Nunc est bibendum est une association culturelle sans but lucratif dédiée à l'évocation de l'Antiquité par les arts de la table.
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Date
202626sept17:3022:00Nuit des musées à PullyArchéoLab, Pully, Vaud, Suisse
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L'association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l'ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l'occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel
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L’association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l’ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l’occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel Cirque ! Jeux et spectacles chez les Romains.
De 17h30 à 22h00, venez tester vos sens avec notre Gustatio ludique : identifiez les épices et parfums qui agrémentaient les plats de l’Antiquité, et défiez vos proches aux jeux de société pratiqués par les Romains. Une animation interactive, en résonance avec le thème de la soirée, accessible à toutes et tous.
Entrée dans le cadre de la Nuit des Musées.
202603oct14:0015:00Tous en Jeux fête ses 10 ans: Nunc est de la partieBellevue
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3–4 octobre 2026 – Un week-end consacré au jeu sous toutes ses formes Pour célébrer ses 10 ans, l’association Tous en Jeux organise un grand week-end ludique réunissant
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3–4 octobre 2026 – Un week-end consacré au jeu sous toutes ses formes
Pour célébrer ses 10 ans, l’association Tous en Jeux organise un grand week-end ludique réunissant associations, créateurs et passionnés. Jeux de société et de rôles, escape games, tournois, quiz, blind tests, échecs, retrogaming, peinture sur figurines et animations pour les enfants seront notamment au programme.
Nunc est bibendum sera de la partie avec un voyage dans le temps, à la découverte des jeux pratiqués il y a 2000 ans et plus.
À quoi jouait-on dans l’Antiquité?
À quels jeux jouait-on dans le monde méditerranéen antique? Pourquoi jouait-on et, surtout, comment peut-on connaître aujourd’hui les règles de jeux disparus depuis des siècles?
Manuel Grandjean, président de Nunc est bibendum, abordera ces questions lors d’une courte conférence. Elle sera suivie d’une initiation pratique permettant de s’essayer à l’Aseb égyptien, au Ludus latrunculorum romain – un jeu de stratégie militaire – ou encore au mystérieux Ludus coriovalli, dont les règles viennent de faire l’objet d’une reconstitution avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Samedi 3 octobre à 14h – conférence et initiation aux jeux antiques
Festival: samedi 3 octobre de 11h à 2h; dimanche 4 octobre de 11h à 17h.
Sans inscription.
Dates
3 octobre 2026 14:00 - 15:00
Lieu
Bellevue
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Date
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de chars, les combats de gladiateurs et les performances théâtrales qui fascinaient les Romains. Amphithéâtres vertigineux, cirques immenses ou théâtres richement décorés, le monde captivant du spectacle antique se décline au long d’une exposition qui prend ses quartiers dans la Villa romaine de Pully, après avoir connu un grand succès à Lugdunum – Musée et théâtres romains de Lyon.
Visitez les édifices de spectacles antiques, partez à la rencontre des stars des jeux et découvrez les coulisses et l’héritage de ces divertissements symbolisant la puissance de la civilisation romaine. Au coeur de ce parcours, la grande fresque à l’aurige de la Villa romaine de Pully s’anime à travers un nouveau dispositif conçu pour redonner vie aux fascinants jeux du cirque qui s’y déroulent.
L’exposition Quel Cirque ! s’inscrit dans la suite de la saison culturelle La Villa dans tous ses états, dédiée aux jeux et spectacles antiques, et s’accompagne d’un programme d’événements ludiques et variés, enrichi de nombreux partenariats.
Les prochaines fêtes du calendrier romain
Date
202605septToute la journée19Ludi Romani / Ludi magni
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Nonis Septembribus - Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres
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Nonis Septembribus – Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres

EN BREF – Chaque année en septembre, Rome interrompait ses affaires pour les Ludi Romani, sa plus ancienne fête publique, vouée à Jupiter. Procession solennelle depuis le Capitole, courses de chars, pièces de théâtre: les édiles curules organisaient ce rendez-vous avec une rigueur religieuse telle qu’une simple faute rituelle pouvait obliger à tout recommencer.
Les Ludi Romani, quand Jupiter exigeait la perfection
À Rome, une fête revenait chaque année en septembre et s’imposait comme la plus solennelle du calendrier civique: les Ludi Romani, les «Jeux Romains». Devenu édile curule en 70 avant notre ère, Cicéron rappelle lui-même la charge qui l’attend: il doit célébrer «les très anciens jeux qui furent les premiers appelés Romains […] pour Jupiter, Junon et Minerve»[1]. L’essentiel est dit: une ancienneté revendiquée, une dédicace à la triade du Capitole, et une responsabilité qui incombe aux édiles curules – ces magistrats chargés, entre autres, des marchés, de l’entretien de la ville et des grands spectacles publics.
Cette charge n’avait rien d’une formalité administrative: la magnificence déployée par un édile pouvait rejaillir sur toute sa carrière.
Les Romains eux-mêmes hésitaient sur le nom à donner à cette fête. Tite-Live raconte que les jeux, devenus une célébration annuelle, «furent diversement appelés Jeux Romains et Grands Jeux»[2]. Cicéron rapporte une tradition presque identique, mais avec une prudence significative: il écrit avoir «reçu par tradition» que Tarquin «célébra les très grands jeux, ceux qui furent appelés Jeux Romains»[3] – la formule «nous avons reçu» indiquant qu’il transmet un récit ancien plutôt qu’il ne le garantit. Un commentateur antique avance une troisième explication de cette grandeur: les jeux auraient été «institués sous les rois et appelés grands parce que donnés à grands frais»[4].
Deux récits d’origine, une seule certitude
Sur la naissance de la fête, les Romains racontaient en réalité deux histoires différentes. La première remonte au roi Tarquin l’Ancien, qui aurait institué les jeux après une victoire militaire. La seconde les rattache à la guerre contre les Latins et à un vœu prononcé par un consul; Cicéron dit la tenir de plusieurs annalistes – «les Fabii, les Gellii, mais tout récemment Coelius» – et parle alors non de Ludi Romani mais de «très grands jeux votifs»[5]. Denys d’Halicarnasse, qui développe longuement cette seconde tradition, affirme s’appuyer sur le témoignage de Quintus Fabius Pictor, le plus ancien historien romain – mais ce dernier n’écrit lui-même que plusieurs siècles après les faits qu’il raconte.
Une chose, en tout cas, ne fait aucun doute pour les Romains de la fin de la République: les Ludi Romani ne se confondent pas avec n’importe quels «grands jeux». Lorsque le peuple romain voue, en 191 avant notre ère, des jeux extraordinaires à Jupiter pour obtenir la victoire sur le roi Antiochos III de Syrie, la formule du vœu transmise par Tite-Live promet «dix jours continus» de ludi magni[6] – des jeux votifs, occasionnels, strictement distincts du festival annuel. Cicéron le confirme dans son réquisitoire contre Verrès, qu’il poursuit alors en justice: après quinze jours de jeux votifs offerts par Pompée, explique-t-il, «immédiatement après suivront les Jeux Romains»[7]. L’expression «grands jeux» pouvait donc, selon le contexte, désigner soit les Ludi Romani eux-mêmes selon l’usage ancien, soit une tout autre célébration de grande ampleur.
Procession, courses et théâtre, sous contrôle rituel strict
Le jour venu, une procession partait du Capitole, traversait le Forum et gagnait le grand cirque. Denys d’Halicarnasse en a laissé la description la plus développée: «avant de commencer les concours, ils conduisaient pour les dieux une procession»[8], réunissant jeunes gens, cavaliers, fantassins, conducteurs de chars, danseurs et musiciens.
Donner le signal du départ aux quadriges était une charge assez sérieuse pour peser sur la vie politique: en 322 avant notre ère, Tite-Live raconte qu’un dictateur a peut-être été désigné simplement parce que le préteur chargé des jeux se trouvait gravement malade et ne pouvait «donner le signal du départ aux quadriges»[9] pendant les Ludi Romani, tout en reconnaissant lui-même que la tradition sur cette nomination reste incertaine.
Un siècle et demi plus tard, en 168 avant notre ère, Tite-Live raconte comment le consul C. Licinius, sur le point de donner ce même signal, reçoit les dépêches annonçant la victoire romaine sur le roi Persée de Macédoine[10]. L’épisode montre que le cirque pouvait aussi devenir une tribune où l’on annonçait au peuple les nouvelles qui comptaient. Plus d’un siècle plus tard, en 44 avant notre ère, Cicéron évoque encore «le quatrième jour des Jeux Romains au Cirque»[11] et rappelle qu’Antoine avait fait ajouter un cinquième jour en l’honneur de César.
Les Ludi Romani comportaient aussi des spectacles scéniques: en 200 avant notre ère, Tite-Live signale des «Jeux Romains scéniques organisés avec magnificence»[12], et une didascalie ancienne atteste qu’en 161 avant notre ère le Phormion de Térence y a été représenté sous la responsabilité des édiles curules[13].
Toute la fête restait cependant soumise à un contrôle religieux extrême: la moindre faute rituelle pouvait imposer de recommencer une journée, voire le festival entier. En 206 avant notre ère, les édiles curules ont dû ainsi faire reprendre les Ludi Romani «trois fois, intégralement»[14]. Un incident similaire, en 187 avant notre ère, a cette fois conduit à un ajout permanent plutôt qu’à une reprise: un mât du cirque étant tombé sur une statue pendant les jeux, le sénat y a vu un signe religieux préoccupant et a décidé qu’«un jour soit ajouté aux jeux»[15].
