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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de
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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de l’Archéologie cantonale, Archeodunum Investigations Archéologiques SA et des Services de la culture et d’architecture de la Ville de Nyon – sur l’un des principaux édifices antiques de Nyon, son amphithéâtre.
Depuis sa découverte en 1996, l’amphithéâtre de Nyon attise l’intérêt et suscite de nombreuses questions. Avec l’exposition « Amphithéâtre? », le Musée romain souhaite apporter des explications, des réponses et des pistes de réflexion sur le passé, le présent et le futur de l’édifice. Il devient également, le temps de l’exposition, la maison du projet de valorisation du monument, qui connaît une évolution remarquable suite au crédit d’études voté par le Conseil communal en août 2022.
L’exposition explore l’amphithéâtre à travers des questions. Sont interrogés tour à tour sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l’arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies, petits objets trouvés sur le site sont présentés et expliqués selon les connaissances basées sur le travail des archéologues.
Dates
31 mai 2024 - 10 janvier 2027 (Toute la journée)
Musée romain de Nyon
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
Les prochaines fêtes du calendrier romain
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202613aoûtToute la journée15Nemoralia
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Idibus Augustis - Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
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Idibus Augustis – Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres

EN BREF. Les Nemoralia, également connues sous le nom de Festival des Flambeaux ou Ides d’Hécate, constituent un festival de trois jours célébré initialement par les anciens Romains aux Ides d’août (13-15 août) en l’honneur de la déesse Diane. Bien que les Nemoralia aient d’abord eu lieu dans le sanctuaire de Diane au lac Nemi, elles se sont rapidement diffusées. Il est possible que l’Église catholique ait adapté les Nemoralia pour en faire la fête de l’Assomption.
Nemoralia: Quand Rome célébrait Diane aux flambeaux
Chaque année, une fête en l’honneur de Diane se déroulait dans son sanctuaire du lac de Nemi, près d’Aricia, première ville sur la voie Appienne au sud-est de Rome. Cette date coïncidait avec la fondation traditionnelle d’Ariccia. Les origines de cette fête précèdent probablement la propagation du culte de Diane à Rome au IIIe siècle avant notre ère, et pourraient remonter au VIe siècle avant notre ère, voire plus tôt. Des témoignages du Ier siècle avant notre ère décrivent les fidèles se rendant au sanctuaire en portant torches et guirlandes. La fête de Diane s’est finalement étendue dans toute l’Italie, y compris au temple de Diane sur la colline de l’Aventin à Rome, ce qui était inhabituel étant donné la nature provinciale du culte de Diane.
Le festival de trois jours symbolisait la nature triple de Diane, déesse des trois voies ou des trois visages, comme elle était vénérée à Nemi. Cette trinité reflétait aussi la nature d’Hécate – céleste, terrestre et infernale. Comme d’autres divinités primordiales, Diane possédait trois aspects : naissance, croissance et mort, liés tant aux femmes enceintes qu’à la nature. Il est possible que les Nemoralia célébraient originellement une descente de Diane aux Enfers à la recherche d’Hippolyte ou Virbius, suivie de son ascension comme reine du ciel et de la pleine lune le troisième jour. Des célébrations similaires existaient dans le monde antique pour Déméter et Isis, avec lesquelles Diane était souvent identifiée.
Témoignages poétiques et symbolisme du refuge
Les chiens de chasse, symboles importants de la célébration, représentaient la tutelle de Diane sur ses protégés. Ornés de guirlandes, ils participaient à la fête plutôt qu’à la chasse, cette dernière étant interdite pendant les festivités. Cela symbolisait la protection de Diane, s’étendant à tous. Stace (Publius Papinius Statius), poète de cour né à Naples vers 45 et mort en 96, mentionne les Nemoralia dans ses Silves (3.I.52-60) et souligne l’importance du refuge dans le culte de Diane, dont les sanctuaires offraient asile aux esclaves en fuite et, dans le mythe d’Hippolyte et d’Oreste, refuge contre le meurtre, la pollution, la folie et la mort. Stace célébra la nature triple de la déesse en évoquant l’imagerie céleste (l’étoile Sirius du Grand Chien), terrestre (le bosquet lui-même) et infernale (hécatéenne). L’historien contemporain C.M.C. Green note que «porter une torche dans la procession vers le sanctuaire représentait la fuite du monde chargé de thanatos (mort) et l’obtention d’un refuge dans le monde éternel du sacré, frais, ombragé et protecteur».
Au 1er siècle avant notre ère, le poète Ovide a décrit le sanctuaire et le culte:
«Dans la vallée d’Aricie, il y a un lac entouré d’une forêt sombre, objet d’un culte antique. C’est ici qu’Hippolyte, déchiré par les rênes de ses chevaux, repose caché, et c’est pourquoi aucun cheval ne s’aventure dans ce bois. Des rubans pendent, couvrant les longues haies, et de nombreux ex-voto sont placées là en hommage à la déesse vénérée. Souvent, forte d’un vœu exaucé, le front ceint d’une couronne, une femme y apporte de la Ville des flambeaux allumés.»[1]
Le poète Properce, contemporain d’Ovide, observait le festival depuis la périphérie et s’adressait ainsi à sa bien-aimée: «Ah, si seulement tu pouvais marcher ici pendant tes heures de loisir. Mais nous ne pouvons nous rencontrer aujourd’hui, quand je te vois te hâter avec excitation, une torche enflammée à la main, vers le bosquet de Nemi où tu portes la lumière en l’honneur de la déesse Diane».

Rituels nocturnes et offrandes votives
Ce jour-là, les fidèles formaient une procession de torches et de lampes autour des eaux du lac Nemi (dont le nom, issu du latin nemus, désigne un bois ou bosquet sacré), également connu sous le nom de Miroir de Diane. Des centaines de personnes se rassemblaient au bord du lac, couronnées de fleurs. Selon Plutarque, une partie du rituel consistait à se laver les cheveux et à les parer de fleurs avant la procession. C’était un jour de repos pour les femmes et les esclaves, et les chiens, eux aussi ornés de fleurs, étaient honorés. Les voyageurs entre les rives nord et sud du lac étaient transportés dans de petites barques illuminées par des lanternes. Ces lanternes similaires étaient utilisées par les Vestales et ont été retrouvées avec des images de la déesse à Nemi.
