappelait l’ancienne distinction entre les institutions de la plèbe et celles de la cité tout entière. Les deux fêtes étaient cependant ouvertes à l’ensemble de la population.
D’après les calendriers romains, notamment les Fasti Maffeiani [1], les jeux s’étendaient du 4 au 17 novembre. Le 13, jour des Ides, avait lieu l’epulum Iovis, le banquet sacré de Jupiter, également célébré en septembre lors des Ludi Romani. Les deux fêtes partageaient donc plusieurs rites, même si leur organisation relevait de magistrats différents.
Des origines politiques
La première mention certaine des jeux plébéiens remonte à 216 avant notre ère, chez Tite-Live. Leur création pourrait cependant être beaucoup plus ancienne.
Un commentateur antique tardif de Cicéron, connu sous le nom de Pseudo-Asconius, rapporte deux traditions: selon la première, les jeux auraient été institués après l’expulsion des rois, pour célébrer la liberté de la plèbe; selon la seconde, ils commémoreraient sa réconciliation avec les patriciens après une sécession sur l’Aventin[2].
Ces récits renvoient aux premiers siècles de la République, lorsque les plébéiens luttaient pour obtenir des droits politiques face aux patriciens. Mais ils ne permettent pas de dater la fondation de la fête.
Certains historiens, notamment Frank Bernstein, ont défendu une création vers 220 avant notre ère, à l’époque de l’aménagement du Circus Flaminius. D’autres, comme T. P. Wiseman, contestent ce rapprochement et envisagent une origine plus ancienne. La date de construction d’un cirque ne suffit pas, en effet, à établir celle des jeux auxquels on l’associe.
Si leur naissance reste obscure, les Ludi plebeii témoignent en tout cas de la place acquise par les magistrats de la plèbe dans la vie religieuse de Rome.
Le Circus Flaminius, un cirque du peuple
Les Ludi plebeii sont traditionnellement associés au Circus Flaminius, aménagé en 220 avant notre ère par le censeur Caius Flaminius, ancien tribun de la plèbe. Situé sur le Champ de Mars, cet espace accueillait des rassemblements, des processions et diverses cérémonies publiques. Valère Maxime y situe un épisode célèbre des jeux plébéiens, mais son récit se rapporte à une époque antérieure à la construction du cirque.
Malgré son nom, le Circus Flaminius n’était pas un hippodrome comparable au Circus Maximus. Il ne possédait ni spina, la longue séparation centrale autour de laquelle tournaient les chars, ni carceres, les stalles de départ. L’historien T. P. Wiseman a ainsi contesté l’idée que les courses ordinaires des Ludi plebeii s’y déroulaient. Leur emplacement exact reste discuté.
Les témoignages de Tite-Live et de Valère Maxime
L’historien Tite-Live mentionne plusieurs fois les Ludi plebeii à la fin du 3e siècle avant notre ère:
- En 216, les jeux furent recommencés trois fois [3].
- En 213: «Les jeux plébéiens furent recommencés pendant deux jours, et un banquet fut offert à Jupiter à l’occasion de ces jeux.» [4]
- En 207, les édiles plébéiens Marcus Pomponius Matho et Quintus Mamilius Turrinus durent reprendre les jeux une fois dans leur totalité[5].
- En 199, une nouvelle reprise fut accompagnée du banquet de Jupiter[6].
Pourquoi tant de répétitions? Pour les Romains, les cérémonies devaient être accomplies conformément aux règles religieuses. Une faute rituelle (vitium) pouvait obliger les organisateurs à recommencer tout ou partie des festivités. C’est le sens du verbe instaurare, «reprendre», «recommencer», que Tite-Live emploie régulièrement.
Valère Maxime raconte à ce propos une histoire édifiante[7]. Pendant les jeux plébéiens, un maître avait fait traverser le Circus Flaminius à son esclave, roué de coups et placé sous une fourche de supplice. Ce spectacle avait offensé Jupiter.
Le dieu apparut alors en songe à Titus Latinius, un homme de la plèbe, et lui ordonna de prévenir les consuls qu’il n’avait pas apprécié le «danseur» passé avant la procession. Il exigeait que les jeux soient recommencés pour réparer l’offense.
Latinius préféra se taire, craignant de s’attirer des ennuis. Son fils mourut bientôt d’une maladie soudaine. Jupiter lui apparut une seconde fois, mais Latinius persista dans son silence et fut frappé de paralysie. Sur le conseil de ses amis, il finit par se faire porter devant le Sénat pour raconter son histoire. À peine avait-il terminé qu’il recouvra l’usage de ses jambes et rentra chez lui à pied.
Ce récit relève bien entendu de la tradition religieuse romaine, non du compte rendu historique. Sa localisation au Circus Flaminius est d’ailleurs anachronique pour l’époque à laquelle l’épisode est censé se dérouler. Mais il montre combien les Romains tenaient à l’exécution correcte des rites: mieux valait recommencer les jeux que risquer la colère de Jupiter.
Le théâtre des Ludi plebeii
Comme les Ludi Romani, les jeux plébéiens comportaient des spectacles dramatiques (ludi scaenici). On y représentait notamment des comédies, dont certaines sont parvenues jusqu’à nous.
C’est lors de ces jeux, en 200 avant notre ère, que fut représenté le Stichus de Plaute. Une didascalie, c’est-à-dire une notice accompagnant le texte de la pièce, précise qu’elle fut «jouée aux jeux plébéiens, sous l’édilité de Cnaeus Baebius et Caius Terentius»[8]. Elle mentionne également les interprètes et l’accompagnement musical, assuré par des flûtes.
Une fête populaire devenue fête d’État
À la fin de la République, les Ludi plebeii étaient pleinement intégrés au calendrier public. Leur organisation relevait toujours des édiles plébéiens, mais les spectacles étaient destinés à l’ensemble de la population. Les cérémonies religieuses, en particulier le banquet de Jupiter, rappelaient que ces réjouissances faisaient partie des obligations de la cité envers ses dieux.
La fête survécut aux institutions républicaines qui lui avaient donné son caractère particulier. Elle figure encore dans le calendrier romain de 354 après notre ère, plusieurs siècles après la disparition de la République.
Son origine politique était alors un lointain souvenir. Chaque novembre, Rome continuait pourtant de célébrer ces jeux dont le nom rappelait la plèbe.
Etudes modernes consultées
- T. P. Wiseman, « Two Questions on the Circus Flaminius », Papers of the British School at Rome, 44, 1976, p. 44–47.
- T. P. Wiseman, « Origines ludorum », dans Unwritten Rome, Liverpool, 2008, p. 167–174.
- W. Warde Fowler, The Roman Festivals of the Period of the Republic, Londres, 1899, chapitre «Mensis November».
[1] Fasti Maffeiani, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 82. Voir également les Fasti fratrum Arvalium, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 41–43.
[2] Pseudo-Asconius, commentaire à Cicéron, In Verrem, I, 10, 31 (éd. Orelli, Onomasticon Tullianum, Zurich, 1833, p. 143):
Secundum quos Plebeii ludi, quos exactis regibus pro libertate plebs fecerunt, aut pro reconciliatione plebis post secessionem in Aventinum.
«Selon certains, les jeux plébéiens furent célébrés par la plèbe après l’expulsion des rois, en l’honneur de la liberté ; selon d’autres, ils furent institués pour célébrer la réconciliation de la plèbe après sa sécession sur l’Aventin.»[3] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXIII, 30, 17:
Plebeii ludi aedilium M. Aurelii Cottae et M. Claudii Marcelli ter instaurati.
«Les jeux plébéiens, organisés par les édiles Marcus Aurelius Cotta et Marcus Claudius Marcellus, furent recommencés trois fois.»[4] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXV, 2, 10:
Ludi plebei per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa.
« Les jeux plébéiens furent recommencés pendant deux jours, et un banquet fut offert à Jupiter à l’occasion de ces jeux. »[5] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXVIII, 10, 7:
Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus Cn. Servilio Caepione, Ser. Cornelio Lentulo; item ludi plebeii semel toti instaurati ab aedilibus plebis M. Pomponio Mathone et Q. Mamilio Turrino.
«Les Jeux romains furent recommencés trois fois dans leur totalité par les édiles curules Cnaeus Servilius Caepio et Servius Cornelius Lentulus. De même, les jeux plébéiens furent recommencés une fois dans leur totalité par les édiles de la plèbe Marcus Pomponius Matho et Quintus Mamilius Turrinus.»[6] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXXII, 7, 13:
Inde praetorum comitia habita. Creati L. Cornelius Merula, M. Claudius Marcellus, M. Porcius Cato, C. Helvius, qui aediles plebis fuerant. Ab iis ludi plebeii instaurati; et epulum Iovis fuit ludorum causa.
« On procéda ensuite à l’élection des préteurs. Furent élus Lucius Cornelius Merula, Marcus Claudius Marcellus, Marcus Porcius Cato et Caius Helvius, ces deux derniers ayant été édiles de la plèbe. Ils avaient fait recommencer les jeux plébéiens, et un banquet fut offert à Jupiter à l’occasion de ces jeux. »[7] Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, I, 7, 4:
Sequitur aeque ad publicam religionem pertinens somnium. Cum plebeis quidam ludis pater familias per circum Flaminium, prius quam pompa induceretur, servum suum verberibus mulcatum sub furca ad supplicium egisset, T. Latinio homini ex plebe Iuppiter in quiete praecepit ut consulibus diceret sibi praesultorem ludis circensibus proximis non placuisse: quae res nisi adtenta ludorum instauratione expiata esset, secuturum non mediocre urbis periculum.
Ille veritus ne cum aliquo incommodo suo religione summum implicaret imperium, silentium egit, e vestigioque filius eius subita vi morbi correptus interiit. Ipse etiam per quietem ab eodem deo interrogatus an satis magnam poenam neglecti imperii sui pependisset, in proposito perseverans debilitate corporis solutus est ac tum demum ex consilio amicorum lecticula ad tribunal consulum et inde ad senatum perlatus ordine totius casus sui exposito magna cum omnium admiratione recuperata membrorum firmitate pedibus domum rediit.
«Voici un autre songe qui concerne, lui aussi, la religion publique. Pendant les jeux plébéiens, un père de famille avait fait traverser le cirque Flaminius à son esclave, qu’il avait fait rouer de coups et placer sous une fourche de supplice, avant l’entrée de la procession. Jupiter apparut alors en songe à Titus Latinius, un homme de la plèbe, et lui ordonna d’annoncer aux consuls que le danseur qui avait précédé la procession lors des derniers jeux du cirque lui avait déplu. Si cette offense n’était pas expiée par une reprise soigneuse des jeux, un grave danger menacerait la ville.
Mais Latinius, craignant de s’attirer des ennuis en embarrassant les plus hautes autorités de l’État avec une affaire religieuse, garda le silence. Aussitôt, son fils fut emporté par une maladie soudaine. Jupiter lui apparut de nouveau en songe et lui demanda s’il estimait avoir été suffisamment puni pour avoir désobéi à son ordre. Latinius persista néanmoins dans son silence et fut frappé de paralysie.
Finalement, sur le conseil de ses amis, il se fit transporter sur une litière jusqu’au tribunal des consuls, puis devant le Sénat. Là, il raconta dans l’ordre tout ce qui lui était arrivé. À la stupéfaction générale, il recouvra alors l’usage de ses membres et rentra chez lui à pied.»[8] Plaute, Stichus, didascalie:
Graeca Adelphoe Menandru. / Acta ludis plebeis / Cn. Baebio C. Terentio aed. pl. / T. Publilius Pellio / Marcipor Oppii / Tibiis Sarranis totam / C. Sulpicio C. / Aurelio cos.
« Pièce grecque d’origine : Les Frères de Ménandre. / Représentée aux jeux plébéiens, sous l’édilité plébéienne de Cnaeus Baebius et Caius Terentius. / Titus Publilius Pellio en était l’acteur principal. La musique était de Marcipor, esclave d’Oppius. La pièce fut accompagnée entièrement par des flûtes sarraniennes. /Sous le consulat de Caius Sulpicius et Caius Aurelius. »
Versione italiana

IN BREVE. Celebrati a Roma dal 4 al 17 novembre, i Ludi plebeii univano spettacoli, corse di carri e cerimonie in onore di Giove. Organizzati dagli edili della plebe, questi giochi di origine incerta erano tra le grandi feste del calendario romano.
Ludi plebeii: quando la plebe romana fa festa
Ogni anno, dal 4 al 17 novembre, Roma si animava di musica, teatro e processioni: era il tempo dei Ludi plebeii, i giochi plebei. Meno celebri dei Ludi Romani di settembre, occupavano tuttavia due settimane del calendario religioso romano. Gli edili della plebe ne curavano l’organizzazione, con un programma che univa spettacoli, corse di carri e cerimonie in onore di Giove.
Nella Roma repubblicana, i giochi pubblici non erano semplici divertimenti. Facevano parte degli obblighi religiosi della città e offrivano ai magistrati l’occasione di farsi conoscere dal popolo. I Ludi plebeii avevano una particolarità: la loro organizzazione spettava a magistrati la cui istituzione era nata dalle lotte tra patrizi e plebei.
Una festa del popolo, specchio dei Ludi Romani
I Ludi plebeii erano organizzati dagli edili plebei, magistrati incaricati in particolare dell’amministrazione urbana e di alcune feste pubbliche. Costituivano una sorta di contraltare dei Ludi Romani, organizzati dagli edili curuli. Questa ripartizione richiamava l’antica distinzione tra le istituzioni della plebe e quelle della città nel suo insieme. Le due feste erano tuttavia aperte all’intera popolazione.
Secondo i calendari romani, in particolare i Fasti Maffeiani [1], i giochi si estendevano dal 4 al 17 novembre. Il 13, giorno delle Idi, si teneva l’epulum Iovis, il banchetto sacro di Giove, celebrato anche a settembre durante i Ludi Romani. Le due feste condividevano dunque diversi riti, anche se la loro organizzazione spettava a magistrati diversi.
Origini politiche
La prima menzione certa dei giochi plebei risale al 216 a.C., in Tito Livio. La loro creazione potrebbe però essere molto più antica.
Un tardo commentatore antico di Cicerone, noto come Pseudo-Asconio, riferisce due tradizioni: secondo la prima, i giochi sarebbero stati istituiti dopo la cacciata dei re, per celebrare la libertà della plebe; secondo la seconda, commemorerebbero la sua riconciliazione con i patrizi dopo una secessione sull’Aventino[2].
Questi racconti rimandano ai primi secoli della Repubblica, quando i plebei lottavano per ottenere diritti politici di fronte ai patrizi. Ma non permettono di datare la fondazione della festa.