Un faux pas et on recommence
Une vieille légende, déjà connue de plusieurs annalistes selon Cicéron, circulait à ce sujet. Tite-Live la raconte en détail: un esclave, portant la fourche, aurait été battu et mené à travers le cirque avant même le début du spectacle, et les jeux se seraient poursuivis comme si de rien n’était; peu après, un Romain nommé Titus Latinius aurait reçu en songe l’ordre de Jupiter de signaler que le praesultator des jeux – le danseur qui les ouvrait – lui avait déplu, sans quoi la cité serait en danger. Il aurait d’abord ignoré l’avertissement à plusieurs reprises, perdant son fils puis tombant lui-même malade, avant de finir par porter le message au Sénat, qui aurait alors fait recommencer les jeux[16]. La même histoire, avec des détails parfois différents, se retrouve chez Denys d’Halicarnasse, Valère Maxime et, plus tard, chez Plutarque – signe qu’elle a longtemps circulé comme explication du soin extrême apporté au rituel.
En 194 avant notre ère, les censeurs imposent une innovation qui fait alors débat dans toute la cité: séparer, pour la première fois, les places des sénateurs de celles du reste du peuple, «qui auparavant assistaient au spectacle mêlés les uns aux autres»[17].
Le festival a traversé les siècles en se transformant. Un calendrier romain tardif, le Chronographe de 354, atteste encore des Ludi Romanorum les 12, 13 et 14 septembre, suivis le 15 par les Romaniani, jour où vingt-quatre courses de chars sont prévues au cirque[18]. La fête existe donc toujours au 4e siècle de notre ère – mais sur quatre jours seulement, loin de la longue séquence de septembre du début de l’Empire, dans un calendrier désormais chargé de célébrations impériales.
Études modernes consultées
- Frank Bernstein, Ludi publici. Untersuchungen zur Entstehung und Entwicklung der öffentlichen Spiele im republikanischen Rom, Historia Einzelschriften 119, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1998.
- Jörg Rüpke, The Roman Calendar from Numa to Constantine: Time, History and the Fasti, Malden/Oxford, Wiley-Blackwell, 2011.
- Anne Daguet-Gagey, Splendor aedilitatum. L’édilité à Rome (Ier s. avant J.-C.-IIIe s. après J.-C.), Collection de l’École française de Rome 498, Rome, École française de Rome, 2015.
- Clemence E. Schultze, «Dionysius of Halicarnassus: Greek Origins and Roman Games (AR 7.70-73)», dans S. Bell et G. Davies (dir.), Games and Festivals in Classical Antiquity, BAR International Series 1220, Oxford, Archaeopress, 2004, p. 93-105.
- John H. Humphrey, Roman Circuses: Arenas for Chariot Racing, Berkeley/Los Angeles, University of California Press, 1986.
- Jessica Clarke, A New History of Ancient Roman Theatre, Liverpool Studies in Ancient History, Liverpool University Press, 2025.
- Michele Renee Salzman, On Roman Time: The Codex-Calendar of 354 and the Rhythms of Urban Life in Late Antiquity. DOI: 10.1525/9780520909106.
[1] Cicéron, In Verrem 2,5,36: Nunc sum designatus aedilis; habeo rationem quid a populo Romano acceperim; mihi ludos sanctissimos maxima cum cura et caerimonia Cereri, Libero, Liberaeque faciundos, mihi Floram matrem populo plebique Romanae ludorum celebritate placandam, mihi ludos antiquissimos, qui primi Romani appellati sunt, cum dignitate maxima et religione Iovi, Iunoni, Minervaeque esse faciundos, mihi sacrarum aedium procurationem, mihi totam urbem tuendam esse commissam. «Me voici désormais édile désigné; je mesure ce que j’ai reçu du peuple romain. Il m’appartient de célébrer avec le plus grand soin et la plus grande observance religieuse les jeux très sacrés de Cérès, Liber et Libera; il m’appartient d’apaiser Flora Mater pour le peuple et la plèbe romaine par la célébration de ses jeux; il m’appartient de célébrer avec la plus grande dignité et la plus grande religion les jeux les plus anciens, qui furent les premiers appelés Romains, en l’honneur de Jupiter, Junon et Minerve; la gestion des édifices sacrés et la protection de toute la ville m’ont également été confiées.»
[2] Tite-Live, Ab urbe condita 1,35,7-9: Sollemnes deinde annui mansere ludi, Romani magnique varie appellati. «Les jeux demeurèrent ensuite une célébration régulière et annuelle; ils furent diversement appelés Jeux Romains et Grands Jeux.»
[3] Cicéron, De re publica 2,20,36: Atque eundem primum ludos maximos, qui Romani dicti sunt, fecisse accepimus. «Nous avons reçu par tradition que ce même roi fut le premier à célébrer les Jeux Très Grands, ceux qui furent appelés Jeux Romains.»
[4] Pseudo-Asconius, Scholies aux Verrines (éd. Stangl, p. 217): Romani ludi sub regibus instituti sunt magnique appellati, quod magnis impensibus dati: tunc primum ludis impensa sunt ducenta milia nummum. «Les Jeux Romains furent institués sous les rois et furent appelés grands parce qu’ils furent célébrés à grands frais: c’est alors que, pour la première fois, deux cent mille unités monétaires furent dépensées pour des jeux.»
[5] Cicéron, De divinatione 1,55: Omnes hoc historici, Fabii, Gellii, sed proxume Coelius: cum bello Latino ludi votivi maxumi primum fierent, civitas ad arma repente est excitata, itaque ludis intermissis instaurativi constituti sunt. «Tous les historiens rapportent cette histoire, les Fabius, les Gellius, et, le plus récemment, Coelius: alors que, pendant la guerre latine, de très grands jeux votifs étaient célébrés pour la première fois, la cité fut soudain appelée aux armes; les jeux ayant ainsi été interrompus, des jeux de reprise furent fixés.»
[6] Tite-Live, Ab urbe condita 36,2,2-5: Si duellum, quod cum rege Antiocho sumi populus iussit, id ex sententia senatus populique Romani confectum erit, tum tibi, Iuppiter, populus Romanus ludos magnos dies decem continuos faciet, donaque ad omnia pulvinaria dabuntur de pecunia, quantam senatus decreverit. «Si la guerre que le peuple a ordonné d’engager contre le roi Antiochos est menée à son terme conformément au souhait du Sénat et du peuple romain, alors, pour toi, Jupiter, le peuple romain célébrera de Grands Jeux pendant dix jours consécutifs et des offrandes seront données à tous les lits sacrés, pour la somme que le Sénat aura fixée.»
[7] Cicéron, In Verrem 1,31: Hi ludi dies quindecim auferent; deinde continuo Romani consequentur. «Ces jeux prendront quinze jours; immédiatement après suivront les Jeux Romains.»
[8] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines 7,72: πρὶν ἄρξασθαι τῶν ἀγώνων, πομπὴν ἔστελλον τοῖς θεοῖς. «Avant de commencer les concours, ils conduisaient pour les dieux une procession.»
[9] Tite-Live, Ab urbe condita 8,40,2: Id ambigitur, belline gerendi causa creatus sit, an ut esset, qui ludis Romanis, quia L. Plautius praetor gravi morbo forte implicitus erat, signum mittendis quadrigis daret. «On discute pour savoir s’il fut nommé afin de conduire la guerre ou afin qu’il y eût quelqu’un qui, pendant les Jeux Romains, puisque le préteur Lucius Plautius se trouvait gravement malade, donnât le signal du départ aux quadriges.»
[10] Tite-Live, Ab urbe condita 45,1,6-7: Ante diem quintum decimum Kalendas Octobres, ludorum Romanorum secundo die, C. Licinio consuli ad quadrigas mittendas escendenti tabellarius, qui se ex Macedonia venire diceret, laureatas litteras reddidisse dicitur. «Le quinzième jour avant les calendes d’octobre, au deuxième jour des Jeux Romains, alors que le consul Gaius Licinius montait pour donner le départ aux quadriges, un courrier disant venir de Macédoine lui remit, selon la tradition, une dépêche ornée de laurier.»
[11] Cicéron, Philippiques 2,110: Nescis heri quartum in Circo diem ludorum Romanorum fuisse? «Ignores-tu qu’hier était le quatrième jour des Jeux Romains passé au Cirque?»
[12] Tite-Live, Ab urbe condita 31,4,5: Ludi Romani scaenici eo anno magnifice apparateque facti ab aedilibus curulibus L. Valerio Flacco et L. Quinctio Flaminino. «Cette année-là, les représentations scéniques des Jeux Romains furent organisées avec magnificence et grand apparat par les édiles curules Lucius Valerius Flaccus et Lucius Quinctius Flamininus.»
[13] Didascalie antique du Phormion de Térence: ACTA LVDIS ROMANIS L. POSTVMIO ALBINO L. CORNELIO MERVLA AEDILIB. CVRVLIB. EGIT L. AMBIVIVS TVRPIO. MODOS FECIT FLACCVS CLAVDI TIBIIS INPARIBVS TOTA. GRAECA APOLLODORV EPIDICAZOMENOS. FACTA IIII C. FANNIO M. VALERIO COS. «Représentée aux Jeux Romains, sous les édiles curules Lucius Postumius Albinus et Lucius Cornelius Merula. Lucius Ambivius Turpio la joua. Flaccus, esclave de Claudius, composa la musique, entièrement pour flûtes inégales. L’original grec était l’Epidikazomenos d’Apollodore. Quatrième pièce produite. Sous le consulat de Gaius Fannius et Marcus Valerius.»
[14] Tite-Live, Ab urbe condita 28,10,7: Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus. «Les Jeux Romains furent recommencés intégralement trois fois par les édiles curules.»