Les offrandes à Diane comprenaient de petites statuettes d’argile ou de pain représentant des parties du corps à guérir, de petites images d’argile de mères et enfants, des miniatures de cerfs, des danses et chants, et des fruits comme les pommes. Des offrandes d’ail étaient également faites à Hécate, déesse de la lune sombre, des fantômes et des morts, souvent en lien avec les cycles lunaires.
Le festival des Nemoralia correspond aux fêtes catholiques d’Hippolyte de Rome (un martyr supposé du IIIe siècle de notre ère, partageant son nom avec une figure mythologique associée à Diane) le 13 août et de l’Assomption de Marie le 15 août. Des érudits comme C.M. Green et James Frazer suggèrent que l’Église catholique primitive aurait pu reprendre et adapter non seulement les dates, mais aussi le symbolisme des Nemoralia.
[1] Fastes (III, Mars, 268 et suivants):
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca
est lacus, antiqua religione sacer;
hic latet Hippolytus loris direptus equorum,
Unde nemus nullis illud aditur equis.
Licia dependent longas velantia saepes,
et posita est meritae multa tabella deae.
Saepe potens voti, frontem redimita coronis,
femina lucentes portat ab Urbe faces.
Sources antiques
- OVIDE, Fastes, III, 268-275.
- PLUTARQUE, Vies parallèles.
- PROPERCE, Élégies.
- STACE, Silves, III, 1, 52-60.
Études modernes citées
- FRAZER, James George, The Golden Bough.
- GREEN, C.M.C., Roman Religion and the Cult of Diana at Aricia, New York, Cambridge University Press, 2007.
En savoir plus
- France culture – Le Louvre, podcast: Déesse ou ex-voto ? La statuette votive dit Aphrodite de Nemi
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE. I Nemoralia, noti anche come Festival delle Fiaccole o Idi di Ecate, costituiscono un festival di tre giorni celebrato inizialmente dagli antichi Romani nelle Idi di agosto (13-15 agosto) in onore della dea Diana. Benché i Nemoralia si svolgessero originariamente nel santuario di Diana presso il lago di Nemi, si diffusero rapidamente. È possibile che la Chiesa cattolica abbia adattato i Nemoralia trasformandoli nella festa dell’Assunzione.
Nemoralia: Quando Roma celebrava Diana con le fiaccole
Ogni anno, una festa in onore di Diana si svolgeva nel suo santuario del lago di Nemi, presso Aricia, prima città sulla via Appia a sud-est di Roma. Questa data coincideva con la fondazione tradizionale di Ariccia. Le origini di questa festa precedono probabilmente la diffusione del culto di Diana a Roma nel III secolo a.C., e potrebbero risalire al VI secolo a.C., se non prima. Testimonianze del I secolo a.C. descrivono i fedeli che si recavano al santuario portando torce e ghirlande. La festa di Diana si estese infine in tutta Italia, compreso il tempio di Diana sul colle Aventino a Roma, cosa insolita data la natura provinciale del culto di Diana.
Il festival di tre giorni simboleggiava la natura tripla di Diana, dea dei tre sentieri o dei tre volti, come veniva venerata a Nemi. Questa trinità rifletteva anche la natura di Ecate – celeste, terrestre e infernale. Come altre divinità primordiali, Diana possedeva tre aspetti: nascita, crescita e morte, legati sia alle donne incinte che alla natura. È possibile che i Nemoralia celebrassero originariamente una discesa di Diana agli Inferi alla ricerca di Ippolito o Virbio, seguita dalla sua ascensione come regina del cielo e della luna piena il terzo giorno. Celebrazioni simili esistevano nel mondo antico per Demetra e Iside, con le quali Diana era spesso identificata.
Testimonianze poetiche e simbolismo del rifugio
I cani da caccia, simboli importanti della celebrazione, rappresentavano la tutela di Diana sui suoi protetti. Ornati di ghirlande, partecipavano alla festa piuttosto che alla caccia, quest’ultima essendo vietata durante le festività. Ciò simboleggiava la protezione di Diana, che si estendeva a tutti. Stazio (Publius Papinius Statius), poeta di corte nato a Napoli verso il 45 e morto nel 96, menziona i Nemoralia nelle sue Selve (3.I.52-60) e sottolinea l’importanza del rifugio nel culto di Diana, i cui santuari offrivano asilo agli schiavi fuggitivi e, nel mito di Ippolito e Oreste, rifugio contro l’omicidio, la contaminazione, la follia e la morte. Stazio celebrò la natura tripla della dea evocando l’immaginario celeste (la stella Sirio del Cane Maggiore), terrestre (il bosco stesso) e infernale (ecateano). Lo storico contemporaneo C.M.C. Green osserva che «portare una torcia nella processione verso il santuario rappresentava la fuga dal mondo carico di thanatos (morte) e l’ottenimento di un rifugio nel mondo eterno del sacro, fresco, ombroso e protettivo».
Nel I secolo a.C., il poeta Ovidio ha descritto il santuario e il culto:
«Nella valle di Aricia, c’è un lago circondato da una foresta oscura, oggetto di un culto antico. È qui che Ippolito, dilaniato dalle redini dei suoi cavalli, riposa nascosto, ed è per questo che nessun cavallo si avventura in questo bosco. Nastri pendono, coprendo le lunghe siepi, e numerosi ex voto sono posti là in omaggio alla dea venerata. Spesso, forte di un voto esaudito, la fronte cinta da una corona, una donna vi porta dalla Città fiaccole accese.»[1]
Il poeta Properzio, contemporaneo di Ovidio, osservava il festival dalla periferia e si rivolgeva così alla sua amata: «Ah, se solo tu potessi camminare qui durante le tue ore di ozio. Ma non possiamo incontrarci oggi, quando ti vedo affrettarti con eccitazione, una fiaccola accesa in mano, verso il bosco di Nemi dove porti la luce in onore della dea Diana».