Alcuni storici, in particolare Frank Bernstein, hanno sostenuto una creazione verso il 220 a.C., all’epoca della sistemazione del Circus Flaminius. Altri, come T. P. Wiseman, contestano questo accostamento e ipotizzano un’origine più antica. La data di costruzione di un circo non basta, infatti, a stabilire quella dei giochi che vi si associano.
Se la loro nascita resta oscura, i Ludi plebeii testimoniano in ogni caso il posto conquistato dai magistrati della plebe nella vita religiosa di Roma.
Il Circus Flaminius, un circo del popolo
I Ludi plebeii sono tradizionalmente associati al Circus Flaminius, sistemato nel 220 a.C. dal censore Gaio Flaminio, già tribuno della plebe. Situato nel Campo Marzio, questo spazio accoglieva adunanze, processioni e varie cerimonie pubbliche. Valerio Massimo vi colloca un celebre episodio dei giochi plebei, ma il suo racconto si riferisce a un’epoca anteriore alla costruzione del circo.
Nonostante il nome, il Circus Flaminius non era un ippodromo paragonabile al Circus Maximus. Non possedeva né la spina, la lunga separazione centrale attorno alla quale giravano i carri, né i carceres, i box di partenza. Lo storico T. P. Wiseman ha così contestato l’idea che le corse ordinarie dei Ludi plebeii vi si svolgessero. La loro collocazione esatta resta discussa.
Le testimonianze di Tito Livio e di Valerio Massimo
Lo storico Tito Livio menziona più volte i Ludi plebeii alla fine del III secolo a.C.:
- Nel 216, i giochi furono ripetuti tre volte [3].
- Nel 213: «I giochi plebei furono ripetuti per due giorni, e un banchetto fu offerto a Giove in occasione di questi giochi.» [4]
- Nel 207, gli edili plebei Marco Pomponio Matone e Quinto Mamilio Turrino dovettero ripetere i giochi una volta nella loro interezza[5].
- Nel 199, una nuova ripetizione fu accompagnata dal banchetto di Giove[6].
Perché tante ripetizioni? Per i Romani, le cerimonie dovevano essere compiute secondo le regole religiose. Un errore rituale (vitium) poteva obbligare gli organizzatori a ricominciare tutti i festeggiamenti o parte di essi. È il senso del verbo instaurare, «riprendere», «ricominciare», che Tito Livio usa regolarmente.
Valerio Massimo racconta a questo proposito una storia edificante[7]. Durante i giochi plebei, un padrone aveva fatto attraversare il Circus Flaminius al suo schiavo, coperto di percosse e posto sotto una forca di supplizio. Questo spettacolo aveva offeso Giove.
Il dio apparve allora in sogno a Tito Latinio, un uomo della plebe, e gli ordinò di avvertire i consoli che non aveva gradito il «danzatore» che aveva preceduto la processione. Esigeva che i giochi fossero ripetuti per riparare l’offesa.
Latinio preferì tacere, temendo di attirarsi guai. Suo figlio morì poco dopo di una malattia improvvisa. Giove gli apparve una seconda volta, ma Latinio persistette nel suo silenzio e fu colpito da paralisi. Su consiglio degli amici, finì per farsi portare davanti al Senato per raccontare la sua storia. Aveva appena finito quando recuperò l’uso delle gambe e tornò a casa a piedi.
Questo racconto appartiene naturalmente alla tradizione religiosa romana, non alla cronaca storica. La sua collocazione nel Circus Flaminius è del resto anacronistica per l’epoca in cui l’episodio si sarebbe svolto. Ma mostra quanto i Romani tenessero alla corretta esecuzione dei riti: meglio ripetere i giochi che rischiare l’ira di Giove.
Il teatro dei Ludi plebeii
Come i Ludi Romani, i giochi plebei comprendevano spettacoli drammatici (ludi scaenici). Vi si rappresentavano in particolare commedie, alcune delle quali sono giunte fino a noi.
Fu durante questi giochi, nel 200 a.C., che venne rappresentato lo Stichus di Plauto. Una didascalia, cioè una notizia che accompagna il testo della commedia, precisa che fu «rappresentata ai giochi plebei, sotto l’edilità di Gneo Bebio e Gaio Terenzio»[8]. Menziona anche gli interpreti e l’accompagnamento musicale, affidato a flauti.
Una festa popolare divenuta festa di Stato
Alla fine della Repubblica, i Ludi plebeii erano pienamente integrati nel calendario pubblico. La loro organizzazione spettava sempre agli edili plebei, ma gli spettacoli erano destinati all’intera popolazione. Le cerimonie religiose, in particolare il banchetto di Giove, ricordavano che questi festeggiamenti facevano parte degli obblighi della città verso i suoi dèi.
La festa sopravvisse alle istituzioni repubblicane che le avevano dato il suo carattere particolare. Figura ancora nel calendario romano del 354 d.C., diversi secoli dopo la scomparsa della Repubblica.
La sua origine politica era allora un lontano ricordo. Ogni novembre, tuttavia, Roma continuava a celebrare questi giochi il cui nome ricordava la plebe.
Studi moderni consultati
- T. P. Wiseman, «Two Questions on the Circus Flaminius», Papers of the British School at Rome, 44, 1976, p. 44–47.
- T. P. Wiseman, «Origines ludorum», in Unwritten Rome, Liverpool, 2008, p. 167–174.
- W. Warde Fowler, The Roman Festivals of the Period of the Republic, Londra, 1899, capitolo «Mensis November».
[1] Fasti Maffeiani, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 82. Vedi anche i Fasti fratrum Arvalium, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 41–43.
[2] Pseudo-Asconio, commento a Cicerone, In Verrem, I, 10, 31 (ed. Orelli, Onomasticon Tullianum, Zurigo, 1833, p. 143):
Secundum quos Plebeii ludi, quos exactis regibus pro libertate plebs fecerunt, aut pro reconciliatione plebis post secessionem in Aventinum.
«Secondo alcuni, i giochi plebei furono celebrati dalla plebe dopo la cacciata dei re, in onore della libertà; secondo altri, furono istituiti per celebrare la riconciliazione della plebe dopo la sua secessione sull’Aventino.»[3] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXIII, 30, 17:
Plebeii ludi aedilium M. Aurelii Cottae et M. Claudii Marcelli ter instaurati.
«I giochi plebei, organizzati dagli edili Marco Aurelio Cotta e Marco Claudio Marcello, furono ripetuti tre volte.»[4] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXV, 2, 10:
Ludi plebei per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa.
«I giochi plebei furono ripetuti per due giorni, e un banchetto fu offerto a Giove in occasione di questi giochi.»[5] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXVIII, 10, 7:
Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus Cn. Servilio Caepione, Ser. Cornelio Lentulo; item ludi plebeii semel toti instaurati ab aedilibus plebis M. Pomponio Mathone et Q. Mamilio Turrino.
«I Giochi romani furono ripetuti tre volte nella loro interezza dagli edili curuli Gneo Servilio Cepione e Servio Cornelio Lentulo. Allo stesso modo, i giochi plebei furono ripetuti una volta nella loro interezza dagli edili della plebe Marco Pomponio Matone e Quinto Mamilio Turrino.»[6] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXXII, 7, 13:
Inde praetorum comitia habita. Creati L. Cornelius Merula, M. Claudius Marcellus, M. Porcius Cato, C. Helvius, qui aediles plebis fuerant. Ab iis ludi plebeii instaurati; et epulum Iovis fuit ludorum causa.
«Si tennero poi i comizi per l’elezione dei pretori. Furono eletti Lucio Cornelio Merula, Marco Claudio Marcello, Marco Porcio Catone e Gaio Elvio, questi ultimi due già edili della plebe. Essi avevano fatto ripetere i giochi plebei, e un banchetto fu offerto a Giove in occasione di questi giochi.»[7] Valerio Massimo, Facta et dicta memorabilia, I, 7, 4:
Sequitur aeque ad publicam religionem pertinens somnium. Cum plebeis quidam ludis pater familias per circum Flaminium, prius quam pompa induceretur, servum suum verberibus mulcatum sub furca ad supplicium egisset, T. Latinio homini ex plebe Iuppiter in quiete praecepit ut consulibus diceret sibi praesultorem ludis circensibus proximis non placuisse: quae res nisi adtenta ludorum instauratione expiata esset, secuturum non mediocre urbis periculum.
Ille veritus ne cum aliquo incommodo suo religione summum implicaret imperium, silentium egit, e vestigioque filius eius subita vi morbi correptus interiit. Ipse etiam per quietem ab eodem deo interrogatus an satis magnam poenam neglecti imperii sui pependisset, in proposito perseverans debilitate corporis solutus est ac tum demum ex consilio amicorum lecticula ad tribunal consulum et inde ad senatum perlatus ordine totius casus sui exposito magna cum omnium admiratione recuperata membrorum firmitate pedibus domum rediit.
«Ecco un altro sogno che riguarda, anch’esso, la religione pubblica. Durante i giochi plebei, un padre di famiglia aveva fatto attraversare il circo Flaminio al suo schiavo, che aveva fatto coprire di percosse e porre sotto una forca di supplizio, prima dell’ingresso della processione. Giove apparve allora in sogno a Tito Latinio, un uomo della plebe, e gli ordinò di annunciare ai consoli che il danzatore che aveva preceduto la processione durante gli ultimi giochi del circo gli era dispiaciuto. Se questa offesa non fosse stata espiata con una scrupolosa ripetizione dei giochi, un grave pericolo avrebbe minacciato la città.
Ma Latinio, temendo di attirarsi guai coinvolgendo le più alte autorità dello Stato in una questione religiosa, mantenne il silenzio. Subito suo figlio fu portato via da una malattia improvvisa. Giove gli apparve di nuovo in sogno e gli chiese se ritenesse di essere stato punito abbastanza per aver disobbedito al suo ordine. Latinio persistette tuttavia nel suo silenzio e fu colpito da paralisi.
Infine, su consiglio degli amici, si fece trasportare su una lettiga fino al tribunale dei consoli, poi davanti al Senato. Lì raccontò in ordine tutto ciò che gli era accaduto. Con stupore generale, recuperò allora l’uso delle membra e tornò a casa a piedi.»[8] Plauto, Stichus, didascalia:
Graeca Adelphoe Menandru. / Acta ludis plebeis / Cn. Baebio C. Terentio aed. pl. / T. Publilius Pellio / Marcipor Oppii / Tibiis Sarranis totam / C. Sulpicio C. / Aurelio cos.
«Originale greco: I fratelli di Menandro. / Rappresentata ai giochi plebei, sotto l’edilità plebea di Gneo Bebio e Gaio Terenzio. / Tito Publilio Pellione ne era l’attore principale. La musica era di Marcipore, schiavo di Oppio. La commedia fu accompagnata interamente da flauti sarrani. /Sotto il consolato di Gaio Sulpicio e Gaio Aurelio.»
English version

IN BRIEF. Celebrated in Rome from 4 to 17 November, the Ludi plebeii combined shows, chariot races and ceremonies in honour of Jupiter. Organised by the plebeian aediles, these games of uncertain origin were among the great festivals of the Roman calendar.
Ludi plebeii: when the Roman plebs celebrated
Every year, from 4 to 17 November, Rome filled with music, theatre and processions: it was the time of the Ludi plebeii, the Plebeian Games. Less famous than the Ludi Romani in September, they nonetheless took up two weeks of the Roman religious calendar. The plebeian aediles were responsible for organising them, with a programme combining shows, chariot races and ceremonies in honour of Jupiter.
In Republican Rome, public games were not mere entertainment. They were part of the city’s religious obligations and gave magistrates an opportunity to make themselves known to the people. The Ludi plebeii had one particular feature: their organisation fell to magistrates whose office had arisen from the struggles between patricians and plebeians.
A people’s festival, mirroring the Ludi Romani
The Ludi plebeii were organised by the plebeian aediles, magistrates responsible in particular for urban administration and certain public festivals. They formed a kind of counterpart to the Ludi Romani, organised by the curule aediles. This division recalled the old distinction between the institutions of the plebs and those of the city as a whole. Both festivals were, however, open to the entire population.
According to the Roman calendars, notably the Fasti Maffeiani [1], the games ran from 4 to 17 November. On the 13th, the day of the Ides, came the epulum Iovis, the sacred banquet of Jupiter, which was also celebrated in September during the Ludi Romani. The two festivals therefore shared several rites, even though they were organised by different magistrates.
Political origins
The first certain mention of the Plebeian Games dates from 216 BCE, in Livy. Their creation may, however, be much older.
A late ancient commentator on Cicero, known as Pseudo-Asconius, reports two traditions: according to the first, the games were instituted after the expulsion of the kings, to celebrate the freedom of the plebs; according to the second, they commemorated its reconciliation with the patricians after a secession to the Aventine[2].
These accounts refer back to the early centuries of the Republic, when the plebeians were fighting for political rights against the patricians. But they do not allow the founding of the festival to be dated.
Some historians, notably Frank Bernstein, have argued for a creation around 220 BCE, when the Circus Flaminius was laid out. Others, such as T. P. Wiseman, dispute this connection and envisage an older origin. The date a circus was built is not enough, after all, to establish the date of the games associated with it.
Although their origins remain obscure, the Ludi plebeii in any case reflect the place the plebeian magistrates had won in Rome’s religious life.
The Circus Flaminius, a circus for the people
The Ludi plebeii are traditionally associated with the Circus Flaminius, laid out in 220 BCE by the censor Gaius Flaminius, a former tribune of the plebs. Located on the Field of Mars, this space hosted assemblies, processions and various public ceremonies. Valerius Maximus sets a famous episode of the Plebeian Games there, but his account refers to a period before the circus was built.
Despite its name, the Circus Flaminius was not a racetrack comparable to the Circus Maximus. It had neither a spina, the long central barrier around which the chariots raced, nor carceres, the starting gates. The historian T. P. Wiseman has therefore challenged the idea that the ordinary races of the Ludi plebeii were held there. Their exact location remains a matter of debate.
The testimony of Livy and Valerius Maximus
The historian Livy mentions the Ludi plebeii several times at the end of the third century BCE:
- In 216, the games were repeated three times [3].
- In 213: “The Plebeian Games were repeated for two days, and a banquet was offered to Jupiter on the occasion of these games.” [4]
- In 207, the plebeian aediles Marcus Pomponius Matho and Quintus Mamilius Turrinus had to repeat the games once in their entirety[5].
- In 199, a further repetition was accompanied by the banquet of Jupiter[6].
Why so many repetitions? For the Romans, ceremonies had to be performed in accordance with religious rules. A ritual fault (vitium) could force the organisers to start all or part of the festivities again. This is the meaning of the verb instaurare, “to resume”, “to start again”, which Livy uses regularly.
Valerius Maximus tells an edifying story on this subject[7]. During the Plebeian Games, a master had driven his slave across the Circus Flaminius, beaten black and blue and placed under a punishment fork. This spectacle had offended Jupiter.