[15] Tite-Live, Ab urbe condita 39,7,8: Ludis Romanis eo anno, quos P. Cornelius Cethegus A. Postumius Albinus faciebant, malus in circo instabilis in signum Pollentiae procidit atque id deiecit. Ea religione moti patres et diem unum adiciendum ludorum censuerunt, et signa duo pro uno reponenda, et novum auratum faciendum. «Pendant les Jeux Romains de cette année-là, organisés par Publius Cornelius Cethegus et Aulus Postumius Albinus, un mât mal assuré dans le cirque tomba sur une statue de Pollentia et la renversa. Émus par le caractère religieux de l’événement, les sénateurs décidèrent qu’un jour serait ajouté aux jeux, que deux statues seraient installées à la place de celle qui était tombée et qu’une nouvelle statue dorée serait réalisée.»
[16] Tite-Live, Ab urbe condita 2,36,1-3: Ludi forte ex instauratione magni Romae parabantur. Instaurandi haec causa fuerat. Ludis mane servum quidam pater familiae, nondum commisso spectaculo, sub furca caesum medio egerat circo; coepti inde ludi, velut ea res nihil ad religionem pertinuisset. Haud ita multo post Tito Latinio, de plebe homini, somnium fuit; visus Iuppiter dicere sibi ludis praesultatorem displicuisse; nisi magnifice instaurarentur ii ludi, periculum urbi fore; iret, ea consulibus nuntiaret. «À Rome, on préparait justement de grands jeux à la suite d’une reprise rituelle. Voici pourquoi il avait fallu les recommencer. Le matin des jeux, avant que le spectacle eût commencé, un père de famille avait conduit au milieu du cirque un esclave portant la fourche, tout en le faisant battre. Les jeux avaient ensuite commencé comme si cet événement n’avait eu aucune importance religieuse. Peu après, Titus Latinius, homme de la plèbe, eut un rêve: Jupiter lui sembla lui dire que le danseur placé en tête des jeux lui avait déplu; si les jeux n’étaient pas recommencés avec magnificence, la cité serait en danger; il devait aller l’annoncer aux consuls.»
[17] Tite-Live, Ab urbe condita 34,44,5: Gratiam quoque ingentem apud eum ordinem pepererunt, quod ludis Romanis aedilibus curulibus imperarunt ut loca senatoria secernerent a populo; nam antea in promiscuo spectarant. «Ils s’attirèrent également une immense reconnaissance de la part de cet ordre en ordonnant aux édiles curules, lors des Jeux Romains, de séparer les places des sénateurs de celles du peuple; auparavant, ils assistaient au spectacle mêlés les uns aux autres.»
[18] Chronographe de 354 (calendrier de Philocalus), 12-15 septembre: LVDI ROMANORVM (12 septembre); LVDI (13-14 septembre); ROMANIANI · CM · XXIIII (15 septembre). «12: Jeux des Romains; 13-14: Jeux; 15: Jeux Romaniens – vingt-quatre courses circensiennes.»
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IN BREVE – Ogni anno in settembre, Roma interrompeva i propri affari per i Ludi Romani, la sua più antica festa pubblica, dedicata a Giove. Solenne processione dal Campidoglio, corse di carri, rappresentazioni teatrali: gli edili curuli organizzavano questo appuntamento con un rigore religioso tale che un semplice errore rituale poteva imporre di ricominciare tutto da capo.
I Ludi Romani, quando Giove esigeva la perfezione
A Roma, una festa tornava ogni anno in settembre e si imponeva come la più solenne del calendario civico: i Ludi Romani, i «Giochi Romani». Divenuto edile curule nel 70 a.C., Cicerone stesso ricorda l’incarico che lo attende: deve celebrare «i giochi antichissimi che furono i primi a essere chiamati Romani […] per Giove, Giunone e Minerva»[1]. L’essenziale è detto: un’antichità rivendicata, una dedica alla triade capitolina, e una responsabilità che spetta agli edili curuli – magistrati incaricati, tra l’altro, dei mercati, della manutenzione della città e dei grandi spettacoli pubblici.
Questo incarico non aveva nulla di una formalità amministrativa: la magnificenza sfoggiata da un edile poteva ripercuotersi su tutta la sua carriera.
Gli stessi Romani esitavano sul nome da dare a questa festa. Tito Livio racconta che i giochi, divenuti una celebrazione annuale, «furono variamente chiamati Giochi Romani e Grandi Giochi»[2]. Cicerone riporta una tradizione quasi identica, ma con una prudenza significativa: scrive di aver «ricevuto per tradizione» che Tarquinio «celebrò i giochi grandissimi, quelli che furono chiamati Giochi Romani»[3] – la formula «abbiamo ricevuto» indica che egli trasmette un racconto antico più che garantirlo. Un commentatore antico avanza una terza spiegazione di questa grandezza: i giochi sarebbero stati «istituiti sotto i re e chiamati grandi perché offerti a grandi spese»[4].
Due racconti d’origine, un’unica certezza
Sulla nascita della festa, i Romani raccontavano in realtà due storie diverse. La prima risale al re Tarquinio Prisco, che avrebbe istituito i giochi dopo una vittoria militare. La seconda li ricollega alla guerra contro i Latini e a un voto pronunciato da un console; Cicerone dice di tenerla da vari annalisti – «i Fabii, i Gellii, ma più recentemente Celio» – e parla allora non di Ludi Romani ma di «giochi votivi grandissimi»[5]. Dionigi di Alicarnasso, che sviluppa a lungo questa seconda tradizione, afferma di basarsi sulla testimonianza di Quinto Fabio Pittore, il più antico storico romano – ma quest’ultimo scrive egli stesso solo diversi secoli dopo i fatti che racconta.
Una cosa, in ogni caso, non lascia alcun dubbio ai Romani della tarda Repubblica: i Ludi Romani non si confondono con «grandi giochi» qualsiasi. Quando il popolo romano vota, nel 191 a.C., giochi straordinari a Giove per ottenere la vittoria sul re Antioco III di Siria, la formula del voto tramandata da Tito Livio promette «dieci giorni consecutivi» di ludi magni[6] – giochi votivi, occasionali, rigorosamente distinti dal festival annuale. Cicerone lo conferma nella sua requisitoria contro Verre, che allora persegue in giudizio: dopo quindici giorni di giochi votivi offerti da Pompeo, spiega, «subito dopo seguiranno i Giochi Romani»[7]. L’espressione «grandi giochi» poteva dunque, a seconda del contesto, designare sia i Ludi Romani stessi secondo l’uso antico, sia una celebrazione del tutto diversa e di grande portata.
Processione, corse e teatro, sotto stretto controllo rituale
Giunto il giorno, una processione partiva dal Campidoglio, attraversava il Foro e raggiungeva il grande circo. Dionigi di Alicarnasso ne ha lasciato la descrizione più sviluppata: «prima di iniziare le gare, conducevano per gli dèi una processione»[8], che riuniva giovani, cavalieri, fanti, aurighi, danzatori e musicisti.
Dare il segnale di partenza alle quadrighe era un incarico abbastanza serio da pesare sulla vita politica: nel 322 a.C., Tito Livio racconta che un dittatore fu forse designato semplicemente perché il pretore incaricato dei giochi si trovava gravemente malato e non poteva «dare il segnale di partenza alle quadrighe»[9] durante i Ludi Romani, pur riconoscendo egli stesso che la tradizione su questa nomina resta incerta.
Un secolo e mezzo più tardi, nel 168 a.C., Tito Livio racconta come il console Gaio Licinio, sul punto di dare questo stesso segnale, riceva i dispacci che annunciano la vittoria romana sul re Perseo di Macedonia[10]. L’episodio mostra che il circo poteva diventare anche una tribuna da cui si annunciavano al popolo le notizie che contavano. Più di un secolo dopo, nel 44 a.C., Cicerone evoca ancora «il quarto giorno dei Giochi Romani al Circo»[11] e ricorda che Antonio aveva fatto aggiungere un quinto giorno in onore di Cesare.
I Ludi Romani comprendevano anche spettacoli scenici: nel 200 a.C., Tito Livio segnala «rappresentazioni sceniche dei Giochi Romani organizzate con magnificenza»[12], e una didascalia antica attesta che nel 161 a.C. il Phormion di Terenzio vi fu rappresentato sotto la responsabilità degli edili curuli[13].
Tutta la festa restava tuttavia sottoposta a un controllo religioso estremo: il minimo errore rituale poteva imporre di ricominciare una giornata, se non l’intero festival. Nel 206 a.C., gli edili curuli dovettero così far ripetere i Ludi Romani «tre volte, integralmente»[14]. Un incidente simile, nel 187 a.C., portò questa volta a un’aggiunta permanente piuttosto che a una ripetizione: essendo caduto sopra una statua, durante i giochi, un albero del circo, il senato vi vide un segno religioso preoccupante e decise che «un giorno fosse aggiunto ai giochi»[15].
Un passo falso e si ricomincia
Una vecchia leggenda, già nota a vari annalisti secondo Cicerone, circolava in proposito. Tito Livio la racconta in dettaglio: uno schiavo, che portava la forca, sarebbe stato percosso e condotto attraverso il circo ancor prima dell’inizio dello spettacolo, e i giochi sarebbero proseguiti come se nulla fosse accaduto; poco dopo, un Romano di nome Tito Latinio avrebbe ricevuto in sogno l’ordine di Giove di segnalare che il praesultator dei giochi – il danzatore che li apriva – gli era dispiaciuto, altrimenti la città sarebbe stata in pericolo. Egli avrebbe dapprima ignorato l’avvertimento più volte, perdendo il figlio e poi ammalandosi egli stesso, prima di finire per portare il messaggio al Senato, che avrebbe allora fatto ricominciare i giochi[16]. La stessa storia, con dettagli talvolta diversi, si ritrova in Dionigi di Alicarnasso, Valerio Massimo e, più tardi, in Plutarco – segno che essa circolò a lungo come spiegazione della cura estrema dedicata al rituale.