Rituali notturni e offerte votive
In quel giorno, i fedeli formavano una processione di fiaccole e lampade attorno alle acque del lago di Nemi (il cui nome, derivato dal latino nemus, designa un bosco o boschetto sacro), noto anche come Specchio di Diana. Centinaia di persone si riunivano sulla riva del lago, incoronate di fiori. Secondo Plutarco, parte del rituale consisteva nel lavarsi i capelli e adornarli di fiori prima della processione. Era un giorno di riposo per le donne e gli schiavi, e i cani, anch’essi ornati di fiori, venivano onorati. I viaggiatori tra le rive nord e sud del lago erano trasportati in piccole barche illuminate da lanterne. Lanterne simili erano usate dalle Vestali e sono state ritrovate con immagini della dea a Nemi.
Le offerte a Diana comprendevano piccole statuette di argilla o di pane rappresentanti parti del corpo da guarire, piccole immagini di argilla di madri e bambini, miniature di cervi, danze e canti, e frutti come le mele. Si facevano anche offerte di aglio a Ecate, dea della luna oscura, dei fantasmi e dei morti, spesso in relazione ai cicli lunari.
Il festival dei Nemoralia corrisponde alle feste cattoliche di Ippolito di Roma (un presunto martire del III secolo d.C., che condivide il nome con una figura mitologica associata a Diana) il 13 agosto e dell’Assunzione di Maria il 15 agosto. Studiosi come C.M. Green e James Frazer suggeriscono che la Chiesa cattolica primitiva avrebbe potuto riprendere e adattare non solo le date, ma anche il simbolismo dei Nemoralia.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF. The Nemoralia, also known as the Festival of Torches or Ides of Hecate, comprised a three-day festival initially celebrated by the ancient Romans during the Ides of August (13-15 August) in honour of the goddess Diana. Although the Nemoralia originally took place at Diana’s sanctuary at Lake Nemi, they quickly spread throughout the region. It is possible that the Catholic Church adapted the Nemoralia to create the feast of the Assumption.
Nemoralia: When Rome celebrated Diana with torches
Each year, a festival in honour of Diana took place at her sanctuary at Lake Nemi, near Aricia, the first town on the Appian Way south-east of Rome. This date coincided with the traditional foundation of Ariccia. The origins of this festival probably predate the spread of Diana’s cult to Rome in the 3rd century BCE, and could date back to the 6th century BCE or even earlier. Accounts from the 1st century BCE describe worshippers making their way to the sanctuary carrying torches and garlands. Diana’s festival eventually spread throughout Italy, including to Diana’s temple on the Aventine Hill in Rome, which was unusual given the provincial nature of Diana’s cult.
The three-day festival symbolised Diana’s triple nature as goddess of the three ways or three faces, as she was venerated at Nemi. This trinity also reflected Hecate’s nature—celestial, terrestrial, and infernal. Like other primordial deities, Diana possessed three aspects: birth, growth, and death, connected to both pregnant women and nature itself. It is possible that the Nemoralia originally celebrated Diana’s descent to the underworld in search of Hippolytus or Virbius, followed by her ascension as queen of heaven and the full moon on the third day. Similar celebrations existed in the ancient world for Demeter and Isis, with whom Diana was often identified.
Poetic testimonies and the symbolism of refuge
Hunting hounds, important symbols of the celebration, represented Diana’s guardianship over her charges. Adorned with garlands, they participated in the festival rather than the hunt, the latter being forbidden during the festivities. This symbolised Diana’s protection, extending to all. Statius (Publius Papinius Statius), a court poet born in Naples around 45 CE and who died in 96 CE, mentions the Nemoralia in his Silvae (3.I.52-60) and emphasises the importance of refuge in Diana’s cult, whose sanctuaries offered asylum to runaway slaves and, in the myth of Hippolytus and Orestes, refuge from murder, pollution, madness, and death. Statius celebrated the goddess’s triple nature by evoking celestial imagery (the star Sirius of Canis Major), terrestrial (the grove itself), and infernal (Hecatean). Contemporary historian C.M.C. Green notes that « carrying a torch in the procession to the sanctuary represented flight from the world laden with thanatos (death) and finding refuge in the eternal world of the sacred, cool, shaded, and protective ».
In the 1st century BCE, the poet Ovid described the sanctuary and cult:
« In the valley of Aricia, there is a lake surrounded by a dark forest, the object of ancient worship. It is here that Hippolytus, torn apart by his horses’ reins, rests hidden, which is why no horse ventures into this wood. Ribbons hang, covering the long hedges, and numerous votive offerings are placed there in homage to the venerated goddess. Often, empowered by an answered prayer, her brow wreathed with a crown, a woman brings lighted torches there from the City. »[1]
The poet Propertius, a contemporary of Ovid, observed the festival from the periphery and addressed his beloved thus: « Ah, if only you could walk here during your leisure hours. But we cannot meet today, when I see you hurrying with excitement, a flaming torch in hand, towards the grove of Nemi where you carry light in honour of the goddess Diana. »
Nocturnal rituals and votive offerings
On this day, worshippers formed a procession of torches and lamps around the waters of Lake Nemi (whose name, derived from the Latin nemus, denotes a sacred wood or grove), also known as Diana’s Mirror. Hundreds of people gathered on the lake’s shore, crowned with flowers. According to Plutarch, part of the ritual involved washing one’s hair and adorning it with flowers before the procession. It was a day of rest for women and slaves, and dogs, also adorned with flowers, were honoured. Travellers between the north and south shores of the lake were transported in small boats illuminated by lanterns. Similar lanterns were used by the Vestals and have been found with images of the goddess at Nemi.
Offerings to Diana included small clay or bread figurines representing parts of the body to be healed, small clay images of mothers and children, miniature deer, dances and songs, and fruits such as apples. Garlic offerings were also made to Hecate, goddess of the dark moon, ghosts, and the dead, often in connection with lunar cycles.