The god then appeared in a dream to Titus Latinius, a man of the plebs, and ordered him to warn the consuls that he had not liked the “dancer” who had gone before the procession. He demanded that the games be repeated to atone for the offence.
Latinius chose to keep quiet, fearing he would get into trouble. His son soon died of a sudden illness. Jupiter appeared to him a second time, but Latinius persisted in his silence and was struck with paralysis. On the advice of his friends, he eventually had himself carried before the Senate to tell his story. No sooner had he finished than he regained the use of his legs and walked home.
This story belongs, of course, to Roman religious tradition, not to the historical record. Its setting in the Circus Flaminius is, moreover, anachronistic for the period in which the episode supposedly took place. But it shows how much the Romans cared about the correct performance of rites: better to repeat the games than risk Jupiter’s wrath.
The theatre of the Ludi plebeii
Like the Ludi Romani, the Plebeian Games included dramatic performances (ludi scaenici). Comedies in particular were staged, some of which have come down to us.
It was at these games, in 200 BCE, that Plautus’s Stichus was performed. A didascalia, that is, a notice accompanying the text of the play, states that it was “performed at the Plebeian Games, during the aedileship of Gnaeus Baebius and Gaius Terentius”[8]. It also mentions the performers and the musical accompaniment, provided by pipes.
A popular festival turned state festival
By the end of the Republic, the Ludi plebeii were fully integrated into the public calendar. They were still organised by the plebeian aediles, but the shows were intended for the whole population. The religious ceremonies, in particular the banquet of Jupiter, served as a reminder that these festivities were part of the city’s obligations towards its gods.
The festival outlived the republican institutions that had given it its distinctive character. It still appears in the Roman calendar of 354 CE, several centuries after the fall of the Republic.
By then its political origin was a distant memory. Yet every November, Rome went on celebrating these games whose name recalled the plebs.
Modern studies consulted
- T. P. Wiseman, “Two Questions on the Circus Flaminius”, Papers of the British School at Rome, 44, 1976, p. 44–47.
- T. P. Wiseman, “Origines ludorum”, in Unwritten Rome, Liverpool, 2008, p. 167–174.
- W. Warde Fowler, The Roman Festivals of the Period of the Republic, London, 1899, chapter “Mensis November”.
[1] Fasti Maffeiani, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 82. See also the Fasti fratrum Arvalium, Inscriptiones Italiae, XIII, 2, p. 41–43.
[2] Pseudo-Asconius, commentary on Cicero, In Verrem, I, 10, 31 (ed. Orelli, Onomasticon Tullianum, Zurich, 1833, p. 143):
Secundum quos Plebeii ludi, quos exactis regibus pro libertate plebs fecerunt, aut pro reconciliatione plebis post secessionem in Aventinum.
“According to some, the Plebeian Games were celebrated by the plebs after the expulsion of the kings, in honour of liberty; according to others, they were instituted to celebrate the reconciliation of the plebs after its secession to the Aventine.”[3] Livy, Ab Urbe condita, XXIII, 30, 17:
Plebeii ludi aedilium M. Aurelii Cottae et M. Claudii Marcelli ter instaurati.
“The Plebeian Games, organised by the aediles Marcus Aurelius Cotta and Marcus Claudius Marcellus, were repeated three times.”[4] Livy, Ab Urbe condita, XXV, 2, 10:
Ludi plebei per biduum instaurati et Iovis epulum fuit ludorum causa.
“The Plebeian Games were repeated for two days, and a banquet was offered to Jupiter on the occasion of these games.”[5] Livy, Ab Urbe condita, XXVIII, 10, 7:
Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus Cn. Servilio Caepione, Ser. Cornelio Lentulo; item ludi plebeii semel toti instaurati ab aedilibus plebis M. Pomponio Mathone et Q. Mamilio Turrino.
“The Roman Games were repeated three times in their entirety by the curule aediles Gnaeus Servilius Caepio and Servius Cornelius Lentulus. Likewise, the Plebeian Games were repeated once in their entirety by the plebeian aediles Marcus Pomponius Matho and Quintus Mamilius Turrinus.”[6] Livy, Ab Urbe condita, XXXII, 7, 13:
Inde praetorum comitia habita. Creati L. Cornelius Merula, M. Claudius Marcellus, M. Porcius Cato, C. Helvius, qui aediles plebis fuerant. Ab iis ludi plebeii instaurati; et epulum Iovis fuit ludorum causa.
“The election of the praetors was then held. Lucius Cornelius Merula, Marcus Claudius Marcellus, Marcus Porcius Cato and Gaius Helvius were elected, the last two having been plebeian aediles. They had had the Plebeian Games repeated, and a banquet was offered to Jupiter on the occasion of these games.”[7] Valerius Maximus, Facta et dicta memorabilia, I, 7, 4:
Sequitur aeque ad publicam religionem pertinens somnium. Cum plebeis quidam ludis pater familias per circum Flaminium, prius quam pompa induceretur, servum suum verberibus mulcatum sub furca ad supplicium egisset, T. Latinio homini ex plebe Iuppiter in quiete praecepit ut consulibus diceret sibi praesultorem ludis circensibus proximis non placuisse: quae res nisi adtenta ludorum instauratione expiata esset, secuturum non mediocre urbis periculum.
Ille veritus ne cum aliquo incommodo suo religione summum implicaret imperium, silentium egit, e vestigioque filius eius subita vi morbi correptus interiit. Ipse etiam per quietem ab eodem deo interrogatus an satis magnam poenam neglecti imperii sui pependisset, in proposito perseverans debilitate corporis solutus est ac tum demum ex consilio amicorum lecticula ad tribunal consulum et inde ad senatum perlatus ordine totius casus sui exposito magna cum omnium admiratione recuperata membrorum firmitate pedibus domum rediit.
“Here is another dream that likewise concerns public religion. During the Plebeian Games, a father of a household had driven his slave across the Flaminian Circus, having had him beaten black and blue and placed under a punishment fork, before the procession entered. Jupiter then appeared in a dream to Titus Latinius, a man of the plebs, and ordered him to tell the consuls that the dancer who had preceded the procession at the last circus games had displeased him. If this offence were not expiated by a careful repetition of the games, a grave danger would threaten the city.
But Latinius, fearing he would get into trouble by embroiling the highest authorities of the state in a religious matter, kept silent. Immediately his son was carried off by a sudden illness. Jupiter appeared to him again in a dream and asked him whether he felt he had been punished enough for disobeying his order. Latinius nonetheless persisted in his silence and was struck with paralysis.
Finally, on the advice of his friends, he had himself carried on a litter to the consuls’ tribunal, then before the Senate. There he related in order everything that had happened to him. To general astonishment, he then regained the use of his limbs and walked home.”[8] Plautus, Stichus, didascalia:
Graeca Adelphoe Menandru. / Acta ludis plebeis / Cn. Baebio C. Terentio aed. pl. / T. Publilius Pellio / Marcipor Oppii / Tibiis Sarranis totam / C. Sulpicio C. / Aurelio cos.
“Greek original: The Brothers by Menander. / Performed at the Plebeian Games, during the plebeian aedileship of Gnaeus Baebius and Gaius Terentius. / Titus Publilius Pellio was the lead actor. The music was by Marcipor, slave of Oppius. The play was accompanied throughout by Sarranian pipes. /During the consulship of Gaius Sulpicius and Gaius Aurelius.”
Dates
4 novembre 2026 Toute la journée
Lieu
Urbs Roma
Urbs Roma
202624novToute la journée21décBrumaliaOrbis romanus
Description
Ante diem octavum Kalendas Decembres - Ante diem duodecimum Kalendas Januarias
Description
Ante diem octavum Kalendas Decembres – Ante diem duodecimum Kalendas Januarias

EN BREF – Née à Rome le 24 novembre sous le nom de Bruma, la fête s’est transformée à Constantinople en cycle festif étendu, les Brumalia. Agriculteurs, vignerons et citadins honoraient leurs divinités par des sacrifices nocturnes. Le rite spectaculaire voyait les vignerons sauter sur des outres gonflées après avoir immolé des boucs à Dionysos.
Brumalia: quand Rome et Byzance célébraient les jours les plus courts
Dans le calendrier romain, les Brumalia constituent l’une des fêtes hivernales les moins documentées de l’Antiquité. Célébrées principalement à Constantinople et dans la partie orientale de l’Empire entre le 6ᵉ et le 10ᵉ siècle, ces festivités nocturnes marquaient la période la plus sombre de l’année et révèlent une organisation sociale où agriculteurs, vignerons et citadins honoraient leurs divinités protectrices selon des rituels distincts.
Une fête à géométrie variable
Le terme Brumalia dérive du latin bruma, qui signifie «le jour le plus court» ou «solstice d’hiver», lui-même contraction de brevima, forme superlative archaïque de brevis («bref»). À Rome existait une fête mineure appelée Bruma, célébrée le 24 novembre (ante diem octavum Kalendas Decembres), date attestée par les calendriers de Silvius et de Philocalus aux 4ᵉ et 5ᵉ siècles. Cette célébration romaine limitée s’est transformée à Constantinople en un cycle festif étendu, les Brumalia, qui se prolongeait jusqu’aux auxiphôtia, la «fête de la croissance des jours», c’est-à-dire le moment où les jours recommencent à s’allonger après le solstice d’hiver, autour du 21-25 décembre.
Les premières mentions littéraires des Brumalia apparaissent au 4ᵉ siècle, mais nos sources principales datent du 6ᵉ siècle. Les auteurs byzantins Jean Malalas et Jean le Lydien attribuaient l’origine de ces fêtes à Romulus lui-même, fondateur légendaire de Rome, dans une rhétorique apologétique destinée à contrer la désapprobation de l’Église chrétienne. Cette étiologie est aujourd’hui reconnue comme une construction tardive visant à légitimer des pratiques païennes menacées. En réalité, les Brumalia byzantines résultent de la fusion de trois éléments distincts: la Bruma romaine du 24 novembre, les Saturnales qui débutaient le 17 décembre, et les rites agraires de Dionysos et Déméter célébrés durant cette période.
Trois groupes, trois rituels
Jean le Lydien, fonctionnaire impérial écrivant sous Justinien au 6ᵉ siècle, livre dans son traité Des mois la description la plus détaillée des pratiques liées aux Brumalia. Il explique que «c’était la coutume chez les Romains de répartir leurs citoyens en trois et de distinguer ceux qui étaient faits pour les armes, ceux qui l’étaient pour l’agriculture, ceux qui l’étaient pour la chasse»1. La saison hivernale mettait fin à toutes ces activités «en raison du froid de la saison et de la brièveté du jour». Durant cette période de repos forcé, chaque groupe social honorait ses divinités protectrices:
Les agriculteurs sacrifiaient des porcs à Cronos (Saturne), dieu du temps et de l’agriculture, et à Déméter (Cérès), déesse des moissons. Jean le Lydien note que cette pratique «s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui», témoignant de la permanence de l’abattage rituel des cochons en décembre, coutume qui a traversé les siècles dans de nombreuses régions d’Europe.
Les vignerons accomplissaient un rituel plus spectaculaire en l’honneur de Dionysos (Bacchus): «Les vignerons abattaient des boucs en l’honneur de Dionysos, car le bouc est l’ennemi de la vigne et pour cette raison on le sacrifiait à Dionysos, et, après leur avoir enlevé la peau et avoir rempli ces peaux avec de l’air, ils sautaient par-dessus»2. Cette pratique ludique, connue sous le nom d’ascolia, évoquait la vitalité dionysiaque et la victoire symbolique sur les ennemis de la vigne. Le rite rappelle étrangement les Petites Dionysies athéniennes, où l’on pratiquait également le saut sur les outres gonflées.
Les citadins et magistrats offraient aux prêtres de la Mère (probablement Cybèle, la Magna Mater) les prémices des récoltes: vin, huile d’olive, blé, miel et «toutes les productions des arbres qui se gardent et qu’on conserve». Ils confectionnaient également des pains sans eau. Jean le Lydien précise que «cette habitude s’est maintenue encore aujourd’hui et, en novembre et en décembre, jusqu’à la fête de la croissance des jours, on porte ces offrandes aux prêtres».
Nuits, divinités infernales et vœux de longévité
Les Brumalia possédaient un caractère chthonien fondamental, lié aux divinités infernales et au cycle des semences enfouies dans la terre. Jean le Lydien l’explique ainsi: «Elles ont lieu pendant la nuit, parce que c’est dans l’obscurité que se trouve Cronos, qui fut envoyé au Tartare par Zeus. Ils se réfèrent ainsi au blé à cause du fait qu’il a été semé en terre et n’est plus visible»3. Le grain disparu sous la terre symbolisait cette descente dans le monde souterrain avant la renaissance printanière. L’auteur conclut que «les Brumalia sont réellement des fêtes des divinités infernales».
Durant ces nuits hivernales, les Romains «se saluaient et s’adressaient des vœux mutuels, en disant dans la langue de leurs pères « vives annos », c’est-à-dire « vis des années »»4. Ces paroles de longévité résonnaient dans l’obscurité de la saison la plus sombre, affirmant la vie face au froid et à la nuit. Les festivités comportaient également des banquets, des libations de vin et une atmosphère de convivialité collective qui contrastait avec l’austérité de l’hiver.
Une pratique plus tardive, apparue au tournant des 5ᵉ et 6ᵉ siècles sous le règne de l’empereur Anastase (491-518), consistait à organiser les invitations selon l’ordre alphabétique grec: chacun des vingt-quatre jours de la période festive était assigné à une lettre, et l’on conviait à sa table les personnes dont le nom commençait par cette lettre. Jean le Lydien précise toutefois que «la coutume de se saluer selon les noms au moment des Brumalia est en réalité quelque chose d’assez récent», distinguant clairement cette innovation tardive des pratiques rituelles plus anciennes.
Résistance et disparition
Au 6ᵉ siècle, l’empereur Justinien menait une répression officielle du paganisme dans tout l’Empire byzantin. Malgré cette politique hostile, les Brumalia continuaient d’être célébrées, bien que les participants fussent ostracisés par l’Église. Jean le Lydien rapporte d’ailleurs que «depuis que l’Église dissuade d’y participer, on les appelle fêtes de Cronos», c’est-à-dire Saturnales, assimilant ainsi deux célébrations distinctes pour mieux les condamner ensemble.
Le Canon 62 du Concile in Trullo de 692 condamne explicitement certains rites dionysiaques qui persistaient à cette époque. Les auteurs byzantins des 12ᵉ siècle, Balsamon, Tzétzès et Zonaras, confirment que les Brumalia étaient perçues comme une fête de Dionysos, Broumos étant considéré comme une épithète de ce dieu. Au 8ᵉ siècle encore, l’empereur Constantin V Copronyme honorait Dionysos et Broumos comme créateurs du grain et du vin durant ces festivités.