Nel 194 a.C., i censori impongono un’innovazione che allora suscita dibattito in tutta la città: separare, per la prima volta, i posti dei senatori da quelli del resto del popolo, «che in precedenza assistevano allo spettacolo mescolati gli uni agli altri»[17].
Il festival ha attraversato i secoli trasformandosi. Un calendario romano tardo, il Cronografo del 354, attesta ancora i Ludi Romanorum il 12, 13 e 14 settembre, seguiti il 15 dai Romaniani, giorno in cui sono previste ventiquattro corse di carri al circo[18]. La festa esiste dunque ancora nel IV secolo d.C. – ma su soli quattro giorni, lontano dalla lunga sequenza di settembre dell’inizio dell’Impero, in un calendario ormai carico di celebrazioni imperiali.
Studi moderni consultati
- Frank Bernstein, Ludi publici. Untersuchungen zur Entstehung und Entwicklung der öffentlichen Spiele im republikanischen Rom, Historia Einzelschriften 119, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1998.
- Jörg Rüpke, The Roman Calendar from Numa to Constantine: Time, History and the Fasti, Malden/Oxford, Wiley-Blackwell, 2011.
- Anne Daguet-Gagey, Splendor aedilitatum. L’édilité à Rome (Ier s. avant J.-C.-IIIe s. après J.-C.), Collection de l’École française de Rome 498, Rome, École française de Rome, 2015.
- Clemence E. Schultze, «Dionysius of Halicarnassus: Greek Origins and Roman Games (AR 7.70-73)», dans S. Bell et G. Davies (dir.), Games and Festivals in Classical Antiquity, BAR International Series 1220, Oxford, Archaeopress, 2004, p. 93-105.
- John H. Humphrey, Roman Circuses: Arenas for Chariot Racing, Berkeley/Los Angeles, University of California Press, 1986.
- Jessica Clarke, A New History of Ancient Roman Theatre, Liverpool Studies in Ancient History, Liverpool University Press, 2025.
- Michele Renee Salzman, On Roman Time: The Codex-Calendar of 354 and the Rhythms of Urban Life in Late Antiquity. DOI: 10.1525/9780520909106.
[1] Cicerone, In Verrem 2,5,36: Nunc sum designatus aedilis; habeo rationem quid a populo Romano acceperim; mihi ludos sanctissimos maxima cum cura et caerimonia Cereri, Libero, Liberaeque faciundos, mihi Floram matrem populo plebique Romanae ludorum celebritate placandam, mihi ludos antiquissimos, qui primi Romani appellati sunt, cum dignitate maxima et religione Iovi, Iunoni, Minervaeque esse faciundos, mihi sacrarum aedium procurationem, mihi totam urbem tuendam esse commissam. «Eccomi ormai edile designato; misuro ciò che ho ricevuto dal popolo romano. Mi spetta celebrare con la massima cura e la massima osservanza religiosa i giochi sacratissimi di Cerere, Libero e Libera; mi spetta placare Flora Mater per il popolo e la plebe romana con la celebrazione dei suoi giochi; mi spetta celebrare con la massima dignità e la massima religiosità i giochi più antichi, che furono i primi a essere chiamati Romani, in onore di Giove, Giunone e Minerva; mi sono inoltre affidate la gestione degli edifici sacri e la protezione di tutta la città.»
[2] Tito Livio, Ab urbe condita 1,35,7-9: Sollemnes deinde annui mansere ludi, Romani magnique varie appellati. «I giochi rimasero poi una celebrazione regolare e annuale; furono variamente chiamati Giochi Romani e Grandi Giochi.»
[3] Cicerone, De re publica 2,20,36: Atque eundem primum ludos maximos, qui Romani dicti sunt, fecisse accepimus. «Abbiamo ricevuto per tradizione che questo stesso re fu il primo a celebrare i Giochi Grandissimi, quelli che furono chiamati Giochi Romani.»
[4] Pseudo-Asconio, Scolii alle Verrine (ed. Stangl, p. 217): Romani ludi sub regibus instituti sunt magnique appellati, quod magnis impensibus dati: tunc primum ludis impensa sunt ducenta milia nummum. «I Giochi Romani furono istituiti sotto i re e furono chiamati grandi perché furono celebrati a grandi spese: fu allora che, per la prima volta, duecentomila unità monetarie furono spese per dei giochi.»
[5] Cicerone, De divinatione 1,55: Omnes hoc historici, Fabii, Gellii, sed proxume Coelius: cum bello Latino ludi votivi maxumi primum fierent, civitas ad arma repente est excitata, itaque ludis intermissis instaurativi constituti sunt. «Tutti gli storici riportano questa storia, i Fabii, i Gellii, e, più recentemente, Celio: mentre, durante la guerra latina, dei giochi votivi grandissimi venivano celebrati per la prima volta, la città fu improvvisamente chiamata alle armi; essendo così stati interrotti i giochi, furono fissati dei giochi di ripetizione.»
[6] Tito Livio, Ab urbe condita 36,2,2-5: Si duellum, quod cum rege Antiocho sumi populus iussit, id ex sententia senatus populique Romani confectum erit, tum tibi, Iuppiter, populus Romanus ludos magnos dies decem continuos faciet, donaque ad omnia pulvinaria dabuntur de pecunia, quantam senatus decreverit. «Se la guerra che il popolo ha ordinato di intraprendere contro il re Antioco sarà condotta a termine conformemente al desiderio del Senato e del popolo romano, allora, per te, Giove, il popolo romano celebrerà Grandi Giochi per dieci giorni consecutivi e saranno offerti doni a tutti i letti sacri, per la somma che il Senato avrà stabilito.»
[7] Cicerone, In Verrem 1,31: Hi ludi dies quindecim auferent; deinde continuo Romani consequentur. «Questi giochi occuperanno quindici giorni; subito dopo seguiranno i Giochi Romani.»
[8] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane 7,72: πρὶν ἄρξασθαι τῶν ἀγώνων, πομπὴν ἔστελλον τοῖς θεοῖς. «Prima di iniziare le gare, conducevano per gli dèi una processione.»
[9] Tito Livio, Ab urbe condita 8,40,2: Id ambigitur, belline gerendi causa creatus sit, an ut esset, qui ludis Romanis, quia L. Plautius praetor gravi morbo forte implicitus erat, signum mittendis quadrigis daret. «Si discute per sapere se fu nominato per condurre la guerra o affinché vi fosse qualcuno che, durante i Giochi Romani, poiché il pretore Lucio Plauzio si trovava gravemente malato, desse il segnale di partenza alle quadrighe.»
[10] Tito Livio, Ab urbe condita 45,1,6-7: Ante diem quintum decimum Kalendas Octobres, ludorum Romanorum secundo die, C. Licinio consuli ad quadrigas mittendas escendenti tabellarius, qui se ex Macedonia venire diceret, laureatas litteras reddidisse dicitur. «Il quindicesimo giorno prima delle calende di ottobre, nel secondo giorno dei Giochi Romani, mentre il console Gaio Licinio saliva per dare il via alle quadrighe, un corriere che diceva di venire dalla Macedonia gli consegnò, secondo la tradizione, un dispaccio ornato di alloro.»
[11] Cicerone, Filippiche 2,110: Nescis heri quartum in Circo diem ludorum Romanorum fuisse? «Ignori forse che ieri era il quarto giorno dei Giochi Romani trascorso al Circo?»
[12] Tito Livio, Ab urbe condita 31,4,5: Ludi Romani scaenici eo anno magnifice apparateque facti ab aedilibus curulibus L. Valerio Flacco et L. Quinctio Flaminino. «Quell’anno, le rappresentazioni sceniche dei Giochi Romani furono organizzate con magnificenza e grande sfarzo dagli edili curuli Lucio Valerio Flacco e Lucio Quinzio Flaminino.»
[13] Didascalia antica del Phormion di Terenzio: ACTA LVDIS ROMANIS L. POSTVMIO ALBINO L. CORNELIO MERVLA AEDILIB. CVRVLIB. EGIT L. AMBIVIVS TVRPIO. MODOS FECIT FLACCVS CLAVDI TIBIIS INPARIBVS TOTA. GRAECA APOLLODORV EPIDICAZOMENOS. FACTA IIII C. FANNIO M. VALERIO COS. «Rappresentata ai Giochi Romani, sotto gli edili curuli Lucio Postumio Albino e Lucio Cornelio Merula. La recitò Lucio Ambivio Turpione. Flacco, schiavo di Claudio, compose la musica, interamente per flauti impari. L’originale greco era l’Epidikazomenos di Apollodoro. Quarta opera prodotta. Sotto il consolato di Gaio Fannio e Marco Valerio.»
[14] Tito Livio, Ab urbe condita 28,10,7: Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus. «I Giochi Romani furono ricominciati integralmente tre volte dagli edili curuli.»
[15] Tito Livio, Ab urbe condita 39,7,8: Ludis Romanis eo anno, quos P. Cornelius Cethegus A. Postumius Albinus faciebant, malus in circo instabilis in signum Pollentiae procidit atque id deiecit. Ea religione moti patres et diem unum adiciendum ludorum censuerunt, et signa duo pro uno reponenda, et novum auratum faciendum. «Durante i Giochi Romani di quell’anno, organizzati da Publio Cornelio Cetego e Aulo Postumio Albino, un albero mal fissato nel circo cadde su una statua di Pollenzia e la abbatté. Colpiti dal carattere religioso dell’evento, i senatori decisero che un giorno sarebbe stato aggiunto ai giochi, che due statue sarebbero state installate al posto di quella caduta e che una nuova statua dorata sarebbe stata realizzata.»