The Nemoralia festival corresponds to the Catholic feasts of Hippolytus of Rome (a supposed 3rd-century CE martyr who shares his name with a mythological figure associated with Diana) on 13 August and the Assumption of Mary on 15 August. Scholars such as C.M. Green and James Frazer suggest that the early Catholic Church may have adopted and adapted not only the dates but also the symbolism of the Nemoralia.
Dates
13 août 2026 - 15 août 2026 (Toute la journée)
202615aoûtToute la journéeFeriæ Augusti
Description
Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
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Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
Feriae Augusti : quand Rome inventait les congés payés

Les Feriæ Augusti, instaurées par l’empereur Auguste en 18 av. J.-C., ajoutaient une célébration au mois d’août, aux côtés des fêtes romaines préexistantes telles que les Vinalia et les Consualia. Ces festivités marquaient la fin des travaux agricoles majeurs et étaient conçues non seulement pour promouvoir l’empereur mais aussi pour offrir une période de repos bien méritée après les efforts des semaines passées.
Les célébrations comprenaient des courses de chevaux à travers l’empire, et même les animaux de trait comme les bœufs, ânes et mules étaient dispensés de travail et ornés de guirlandes de fleurs.
Certaines de ces traditions antiques survivent presque intactes dans des événements modernes comme le Palio de Sienne. Le terme « palio » vient du « pallium », le tissu précieux remis comme prix aux vainqueurs des courses à Rome. Pendant ces fêtes, les travailleurs transmettaient leurs vœux à leurs employeurs en échange de pourboires, une pratique devenue obligatoire dans les États pontificaux durant la Renaissance.
Les Feriæ Augusti étaient des jours fériés dans tout l’Empire romain. Avec la christianisation de l’Europe, ces festivités ont été progressivement remplacées par l’Assomption, célébrée le 15 août. En Italie, la fête persiste sous le nom de Ferragosto.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
Feriae Augusti: quando Roma inventò le ferie pagate
Le Feriæ Augusti, istituite dall’imperatore Augusto nel 18 a.C., aggiungevano una celebrazione al mese di agosto, accanto alle feste romane preesistenti come le Vinalia e le Consualia. Queste festività segnavano la fine dei lavori agricoli più importanti ed erano concepite non solo per promuovere l’imperatore, ma anche per offrire un periodo di riposo ben meritato dopo le fatiche delle settimane precedenti.
I festeggiamenti comprendevano corse di cavalli in tutto l’impero, e persino gli animali da traino come buoi, asini e muli erano esentati dal lavoro e ornati con ghirlande di fiori.
Alcune di queste tradizioni antiche sopravvivono quasi intatte in eventi moderni come il Palio di Siena. Il termine « palio » deriva dal « pallium », il tessuto prezioso consegnato come premio ai vincitori delle corse a Roma. Durante queste feste, i lavoratori porgevano i loro auguri ai datori di lavoro in cambio di mance, una pratica divenuta obbligatoria negli Stati pontifici durante il Rinascimento.
Le Feriæ Augusti erano giorni festivi in tutto l’Impero romano. Con la cristianizzazione dell’Europa, queste festività furono progressivamente sostituite dall’Assunzione, celebrata il 15 agosto. In Italia, la festa persiste con il nome di Ferragosto.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
Feriae Augusti: when Rome invented paid vacation
The Feriæ Augusti, established by Emperor Augustus in 18 BC, added a celebration to the month of August, alongside pre-existing Roman festivals such as the Vinalia and Consualia. These festivities marked the end of major agricultural work and were designed not only to promote the emperor but also to provide a well-deserved period of rest after the efforts of the preceding weeks.
The celebrations included horse races throughout the empire, and even draught animals such as oxen, donkeys and mules were excused from work and adorned with garlands of flowers.
Some of these ancient traditions survive almost intact in modern events such as the Palio of Siena. The term « palio » comes from the « pallium », the precious cloth given as a prize to the winners of races in Rome. During these festivals, workers would offer their good wishes to their employers in exchange for tips, a practice that became obligatory in the Papal States during the Renaissance.
The Feriæ Augusti were public holidays throughout the Roman Empire. With the Christianisation of Europe, these festivities were gradually replaced by the Assumption, celebrated on 15th August. In Italy, the festival persists under the name of Ferragosto.
Dates
15 août 2026 Toute la journée
202619aoûtToute la journéeVinalia Rustica
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Ante diem quartum decimum Kalendas septembres D'après une mosaïque romaine exposée au Musée du Bardo, Tunisie.Dessin
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Ante diem quartum decimum Kalendas septembres

Les Vinalia Rustica étaient une fête romaine antique célébrée le 19 août, marquant le début de la saison des vendanges en Italie centrale.
Les origines des Vinalia Rustica remontent à une haute antiquité, comme en témoigne leur présence dans les plus anciens calendriers romains. Selon Ovide et Plutarque, la fondation de cette fête est liée à la légende d’Énée. Face à la menace du tyran étrusque Mézence, Énée aurait promis à Jupiter tout le vin de la prochaine vendange en échange de la victoire. Cette légende, rapportée également par Caton et Festus, illustre l’importance accordée au vin dans la culture romaine et son lien étroit avec les croyances religieuses.
Le rituel central des Vinalia Rustica, décrit par Varron, impliquait le flamen dialis (grand prêtre de Jupiter). Celui-ci cueillait la première grappe de raisins et effectuait le premier pressage sacré, offrant ainsi les prémices de la récolte à Jupiter[1]. Varron précise: hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum (ce jour de fête a été institué pour apaiser les intempéries), soulignant le rôle protecteur attribué à cette célébration pour la récolte à venir.
Une particularité intéressante des Vinalia Rustica est la dualité entre Jupiter et Vénus. Bien que la fête soit principalement associée à Jupiter, Vénus y jouait également un rôle important. Varron mentionne que ce jour-là, des temples étaient dédiés à Vénus et des jardins lui étaient consacrés. Cette dualité a suscité des débats parmi les auteurs antiques. Masurius Sabinus, cité par Macrobe, affirmait catégoriquement: Vinaliorum dies Jovi sacer est, non, ut quidam putant, Veneri (Le jour des Vinalia est sacré pour Jupiter, non pour Vénus comme certains le pensent).