Les dernières attestations des Brumalia datent du 10ᵉ siècle. L’empereur Constantin VII Porphyrogénète mentionne que ses prédécesseurs Constantin Iᵉʳ, Théodose Iᵉʳ, Marcien et Léon Iᵉʳ célébraient les Brumalia, sans toutefois préciser la forme exacte que prenait la fête sous ces règnes. Le poète Christophe de Mytilène, au 10ᵉ siècle, évoque dans un poème des gâteaux reçus «au temps des Brumalia». Aucune source ne mentionne plus la fête après le sac de Constantinople par la Quatrième Croisade en 1204, événement qui marqua probablement la fin définitive de cette tradition millénaire.
L’abattage des cochons en décembre, les festivités nocturnes de fin d’année, les échanges de vœux et l’esprit de convivialité durant la période la plus sombre de l’année constituent autant de pratiques qui ont survécu aux Brumalia elles-mêmes, intégrées dans les coutumes populaires méditerranéennes et dans les célébrations chrétiennes de l’hiver.
Sources antiques
- Jean le Lydien, Des mois (De Mensibus), 4, 158 (6ᵉ siècle)
- Jean Malalas, Chronographie, 7, 7 (6ᵉ siècle)
- Constantin VII Porphyrogénète, De Ceremoniis (10ᵉ siècle)
- Christophe de Mytilène, Poèmes, 115 (10ᵉ siècle)
Bibliographie moderne
- John Raymond Crawford, De Bruma et Brumalibus Festis, Harvard University, publié dans Byzantinischer Zeitschrift 23, 1914, p. 365-396
- Dominique Briquel, «Appendice 2. Présentation des Brumalia chez Jean le Lydien», dans Romulus vu de Constantinople, Presses Universitaires de Franche-Comté, p. 377-378
- Fritz Graf, Roman Festivals in the Greek East From the Early Empire to the Middle Byzantine Era, Cambridge University Press, 2015, p. 201-218
- Françoise Perpillou-Thomas, «Les Brumalia d’Apion II», Tyche – Beiträge zur Alten Geschichte, Papyrologie und Epigraphik 8, 1993, p. 107-115
- Jean le Lydien, De Mensibus 4, 158: Ἔθος ἦν τοῖς Ῥωμαίοις εἰς τρία διατάττειν αὐτῶν τὴν πολιτείαν καὶ τοὺς μὲν ἐπιτηδείους τοῖς ὅπλοις ἀφορίζειν, τοὺς δὲ τῇ γεωργίᾳ, τοὺς δὲ τοῖς κυνηγεσίοις.
- Jean le Lydien, De Mensibus 4, 158: Ἔσφαζον δὲ οἱ ἀμπελουργοὶ τράγους εἰς τιμὴν τοῦ Διονύσου (ὁ γὰρ τράγος πολέμιος τῆς ἀμπέλου) καὶ ἐκδέροντες αὐτοὺς τοὺς ἀσκοὺς πληροῦντες πνεύματος ἐφήλλοντο αὐτοῖς.
- Jean le Lydien, De Mensibus 4, 158: Ἐν νύκτι δὲ γίνονται, ὅτι ἐν σκότει ἐστὶν ὁ Κρόνος ὧς ταρταρωθεὶς ὑπὸ τοῦ Διός, αἰνίττονται δὲ τὸν σῖτον ἀπὸ τοῦ ἐν τῇ γῇ σπαρῆναι καὶ τὸν λοιπὸν μὴ φαινομένου.
- Jean le Lydien, De Mensibus 4, 158: Ἀργοῦντες οὖν τὸν τηνικάδε οἱ Ῥωμαῖοι μέχρι τῶν αὐξιφωτίων ἐπὶ τῶν νυκτῶν χαιρετίζοντες ἐπευφήμουν ἀλλήλους, τῇ πατρίῳ φωνῇ λέγοντες ‘Βίβες ἄννους’ οἷον ‘Ζῆθι εἰς χρόνους’.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE – Nata a Roma il 24 novembre con il nome di Bruma, la festa si trasformò a Costantinopoli in un ciclo festivo esteso, i Brumalia. Agricoltori, viticoltori e cittadini onoravano le loro divinità con sacrifici notturni. Il rito più spettacolare vedeva i viticoltori saltare su otri gonfiati dopo aver immolato capre a Dioniso.
Brumalia: quando Roma e Bisanzio celebravano i giorni più corti
Nel calendario romano, i Brumalia costituiscono una delle feste invernali meno documentate dell’antichità. Celebrate principalmente a Costantinopoli e nella parte orientale dell’Impero tra il VI e il X secolo, queste festività notturne segnavano il periodo più buio dell’anno e rivelano un’organizzazione sociale in cui agricoltori, viticoltori e cittadini onoravano le loro divinità protettrici secondo rituali distinti.
Una festa a geometria variabile
Il termine Brumalia deriva dal latino bruma, che significa « il giorno più corto » o « solstizio d’inverno », a sua volta contrazione di brevima, forma superlativa arcaica di brevis (« breve »). A Roma esisteva una festa minore chiamata Bruma, celebrata il 24 novembre (ante diem octavum Kalendas Decembres), data attestata dai calendari di Silvio e di Filocalo nei secoli IV e V. Questa celebrazione romana limitata si trasformò a Costantinopoli in un ciclo festivo esteso, i Brumalia, che si protraeva fino agli auxiphôtia, la « festa della crescita dei giorni », cioè il momento in cui i giorni ricominciano ad allungarsi dopo il solstizio d’inverno, intorno al 21-25 dicembre.
Le prime menzioni letterarie dei Brumalia appaiono nel IV secolo, ma le nostre fonti principali risalgono al VI secolo. Gli autori bizantini Giovanni Malala e Giovanni Lido attribuivano l’origine di queste feste a Romolo stesso, fondatore leggendario di Roma, in una retorica apologetica destinata a contrastare la disapprovazione della Chiesa cristiana. Questa eziologia è oggi riconosciuta come una costruzione tardiva volta a legittimare pratiche pagane minacciate. In realtà, i Brumalia bizantini risultano dalla fusione di tre elementi distinti: la Bruma romana del 24 novembre, i Saturnali che iniziavano il 17 dicembre, e i riti agrari di Dioniso e Demetra celebrati durante questo periodo.
Tre gruppi, tre rituali
Giovanni Lido, funzionario imperiale che scriveva sotto Giustiniano nel VI secolo, offre nel suo trattato Sui mesi la descrizione più dettagliata delle pratiche legate ai Brumalia. Egli spiega che « era costume dei Romani dividere i loro cittadini in tre e distinguere quelli adatti alle armi, quelli all’agricoltura, quelli alla caccia »1. La stagione invernale poneva fine a tutte queste attività « a causa del freddo della stagione e della brevità del giorno ». Durante questo periodo di riposo forzato, ogni gruppo sociale onorava le proprie divinità protettrici:
Gli agricoltori sacrificavano maiali a Crono (Saturno), dio del tempo e dell’agricoltura, e a Demetra (Cerere), dea delle messi. Giovanni Lido nota che questa pratica « si è mantenuta fino ad oggi », testimoniando la permanenza della macellazione rituale dei maiali a dicembre, consuetudine che ha attraversato i secoli in numerose regioni d’Europa.
I viticoltori compivano un rituale più spettacolare in onore di Dioniso (Bacco): « I viticoltori abbattevano capre in onore di Dioniso, perché la capra è nemica della vite e per questa ragione la si sacrificava a Dioniso, e, dopo aver tolto loro la pelle e aver riempito queste pelli d’aria, vi saltavano sopra »2. Questa pratica ludica, nota con il nome di ascolia, evocava la vitalità dionisiaca e la vittoria simbolica sui nemici della vite. Il rito ricorda stranamente le Piccole Dionisie ateniesi, dove si praticava ugualmente il salto sugli otri gonfiati.
I cittadini e i magistrati offrivano ai sacerdoti della Madre (probabilmente Cibele, la Magna Mater) le primizie dei raccolti: vino, olio d’oliva, grano, miele e « tutte le produzioni degli alberi che si conservano e si mantengono ». Confezionavano anche pani senza acqua. Giovanni Lido precisa che « questa abitudine si è mantenuta ancora oggi e, in novembre e dicembre, fino alla festa della crescita dei giorni, si portano queste offerte ai sacerdoti ».
Notti, divinità infernali e voti di longevità
I Brumalia possedevano un carattere ctonio fondamentale, legato alle divinità infernali e al ciclo dei semi sepolti nella terra. Giovanni Lido lo spiega così: « Si svolgono di notte, perché è nell’oscurità che si trova Crono, che fu mandato nel Tartaro da Zeus. Si riferiscono così al grano a causa del fatto che è stato seminato nella terra e non è più visibile »3. Il grano scomparso sotto la terra simboleggiava questa discesa nel mondo sotterraneo prima della rinascita primaverile. L’autore conclude che « i Brumalia sono realmente feste delle divinità infernali ».
Durante queste notti invernali, i Romani « si salutavano e si rivolgevano voti reciproci, dicendo nella lingua dei loro padri ‘vives annos’, cioè ‘vivi per anni' »4. Queste parole di longevità risuonavano nell’oscurità della stagione più buia, affermando la vita di fronte al freddo e alla notte. Le festività comportavano anche banchetti, libagioni di vino e un’atmosfera di convivialità collettiva che contrastava con l’austerità dell’inverno.
Una pratica più tardiva, apparsa tra il V e il VI secolo sotto il regno dell’imperatore Anastasio (491-518), consisteva nell’organizzare gli inviti secondo l’ordine alfabetico greco: ciascuno dei ventiquattro giorni del periodo festivo era assegnato a una lettera, e si invitava alla propria tavola le persone il cui nome iniziava con quella lettera. Giovanni Lido precisa tuttavia che « l’usanza di salutarsi secondo i nomi al momento dei Brumalia è in realtà qualcosa di abbastanza recente », distinguendo chiaramente questa innovazione tardiva dalle pratiche rituali più antiche.
Resistenza e scomparsa
Nel VI secolo, l’imperatore Giustiniano conduceva una repressione ufficiale del paganesimo in tutto l’Impero bizantino. Nonostante questa politica ostile, i Brumalia continuavano a essere celebrati, sebbene i partecipanti fossero ostracizzati dalla Chiesa. Giovanni Lido riferisce del resto che « da quando la Chiesa dissuade dal parteciparvi, li chiamano feste di Crono », cioè Saturnali, assimilando così due celebrazioni distinte per meglio condannarle insieme.
Il Canone 62 del Concilio in Trullo del 692 condanna esplicitamente certi riti dionisiaci che persistevano a quell’epoca. Gli autori bizantini del XII secolo, Balsamone, Tzetze e Zonara, confermano che i Brumalia erano percepiti come una festa di Dioniso, Broumos essendo considerato un epiteto di questo dio. Ancora nell’VIII secolo, l’imperatore Costantino V Copronimo onorava Dioniso e Broumos come creatori del grano e del vino durante queste festività.
Le ultime attestazioni dei Brumalia risalgono al X secolo. L’imperatore Costantino VII Porfirogenito menziona che i suoi predecessori Costantino I, Teodosio I, Marciano e Leone I celebravano i Brumalia, senza tuttavia precisare la forma esatta che assumeva la festa sotto questi regni. Il poeta Cristoforo di Mitilene, nel X secolo, evoca in una poesia dolci ricevuti « al tempo dei Brumalia ». Nessuna fonte menziona più la festa dopo il saccheggio di Costantinopoli da parte della Quarta Crociata nel 1204, evento che segnò probabilmente la fine definitiva di questa tradizione millenaria.
La macellazione dei maiali a dicembre, le festività notturne di fine anno, gli scambi di voti e lo spirito di convivialità durante il periodo più buio dell’anno costituiscono altrettante pratiche che sono sopravvissute ai Brumalia stessi, integrate nelle consuetudini popolari mediterranee e nelle celebrazioni cristiane dell’inverno.
Per le note e le fonti, consultare la versione francese.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF – Born in Rome on November 24th under the name Bruma, the festival transformed in Constantinople into an extended festive cycle, the Brumalia. Farmers, vine-growers, and city dwellers honored their deities through nocturnal sacrifices. The most spectacular rite saw vine-growers jumping over inflated wineskins after immolating goats to Dionysus.
Brumalia: when Rome and Byzantium celebrated the shortest days
In the Roman calendar, the Brumalia constitute one of the least documented winter festivals of antiquity. Celebrated primarily in Constantinople and the eastern part of the Empire between the 6th and 10th centuries, these nocturnal festivities marked the darkest period of the year and reveal a social organization in which farmers, vine-growers, and city dwellers honored their protective deities according to distinct rituals.
A festival with variable geometry
The term Brumalia derives from the Latin bruma, which means « the shortest day » or « winter solstice, » itself a contraction of brevima, an archaic superlative form of brevis (« brief »). In Rome there existed a minor festival called Bruma, celebrated on November 24th (ante diem octavum Kalendas Decembres), a date attested by the calendars of Silvius and Philocalus in the 4th and 5th centuries. This limited Roman celebration transformed in Constantinople into an extended festive cycle, the Brumalia, which continued until the auxiphôtia, the « festival of the growing days, » that is, the moment when days begin to lengthen again after the winter solstice, around December 21-25.
The first literary mentions of the Brumalia appear in the 4th century, but our principal sources date from the 6th century. The Byzantine authors John Malalas and John the Lydian attributed the origin of these festivals to Romulus himself, legendary founder of Rome, in an apologetic rhetoric intended to counter the disapproval of the Christian Church. This etiology is now recognized as a late construction aimed at legitimizing threatened pagan practices. In reality, the Byzantine Brumalia resulted from the fusion of three distinct elements: the Roman Bruma of November 24th, the Saturnalia which began on December 17th, and the agrarian rites of Dionysus and Demeter celebrated during this period.
Three groups, three rituals
John the Lydian, an imperial functionary writing under Justinian in the 6th century, provides in his treatise On the Months the most detailed description of the practices linked to the Brumalia. He explains that « it was the custom among the Romans to divide their citizens into three and to distinguish those suited for arms, those for agriculture, those for hunting »1. The winter season brought all these activities to an end « because of the cold of the season and the brevity of the day. » During this period of enforced rest, each social group honored its protective deities:
The farmers sacrificed pigs to Cronus (Saturn), god of time and agriculture, and to Demeter (Ceres), goddess of harvests. John the Lydian notes that this practice « has been maintained until today, » testifying to the permanence of the ritual slaughter of pigs in December, a custom that has endured through the centuries in many regions of Europe.