[16] Tito Livio, Ab urbe condita 2,36,1-3: Ludi forte ex instauratione magni Romae parabantur. Instaurandi haec causa fuerat. Ludis mane servum quidam pater familiae, nondum commisso spectaculo, sub furca caesum medio egerat circo; coepti inde ludi, velut ea res nihil ad religionem pertinuisset. Haud ita multo post Tito Latinio, de plebe homini, somnium fuit; visus Iuppiter dicere sibi ludis praesultatorem displicuisse; nisi magnifice instaurarentur ii ludi, periculum urbi fore; iret, ea consulibus nuntiaret. «A Roma si preparavano appunto grandi giochi in seguito a una ripetizione rituale. Ecco perché era stato necessario ricominciarli. La mattina dei giochi, prima che lo spettacolo fosse iniziato, un padre di famiglia aveva condotto in mezzo al circo uno schiavo che portava la forca, facendolo al contempo percuotere. I giochi erano poi iniziati come se questo evento non avesse avuto alcuna importanza religiosa. Poco dopo, Tito Latinio, uomo del popolo, ebbe un sogno: gli parve che Giove gli dicesse che il danzatore posto in testa ai giochi gli era dispiaciuto; se i giochi non fossero stati ricominciati con magnificenza, la città sarebbe stata in pericolo; doveva andare ad annunciarlo ai consoli.»
[17] Tito Livio, Ab urbe condita 34,44,5: Gratiam quoque ingentem apud eum ordinem pepererunt, quod ludis Romanis aedilibus curulibus imperarunt ut loca senatoria secernerent a populo; nam antea in promiscuo spectarant. «Si attirarono anche un’immensa riconoscenza da parte di quest’ordine ordinando agli edili curuli, in occasione dei Giochi Romani, di separare i posti dei senatori da quelli del popolo; in precedenza, essi assistevano allo spettacolo mescolati gli uni agli altri.»
[18] Cronografo del 354 (calendario di Filocalo), 12-15 settembre: LVDI ROMANORVM (12 settembre); LVDI (13-14 settembre); ROMANIANI · CM · XXIIII (15 settembre). «12: Giochi dei Romani; 13-14: Giochi; 15: Giochi Romaniani – ventiquattro corse circensi.»
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🇬🇧 English version

IN BRIEF – Every September, Rome set aside its business for the Ludi Romani, its oldest public festival, dedicated to Jupiter. A solemn procession from the Capitol, chariot races, theatrical performances: the curule aediles organised this event with such religious rigour that a single ritual error could force the whole thing to be repeated.
The Ludi Romani, when Jupiter demanded perfection
In Rome, a festival returned every year in September and stood as the most solemn event in the civic calendar: the Ludi Romani, the “Roman Games”. Having become curule aedile in 70 BCE, Cicero himself recalls the duty awaiting him: he must celebrate “the most ancient games, which were the first to be called Roman […] for Jupiter, Juno and Minerva”[1]. The essentials are stated: a claimed antiquity, a dedication to the Capitoline triad, and a responsibility that fell to the curule aediles – magistrates responsible, among other things, for the markets, the upkeep of the city and the great public spectacles.
This office was no mere administrative formality: the magnificence an aedile displayed could shape the whole of his career.
The Romans themselves were unsure what to call this festival. Livy relates that the games, once they had become an annual celebration, “were variously called the Roman Games and the Great Games”[2]. Cicero reports an almost identical tradition, but with a telling caution: he writes that he has “received by tradition” that Tarquin “celebrated the very great games, those that were called the Roman Games”[3] – the phrase “we have received” showing that he is passing on an old account rather than vouching for it. An ancient commentator offers a third explanation for this grandeur: the games, he suggests, were “instituted under the kings and called great because they were given at great expense”[4].
Two origin stories, one certainty
On the birth of the festival, the Romans in fact told two different stories. The first goes back to King Tarquinius Priscus, who is said to have instituted the games after a military victory. The second links them to the war against the Latins and a vow made by a consul; Cicero says he has this from several annalists – “the Fabii, the Gellii, but most recently Coelius” – and speaks here not of the Ludi Romani but of “very great votive games”[5]. Dionysius of Halicarnassus, who develops this second tradition at length, claims to draw on the testimony of Quintus Fabius Pictor, the earliest Roman historian – though Pictor himself was writing several centuries after the events he describes.
One thing, at least, was beyond doubt for Romans of the late Republic: the Ludi Romani were not to be confused with just any “great games”. When, in 191 BCE, the Roman people vowed extraordinary games to Jupiter to secure victory over King Antiochus III of Syria, the wording of the vow as transmitted by Livy promises “ten continuous days” of ludi magni[6] – votive games, held on a one-off basis, strictly distinct from the annual festival. Cicero confirms this in his prosecution speech against Verres, whom he was then bringing to trial: after fifteen days of votive games offered by Pompey, he explains, “the Roman Games will follow immediately after”[7]. The expression “great games” could therefore, depending on context, denote either the Ludi Romani themselves, in the old usage, or an entirely different celebration on a grand scale.
Procession, races and theatre, under strict ritual control
When the day came, a procession set out from the Capitol, crossed the Forum and made its way to the great circus. Dionysius of Halicarnassus left the fullest description of it: “before beginning the contests, they led a procession for the gods”[8], bringing together young men, horsemen, foot soldiers, charioteers, dancers and musicians.
Giving the signal for the four-horse chariots to start was a serious enough duty to weigh on political life: in 322 BCE, Livy relates that a dictator may have been appointed simply because the praetor in charge of the games was gravely ill and unable “to give the signal for the chariots to start”[9] during the Ludi Romani – while himself acknowledging that the tradition surrounding this appointment remains uncertain.
A century and a half later, in 168 BCE, Livy relates how the consul Gaius Licinius, on the point of giving that same signal, received the despatches announcing the Roman victory over King Perseus of Macedon[10]. The episode shows that the circus could also become a platform from which important news was announced to the people. More than a century later, in 44 BCE, Cicero still speaks of “the fourth day of the Roman Games at the Circus”[11] and recalls that Antony had had a fifth day added in honour of Caesar.
The Ludi Romani also included stage performances: in 200 BCE, Livy notes “scenic Roman Games organised with magnificence”[12], and an ancient production notice confirms that in 161 BCE Terence’s Phormion was performed there under the responsibility of the curule aediles[13].
The whole festival, however, remained subject to extreme religious scrutiny: the smallest ritual fault could require a day, or even the entire festival, to be repeated. In 206 BCE, the curule aediles thus had to have the Ludi Romani repeated “three times, in full”[14]. A similar incident in 187 BCE led this time to a permanent addition rather than a repeat performance: when a mast in the circus fell on a statue during the games, the senate saw it as a troubling religious sign and decided that “a day should be added to the games”[15].
One false step and it all begins again
An old legend, already known to several annalists according to Cicero, circulated on this subject. Livy tells it in detail: a slave carrying the fork is said to have been beaten and led across the circus even before the show had begun, and the games are said to have carried on as though nothing had happened; shortly afterwards, a Roman named Titus Latinius supposedly received in a dream Jupiter’s order to report that the praesultator of the games – the dancer who opened them – had displeased him, and that unless this was put right the city would be in danger. He is said to have ignored the warning several times at first, losing his son and then falling ill himself, before finally taking the message to the Senate, which is then said to have had the games repeated[16]. The same story, sometimes with different details, recurs in Dionysius of Halicarnassus, Valerius Maximus and, later, Plutarch – a sign that it circulated for a long time as an explanation for the extreme care taken over the ritual.
In 194 BCE, the censors imposed an innovation that was then debated throughout the city: separating, for the first time, the senators’ seats from those of the rest of the people, “who had previously watched the show mixed in together”[17].
The festival endured across the centuries by transforming itself. A late Roman calendar, the Chronography of 354, still records Ludi Romanorum on 12, 13 and 14 September, followed on the 15th by the Romaniani, a day on which twenty-four chariot races were held at the circus[18]. The festival thus still existed in the fourth century CE – but over only four days, far from the long September sequence of the early Empire, in a calendar by then crowded with imperial celebrations.
Modern studies consulted
- Frank Bernstein, Ludi publici. Untersuchungen zur Entstehung und Entwicklung der öffentlichen Spiele im republikanischen Rom, Historia Einzelschriften 119, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1998.
- Jörg Rüpke, The Roman Calendar from Numa to Constantine: Time, History and the Fasti, Malden/Oxford, Wiley-Blackwell, 2011.
- Anne Daguet-Gagey, Splendor aedilitatum. L’édilité à Rome (Ier s. avant J.-C.-IIIe s. après J.-C.), Collection de l’École française de Rome 498, Rome, École française de Rome, 2015.
- Clemence E. Schultze, “Dionysius of Halicarnassus: Greek Origins and Roman Games (AR 7.70-73)”, in S. Bell and G. Davies (eds), Games and Festivals in Classical Antiquity, BAR International Series 1220, Oxford, Archaeopress, 2004, p. 93-105.
- John H. Humphrey, Roman Circuses: Arenas for Chariot Racing, Berkeley/Los Angeles, University of California Press, 1986.
- Jessica Clarke, A New History of Ancient Roman Theatre, Liverpool Studies in Ancient History, Liverpool University Press, 2025.
- Michele Renee Salzman, On Roman Time: The Codex-Calendar of 354 and the Rhythms of Urban Life in Late Antiquity. DOI: 10.1525/9780520909106.
[1] Cicero, In Verrem 2,5,36: Nunc sum designatus aedilis; habeo rationem quid a populo Romano acceperim; mihi ludos sanctissimos maxima cum cura et caerimonia Cereri, Libero, Liberaeque faciundos, mihi Floram matrem populo plebique Romanae ludorum celebritate placandam, mihi ludos antiquissimos, qui primi Romani appellati sunt, cum dignitate maxima et religione Iovi, Iunoni, Minervaeque esse faciundos, mihi sacrarum aedium procurationem, mihi totam urbem tuendam esse commissam. “Here I am now, aedile-elect; I take stock of what I have received from the Roman people. It falls to me to celebrate, with the greatest care and the greatest religious observance, the most sacred games of Ceres, Liber and Libera; it falls to me to appease Flora Mater for the Roman people and plebs through the celebration of her games; it falls to me to celebrate, with the greatest dignity and the greatest religious scruple, the most ancient games, the first to be called Roman, in honour of Jupiter, Juno and Minerva; the management of the sacred buildings and the protection of the whole city have likewise been entrusted to me.”