Les Vinalia Rustica avaient une double fonction: religieuse et agricole. Pline l’Ancien les décrit comme une fête «pour atténuer les effets du temps» sur les vignes. Cette célébration marquait symboliquement l’ouverture religieuse des vendanges, bien que la récolte effective ne commençât généralement que plus tard. Varron souligne l’importance de ce rite en expliquant qu’avant son accomplissement, il était interdit d’apporter du vin nouveau dans la ville. Cette pratique reflète la croyance romaine en l’importance des rites religieux pour assurer le succès des récoltes.
Au fil du temps, l’importance des Vinalia Rustica semble avoir décliné. Varron note qu’à son époque, la fête n’intéressait plus guère que les maraîchers. Ce déclin reflète probablement l’évolution de la société romaine, s’éloignant progressivement de ses racines agricoles.
[1] Varron, De la langue latine, VI, 3, 16:
Vinalia, fêtes où l’on fait des libations de vin nouveau à Jupiter, et non a Vénus. Cette fête est l’objet d’une grande solennité dans le Latium, où autrefois, en certaines contrées, les prêtres présidaient publiquement à la vendange comme cela se pratique encore aujourd’hui dans le territoire de Rome. C’est un flamine diale qui inaugure la vendange : après avoir recueilli les grappes, il sacrifie une brebis à Jupiter, et, au cours de l’immolation et de l’offrande, il choisit la première grappe de raisin. Il est écrit dans les livres sacrés de Tusculum qu’on n’emmène point de vin nouveau à la ville avant la procession des Vinales.
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
Dates
19 août 2026 Toute la journée
202621aoûtToute la journéeCONSUALIA
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EN BREF. Les Consualia constituent l’une des célébrations les plus anciennes du calendrier religieux romain. Cette fête, dédiée au dieu Consus, se déroulait deux fois par an et mêlait rituels agraires, courses de chevaux et souvenirs légendaires des origines de Rome.
Les Consualia: une fête romaine aux origines mystérieuses
Les Consualia dédiées au dieu Consus avaient lieu deux fois par an: le 21 août et le 15 décembre. Ces dates correspondent à des moments clés du cycle agricole romain, l’une marquant la fin des moissons d’été, l’autre la clôture de l’année.
L’identité de Consus a suscité des débats dès l’Antiquité. Les auteurs anciens proposaient différentes explications de son nom et de sa nature. Une étymologie ancienne faisait dériver Consus de consilium (conseil), en faisant une divinité des délibérations secrètes. Cette interprétation était liée à une légende selon laquelle Consus aurait conseillé à Romulus d’enlever les Sabines pendant sa fête.
Les études modernes proposent une autre étymologie. Selon l’analyse rapportée par Anne Bajard, le nom peut être rattaché au verbe latin condere (conserver, entreposer), faisant de Consus le protecteur des récoltes stockées dans les silos souterrains.
Le dieu était également associé à Neptune par plusieurs auteurs antiques. Tite-Live parle de Neptunus Equester (Neptune équestre) dans son Histoire romaine. Selon l’étude de Bajard, Plutarque et Denys d’Halicarnasse indiquaient que Neptunus Equestris et Consus n’étaient en fait que deux noms différents d’une même divinité.
Un rituel souterrain
Le culte de Consus présentait une particularité unique dans la religion romaine: son autel était enterré sous le sol du Circus Maximus. Pierre Lambrechts explique que «la récolte étant stockée dans des silos souterrains, l’autel de Consus est lui aussi également souterrain. De cette manière, le sanctuaire est recouvert de terre tout le reste de l’année et n’est ouvert que pour les deux jours de fête.»
Les Consualia donnaient lieu à des spectacles populaires. Lambrechts rapporte que «cette fête très appréciée du peuple comprend des libations de vins offertes sur l’autel de Consus, ainsi que des courses de chevaux et de chars, dont une course de chars tirés par des mules.»
Les animaux de trait bénéficiaient d’un traitement particulier pendant ces célébrations. D’après Denys d’Halicarnasse cité par Lambrechts, «pendant ces jeux festifs, les chevaux et les mules ne doivent pas travailler et ils sont décorés de guirlandes de fleurs.»
Le personnel religieux officiel présidait aux cérémonies. Lambrechts précise que «le flamen Quirinalis, assisté des Vestales, accomplissait lui-même le sacrifice» devant l’autel de Consus.
L’enlèvement des Sabines
La tradition romaine associait étroitement les Consualia à l’enlèvement des Sabines. Selon le récit traditionnel reconstitué par Lambrechts, «Romulus organise une fête en l’honneur du dieu qui, chez les auteurs grecs est appelé Ποσειδών Ἵππιος, et que Tite Live nomme Neptunus Equester.»
Tite-Live décrit cette stratégie dans son Histoire romaine:
«Il [Romulus] prépare avec soin des jeux solennels en l’honneur de Neptune équestre; il les appelle Consualia. De nombreux mortels s’y rassemblèrent, attirés aussi par le désir de voir la ville nouvelle, surtout les plus proches, les Céniniens, les Crustumins, les Antemnates; déjà toute la multitude des Sabins était venue avec enfants et épouses.»
Selon la légende, pendant les festivités, sur un signal convenu, les jeunes Romains se seraient emparés des femmes sabines présentes. Cet épisode explique pourquoi les Consualia étaient perçues comme une fête fondatrice de la cité romaine.
Un cycle festif avec Ops
Les Consualia s’inscrivaient dans un ensemble rituel plus large. Lambrechts note que «quatre jours plus tard, les festivités en l’honneur d’Ops la déesse de l’abondance sont célébrés, c’est également une déesse agricole: soit le 25 août (Opiconsivia) et le 19 décembre (Opalia).»
Ops était qualifiée d’«Ops Consivia» selon Varron cité par Lambrechts, soulignant ses liens avec Consus. Cette association révèle l’existence d’un cycle religieux centré sur la protection des récoltes et des réserves alimentaires.