The vine-growers performed a more spectacular ritual in honor of Dionysus (Bacchus): « The vine-growers slaughtered goats in honor of Dionysus, because the goat is the enemy of the vine and for this reason it was sacrificed to Dionysus, and, after having removed their skin and filled these skins with air, they jumped over them »2. This playful practice, known by the name of ascolia, evoked Dionysian vitality and the symbolic victory over the enemies of the vine. The rite strangely recalls the Athenian Lesser Dionysia, where jumping on inflated wineskins was also practiced.
The city dwellers and magistrates offered to the priests of the Mother (probably Cybele, the Magna Mater) the firstfruits of the harvests: wine, olive oil, wheat, honey, and « all the productions of trees that are kept and preserved. » They also made breads without water. John the Lydian specifies that « this custom has been maintained even now and, in November and December, until the festival of the growing days, these offerings are brought to the priests. »
Nights, infernal deities, and vows of longevity
The Brumalia possessed a fundamental chthonic character, linked to the infernal deities and the cycle of seeds buried in the earth. John the Lydian explains it thus: « They take place at night, because it is in darkness that Cronus is found, who was sent to Tartarus by Zeus. They thus refer to the wheat because it has been sown in the earth and is no longer visible »3. The grain disappeared beneath the earth symbolized this descent into the underworld before the spring rebirth. The author concludes that « the Brumalia are truly festivals of the infernal deities. »
During these winter nights, the Romans « greeted each other and addressed mutual vows, saying in the language of their fathers ‘vives annos’, that is ‘live for years' »4. These words of longevity resounded in the darkness of the darkest season, affirming life in the face of cold and night. The festivities also included banquets, wine libations, and an atmosphere of collective conviviality that contrasted with the austerity of winter.
A later practice, which appeared at the turn of the 5th and 6th centuries under the reign of Emperor Anastasius (491-518), consisted of organizing invitations according to the Greek alphabetical order: each of the twenty-four days of the festive period was assigned a letter, and one invited to one’s table people whose name began with that letter. John the Lydian specifies, however, that « the custom of greeting according to names at the time of the Brumalia is in reality something quite recent, » clearly distinguishing this late innovation from the more ancient ritual practices.
Resistance and disappearance
In the 6th century, Emperor Justinian was conducting an official repression of paganism throughout the Byzantine Empire. Despite this hostile policy, the Brumalia continued to be celebrated, although participants were ostracized by the Church. John the Lydian moreover reports that « since the Church dissuades from participating in them, they call them festivals of Cronus, » that is, Saturnalia, thus assimilating two distinct celebrations in order to better condemn them together.
Canon 62 of the Council in Trullo of 692 explicitly condemns certain Dionysian rites that persisted at that time. The Byzantine authors of the 12th century, Balsamon, Tzetzes, and Zonaras, confirm that the Brumalia were perceived as a festival of Dionysus, Broumos being considered an epithet of this god. Even in the 8th century, Emperor Constantine V Copronymus honored Dionysus and Broumos as creators of grain and wine during these festivities.
The last attestations of the Brumalia date from the 10th century. Emperor Constantine VII Porphyrogenitus mentions that his predecessors Constantine I, Theodosius I, Marcian, and Leo I celebrated the Brumalia, without however specifying the exact form the festival took under these reigns. The poet Christopher of Mytilene, in the 10th century, evokes in a poem cakes received « at the time of the Brumalia. » No source mentions the festival again after the sack of Constantinople by the Fourth Crusade in 1204, an event that probably marked the definitive end of this millennial tradition.
The slaughter of pigs in December, the nocturnal festivities at year’s end, the exchange of vows, and the spirit of conviviality during the darkest period of the year constitute practices that survived the Brumalia themselves, integrated into Mediterranean popular customs and into Christian winter celebrations.
For notes and sources, see the French version.
Dates
24 novembre 2026 - 21 décembre 2026 (Toute la journée)
Lieu
Orbis romanus
Orbis romanus
202603décToute la journée04Bona DeaUrbs Roma
Description
Ante diem tertium Nonas Decembres
Description
Ante diem tertium Nonas Decembres

EN BREF. Divinité au culte secret réservé aux femmes, Bona Dea était honorée lors de deux fêtes mêlant sacrifice, banquet nocturne et vin désigné comme « lait ». Protectrice de la santé et de la fertilité, elle fut au centre du scandale de 62 avant notre ère lorsque Clodius s’introduisit déguisé chez César.
Bona Dea: le culte secret des femmes de Rome
Bona Dea, littéralement «Bonne Déesse», occupe une place singulière dans le panthéon romain. Divinité associée à la chasteté, à la fécondité et à la guérison, elle incarne un idéal féminin qui fut au cœur de plusieurs traditions religieuses, publiques comme privées. Son nom véritable était tenu secret, et ne devait pas être prononcé durant les rites. Macrobe souligne la nature particulièrement secrète de ce culte, rappelant que les hommes en étaient rigoureusement exclus.
Certains auteurs antiques identifient Bona Dea à d’autres figures divines. Festus rapporte que certains la nommaient Fauna, fille ou épouse de Faunus; Macrobe donne une version similaire, décrivant une divinité féminine punie pour avoir bu du vin puis divinisée sous le nom de Bona Dea. D’autres traditions l’associent à Ops ou à Terra, illustrant la manière dont les Romains pouvaient regrouper sous un même nom plusieurs aspects d’une même puissance. Il s’agit toutefois de spéculations d’auteurs extérieurs au culte, non d’une doctrine cohérente.
Deux fêtes, deux visages du culte
Bona Dea était honorée à Rome lors de deux grandes célébrations annuelles, attestées par les auteurs anciens:
- Le 1er mai, lors d’un rite public célébré dans son temple de l’Aventin, sanctuaire ancien lié à la protection du peuple romain et à la guérison.
- Au début de décembre, lors d’un rituel nocturne strictement réservé aux femmes et célébré dans la maison d’un magistrat cum imperio (consul ou préteur). Cicéron précise que, pour cette cérémonie, «même les images de mâles étaient voilées ou retirées».
La maîtresse de maison présidait les rites, assistée notamment des Vestales.
Des rites secrets: vin, sacrifice et guérison
Les détails précis des rites demeurent obscurs, mais plusieurs éléments sont rapportés par les auteurs antiques:
- un sacrifice, souvent celui d’une truie, selon Macrobe ;
- des offrandes de vin, alors que la tradition morale romaine associait la consommation de vin à la sphère masculine;
- un banquet nocturne où le vin était appelé «lait», et où la jarre contenant ce vin était nommée mellarium («urne au miel»). Plutarque décrit explicitement cet usage destiné à dissimuler symboliquement le vin aux yeux des participantes.
Dans le temple de l’Aventin, Bona Dea était également associée à la guérison: des herbes médicinales y étaient conservées, et des serpents –considérés bénéfiques– y circulaient librement. On invoquait la déesse pour la santé des femmes, la fertilité et la protection du foyer.
Le scandale de 62 avant notre ère
Le culte de Bona Dea est surtout connu grâce à une affaire politique retentissante. En 62 avant notre ère, Publius Clodius Pulcher s’introduisit secrètement dans la maison de Jules César, où son épouse Pompéia présidait les rites. Plutarque raconte que Clodius, déguisé en femme, espérait approcher Pompéia, mais son intrusion violait un espace rituel absolument interdit aux hommes.
Clodius fut jugé pour sacrilège. Cicéron évoque ce procès, soulignant les pressions et la corruption qui permirent l’acquittement. César, quant à lui, dit ne rien savoir, mais répudia néanmoins Pompéia en invoquant une formule devenue proverbiale rapportée par Suétone: «je veux que les miens soient aussi exempts de soupçon que de crime».
La déesse de la maison, des femmes et de la cité
Bona Dea apparaît ainsi comme une figure complexe: divinité de la chasteté et de la fertilité, protectrice des femmes, mais aussi garante de la santé publique. Les récits antiques eux-mêmes oscillent entre explications morales, traditions initiatiques et mythes contradictoires, reflet d’un culte féminin largement inaccessible aux regards masculins.
Son temple, son iconographie (corne d’abondance, serpent, trône) et les témoignages des rites permettent toutefois d’entrevoir une divinité associée à la guérison, à l’abondance et à la protection du foyer: un pan essentiel de la religion romaine, où certains espaces rituels restaient entre les mains des femmes.
Sources antiques
- Cicéron, De Haruspicum Responsis 37; Lettres à Atticus 1.13; Pro Caelio 34; In Clodium et Curionem (allusions).
- Festus, De verborum significatione, entrée Fauna.
- Macrobe, Saturnales 1.12.
- Ovide, Fastes 5.148-158.
- Plutarque, Vie de César 9-10; Quaestiones Romanae 20.
- Suétone, Vie de César 74.2.
Voir aussi l’article: Un baiser pour détecter l’odeur du vin… la surveillance des femmes romaines
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE. Divinità dal culto segreto riservato alle donne, Bona Dea era onorata durante due feste che univano sacrificio, banchetto notturno e vino designato come «latte». Protettrice della salute e della fertilità, fu al centro dello scandalo del 62 a.C. quando Clodio si introdusse travestito in casa di Cesare.
Bona Dea: il culto segreto delle donne di Roma
Bona Dea, letteralmente «Buona Dea», occupa un posto singolare nel pantheon romano. Divinità associata alla castità, alla fecondità e alla guarigione, incarna un ideale femminile che fu al centro di diverse tradizioni religiose, pubbliche e private. Il suo nome vero era tenuto segreto e non doveva essere pronunciato durante i riti. Macrobio sottolinea la natura particolarmente segreta di questo culto, ricordando che gli uomini ne erano rigorosamente esclusi.
Alcuni autori antichi identificano Bona Dea con altre figure divine. Festo riferisce che alcuni la chiamavano Fauna, figlia o sposa di Fauno; Macrobio fornisce una versione simile, descrivendo una divinità femminile punita per aver bevuto vino e poi divinizzata con il nome di Bona Dea. Altre tradizioni la associano a Ops o a Terra, illustrando il modo in cui i Romani potevano raggruppare sotto uno stesso nome diversi aspetti di una stessa potenza. Si tratta tuttavia di speculazioni di autori esterni al culto, non di una dottrina coerente.
Due feste, due volti del culto
Bona Dea era onorata a Roma durante due grandi celebrazioni annuali, attestate dagli autori antichi:
- Il 1° maggio, durante un rito pubblico celebrato nel suo tempio sull’Aventino, santuario antico legato alla protezione del popolo romano e alla guarigione.
- All’inizio di dicembre, durante un rituale notturno strettamente riservato alle donne e celebrato nella casa di un magistrato cum imperio (console o pretore). Cicerone precisa che, per questa cerimonia, «persino le immagini dei maschi erano velate o rimosse».
La padrona di casa presiedeva i riti, assistita in particolare dalle Vestali.
Riti segreti: vino, sacrificio e guarigione
I dettagli precisi dei riti rimangono oscuri, ma diversi elementi sono riferiti dagli autori antichi:
- un sacrificio, spesso quello di una scrofa, secondo Macrobio;
- offerte di vino, mentre la tradizione morale romana associava il consumo di vino alla sfera maschile;
- un banchetto notturno in cui il vino era chiamato «latte», e in cui la giara contenente questo vino era denominata mellarium («vaso del miele»). Plutarco descrive esplicitamente questo uso destinato a dissimulare simbolicamente il vino agli occhi delle partecipanti.
Nel tempio dell’Aventino, Bona Dea era anche associata alla guarigione: vi si conservavano erbe medicinali, e serpenti –considerati benefici– vi circolavano liberamente. Si invocava la dea per la salute delle donne, la fertilità e la protezione del focolare.
Lo scandalo del 62 a.C.
Il culto di Bona Dea è soprattutto noto grazie a un’affaire politica clamorosa. Nel 62 a.C., Publio Clodio Pulcro si introdusse segretamente nella casa di Giulio Cesare, dove sua moglie Pompea presiedeva i riti. Plutarco racconta che Clodio, travestito da donna, sperava di avvicinare Pompea, ma la sua intrusione violava uno spazio rituale assolutamente vietato agli uomini.
Clodio fu giudicato per sacrilegio. Cicerone evoca questo processo, sottolineando le pressioni e la corruzione che permisero l’assoluzione. Cesare, dal canto suo, disse di non sapere nulla, ma ripudiò comunque Pompea invocando una formula divenuta proverbiale riportata da Svetonio: «voglio che i miei siano esenti tanto dal sospetto quanto dal crimine».
La dea della casa, delle donne e della città
Bona Dea appare così come una figura complessa: divinità della castità e della fertilità, protettrice delle donne, ma anche garante della salute pubblica. Gli stessi racconti antichi oscillano tra spiegazioni morali, tradizioni iniziatiche e miti contraddittori, riflesso di un culto femminile largamente inaccessibile agli sguardi maschili.
Il suo tempio, la sua iconografia (cornucopia, serpente, trono) e le testimonianze sui riti permettono tuttavia di intravedere una divinità associata alla guarigione, all’abbondanza e alla protezione del focolare: un aspetto essenziale della religione romana, dove certi spazi rituali rimanevano nelle mani delle donne.
Fonti antiche
- Cicerone, De Haruspicum Responsis 37; Lettere ad Attico 1.13; Pro Caelio 34; In Clodium et Curionem (allusioni).
- Festo, De verborum significatione, voce Fauna.
- Macrobio, Saturnales 1.12.
- Ovidio, Fasti 5.148-158.
- Plutarco, Vita di Cesare 9-10; Quaestiones Romanae 20.
- Svetonio, Vita di Cesare 74.2.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF. A deity with a secret cult reserved for women, Bona Dea was honored during two festivals combining sacrifice, nocturnal banquet, and wine designated as « milk. » Protector of health and fertility, she was at the center of the scandal of 62 BCE when Clodius entered Caesar’s house in disguise.
Bona Dea: the secret cult of Roman women
Bona Dea, literally « Good Goddess, » occupies a singular place in the Roman pantheon. A deity associated with chastity, fecundity, and healing, she embodies a feminine ideal that was at the heart of several religious traditions, both public and private. Her true name was kept secret and was not to be pronounced during the rites. Macrobius emphasizes the particularly secret nature of this cult, noting that men were rigorously excluded from it.
Some ancient authors identify Bona Dea with other divine figures. Festus reports that some called her Fauna, daughter or wife of Faunus; Macrobius gives a similar version, describing a female deity punished for having drunk wine and then deified under the name Bona Dea. Other traditions associate her with Ops or Terra, illustrating the way Romans could group under a single name several aspects of the same power. These are, however, speculations by authors external to the cult, not a coherent doctrine.
Two festivals, two faces of the cult
Bona Dea was honored in Rome during two major annual celebrations, attested by ancient authors:
- On May 1st, during a public rite celebrated in her temple on the Aventine, an ancient sanctuary linked to the protection of the Roman people and to healing.