[2] Livy, Ab urbe condita 1,35,7-9: Sollemnes deinde annui mansere ludi, Romani magnique varie appellati. “The games then remained a regular annual celebration; they were variously called the Roman Games and the Great Games.”
[3] Cicero, De re publica 2,20,36: Atque eundem primum ludos maximos, qui Romani dicti sunt, fecisse accepimus. “We have received by tradition that this same king was the first to celebrate the Very Great Games, those that were called the Roman Games.”
[4] Pseudo-Asconius, Scholia on the Verrines (ed. Stangl, p. 217): Romani ludi sub regibus instituti sunt magnique appellati, quod magnis impensibus dati: tunc primum ludis impensa sunt ducenta milia nummum. “The Roman Games were instituted under the kings and were called great because they were given at great expense: it was then that, for the first time, two hundred thousand units of currency were spent on games.”
[5] Cicero, De divinatione 1,55: Omnes hoc historici, Fabii, Gellii, sed proxume Coelius: cum bello Latino ludi votivi maxumi primum fierent, civitas ad arma repente est excitata, itaque ludis intermissis instaurativi constituti sunt. “All the historians report this story – the Fabii, the Gellii, and, most recently, Coelius: while, during the Latin war, very great votive games were being celebrated for the first time, the city was suddenly called to arms; the games having thus been interrupted, repeat games were then fixed.”
[6] Livy, Ab urbe condita 36,2,2-5: Si duellum, quod cum rege Antiocho sumi populus iussit, id ex sententia senatus populique Romani confectum erit, tum tibi, Iuppiter, populus Romanus ludos magnos dies decem continuos faciet, donaque ad omnia pulvinaria dabuntur de pecunia, quantam senatus decreverit. “If the war which the people ordered to be undertaken against King Antiochus is brought to a conclusion in accordance with the wish of the Senate and the Roman people, then, for you, Jupiter, the Roman people will celebrate Great Games for ten continuous days, and offerings will be made at all the sacred couches, to the value that the Senate shall determine.”
[7] Cicero, In Verrem 1,31: Hi ludi dies quindecim auferent; deinde continuo Romani consequentur. “These games will take up fifteen days; the Roman Games will follow immediately after.”
[8] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities 7,72: πρὶν ἄρξασθαι τῶν ἀγώνων, πομπὴν ἔστελλον τοῖς θεοῖς. “Before beginning the contests, they led a procession for the gods.”
[9] Livy, Ab urbe condita 8,40,2: Id ambigitur, belline gerendi causa creatus sit, an ut esset, qui ludis Romanis, quia L. Plautius praetor gravi morbo forte implicitus erat, signum mittendis quadrigis daret. “It is disputed whether he was appointed to conduct the war, or so that there should be someone who, during the Roman Games, since the praetor Lucius Plautius happened to be gravely ill, could give the signal for the chariots to start.”
[10] Livy, Ab urbe condita 45,1,6-7: Ante diem quintum decimum Kalendas Octobres, ludorum Romanorum secundo die, C. Licinio consuli ad quadrigas mittendas escendenti tabellarius, qui se ex Macedonia venire diceret, laureatas litteras reddidisse dicitur. “On the fifteenth day before the Kalends of October, on the second day of the Roman Games, as the consul Gaius Licinius was mounting to give the start to the chariots, a courier who said he had come from Macedon is said to have handed him a laurel-wreathed despatch.”
[11] Cicero, Philippics 2,110: Nescis heri quartum in Circo diem ludorum Romanorum fuisse? “Do you not know that yesterday was the fourth day of the Roman Games spent at the Circus?”
[12] Livy, Ab urbe condita 31,4,5: Ludi Romani scaenici eo anno magnifice apparateque facti ab aedilibus curulibus L. Valerio Flacco et L. Quinctio Flaminino. “That year, the scenic performances of the Roman Games were organised with magnificence and great pomp by the curule aediles Lucius Valerius Flaccus and Lucius Quinctius Flamininus.”
[13] Ancient production notice for Terence’s Phormion: ACTA LVDIS ROMANIS L. POSTVMIO ALBINO L. CORNELIO MERVLA AEDILIB. CVRVLIB. EGIT L. AMBIVIVS TVRPIO. MODOS FECIT FLACCVS CLAVDI TIBIIS INPARIBVS TOTA. GRAECA APOLLODORV EPIDICAZOMENOS. FACTA IIII C. FANNIO M. VALERIO COS. “Performed at the Roman Games, under the curule aediles Lucius Postumius Albinus and Lucius Cornelius Merula. Lucius Ambivius Turpio acted it. Flaccus, the slave of Claudius, composed the music, entirely for unequal flutes. The Greek original was Apollodorus’s Epidikazomenos. Fourth play produced. In the consulship of Gaius Fannius and Marcus Valerius.”
[14] Livy, Ab urbe condita 28,10,7: Ludi Romani ter toti instaurati ab aedilibus curulibus. “The Roman Games were repeated in full three times by the curule aediles.”
[15] Livy, Ab urbe condita 39,7,8: Ludis Romanis eo anno, quos P. Cornelius Cethegus A. Postumius Albinus faciebant, malus in circo instabilis in signum Pollentiae procidit atque id deiecit. Ea religione moti patres et diem unum adiciendum ludorum censuerunt, et signa duo pro uno reponenda, et novum auratum faciendum. “During the Roman Games of that year, put on by Publius Cornelius Cethegus and Aulus Postumius Albinus, an unsteady mast in the circus fell on a statue of Pollentia and knocked it down. Moved by the religious character of the event, the senators decreed that a day should be added to the games, that two statues should be set up in place of the one that had fallen, and that a new gilded statue should be made.”
[16] Livy, Ab urbe condita 2,36,1-3: Ludi forte ex instauratione magni Romae parabantur. Instaurandi haec causa fuerat. Ludis mane servum quidam pater familiae, nondum commisso spectaculo, sub furca caesum medio egerat circo; coepti inde ludi, velut ea res nihil ad religionem pertinuisset. Haud ita multo post Tito Latinio, de plebe homini, somnium fuit; visus Iuppiter dicere sibi ludis praesultatorem displicuisse; nisi magnifice instaurarentur ii ludi, periculum urbi fore; iret, ea consulibus nuntiaret. “At Rome, great games happened to be in preparation following a ritual repetition. This was the reason they had had to be repeated. On the morning of the games, before the show had begun, a certain head of household had led a slave carrying the fork through the middle of the circus, having him beaten as he went. The games had then begun as though this event had had no religious significance whatsoever. Not very long afterwards, Titus Latinius, a man of the plebs, had a dream: Jupiter seemed to him to say that the dancer placed at the head of the games had displeased him; unless the games were repeated with magnificence, the city would be in danger; he was to go and report this to the consuls.”
[17] Livy, Ab urbe condita 34,44,5: Gratiam quoque ingentem apud eum ordinem pepererunt, quod ludis Romanis aedilibus curulibus imperarunt ut loca senatoria secernerent a populo; nam antea in promiscuo spectarant. “They also won themselves immense gratitude from that order by ordering the curule aediles, at the Roman Games, to separate the senators’ seats from those of the people; previously they had watched the show mixed in together.”
[18] Chronography of 354 (calendar of Philocalus), 12-15 September: LVDI ROMANORVM (12 September); LVDI (13-14 September); ROMANIANI · CM · XXIIII (15 September). “12: Games of the Romans; 13-14: Games; 15: Romanian Games – twenty-four circus races.”
Dates
5 septembre 2026 - 19 septembre 2026 (Toute la journée)
202601octToute la journéeTigillum Sororium
Description
Kalendis Octobribus Soldat représenté dans la Maison du Sacellum troyen, ou Maison du Lararium d'Achille, Pompéi (Photo
Description
Kalendis Octobribus

La cérémonie au Tigillum Sororium était un rituel annuel important pendant la période républicaine et ancré dans l’histoire légendaire de la ville.
Le Tigillum Sororium, ou ‘poutre de la sœur’, était un monument ancien situé sur la pente de la colline de l’Oppius à Rome. Son origine remonte à la légende des Horaces et des Curiaces, datant du règne de Tullus Hostilius au 7e siècle av. notre ère. Selon la tradition romaine, il fut érigé à l’endroit où Publius Horatius expia le meurtre de sa sœur Camille après avoir vaincu les trois Curiaces.
Le monument consistait en une poutre horizontale soutenue par deux poteaux verticaux, enjambant probablement la Voie Sacrée (Sacra Via). Il était situé près du Compitum Acilium, un sanctuaire dédié à Auguste. Deux autels se trouvaient à proximité, l’un dédié à Junon Sororia et l’autre à Janus Curiatus, soulignant l’importance religieuse du site.
Chaque année, aux calendes d’octobre (le 1er octobre), une cérémonie de purification se déroulait au Tigillum Sororium. Cette date coïncidait avec le retour des soldats à Rome pour l’hiver, ce qui explique la nature purificatrice du rituel.
Les soldats démobilisés se rassemblaient au Tigillum Sororium. Puis ils passaient sous la poutre dans un acte symbolique de purification. Ce geste visait à les libérer de la souillure contractée en tuant des ennemis au combat.