Tertullien rapporte selon Lambrechts qu’un sacrifice était également fait à Consus lors d’une autre fête, les Nones Caprotines du 7 juillet. Cette fête en l’honneur de Junon Caprotina présentait des similitudes avec l’histoire de l’enlèvement des Sabines: elle commémorait un stratagème où des esclaves déguisées en matrones romaines avaient trompé des ennemis de Rome.
L’évolution tardive: le témoignage d’Ausone
Au 4e siècle de notre ère, le poète Ausone évoque encore les Consualia dans ses «Églogues». Selon l’analyse de Bajard, Ausone parle d’un duplex cultus (double culte) associant très étroitement les deux fêtes.
Bajard observe qu’Ausone mentionne des festa navigiis celebrata (fêtes célébrées avec des navires), suggérant que les Consualia avaient évolué vers des formes nouvelles à son époque. Cette évolution témoigne de la capacité d’adaptation des fêtes romaines au fil des siècles.
Les Consualia illustrent la complexité de la religion romaine archaïque. Cette fête mêlait dimensions agricole (protection des récoltes), équestre (courses de chevaux), politique (mythe fondateur de Rome) et religieuse (rituels souterrains uniques).
L’existence de débats dès l’Antiquité sur l’identité de Consus montre que même les Romains avaient parfois du mal à cerner la nature de leurs divinités les plus anciennes. Cette incertitude reflète les transformations subies par les cultes primitifs au contact de l’hellénisation et de l’évolution politique de Rome.
Sources antiques
- Ausone, Eclogarum Liber, 23.
- Cicéron, De Republica, II, 7.
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, I, 33, 2; II, 30-31.
- Ovide, Fastes, III, 199.
- Plutarque, Vie de Romulus, 14; Questions romaines, 48.
- Tertullien, Des spectacles, 5, 7.
- Tite-Live, Ab Urbe condita libri, I, 9.
- Varron, De lingua latina, VI, 20.
Études modernes citées
- Bajard, Anne, «Les Neptunalia et les Consualia dans l’églogue 23 d’Ausone», Revue des Études Anciennes, t. 111, n°2, 2009, p. 411-428.
- Lambrechts, Pierre, «Consus et l’enlèvement des Sabines», L’Antiquité Classique, t. 15, fasc. 1, 1946, p. 61-82.
Dates
21 août 2026 Toute la journée
202605septToute la journée19Ludi Romani / Ludi magni
Description
Nonis Septembribus - Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres
Description
Nonis Septembribus – Ante diem tertium decimum Kalendas Octobres

EN BREF. Chaque septembre, Rome célébrait ses plus grands jeux en l’honneur de Jupiter. Ces spectacles duraient jusqu’à quinze jours: courses de chars avec guerrier sautant en marche, cavaliers sur deux chevaux, théâtre grec adapté. D’abord liés aux vœux des généraux victorieux, ils devinrent une fête annuelle dès 366 avant notre ère.
Les Ludi Romani: du vœu militaire à la fête annuelle de Jupiter
Les Ludi Romani («Jeux Romains») ou Ludi magni («Grands Jeux») étaient un festival religieux majeur dans la Rome antique, composé de plusieurs cérémonies appelées ludi. Ces jeux, considérés comme le principal festival romain, étaient organisés en l’honneur de Jupiter.
Origines traditionnelles
Selon la tradition, ils auraient été institués par Tarquin l’Ancien après sa conquête de la ville latine d’Apiolae. Cependant, des sources comme Denys d’Halicarnasse et Cicéron les attribuent à la victoire romaine sur les Latins lors de la bataille du lac Régille, vers 496 avant notre ère.
Évolution des jeux extraordinaires aux jeux annuels
Ces jeux n’étaient pas toujours célébrés chaque année à leur début. Souvent, ils étaient basés sur un vœu (votum) fait par un commandant militaire et célébrés après son triomphe. Dans cette forme extraordinaire, ils étaient appelés ludi magni.
Selon Tite-Live et d’autres sources antiques, il existait une distinction entre ludi magni et ludi Romani. Les ludi magni désignaient les jeux extraordinaires organisés suite à un vœu (votum) prononcé par un commandant militaire, tandis que ludi Romani s’appliquait aux mêmes jeux une fois qu’ils furent établis comme célébration annuelle régulière (ludi stati). Cette distinction, identifiée par le philologue Friedrich Wilhelm Ritschl, explique pourquoi les deux termes coexistent dans les sources.
Les jeux sont probablement devenus annuels à partir de la nomination des premiers édiles curules en 367 avant notre ère, qui étaient responsables de leur supervision. À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient régulièrement chaque année.
Évolution de la durée et des dates
Initialement organisés par les consuls, puis par les édiles curules, ces jeux duraient d’abord un jour. Après l’expulsion des rois en 509 avant notre ère, un deuxième jour fut ajouté, suivi d’un troisième jour après la première sécession de la plèbe en 494 avant notre ère.
À partir de 366 avant notre ère, ils se déroulaient du 12 au 14 septembre, puis cette période fut étendue du 5 au 19 septembre. De 191 à 171 avant notre ère, les jeux duraient dix jours, et peu avant la mort de César, ils s’étendaient sur quinze jours, du 5 au 19 septembre. À la fin du 1er siècle avant notre ère, un jour supplémentaire fut ajouté le 4 septembre en l’honneur du divin Jules César.
La datation précise se trouve chez Cicéron dans les Verrines: il mentionne 45 jours entre les Ludi Romani et les Ludi Victoriae Sullanae du 26 octobre, confirmant que le 19 septembre était déjà le dernier jour des jeux en 70 avant notre ère.
Dans les calendriers de l’époque augustéenne, les jours des jeux étaient notés du 4 au 19 septembre, avec des événements marquants comme l’Epulum Jovis le 13 et l’Equorum probatio (une revue de cavalerie) le 14. Les jeux de cirque se tenaient du 15 au 19 septembre.
Contenu des jeux
Les Ludi Romani incluaient une procession solennelle (pompa), des courses de chars, des compétitions équestres, des représentations théâtrales et diverses autres exhibitions comme des combats de boxe.