- In early December, during a nocturnal ritual strictly reserved for women and celebrated in the house of a magistrate cum imperio (consul or praetor). Cicero specifies that, for this ceremony, « even the images of males were veiled or removed. »
The mistress of the house presided over the rites, assisted notably by the Vestals.
Secret rites: wine, sacrifice, and healing
The precise details of the rites remain obscure, but several elements are reported by ancient authors:
- a sacrifice, often that of a sow, according to Macrobius;
- offerings of wine, whereas Roman moral tradition associated wine consumption with the masculine sphere;
- a nocturnal banquet where wine was called « milk, » and where the jar containing this wine was named mellarium (« honey vessel »). Plutarch explicitly describes this usage intended to symbolically conceal the wine from the participants’ eyes.
In the temple on the Aventine, Bona Dea was also associated with healing: medicinal herbs were kept there, and snakes—considered beneficial—circulated freely. The goddess was invoked for women’s health, fertility, and the protection of the household.
The scandal of 62 BCE
The cult of Bona Dea is primarily known through a resounding political affair. In 62 BCE, Publius Clodius Pulcher secretly entered the house of Julius Caesar, where his wife Pompeia was presiding over the rites. Plutarch recounts that Clodius, disguised as a woman, hoped to approach Pompeia, but his intrusion violated a ritual space absolutely forbidden to men.
Clodius was tried for sacrilege. Cicero discusses this trial, emphasizing the pressure and corruption that allowed the acquittal. Caesar, for his part, said he knew nothing, but nevertheless repudiated Pompeia, invoking a formula that became proverbial, reported by Suetonius: « I wish my family to be as free from suspicion as from crime. »
The goddess of home, women, and the city
Bona Dea thus appears as a complex figure: deity of chastity and fertility, protector of women, but also guarantor of public health. The ancient accounts themselves oscillate between moral explanations, initiatory traditions, and contradictory myths, reflecting a feminine cult largely inaccessible to male eyes.
Her temple, her iconography (cornucopia, snake, throne), and the testimonies about the rites nevertheless allow us to glimpse a deity associated with healing, abundance, and the protection of the household: an essential aspect of Roman religion, where certain ritual spaces remained in the hands of women.
Ancient sources
- Cicero, De Haruspicum Responsis 37; Letters to Atticus 1.13; Pro Caelio 34; In Clodium et Curionem (allusions).
- Festus, De verborum significatione, entry Fauna.
- Macrobius, Saturnalia 1.12.
- Ovid, Fasti 5.148-158.
- Plutarch, Life of Caesar 9-10; Quaestiones Romanae 20.
- Suetonius, Life of Caesar 74.2.
Dates
3 décembre 2026 - 4 décembre 2026 (Toute la journée)
Lieu
Urbs Roma
Urbs Roma
202605décToute la journéeFaunalia RusticaItalia romana
Description
Nonis Decembribus
Description
Nonis Decembribus

EN BREF. Faunus, ancien dieu romain des forêts et des troupeaux, était honoré le 5 décembre lors des Faunalia Rustica : les paysans lui offraient sacrifices et libations pour protéger leur bétail et leurs récoltes. Oracle mystérieux parlant en songes dans les bosquets sacrés, il fut plus tard assimilé à Pan et acquit ses cornes légendaires. Son culte perdura jusqu’au 4e siècle de notre ère.
Faunalia: célébrer le dieu des bois au cœur de l’hiver
Les Faunalia étaient des fêtes religieuses célébrées en l’honneur de Faunus, le dieu romain des bois, des champs et des créatures sauvages. Divinité rustique et pastorale, Faunus était perçu comme le protecteur des troupeaux, des agriculteurs, et plus largement des campagnes. Les Faunalia, souvent fêtées en milieu rural, constituaient un moment important pour les communautés agraires, soucieuses de maintenir un équilibre entre la nature sauvage et les activités humaines.
Le dieu Faunus
Faunus, souvent comparé à Pan dans la mythologie grecque, était une figure complexe dont le culte remonte aux origines de Rome. Il appartenait aux di indigetes, les plus anciennes divinités du panthéon romain. Dieu des forêts et des espaces sauvages, il symbolisait à la fois la fertilité de la terre et la puissance incontrôlée de la nature.
Avec l’hellénisation progressive de la religion romaine aux 3e et 2e siècles avant notre ère, Faunus fut assimilé au dieu grec Pan dans la littérature et l’iconographie. Cette assimilation transforma profondément sa représentation : alors que le Faunus archaïque n’était pas représenté avec des attributs animaux, les artistes romains commencèrent à le figurer avec des cornes et des pieds de chèvre, à l’image de Pan. Les apparitions spectrales et les sons mystérieux qu’on lui attribuait dans les régions boisées contribuèrent à cette métamorphose visuelle.
Ce dieu protégeait non seulement les troupeaux et les cultures, mais il possédait également une dimension oraculaire remarquable, pouvant délivrer des prophéties à ceux qui le consultaient. Ses pouvoirs étaient cependant ambivalents : Faunus pouvait être à la fois bienveillant, en garantissant la fertilité et la prospérité des terres, ou redoutable, en envoyant des calamités naturelles ou des maladies si on négligeait de l’honorer.
Dans les bosquets sacrés près de Tibur (l’actuelle Tivoli) et sur la colline de l’Aventin à Rome, Faunus révélait l’avenir à travers des rêves et des voix surnaturelles. Ceux qui sollicitaient ses oracles devaient pratiquer l’incubation : ils s’endormaient dans son enceinte sacrée, couchés sur des toisons d’agneaux fraîchement sacrifiés, et le dieu leur parlait en songes. Selon l’érudit Varron, ces réponses oraculaires étaient formulées en vers saturniens, l’ancien mètre de la poésie latine archaïque. Cette fonction prophétique explique son épithète de Fatuus, « le Devin », dérivé du verbe latin fari, qui signifie à la fois «parler» et «prophétiser».
Les Faunalia Rustica
Les Faunalia Rustica, célébrées le 5 décembre, étaient la principale fête dédiée à Faunus. Leur nom fait référence à la campagne (rusticus, en latin), et elles avaient lieu dans les villages et hameaux des zones rurales. Les habitants de la campagne, principalement des agriculteurs et des bergers, rendaient hommage à Faunus en tant que protecteur des troupeaux et des terres agricoles. Cette date coïncidait avec le retour du bétail des pâturages d’altitude vers les étables d’hiver, moment crucial dans le calendrier pastoral.
Les festivités comprenaient des sacrifices d’animaux, généralement des chèvres ou des chevreaux, animaux particulièrement associés à Faunus. Les sacrifices avaient pour but de garantir la bienveillance du dieu pour l’année à venir, notamment en ce qui concerne la protection des troupeaux contre les prédateurs ou les maladies. Les paysans faisaient aussi brûler des offrandes de fruits, de céréales et de vin en l’honneur du dieu, dans l’espoir d’assurer la fertilité des terres.
Une fois les sacrifices accomplis, la fête se poursuivait par des danses, des chants et des banquets, où les villageois s’abandonnaient à la joie collective, souvent dans une atmosphère de relâchement. Cette festivité incarnait un moment de répit et de convivialité au sein des communautés rurales, renforçant leurs liens sociaux après une année de labeur dans les champs.
Faunus à Rome: entre culte urbain et Lupercales
Si les Faunalia Rustica du 5 décembre étaient célébrées surtout dans les campagnes, Rome honorait aussi Faunus par une autre fête le 13 février, dans son temple situé sur l’île Tibérine. Ce jour marquait également le début du souffle de Favonius, le vent d’ouest fructifiant annonçant le retour du printemps. Le culte urbain de Faunus se distinguait ainsi du culte rural par sa dimension plus officielle et organisée.
Deux jours plus tard, le 15 février, se déroulaient les célèbres Lupercales, où Faunus était vénéré sous l’épithète de Lupercus, «celui qui écarte le loup». Douze prêtres appelés luperques sacrifiaient un bouc dans la grotte du Lupercal, au pied du mont Palatin, lieu légendaire où la louve aurait allaité Romulus et Rémus. Puis, vêtus uniquement d’un pagne en peau de bouc, ils couraient dans toute la ville de Rome, armés de lanières de peau de bouc avec lesquelles ils fouettaient les femmes qu’ils rencontraient sur leur passage pour les rendre fécondes. Ils figuraient les esprits de la nature dont Faunus était le chef de file. Ces rites mêlaient des éléments purificatoires et fécondants, certains demeurant énigmatiques même pour les Romains eux-mêmes.
Faunus dans l’imaginaire romain
Faunus occupait une place importante dans l’imaginaire romain, bien au-delà de son statut de divinité rustique. Sa figure symbolisait l’équilibre fragile entre la nature sauvage et l’activité humaine, rappelant aux Romains que, malgré leurs conquêtes et leur maîtrise technique du territoire, ils demeuraient dépendants des forces naturelles.
Des recherches récentes en mythologie comparée ont même suggéré que Faunus pourrait partager une origine indo-européenne commune avec le dieu védique Rudra, ancêtre de Shiva. Les deux divinités présentent en effet des traits similaires: nature sauvage et redoutable, mais aussi aspect «favorable» ou «propice» une fois apaisées. Cette ambivalence se reflète dans leurs noms mêmes: Faunus vient d’une racine signifiant «favorable», tandis que Rudra est invoqué sous les épithètes Bhava et Shiva, qui signifient également «favorable, propice».
Dans un monde où la nature était à la fois une source de subsistance et une force indomptable, Faunus représentait cette dualité. Il était à la fois celui qui veille et protège, et celui qui doit être apaisé pour éviter des calamités. Le caractère rituel des Faunalia montre combien la religion romaine était liée aux réalités quotidiennes des populations, notamment rurales, où le respect des forces naturelles passait par des pratiques religieuses régulières.
Le culte de Faunus persista bien au-delà de la période républicaine. Des témoignages archéologiques, comme la découverte en 1979 près de Thetford en Angleterre d’un ensemble de trente-deux cuillères du 4e siècle de notre ère gravées du nom « Faunus » avec différentes épithètes, attestent que ce dieu était encore vénéré en pleine période de christianisation de l’Empire romain.
Sources antiques
- Virgile, Énéide, VII.81-106
- Horace, Odes, III.18
- Ovide, Fastes, IV.649
- Cicéron, De Divinatione, I.101
- Varron, De Lingua Latina, VII.36
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Versione italiana
IN BREVE. Fauno, antico dio romano delle foreste e delle greggi, veniva onorato il 5 dicembre durante i Faunalia Rustica: i contadini gli offrivano sacrifici e libagioni per proteggere il loro bestiame e i loro raccolti. Oracolo misterioso che parlava in sogno nei boschi sacri, fu in seguito assimilato a Pan e acquisì le sue leggendarie corna. Il suo culto perdurò fino al 4° secolo della nostra era.
Faunalia: celebrare il dio dei boschi nel cuore dell’inverno
I Faunalia erano feste religiose celebrate in onore di Fauno, il dio romano dei boschi, dei campi e delle creature selvatiche. Divinità rustica e pastorale, Fauno era percepito come il protettore delle greggi, degli agricoltori e, più in generale, delle campagne. I Faunalia, spesso celebrati in ambiente rurale, costituivano un momento importante per le comunità agrarie, desiderose di mantenere un equilibrio tra la natura selvaggia e le attività umane.
Il dio Fauno
Fauno, spesso paragonato a Pan nella mitologia greca, era una figura complessa il cui culto risale alle origini di Roma. Apparteneva ai di indigetes, le più antiche divinità del pantheon romano. Dio delle foreste e degli spazi selvaggi, simboleggiava al tempo stesso la fertilità della terra e la potenza incontrollata della natura.
Con l’ellenizzazione progressiva della religione romana nel 3° e 2° secolo prima della nostra era, Fauno fu assimilato al dio greco Pan nella letteratura e nell’iconografia. Questa assimilazione trasformò profondamente la sua rappresentazione: mentre il Fauno arcaico non era rappresentato con attributi animali, gli artisti romani cominciarono a raffigurarlo con corna e piedi di capra, a immagine di Pan. Le apparizioni spettrali e i suoni misteriosi che gli venivano attribuiti nelle regioni boscose contribuirono a questa metamorfosi visiva.
Questo dio proteggeva non soltanto le greggi e le colture, ma possedeva anche una notevole dimensione oracolare, potendo rivelare profezie a coloro che lo consultavano. I suoi poteri erano tuttavia ambivalenti: Fauno poteva essere al tempo stesso benevolo, garantendo la fertilità e la prosperità delle terre, o temibile, inviando calamità naturali o malattie se si trascurava di onorarlo.
Nei boschi sacri presso Tibur (l’attuale Tivoli) e sul colle Aventino a Roma, Fauno rivelava il futuro attraverso sogni e voci soprannaturali. Coloro che sollecitavano i suoi oracoli dovevano praticare l’incubazione: si addormentavano nel suo recinto sacro, sdraiati su velli di agnelli appena sacrificati, e il dio parlava loro in sogno. Secondo l’erudito Varrone, queste risposte oracolari erano formulate in versi saturnii, l’antico metro della poesia latina arcaica. Questa funzione profetica spiega il suo epiteto di Fatuus, « l’Indovino », derivato dal verbo latino fari, che significa al tempo stesso « parlare » e « profetizzare ».
I Faunalia Rustica
I Faunalia Rustica, celebrati il 5 dicembre, erano la principale festa dedicata a Fauno. Il loro nome fa riferimento alla campagna (rusticus, in latino), e si svolgevano nei villaggi e borghi delle zone rurali. Gli abitanti della campagna, principalmente agricoltori e pastori, rendevano omaggio a Fauno in quanto protettore delle greggi e delle terre agricole. Questa data coincideva con il ritorno del bestiame dai pascoli d’altura alle stalle invernali, momento cruciale nel calendario pastorale.
Le festività comprendevano sacrifici di animali, generalmente capre o capretti, animali particolarmente associati a Fauno. I sacrifici avevano lo scopo di garantire la benevolenza del dio per l’anno a venire, in particolare per quanto riguarda la protezione delle greggi contro i predatori o le malattie. I contadini facevano anche bruciare offerte di frutti, cereali e vino in onore del dio, nella speranza di assicurare la fertilità delle terre.
Una volta compiuti i sacrifici, la festa proseguiva con danze, canti e banchetti, dove gli abitanti del villaggio si abbandonavano alla gioia collettiva, spesso in un’atmosfera di rilassamento. Questa festività incarnava un momento di tregua e convivialità in seno alle comunità rurali, rafforzando i loro legami sociali dopo un anno di lavoro nei campi.