La persistance de cette cérémonie témoigne de son importance dans la vie religieuse et sociale romaine. Le fait que le monument était encore entretenu et restauré aux frais de l’État jusqu’à l’époque de Tite-Live (fin du 1er siècle av. notre ère – début du 1er siècle) souligne sa signification durable.
Dates
1 octobre 2026 Toute la journée
202611octToute la journéeMeditrinalia
Description
D'après un détail de la mosaïque de Lycurgue, musée de Saint-Romain-en-Gal (dessin
Description

Ante diem quintum idus Octobres
Les Meditrinalia étaient une fête religieuse de la Rome antique célébrée le 11 octobre. Cette festivité était liée à la nouvelle vendange et marquait un moment important dans le calendrier agricole romain.
L’étymologie du nom Meditrinalia est sujette à débat. Certains chercheurs le font dériver du latin mederi signifiant «guérir», ce qui suggérerait un lien avec des propriétés curatives attribuées au vin. D’autres y voient plutôt une référence à sa position médiane dans les trois mois d’automne. Bien que les détails précis de ses origines soient obscurs, on sait que cette fête était anciennement associée à Jupiter et revêtait une importance particulière dans la Rome agricole primitive. Le point central des Meditrinalia était la dégustation rituelle du vin nouveau, mélangé au vin de l’année précédente. Cette pratique s’accompagnait de libations offertes aux dieux, notamment ceux liés à la santé et à la guérison.
Au fil du temps, les interprétations de la fête ont évolué. Une déesse nommée Meditrina, associée à la santé et à la longévité, semble avoir été inventée tardivement pour expliquer l’origine du festival. Cependant, cette divinité n’apparaît pas dans les sources les plus anciennes. Il est important de noter que malgré certaines affirmations modernes, les Meditrinalia n’étaient pas simplement une « fête des vendanges ». Leur signification religieuse et rituelle était plus complexe, mêlant des aspects agricoles, médicaux et spirituels.
Voir l’article: Fête des Meditrinalia: à votre santé!
Dates
11 octobre 2026 Toute la journée
202613octToute la journéeFontinalia
Description
Ante diem tertium idus Octobres
Description
Ante diem tertium idus Octobres

Les Fontinalia étaient une fête religieuse annuelle de la Rome antique. Cette célébration se tenait le 13 octobre et était dédiée à Fontus, divinité associée aux sources et aux eaux courantes.
Le rituel principal des Fontinalia consistait à orner les fontaines de guirlandes. Les Romains jetaient également des fleurs dans les sources et couronnaient les puits.
Notre principale source d’information sur cette fête est Varron, érudit romain du 1er siècle avant J.-C. Dans son ouvrage De lingua latina, il mentionne les Fontinalia en ces termes:
«Les Fontanalia, du mot Fons (source), car c’est le jour de fête de cette divinité; à cette occasion, on jette des couronnes dans les sources et on couronne les puits.»[1]
Cette description succincte de Varron constitue l’essentiel de ce que nous savons avec certitude sur le déroulement de cette fête. Les Fontinalia s’inscrivaient dans le calendrier religieux romain, reflétant l’importance accordée aux sources d’eau dans la culture et la religion de la Rome antique.
[1] Varron, De lingua latina, livre VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
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Versione italiana
Le Fontinalia erano una festa religiosa annuale dell’antica Roma. Si celebravano il 13 ottobre ed erano dedicate a Fontus, divinità associata alle sorgenti e alle acque correnti.
Il rito principale dei Fontinalia consisteva nell’addobbare le fontane con ghirlande. I Romani gettavano anche fiori nelle sorgenti e incoronavano i pozzi.
La nostra principale fonte d’informazione su questa festa è Varrone, erudito romano del I secolo a.C. Nella sua opera De lingua latina menziona i Fontinalia con queste parole:
«I Fontanalia, dal termine Fons (sorgente), poiché è il giorno festivo di questa divinità; in tale occasione si gettano corone nelle sorgenti e si incoronano i pozzi.»[1]
Questa breve descrizione di Varrone costituisce quasi tutto ciò che sappiamo con certezza sullo svolgimento di questa festa. I Fontinalia facevano parte del calendario religioso romano, riflettendo l’importanza attribuita alle sorgenti d’acqua nella cultura e nella religione dell’antica Roma.
[1] Varrone, De lingua latina, libro VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
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English version
The Fontinalia were an annual religious festival in ancient Rome. This celebration took place on 13 October and was dedicated to Fontus, a divinity associated with springs and flowing waters.
The main ritual of the Fontinalia consisted of adorning fountains with garlands. The Romans also threw flowers into springs and crowned wells with wreaths.
Our principal source of information about this festival is Varro, a Roman scholar of the 1st century BCE. In his work De lingua latina, he mentions the Fontinalia in the following terms:
“The Fontanalia, from the word Fons (spring), for it is the festival day of that deity; on that occasion, crowns are thrown into the springs and the wells are crowned.”[1]
This brief description by Varro constitutes almost all that we know with certainty about the observance of this festival. The Fontinalia formed part of the Roman religious calendar, reflecting the importance accorded to sources of water in the culture and religion of ancient Rome.
[1] Varro, De lingua latina, Book VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
Dates
13 octobre 2026 Toute la journée
202615octToute la journéeOctober equus
Description
Idibus Octobribus
Description
Idibus Octobribus

EN BREF. Chaque 15 octobre, Rome sacrifiait à Mars le cheval de droite d’un char victorieux. Sa queue ensanglantait l’autel de la Regia, sa tête déclenchait une lutte entre quartiers. Ce rite archaïque liait guerre et moisson: dernier hommage à la force vitale avant le repos de l’hiver.
October equus: quand Rome offrait un cheval à Mars
L’October equus, ou «Cheval d’octobre», est une fête religieuse de la Rome antique célébrée en l’honneur de Mars le 15 octobre, marquant la fin des campagnes agricoles et militaires. Ce rite est unique à Rome, étant le seul où un cheval était sacrifié. Il se déroulait lors de l’une des trois courses de chevaux annuelles dédiées à Mars. Le rituel, qui a fait l’objet de nombreuses interprétations et débats parmi les historiens modernes. Tous s’accordent toutefois sur l’ancienneté de cette pratique, remontant à la période royale de Rome. Le grammairien Festus, au 2e siècle de notre ère, en donne une description précise: la cérémonie ne portait pas de nom spécifique et est simplement désignée par la victime du sacrifice, le cheval [1].
Le rituel se déroulait au Champ de Mars, un espace traditionnellement dédié à Mars, où les chevaux paissaient et s’entraînaient. Le flamen martialis, en présence des pontifes, présidait la cérémonie, qui débutait par une course de chars, ou biges, tirés par deux chevaux. Le cheval de droite du char vainqueur devenait la victime du sacrifice. Contrairement aux sacrifices ordinaires, l’animal n’était pas égorgé, mais tué d’un coup de javelot, puis immolé sur l’autel de Mars.
Dès que le cheval était abattu, sa queue était coupée et rapidement transportée à la Regia, un bâtiment situé au Forum, où son sang était versé sur les cendres du foyer sacré. La décapitation du cheval constituait le troisième acte du rituel. La tête, ornée d’une guirlande de pains, devenait l’objet d’une lutte entre deux quartiers de Rome: les Sacravienses, habitants de la Via Sacra, et les Suburanenses, habitants de Subura. Si les premiers l’emportaient, la tête était clouée aux murs de la Regia; si les seconds triomphaient, elle était exposée au sommet de la tour Mamilienne, dont l’emplacement exact demeure incertain.
Bien que les historiens connaissent le sort réservé à la queue et à la tête du cheval, le destin de la partie centrale du corps reste encore un mystère.
Malgré les témoignages des auteurs antiques, tels que Varron et Festus, les raisons précises du sacrifice d’un cheval en octobre restent floues. Pourquoi un cheval et non un autre animal? Pourquoi ce mois en particulier ?
Au tournant du 1er siècle de notre ère, ceci était incertain pour Plutarque qui esquissait plusieurs hypothèses:
«Pourquoi, le jour des ides d’octobre, après une course de chars, sacrifie-t-on à Arès (Mars) le cheval de droite de l’attelage victorieux ?
Quelqu’un, après lui avoir coupé la queue, la porte à la Regia pour en asperger l’autel de sang, tandis qu’au sujet de sa tête les habitants de la Voie Sacrée et ceux de la Subure descendent pour se la disputer.
Est-ce, comme certains le disent, parce qu’ils pensent que Troie fut prise à cause d’un cheval et qu’ils punissent ainsi cet animal –eux qui sont issus du sang mêlé des Troyens et des Latins ?
Ou bien parce que le cheval est un animal fougueux, guerrier et belliqueux, et qu’on offre aux dieux les victimes qui leur sont les plus proches et les plus chères –le dieu recevant ici le cheval vainqueur, symbole de victoire et de puissance ?
Ou encore, plus profondément, parce que le dieu Mars préside à l’immobilité du combat en ordre de bataille, et que ceux qui tiennent leur position l’emportent sur ceux qui fuient : ainsi la rapidité est-elle punie comme instrument de lâcheté, et l’on apprend par un symbole que le salut n’appartient pas à ceux qui prennent la fuite.»[2]
La plupart des historiens voient aujourd’hui en l’October equus un rite de clôture de la saison martiale et agricole : une offrande faite à Mars pour rendre la force vitale du cheval, symbole de vigueur guerrière et de fertilité. En versant le sang de l’animal sur le foyer sacré, la cité remerciait le dieu qui protège à la fois les champs et les armes. Plus qu’un vestige mythique, le Cheval d’octobre marquait la fin d’un cycle –celui du combat et du labeur– avant le repos de l’hiver.