Les courses de chars
Les courses de chars des Ludi Romani avaient une particularité: chaque char portait, selon la tradition homérique, un conducteur (auriga) et un guerrier qui, à la fin de la course, sautait du char et terminait à pied. Cette pratique était spécifique aux Ludi Romani. Initialement, seuls deux chars participaient, correspondant aux deux factions originelles: les Blancs et les Rouges.
Les compétitions équestres
Durant les exhibitions équestres de l’Equorum probatio, chaque cavalier menait un second cheval en main, pratique reflétant l’usage militaire romain archaïque où les cavaliers utilisaient deux montures au combat, à l’image des Tarentins dans la guerre grecque. Ces cavaliers étaient appelés desultores.
Le théâtre
C’est durant ces jeux que le théâtre, inspiré du théâtre grec, fut introduit à Rome. Après l’introduction du théâtre en 364 avant notre ère, des pièces étaient jouées durant ces jeux, et en 214 avant notre ère, les ludi scenici occupaient quatre jours du festival. En 161 avant notre ère, le Phormion de Térence fut représenté lors de ces jeux.
Autres exhibitions
Les jeux permettaient également des exhibitions mineures supplémentaires: boxeurs, danseurs, et compétitions de cavalerie juvénile (ludus Trojae). La couronne remportée par le vainqueur (prix à la mode grecque) pouvait être placée sur son cercueil à sa mort, privilège inscrit dans les Douze Tables. Pendant le festival, les guerriers ayant remporté de vraies victoires militaires portaient les dépouilles ennemies conquises et une couronne de laurier.
Évolution tardive
Dans le Calendrier de Philocalus (354 après notre ère), les jeux ne duraient plus que du 12 au 15 septembre, montrant leur réduction à l’époque tardive de l’Empire.
Sources antiques
- Cicéron, Verrines, I, 1, 31; II, 52, 130; De divinatione, I, 26, 55; Philippiques, II, 4, 3, 110
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 95; VII, 71-72
- Festus, De verborum significatu, s.v. Magnos ludos; s.v. Paribus equis
- Tite-Live, Ab urbe condita, I, 35, 9; VI, 42, 12; VIII, 40, 2; XXIII, 29, 5; XXIV, 43, 7; XXV, 2, 8; XXXV, 28, 8; XXXVI, 2; XXXIX, 22, 1; XLIV, 9, 4
Études modernes citées
- Mommsen, Theodor, Römische Forschungen, II, 42-57; Histoire romaine, I, 235-237, 472-473
- Ritschl, Friedrich Wilhelm, Parerga zu Plautus, p. 290
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Versione italiana
IN BREVE. Ogni settembre, Roma celebrava i suoi più grandi giochi in onore di Giove. Questi spettacoli duravano fino a quindici giorni: corse di carri con guerriero che saltava in corsa, cavalieri su due cavalli, teatro greco adattato. Inizialmente legati ai voti dei generali vittoriosi, divennero una festa annuale dal 366 a.C.
I Ludi Romani: dal voto militare alla festa annuale di Giove
I Ludi Romani («Giochi Romani») o Ludi magni («Grandi Giochi») erano un festival religioso importante nell’antica Roma, composto da diverse cerimonie chiamate ludi. Questi giochi, considerati il principale festival romano, erano organizzati in onore di Giove.
Origini tradizionali
Secondo la tradizione, sarebbero stati istituiti da Tarquinio Prisco dopo la sua conquista della città latina di Apiolae. Tuttavia, fonti come Dionigi di Alicarnasso e Cicerone li attribuiscono alla vittoria romana sui Latini nella battaglia del lago Regillo, verso il 496 a.C.
Evoluzione dai giochi straordinari ai giochi annuali
Questi giochi non erano sempre celebrati ogni anno all’inizio. Spesso erano basati su un voto (votum) fatto da un comandante militare e celebrati dopo il suo trionfo. In questa forma straordinaria, erano chiamati ludi magni.
Secondo Tito Livio e altre fonti antiche, esisteva una distinzione tra ludi magni e ludi Romani. I ludi magni designavano i giochi straordinari organizzati in seguito a un voto (votum) pronunciato da un comandante militare, mentre ludi Romani si applicava agli stessi giochi una volta che furono stabiliti come celebrazione annuale regolare (ludi stati). Questa distinzione, identificata dal filologo Friedrich Wilhelm Ritschl, spiega perché i due termini coesistono nelle fonti.
I giochi divennero probabilmente annuali a partire dalla nomina dei primi edili curuli nel 367 a.C., che erano responsabili della loro supervisione. Dal 366 a.C., si svolgevano regolarmente ogni anno.
Evoluzione della durata e delle date
Inizialmente organizzati dai consoli, poi dagli edili curuli, questi giochi duravano all’inizio un giorno. Dopo l’espulsione dei re nel 509 a.C., fu aggiunto un secondo giorno, seguito da un terzo giorno dopo la prima secessione della plebe nel 494 a.C.
Dal 366 a.C., si svolgevano dal 12 al 14 settembre, poi questo periodo fu esteso dal 5 al 19 settembre. Dal 191 al 171 a.C., i giochi duravano dieci giorni, e poco prima della morte di Cesare, si estendevano per quindici giorni, dal 5 al 19 settembre. Alla fine del 1° secolo a.C., fu aggiunto un giorno supplementare il 4 settembre in onore del divino Giulio Cesare.
La datazione precisa si trova in Cicerone nelle Verrine: menziona 45 giorni tra i Ludi Romani e i Ludi Victoriae Sullanae del 26 ottobre, confermando che il 19 settembre era già l’ultimo giorno dei giochi nel 70 a.C.
Nei calendari dell’epoca augustea, i giorni dei giochi erano annotati dal 4 al 19 settembre, con eventi significativi come l’Epulum Jovis il 13 e l’Equorum probatio (una rivista di cavalleria) il 14. I giochi del circo si tenevano dal 15 al 19 settembre.
Contenuto dei giochi
I Ludi Romani includevano una processione solenne (pompa), corse di carri, competizioni equestri, rappresentazioni teatrali e varie altre esibizioni come combattimenti di pugilato.