Fauno a Roma: tra culto urbano e Lupercali
Se i Faunalia Rustica del 5 dicembre erano celebrati soprattutto nelle campagne, Roma onorava anche Fauno con un’altra festa il 13 febbraio, nel suo tempio situato sull’isola Tiberina. Questo giorno segnava anche l’inizio del soffio di Favonio, il vento d’occidente fecondante che annunciava il ritorno della primavera. Il culto urbano di Fauno si distingueva così dal culto rurale per la sua dimensione più ufficiale e organizzata.
Due giorni più tardi, il 15 febbraio, si svolgevano i celebri Lupercali, dove Fauno era venerato sotto l’epiteto di Lupercus, « colui che allontana il lupo ». Dodici sacerdoti chiamati luperci sacrificavano un caprone nella grotta del Lupercale, ai piedi del monte Palatino, luogo leggendario dove la lupa avrebbe allattato Romolo e Remo. Poi, vestiti unicamente di un perizoma in pelle di capra, correvano per tutta la città di Roma, armati di strisce di pelle di capra con le quali fustigavano le donne che incontravano sul loro passaggio per renderle feconde. Essi rappresentavano gli spiriti della natura di cui Fauno era il capofila. Questi riti mescolavano elementi purificatori e fecondanti, alcuni rimanendo enigmatici anche per gli stessi Romani.
Fauno nell’immaginario romano
Fauno occupava un posto importante nell’immaginario romano, ben oltre il suo statuto di divinità rustica. La sua figura simboleggiava il fragile equilibrio tra la natura selvaggia e l’attività umana, ricordando ai Romani che, nonostante le loro conquiste e il loro dominio tecnico del territorio, rimanevano dipendenti dalle forze naturali.
Ricerche recenti in mitologia comparata hanno persino suggerito che Fauno potrebbe condividere un’origine indoeuropea comune con il dio vedico Rudra, antenato di Shiva. Le due divinità presentano infatti tratti simili: natura selvaggia e temibile, ma anche aspetto « favorevole » o « propizio » una volta placate. Questa ambivalenza si riflette nei loro stessi nomi: Fauno deriva da una radice che significa « favorevole », mentre Rudra è invocato con gli epiteti Bhava e Shiva, che significano ugualmente « favorevole, propizio ».
In un mondo dove la natura era al tempo stesso una fonte di sussistenza e una forza indomabile, Fauno rappresentava questa dualità. Era al tempo stesso colui che veglia e protegge, e colui che deve essere placato per evitare calamità. Il carattere rituale dei Faunalia mostra quanto la religione romana fosse legata alle realtà quotidiane delle popolazioni, in particolare rurali, dove il rispetto delle forze naturali passava attraverso pratiche religiose regolari.
Il culto di Fauno persistette ben oltre il periodo repubblicano. Testimonianze archeologiche, come la scoperta nel 1979 presso Thetford in Inghilterra di un insieme di trentadue cucchiai del 4° secolo della nostra era incisi con il nome « Fauno » con diversi epiteti, attestano che questo dio era ancora venerato in pieno periodo di cristianizzazione dell’Impero romano.
Fonti antiche
- Virgilio, Eneide, VII.81-106
- Orazio, Odi, III.18
- Ovidio, Fasti, IV.649
- Cicerone, De Divinatione, I.101
- Varrone, De Lingua Latina, VII.36
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF. Faunus, ancient Roman god of forests and flocks, was honored on December 5th during the Faunalia Rustica: peasants offered him sacrifices and libations to protect their livestock and crops. A mysterious oracle speaking in dreams within sacred groves, he was later assimilated to Pan and acquired his legendary horns. His cult persisted until the 4th century CE.
Faunalia: celebrating the god of the woods in the heart of winter
The Faunalia were religious festivals celebrated in honor of Faunus, the Roman god of woods, fields, and wild creatures. A rustic and pastoral deity, Faunus was perceived as the protector of flocks, farmers, and more broadly, the countryside. The Faunalia, often celebrated in rural settings, constituted an important moment for agrarian communities, concerned with maintaining a balance between wild nature and human activities.
The god Faunus
Faunus, often compared to Pan in Greek mythology, was a complex figure whose cult dates back to the origins of Rome. He belonged to the di indigetes, the most ancient deities of the Roman pantheon. God of forests and wild spaces, he symbolized both the fertility of the earth and the uncontrolled power of nature.
With the progressive Hellenization of Roman religion in the 3rd and 2nd centuries BCE, Faunus was assimilated to the Greek god Pan in literature and iconography. This assimilation profoundly transformed his representation: whereas the archaic Faunus was not depicted with animal attributes, Roman artists began to portray him with horns and goat’s feet, in the image of Pan. The spectral appearances and mysterious sounds attributed to him in wooded regions contributed to this visual metamorphosis.
This god protected not only flocks and crops, but also possessed a remarkable oracular dimension, able to deliver prophecies to those who consulted him. His powers were however ambivalent: Faunus could be both benevolent, guaranteeing the fertility and prosperity of lands, or formidable, sending natural calamities or diseases if one neglected to honor him.
In the sacred groves near Tibur (modern-day Tivoli) and on the Aventine Hill in Rome, Faunus revealed the future through dreams and supernatural voices. Those who sought his oracles had to practice incubation: they fell asleep in his sacred precinct, lying on the fleeces of freshly sacrificed lambs, and the god spoke to them in dreams. According to the scholar Varro, these oracular responses were formulated in Saturnian verses, the ancient meter of archaic Latin poetry. This prophetic function explains his epithet Fatuus, « the Seer, » derived from the Latin verb fari, which means both « to speak » and « to prophesy. »
The Faunalia Rustica
The Faunalia Rustica, celebrated on December 5th, were the main festival dedicated to Faunus. Their name refers to the countryside (rusticus, in Latin), and they took place in villages and hamlets of rural areas. The inhabitants of the countryside, mainly farmers and shepherds, paid homage to Faunus as protector of flocks and agricultural lands. This date coincided with the return of livestock from high pastures to winter stables, a crucial moment in the pastoral calendar.
The festivities included animal sacrifices, generally goats or kids, animals particularly associated with Faunus. The sacrifices were intended to guarantee the god’s benevolence for the coming year, particularly concerning the protection of flocks against predators or diseases. Peasants also burned offerings of fruits, grains, and wine in honor of the god, hoping to ensure the fertility of the lands.
Once the sacrifices were completed, the festival continued with dances, songs, and banquets, where villagers abandoned themselves to collective joy, often in an atmosphere of relaxation. This festivity embodied a moment of respite and conviviality within rural communities, strengthening their social bonds after a year of labor in the fields.
Faunus in Rome: between urban cult and Lupercalia
While the Faunalia Rustica of December 5th were celebrated mainly in the countryside, Rome also honored Faunus with another festival on February 13th, in his temple located on the Tiber Island. This day also marked the beginning of the breath of Favonius, the fructifying west wind announcing the return of spring. The urban cult of Faunus was thus distinguished from the rural cult by its more official and organized dimension.
Two days later, on February 15th, the famous Lupercalia took place, where Faunus was venerated under the epithet Lupercus, « he who wards off the wolf. » Twelve priests called Luperci sacrificed a goat in the Lupercal cave, at the foot of the Palatine Hill, the legendary place where the she-wolf would have nursed Romulus and Remus. Then, dressed only in a loincloth of goatskin, they ran throughout the city of Rome, armed with strips of goatskin with which they whipped the women they encountered on their way to make them fertile. They represented the spirits of nature of which Faunus was the leader. These rites mixed purificatory and fecundating elements, some remaining enigmatic even for the Romans themselves.
Faunus in the Roman imagination
Faunus occupied an important place in the Roman imagination, well beyond his status as a rustic deity. His figure symbolized the fragile balance between wild nature and human activity, reminding the Romans that, despite their conquests and technical mastery of the territory, they remained dependent on natural forces.
Recent research in comparative mythology has even suggested that Faunus might share a common Indo-European origin with the Vedic god Rudra, ancestor of Shiva. The two deities indeed present similar traits: wild and formidable nature, but also a « favorable » or « propitious » aspect once appeased. This ambivalence is reflected in their very names: Faunus comes from a root meaning « favorable, » while Rudra is invoked under the epithets Bhava and Shiva, which also mean « favorable, propitious. »
In a world where nature was both a source of subsistence and an indomitable force, Faunus represented this duality. He was both the one who watches and protects, and the one who must be appeased to avoid calamities. The ritual character of the Faunalia shows how much Roman religion was linked to the daily realities of populations, particularly rural ones, where respect for natural forces passed through regular religious practices.
The cult of Faunus persisted well beyond the Republican period. Archaeological evidence, such as the discovery in 1979 near Thetford in England of a set of thirty-two 4th-century CE spoons engraved with the name « Faunus » with different epithets, attests that this god was still venerated in the midst of the Christianization of the Roman Empire.
Ancient sources
- Virgil, Aeneid, VII.81-106
- Horace, Odes, III.18
- Ovid, Fasti, IV.649
- Cicero, De Divinatione, I.101
- Varro, De Lingua Latina, VII.36
Dates
5 décembre 2026 Toute la journée
Lieu
Italia romana
202611décToute la journéeAgonium IndigetisUrbs Roma
Description
Ante diem tertium Idus Decembres
Description
Ante diem tertium Idus Decembres

EN BREF. Les fastes romains mentionnent au 11 décembre un agonium Indigetis, rite sacrificiel archaïque accompli par le rex sacrorum à la Regia. Aucun texte antique ne précise la divinité honorée. L’identification avec Sol Indiges est tardive et discutée. Selon Angelo Brelich, cette date ouvre le cycle hivernal menant au renouvellement annuel du temps.
Agonium Indigetis: un rite archaïque au seuil de l’hiver
Parmi les fêtes religieuses les plus anciennes du calendrier romain figurent les Agonalia, célébrées à plusieurs reprises au cours de l’année, notamment le 9 janvier, le 21 mai et le 11 décembre. Ces rites archaïques, dont les Anciens eux-mêmes reconnaissaient le caractère obscur, apparaissent dans les fastes comme des sacrifices publics destinés à assurer la protection de la cité et le maintien de l’ordre du monde.
Une fête attestée par les fastes
Pour le 11 décembre, les calendriers antiques (fastes) mentionnent explicitement un agonium Indigetis. Cette indication est d’ordre strictement calendaire et rituel : elle atteste l’existence d’un sacrifice accompli ce jour-là en l’honneur d’un Indiges, sans préciser la nature de la divinité honorée ni développer de théologie associée. Aucun auteur antique contemporain n’explicite le sens exact de cette célébration.
Les Agonalia, dans leur ensemble, demeuraient déjà problématiques à l’époque augustéenne. Ovide, dans les Fastes (I, 317–334), à propos de l’Agonalia de janvier consacrée à Janus, souligne l’incertitude qui entoure jusqu’à l’étymologie même du nom Agonalia, proposant plusieurs explications concurrentes sans en privilégier aucune. Ce témoignage ne concerne pas directement l’Agonalia de décembre, mais il montre que le sens originel de ces rites archaïques échappait déjà aux Romains eux-mêmes.
Le rite : sacrifice et cadre cultuel
Le rituel de l’Agonalia est cependant connu dans ses grandes lignes. Il consistait en le sacrifice propitiatoire d’un bélier (aries), offert par le rex sacrorum (parfois désigné comme rex sacrificulus), prêtre héritier symbolique de la royauté archaïque. La cérémonie se déroulait à la Regia, bâtiment sacré situé près du Forum, centre religieux et politique de la Rome ancienne. Il s’agissait d’un acte cultuel public, accompli selon un strict formalisme, visant à assurer la faveur divine envers la communauté civique.
Indiges et Di Indigetes
Le terme Indiges renvoie à la catégorie des Di Indigetes, un ensemble de divinités ou de puissances considérées par les Romains comme anciennes et étroitement liées aux origines de la cité. Selon le dictionnaire Gaffiot, il s’agit de dieux «nationaux» ou «originels». La recherche moderne souligne cependant que le sens exact du terme demeure discuté. Indiges pourrait également dériver du verbe indigitare, «invoquer par le nom», désignant des puissances appelées rituellement plutôt que des dieux dotés d’une mythologie définie.
Dans ce cadre, l’agonium Indigetis du 11 décembre ne renvoie pas nécessairement à une divinité individualisée, mais plus vraisemblablement à un numen ancien, invoqué dans un contexte rituel précis, conformément aux pratiques de la religion romaine archaïque.
Interprétations et dimension cosmique
L’identification de l’Indiges honoré le 11 décembre avec une divinité solaire, Sol Indiges, n’est pas attestée par les fastes eux-mêmes. Elle repose sur une interprétation tardive, notamment formulée par Jean le Lydien (De Mensibus, IV, 155, 6e siècle après notre ère), et reprise par une partie de la tradition érudite postérieure. Cette association demeure donc hypothétique et ne saurait être présentée comme une certitude.
La position calendaire de cette Agonalia n’en est pas moins significative. Placée à la mi-décembre, à l’approche du solstice d’hiver, elle marque l’entrée dans une période charnière de l’année. L’historien des religions Angelo Brelich a montré que l’agonium Indigetis constituait le point d’ouverture d’un cycle de fêtes hivernales, qui se prolonge jusqu’à l’Agonalia de janvier consacrée à Janus, inscrivant ainsi cette célébration dans une logique de renouvellement cosmique annuel.
Dans cette perspective, l’Agonalia du 11 décembre ne relève pas d’un culte solaire explicite, mais d’une conception archaïque du temps, fondée sur la régularité des cycles naturels et sur la nécessité de les garantir par des rites accomplis à dates fixes. Le sacrifice vise moins à célébrer une divinité clairement définie qu’à maintenir l’équilibre entre les dieux, l’année qui s’achève et celle qui commence, et la communauté humaine.
De l’agonium Indigetis à Sol Invictus
À partir du 3e siècle après notre ère, le paysage religieux romain connaît une transformation profonde. Sous le règne de l’empereur Aurélien, le culte de Sol Invictus devient central dans l’idéologie impériale. Cette divinité solaire, d’origine orientale et dotée d’une forte charge politique, se distingue nettement du discret Indiges mentionné dans les fastes archaïques.
Entre l’agonium Indigetis du 11 décembre et le triomphe impérial de Sol Invictus se dessine ainsi une évolution du rapport romain au soleil: d’un rite propitiatoire ancien, inscrit dans l’ordre cosmique et le rythme de l’année, à une divinité solaire universelle, garante de la stabilité et de la puissance du pouvoir impérial.
Sources antiques
- Ovide, Fastes, I, 317–334.
- Jean le Lydien, De Mensibus, IV, 155.
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Versione italiana
IN BREVE. I fasti romani menzionano all’11 dicembre un agonium Indigetis, rito sacrificale arcaico officiato dal rex sacrorum alla Regia. Nessun testo antico precisa la divinità onorata. L’identificazione con Sol Indiges è tardiva e discussa. Secondo Angelo Brelich, questa data apre il ciclo invernale che conduce al rinnovamento annuale del tempo.