[1] Festus Grammaticus, De la signification des mots, XIII OCTOBER EQUUS
[2] Plutarque, Questions romaines, 97:
Διὰ τί ταῖς Δεκεμβρίαις εἰδοῖς ἱπποδρομίας γενομένης ὁ νικήσας δεξιόσειρος Ἄρει θύεται,
καὶ τὴν μὲν οὐρὰν ἀποκόψας τις ἐπὶ τὴν Ῥηγίαν καλουμένην κομίζει καὶ τὸν βωμὸν αἱμάττει,
περὶ δὲ τῆς κεφαλῆς οἱ μὲν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ὁδοῦ λεγομένης οἱ δʼ ἀπὸ τῆς Συβούρης καταβάντες διαμάχονται;πότερον, ὡς ἔνιοι λέγουσιν, ἵππῳ τὴν Τροίαν ἡλωκέναι νομίζοντες ἵππον κολάζουσιν,
ἅτε δὴ καὶ γεγονότες Τρώων ἀγλαὰ τέκνα μεμιγμένα παισὶ Λατίνων·
ἢ ὅτι θυμοειδὲς καὶ πολεμικὸν καὶ ἀρήιον ὁ ἵππος ἐστὶ, τὰ δὲ προσφιλῆ μάλιστα καὶ πρόσφορα θύουσι τοῖς θεοῖς,
ὁ δὲ νικήσας θύεται διὰ τὸ νίκης καὶ κράτους οἰκεῖον εἶναι τὸν θεόν;ἢ μᾶλλον ὅτι τοῦ θεοῦ στάσιμον τὸ ἔργον ἐστὶ καὶ νικῶσιν οἱ μένοντες ἐν τάξει τοὺς μὴ μένοντας ἀλλὰ φεύγοντας,
καὶ κολάζεται τὸ τάχος ὡς δειλίας ἐφόδιον,
καὶ μανθάνουσι συμβολικῶς ὅτι σωτήριον οὐκ ἔστι τοῖς φεύγουσι;
Pour en savoir plus: article October equus sur Wikipedia.
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Versione italiana
October equus: quando Roma offriva un cavallo a Marte
IN BREVE. Ogni 15 ottobre Roma sacrificava a Marte il cavallo destro di un carro vincitore. La sua coda insanguinava l’altare della Regia, la sua testa scatenava una contesa tra quartieri. Questo rito arcaico univa guerra e raccolto: ultimo omaggio alla forza vitale prima del riposo invernale.
L’October equus, o “Cavallo d’ottobre”, era una festa religiosa dell’antica Roma celebrata in onore di Marte il 15 ottobre, a conclusione delle campagne agricole e militari. Questo rito, unico a Roma, è l’unico in cui veniva sacrificato un cavallo. Si svolgeva durante una delle tre corse annuali dedicate a Marte. Il rituale, oggetto di numerose interpretazioni e dibattiti tra gli storici moderni, è unanimemente riconosciuto come una pratica molto antica, risalente all’epoca regia di Roma. Il grammatico Festo, nel II secolo d.C., ne offre una descrizione precisa: la cerimonia non aveva un nome specifico ed è semplicemente designata dalla vittima del sacrificio, il cavallo [1].
Il rito si svolgeva nel Campo Marzio, spazio tradizionalmente consacrato a Marte, dove i cavalli pascolavano e si esercitavano. Il flamen Martialis, alla presenza dei pontefici, presiedeva la cerimonia, che iniziava con una corsa di carri, o bigae, trainati da due cavalli. Il cavallo destro del carro vincitore diventava la vittima del sacrificio. A differenza dei sacrifici comuni, l’animale non veniva sgozzato, ma trafitto con un giavellotto e poi immolato sull’altare di Marte.
Subito dopo l’abbattimento, la coda del cavallo veniva tagliata e rapidamente portata alla Regia, un edificio situato nel Foro, dove il suo sangue era versato sulle ceneri del focolare sacro. La decapitazione dell’animale costituiva il terzo atto del rito. La testa, ornata con una ghirlanda di pani, diventava oggetto di contesa tra due quartieri di Roma: i Sacravienses, abitanti della Via Sacra, e i Suburanenses, abitanti della Subura. Se vincevano i primi, la testa era inchiodata alle pareti della Regia; se trionfavano i secondi, veniva esposta in cima alla Torre Mamilia, la cui posizione esatta resta incerta.
Sebbene gli storici conoscano il destino riservato alla coda e alla testa del cavallo, la sorte della parte centrale del corpo rimane un mistero.
Nonostante le testimonianze degli autori antichi, come Varrone e Festo, le ragioni precise del sacrificio di un cavallo in ottobre restano oscure. Perché proprio un cavallo e non un altro animale? Perché in questo mese?
All’inizio del I secolo d.C., la questione era già incerta per Plutarco, che proponeva diverse ipotesi:
«Perché, il giorno delle idi di ottobre, dopo una corsa di carri, si sacrifica ad Ares (Marte) il cavallo destro del carro vincitore?
Qualcuno, dopo avergli tagliato la coda, la porta alla Regia per aspergere di sangue l’altare, mentre la sua testa viene contesa tra gli abitanti della Via Sacra e quelli della Subura.
È forse, come dicono alcuni, perché credono che Troia sia stata conquistata a causa di un cavallo e puniscono così l’animale –essendo essi stessi nati dal sangue misto dei Troiani e dei Latini?
Oppure perché il cavallo è un animale impetuoso, guerriero e bellicoso, e si offrono agli dèi le vittime a loro più affini e care –il dio ricevendo qui il cavallo vincitore, simbolo di vittoria e di potenza?
O ancora, più profondamente, perché il dio Marte presiede alla fermezza del combattimento in ordine di battaglia, e coloro che restano saldi vincono su chi fugge; così la rapidità è punita come strumento di viltà, e si apprende simbolicamente che la salvezza non appartiene a chi fugge.» [2]
La maggior parte degli storici vede oggi nell’October equus un rito di chiusura della stagione militare e agricola: un’offerta a Marte per restituirgli la forza vitale del cavallo, simbolo di vigore guerriero e di fertilità. Versando il sangue dell’animale sul focolare sacro, la città ringraziava il dio che proteggeva insieme i campi e le armi. Più che una reliquia mitica, il Cavallo d’ottobre segnava la fine di un ciclo –quello della battaglia e del lavoro– prima del riposo invernale.
[1] Festo, De verborum significatu, s.v. Equus October
[2] Plutarco, Questioni romane, 97
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English version
October Equus: when Rome offered a horse to Mars
IN BRIEF. Every October 15, Rome sacrificed to Mars the right-hand horse of a winning chariot. Its tail bloodied the altar of the Regia, its head sparked a rivalry between neighborhoods. This archaic rite linked war and harvest –a final homage to vital strength before winter’s rest.
The October equus, or “October Horse,” was a religious festival of ancient Rome celebrated in honor of Mars on October 15, marking the end of the agricultural and military seasons. This rite, unique to Rome, was the only one in which a horse was sacrificed. It took place during one of the three annual horse races dedicated to Mars. The ritual, which has been the subject of much debate and interpretation among modern historians, is generally agreed to date back to Rome’s regal period. The grammarian Festus, in the 2nd century CE, provides a detailed description: the ceremony had no specific name and was simply referred to by its victim –the horse [1].
The ritual took place in the Campus Martius, the field traditionally dedicated to Mars, where horses grazed and trained. The flamen Martialis, in the presence of the pontiffs, presided over the ceremony, which began with a chariot race, or bigae, drawn by two horses. The right-hand horse of the winning team became the victim of the sacrifice. Unlike ordinary sacrifices, the animal was not slaughtered by cutting its throat but was struck down with a javelin, then immolated on the altar of Mars.
Once the horse was killed, its tail was cut off and swiftly carried to the Regia, a building in the Forum, where its blood was poured over the ashes of the sacred hearth. The beheading of the horse formed the third act of the ritual. Its head, adorned with a garland of bread, became the object of a fierce contest between two Roman neighborhoods: the Sacravienses, inhabitants of the Via Sacra, and the Suburanenses, from the Subura. If the former won, the head was nailed to the wall of the Regia; if the latter triumphed, it was displayed atop the Turris Mamilia, whose exact location remains uncertain.
Although historians know the fate of the horse’s tail and head, the destiny of the rest of the body remains a mystery.
Despite the testimonies of ancient authors such as Varro and Festus, the precise reasons for sacrificing a horse in October remain unclear. Why a horse, and why this particular month?
At the turn of the 1st century CE, the question was still unresolved for Plutarch, who offered several possible explanations:
“Why, on the Ides of October, after a chariot race, do they sacrifice to Ares (Mars) the right-hand horse of the winning team?
Someone, after cutting off its tail, carries it to the Regia to sprinkle the altar with its blood, while its head becomes the object of a contest between the inhabitants of the Via Sacra and those of the Subura.
Is it, as some say, because they believe that Troy was captured because of a horse and thus punish the animal –being themselves descended from the mingled blood of Trojans and Latins?
Or because the horse is a spirited, warlike creature, and men offer to the gods the victims most akin and dear to them –the god here receiving the winning horse, symbol of victory and power?
Or rather, because the god Mars presides over the steadfastness of battle in close order, and those who stand firm overcome those who flee; thus speed is punished as an instrument of cowardice, and men are taught symbolically that salvation does not belong to those who run away.” [2]
Most historians today interpret the October equus as a rite marking the close of the martial and agricultural season — an offering to Mars returning to him the vital force of the horse, symbol of warlike vigor and fertility. By pouring the animal’s blood on the sacred hearth, the city gave thanks to the god who protected both fields and arms. More than a mythical relic, the October Horse marked the end of a cycle –of battle and labor– before the rest of winter.
[1] Festus, De verborum significatu, s.v. Equus October
[2] Plutarch, Roman Questions, 97
Dates
15 octobre 2026 Toute la journée