Le corse di carri
Le corse di carri dei Ludi Romani avevano una particolarità: ogni carro portava, secondo la tradizione omerica, un conducente (auriga) e un guerriero che, alla fine della corsa, saltava dal carro e finiva a piedi. Questa pratica era specifica dei Ludi Romani. Inizialmente partecipavano solo due carri, corrispondenti alle due fazioni originali: i Bianchi e i Rossi.
Le competizioni equestri
Durante le esibizioni equestri dell’Equorum probatio, ogni cavaliere conduceva un secondo cavallo per mano, pratica che rifletteva l’uso militare romano arcaico dove i cavalieri utilizzavano due cavalcature in battaglia, come i Tarentini nella guerra greca. Questi cavalieri erano chiamati desultores.
Il teatro
Fu durante questi giochi che il teatro, ispirato al teatro greco, fu introdotto a Roma. Dopo l’introduzione del teatro nel 364 a.C., durante questi giochi venivano rappresentate opere teatrali, e nel 214 a.C., i ludi scenici occupavano quattro giorni del festival. Nel 161 a.C., il Phormio di Terenzio fu rappresentato durante questi giochi.
Altre esibizioni
I giochi permettevano anche esibizioni minori supplementari: pugili, danzatori e competizioni di cavalleria giovanile (ludus Trojae). La corona conquistata dal vincitore (premio alla maniera greca) poteva essere posta sulla sua bara alla morte, privilegio iscritto nelle Dodici Tavole. Durante il festival, i guerrieri che avevano ottenuto vere vittorie militari portavano le spoglie nemiche conquistate e una corona d’alloro.
Evoluzione tardiva
Nel Calendario di Filocalo (354 d.C.), i giochi duravano ormai solo dal 12 al 15 settembre, mostrando la loro riduzione nell’epoca tardiva dell’Impero.
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English version
IN BRIEF. Each September, Rome celebrated its greatest games in honour of Jupiter. These spectacles lasted up to fifteen days: chariot races with warriors leaping whilst in motion, horsemen on two mounts, adapted Greek theatre. Initially linked to victorious generals’ vows, they became an annual festival from 366 BC.
The Ludi Romani: From Military Vow to Jupiter’s Annual Festival
The Ludi Romani (‘Roman Games’) or Ludi magni (‘Great Games’) were a major religious festival in ancient Rome, comprising several ceremonies called ludi. These games, regarded as Rome’s principal festival, were organised in honour of Jupiter.
Traditional origins
According to tradition, they were established by Tarquinius Priscus following his conquest of the Latin town of Apiolae. However, sources such as Dionysius of Halicarnassus and Cicero attribute them to the Roman victory over the Latins at the Battle of Lake Regillus, circa 496 BC.
Evolution from extraordinary games to annual games
These games were not always celebrated annually at their inception. Often they were based upon a vow (votum) made by a military commander and celebrated after his triumph. In this extraordinary form, they were called ludi magni.
According to Livy and other ancient sources, there existed a distinction between ludi magni and ludi Romani. The ludi magni designated the extraordinary games organised following a vow (votum) pronounced by a military commander, whilst ludi Romani applied to the same games once they were established as a regular annual celebration (ludi stati). This distinction, identified by the philologist Friedrich Wilhelm Ritschl, explains why both terms coexist in the sources.
The games probably became annual from the appointment of the first curule aediles in 367 BC, who were responsible for their supervision. From 366 BC onwards, they were held regularly each year.
Evolution of duration and dates
Initially organised by the consuls, then by the curule aediles, these games lasted only one day at first. After the expulsion of the kings in 509 BC, a second day was added, followed by a third day after the first secession of the plebs in 494 BC.
From 366 BC, they were held from 12 to 14 September, then this period was extended from 5 to 19 September. From 191 to 171 BC, the games lasted ten days, and shortly before Caesar’s death, they extended for fifteen days, from 5 to 19 September. At the end of the 1st century BC, an additional day was added on 4 September in honour of the divine Julius Caesar.
The precise dating is found in Cicero’s Verrines: he mentions 45 days between the Ludi Romani and the Ludi Victoriae Sullanae of 26 October, confirming that 19 September was already the last day of the games in 70 BC.
In calendars of the Augustan era, the days of the games were noted from 4 to 19 September, with significant events such as the Epulum Jovis on the 13th and the Equorum probatio (a cavalry review) on the 14th. The circus games were held from the 15th to the 19th September.
Content of the games
The Ludi Romani included a solemn procession (pompa), chariot races, equestrian competitions, theatrical performances, and various other exhibitions such as boxing matches.
The chariot races
The chariot races of the Ludi Romani had a particular feature: each chariot carried, according to Homeric tradition, a driver (auriga) and a warrior who, at the end of the race, leapt from the chariot and finished on foot. This practice was specific to the Ludi Romani. Initially, only two chariots participated, corresponding to the two original factions: the Whites and the Reds.
The equestrian competitions
During the equestrian exhibitions of the Equorum probatio, each horseman led a second horse by hand, a practice reflecting archaic Roman military usage where cavalrymen used two mounts in battle, like the Tarentines in Greek warfare. These horsemen were called desultores.
The theatre
It was during these games that theatre, inspired by Greek drama, was introduced to Rome. After the introduction of theatre in 364 BC, plays were performed during these games, and in 214 BC, the ludi scenici occupied four days of the festival. In 161 BC, Terence’s Phormio was performed at these games.
Other exhibitions
The games also allowed for additional minor exhibitions: boxers, dancers, and youth cavalry competitions (ludus Trojae). The crown won by the victor (a prize in the Greek manner) could be placed upon his bier at death, a privilege inscribed in the Twelve Tables. During the festival, warriors who had achieved real military victories wore the enemy spoils they had conquered and a laurel crown.
Later evolution
In the Calendar of Philocalus (AD 354), the games lasted only from 12 to 15 September, showing their reduction in the later period of the Empire.
Dates
5 septembre 2026 - 19 septembre 2026 (Toute la journée)