Agonium Indigetis : un rito arcaico alla soglia dell’inverno
Tra le feste religiose più antiche del calendario romano figurano le Agonalia, celebrate più volte nel corso dell’anno, in particolare il 9 gennaio, il 21 maggio e l’11 dicembre. Questi riti arcaici, il cui carattere oscuro era già riconosciuto dagli stessi Antichi, compaiono nei fasti come sacrifici pubblici destinati a garantire la protezione della città e il mantenimento dell’ordine del mondo.
Una festa attestata dai fasti
Per l’11 dicembre, i calendari antichi (fasti) menzionano esplicitamente un agonium Indigetis. Questa indicazione è di natura strettamente calendariale e rituale: attesta l’esistenza di un sacrificio compiuto in quel giorno in onore di un Indiges, senza precisare la natura della divinità onorata né sviluppare una teologia associata. Nessun autore antico contemporaneo esplicita il significato preciso di questa celebrazione.
Le Agonalia, nel loro insieme, apparivano già problematiche in età augustea. Ovidio, nei Fasti (I, 317–334), a proposito dell’Agonalia di gennaio dedicata a Giano, sottolinea l’incertezza che circonda persino l’etimologia del nome Agonalia, proponendo diverse spiegazioni concorrenti senza privilegiarne alcuna. Questa testimonianza non riguarda direttamente l’Agonalia di dicembre, ma mostra come il significato originario di questi riti arcaici sfuggisse già ai Romani stessi.
Il rito : sacrificio e quadro cultuale
Il rituale dell’Agonalia è tuttavia noto nelle sue linee essenziali. Consisteva nel sacrificio propiziatorio di un montone (aries), offerto dal rex sacrorum (talvolta designato come rex sacrificulus), sacerdote erede simbolico della regalità arcaica. La cerimonia si svolgeva alla Regia, edificio sacro situato presso il Foro, centro religioso e politico della Roma antica. Si trattava di un atto cultuale pubblico, compiuto secondo un rigoroso formalismo, volto ad assicurare il favore divino alla comunità civica.
Indiges e Di Indigetes
Il termine Indiges rinvia alla categoria dei Di Indigetes, un insieme di divinità o potenze considerate dai Romani come antiche e strettamente legate alle origini della città. Secondo il dizionario di Gaffiot, si tratta di dèi « nazionali » o « originari ». La ricerca moderna sottolinea tuttavia che il significato esatto del termine resta discusso. Indiges potrebbe anche derivare dal verbo indigitare, « invocare per nome », designando potenze chiamate ritualmente piuttosto che divinità dotate di una mitologia definita.
In questo quadro, l’agonium Indigetis dell’11 dicembre non rinvia necessariamente a una divinità individualizzata, ma più verosimilmente a un numen antico, invocato in un contesto rituale preciso, conforme alle pratiche della religione romana arcaica.
Interpretazioni e dimensione cosmica
L’identificazione dell’Indiges onorato l’11 dicembre con una divinità solare, Sol Indiges, non è attestata dai fasti stessi. Essa si fonda su un’interpretazione tardiva, formulata in particolare da Giovanni Lido (De Mensibus, IV, 155, VI secolo dopo la nostra era), e ripresa da una parte della tradizione erudita successiva. Tale associazione resta pertanto ipotetica e non può essere presentata come una certezza.
La posizione calendariale di questa Agonalia è tuttavia significativa. Collocata a metà dicembre, in prossimità del solstizio d’inverno, essa segna l’ingresso in una fase cruciale dell’anno. Lo storico delle religioni Angelo Brelich ha mostrato che l’agonium Indigetis costituiva il punto di apertura di un ciclo di feste invernali, che si prolungava fino all’Agonalia di gennaio consacrata a Giano, inserendo così questa celebrazione in una logica di rinnovamento cosmico annuale.
In questa prospettiva, l’Agonalia dell’11 dicembre non appartiene a un culto solare esplicito, ma a una concezione arcaica del tempo, fondata sulla regolarità dei cicli naturali e sulla necessità di garantirli mediante riti compiuti in date fisse. Il sacrificio mira meno a celebrare una divinità chiaramente definita che a mantenere l’equilibrio tra gli dèi, l’anno che si conclude e quello che comincia, e la comunità umana.
Dall’agonium Indigetis a Sol Invictus
A partire dal 3º secolo dopo la nostra era, il paesaggio religioso romano conosce una trasformazione profonda. Sotto il regno dell’imperatore Aureliano, il culto di Sol Invictus diviene centrale nell’ideologia imperiale. Questa divinità solare, di origine orientale e dotata di una forte carica politica, si distingue nettamente dal discreto Indiges menzionato nei fasti arcaici.
Tra l’agonium Indigetis dell’11 dicembre e il trionfo imperiale di Sol Invictus si delinea così un’evoluzione del rapporto romano con il sole: da un rito propiziatorio antico, inscritto nell’ordine cosmico e nel ritmo dell’anno, a una divinità solare universale, garante della stabilità e della potenza del potere imperiale.
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English version
IN BRIEF. The Roman fasti record on 11 December an agonium Indigetis, an archaic sacrificial rite performed by the rex sacrorum at the Regia. No ancient text specifies the deity honoured. The identification with Sol Indiges is late and disputed. According to Angelo Brelich, this date opens the winter cycle leading to the annual renewal of time.
Agonium Indigetis: an archaic rite at the threshold of winter
Among the oldest religious festivals of the Roman calendar are the Agonalia, celebrated several times during the year, notably on 9 January, 21 May, and 11 December. These archaic rites, whose obscure character was already acknowledged by the Ancients themselves, appear in the fasti as public sacrifices intended to ensure the protection of the city and the maintenance of the order of the world.
A festival attested by the fasti
For 11 December, the ancient calendars (fasti) explicitly mention an agonium Indigetis. This indication is strictly calendrical and ritual in nature: it attests the existence of a sacrifice performed on that day in honour of an Indiges, without specifying the nature of the deity honoured or developing any associated theology. No contemporary ancient author explains the exact meaning of this celebration.
The Agonalia as a whole already appeared problematic in the Augustan age. Ovid, in the Fasti (I, 317–334), discussing the Agonalia of January dedicated to Janus, emphasizes the uncertainty surrounding even the etymology of the name Agonalia, proposing several competing explanations without privileging any single one. Although this testimony does not directly concern the December Agonalia, it shows that the original meaning of these archaic rites already eluded the Romans themselves.
The rite: sacrifice and cultic setting
The ritual of the Agonalia is nevertheless known in its broad outlines. It consisted of the propitiatory sacrifice of a ram (aries), offered by the rex sacrorum (sometimes referred to as rex sacrificulus), a priest who was the symbolic heir of archaic kingship. The ceremony took place at the Regia, a sacred building located near the Forum, the religious and political centre of ancient Rome. It was a public cult act, performed according to strict formal rules, intended to secure divine favour for the civic community.
Indiges and the Di Indigetes
The term Indiges refers to the category of the Di Indigetes, a group of deities or powers regarded by the Romans as ancient and closely connected with the city’s origins. According to Gaffiot’s dictionary, these are “national” or “original” gods. Modern scholarship, however, stresses that the precise meaning of the term remains debated. Indiges may also derive from the verb indigitare, “to invoke by name,” designating powers ritually called upon rather than gods endowed with a defined mythology.
Within this framework, the agonium Indigetis of 11 December does not necessarily refer to an individualized deity, but more plausibly to an ancient numen, invoked within a specific ritual context, in keeping with the practices of archaic Roman religion.
Interpretations and the cosmic dimension
The identification of the Indiges honoured on 11 December with a solar deity, Sol Indiges, is not attested by the fasti themselves. It rests on a late interpretation, notably formulated by John the Lydian (De Mensibus, IV, 155, 6th century after our era), and taken up by part of the subsequent scholarly tradition. This association therefore remains hypothetical and cannot be presented as a certainty.
The calendrical position of this Agonalia is nonetheless significant. Placed in mid-December, close to the winter solstice, it marks entry into a critical phase of the year. The historian of religions Angelo Brelich has shown that the agonium Indigetis constituted the opening point of a cycle of winter festivals, which extended as far as the January Agonalia dedicated to Janus, thus situating this celebration within a logic of annual cosmic renewal.
From this perspective, the Agonalia of 11 December does not belong to an explicit solar cult, but to an archaic conception of time, based on the regularity of natural cycles and on the need to secure them through rites performed on fixed dates. The sacrifice aims less at celebrating a clearly defined deity than at maintaining the balance between the gods, the year that is ending and the one that is beginning, and the human community.
From the agonium Indigetis to Sol Invictus
From the 3rd century after our era onwards, the Roman religious landscape underwent a profound transformation. Under the reign of Emperor Aurelian, the cult of Sol Invictus became central to imperial ideology. This solar deity, of eastern origin and endowed with a strong political charge, stands in marked contrast to the discreet Indiges mentioned in the archaic fasti.
Between the agonium Indigetis of 11 December and the imperial triumph of Sol Invictus thus emerges an evolution in the Roman relationship to the sun: from an ancient propitiatory rite, embedded in the cosmic order and the rhythm of the year, to a universal solar deity, guarantor of the stability and power of imperial rule.
Dates
11 décembre 2026 Toute la journée
Lieu
Urbs Roma
Urbs Roma
202617décToute la journée23SaturnaliaOrbis romanus
Description
Ante diem sextum decimum Kalendas Ianuarias - Ante diem decimum Kalendas Ianuarias
Description
Ante diem sextum decimum Kalendas Ianuarias – Ante diem decimum Kalendas Ianuarias

Saturnalia: le retour symbolique de l’âge d’or
Les Saturnalia étaient parmi les célébrations les plus populaires et emblématiques de la Rome antique, honorant Saturne, le dieu associé au temps et à l’âge d’or. Ces fêtes se déroulaient chaque année à la mi-décembre, commençant officiellement le 17 décembre et pouvant se prolonger jusqu’au 23. Elles évoquaient symboliquement le retour de l’âge d’or de Saturne, un temps mythique d’abondance et d’égalité.
La fête débutait par un sacrifice rituel au temple de Saturne, dans le Forum romain. Les liens de laine entourant la statue du dieu étaient dénoués pour l’occasion. Durant les Saturnalia, le travail était suspendu, les tribunaux fermés, et la vie quotidienne laissait place à des banquets animés où nourriture et vin étaient largement partagés.
Un des aspects les plus caractéristiques de la fête était l’inversion temporaire des rôles sociaux. Les esclaves bénéficiaient d’une liberté inhabituelle: ils étaient servis par leurs maîtres, pouvaient plaisanter ou se moquer d’eux, et participaient pleinement aux réjouissances. Cette période de licence rituelle instaurait un climat volontairement renversé, rappelant l’égalité supposée de l’âge d’or.
L’échange de cadeaux était également une tradition bien établie. Les Romains offraient notamment des figurines en cire ou en terre cuite (sigillaria) ainsi que des denrées alimentaires, gestes symboliques renforçant les liens familiaux et amicaux.
À long terme, les Saturnalia ont laissé une empreinte durable dans la culture romaine et dans certaines traditions hivernales ultérieures. Plusieurs coutumes des fêtes de fin d’année, comme les repas festifs ou l’échange de cadeaux, présentent des parallèles avec les Saturnalia, sans qu’une filiation directe soit assurée.
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- Et pourtant, Saturne!
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Versione italiana
Saturnalia: il ritorno simbolico dell’età dell’oro
Le Saturnalia erano tra le celebrazioni più popolari ed emblematiche della Roma antica, in onore di Saturno, il dio associato al tempo e all’età dell’oro. Queste feste si svolgevano ogni anno a metà dicembre, iniziando ufficialmente il 17 dicembre e potendo protrarsi fino al 23. Esse evocavano simbolicamente il ritorno dell’età dell’oro di Saturno, un tempo mitico di abbondanza e uguaglianza.
La festa cominciava con un sacrificio rituale nel tempio di Saturno, nel Foro Romano. I legacci di lana che avvolgevano la statua del dio venivano sciolti per l’occasione. Durante i Saturnalia, il lavoro era sospeso, i tribunali chiusi e la vita quotidiana lasciava il posto a banchetti animati, in cui cibo e vino venivano condivisi generosamente.
Uno degli aspetti più caratteristici della festa era l’inversione temporanea dei ruoli sociali. Gli schiavi godevano di una libertà insolita: venivano serviti dai loro padroni, potevano scherzare con loro o persino prendersene gioco, e partecipavano pienamente ai festeggiamenti. Questo periodo di licenza rituale instaurava un clima volutamente rovesciato, richiamando l’uguaglianza supposta dell’età dell’oro.
Lo scambio di doni era anch’esso una tradizione ben consolidata. I Romani offrivano in particolare figurine in cera o in terracotta (sigillaria), così come generi alimentari: gesti simbolici che rafforzavano i legami familiari e amicali.
A lungo termine, i Saturnalia hanno lasciato un’impronta duratura nella cultura romana e in alcune tradizioni invernali successive. Diverse usanze delle festività di fine anno, come i banchetti o lo scambio di doni, presentano paralleli con i Saturnalia, pur senza attestare una filiazione diretta.
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- I Saturnales sotto il sgardo critico di Luciano
- Celebrare le Saturnali nel XXI secolo!
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Saturnalia: the symbolic return of the Golden Age
The Saturnalia were among the most popular and emblematic celebrations of ancient Rome, honoring Saturn, the god associated with time and the Golden Age. These festivities took place each year in mid-December, beginning officially on 17 December and sometimes extending until the 23rd. They symbolically evoked the return of Saturn’s Golden Age, a mythical time of abundance and equality.
The festival opened with a ritual sacrifice at the Temple of Saturn in the Roman Forum. The woolen bonds that surrounded the statue of the god were untied for the occasion. During the Saturnalia, work was suspended, the courts were closed, and daily life gave way to lively banquets where food and wine were generously shared.
One of the most characteristic aspects of the festival was the temporary inversion of social roles. Enslaved people enjoyed an unusual degree of freedom: they were served by their masters, could joke with them or even mock them, and took full part in the celebrations. This period of ritual license created a deliberately overturned atmosphere, recalling the presumed equality of the Golden Age.
The exchange of gifts was also a well-established tradition. Romans offered figurines made of wax or terracotta (sigillaria), as well as foodstuffs—symbolic gestures that strengthened family and friendship bonds.
In the long term, the Saturnalia left a lasting mark on Roman culture and on certain later winter traditions. Several features of present-day end-of-year festivities, such as celebratory meals or the exchange of gifts, show parallels with the Saturnalia, even though no direct lineage can be firmly established.
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Dates
17 décembre 2026 - 23 décembre 2026 (Toute la journée)
Lieu
Orbis romanus










