Nunc est bibendum est une association culturelle sans but lucratif dédiée à l'évocation de l'Antiquité par les arts de la table.
Evénements à venir
Date
202626sept17:3022:00Nuit des musées à PullyArchéoLab, Pully, Vaud, Suisse
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L'association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l'ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l'occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel
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L’association Nunc est bibendum sera présente à la Nuit des Musées de Pully, à l’ArchéoLab – Villa romaine de Pully, à l’occasion du vernissage de la nouvelle exposition Quel Cirque ! Jeux et spectacles chez les Romains.
De 17h30 à 22h, venez tester vos sens avec notre Gustatio ludique : identifiez les épices et parfums qui agrémentaient les plats de l’Antiquité, et défiez vos proches aux jeux de société pratiqués par les Romains. Une animation interactive, en résonance avec le thème de la soirée, accessible à toutes et tous.
Entrée dans le cadre de la Nuit des Musées.
ArchéoLab
202603oct14:0015:00Tous en Jeux fête ses 10 ans: Nunc est de la partieBellevue
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3–4 octobre 2026 – Un week-end consacré au jeu sous toutes ses formes Pour célébrer ses 10 ans, l’association Tous en Jeux organise un grand week-end ludique réunissant
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3–4 octobre 2026 – Un week-end consacré au jeu sous toutes ses formes
Pour célébrer ses 10 ans, l’association Tous en Jeux organise un grand week-end ludique réunissant associations, créateurs et passionnés. Jeux de société et de rôles, escape games, tournois, quiz, blind tests, échecs, retrogaming, peinture sur figurines et animations pour les enfants seront notamment au programme.
Nunc est bibendum sera de la partie avec un voyage dans le temps, à la découverte des jeux pratiqués il y a 2000 ans et plus.
À quoi jouait-on dans l’Antiquité?
À quels jeux jouait-on dans le monde méditerranéen antique? Pourquoi jouait-on et, surtout, comment peut-on connaître aujourd’hui les règles de jeux disparus depuis des siècles?
Manuel Grandjean, président de Nunc est bibendum, abordera ces questions lors d’une courte conférence. Elle sera suivie d’une initiation pratique permettant de s’essayer à l’Aseb égyptien, au Ludus latrunculorum romain – un jeu de stratégie militaire – ou encore au mystérieux Ludus coriovalli, dont les règles viennent de faire l’objet d’une reconstitution avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Samedi 3 octobre à 14h – conférence et initiation aux jeux antiques
Festival: samedi 3 octobre de 11h à 2h; dimanche 4 octobre de 11h à 17h.
Sans inscription.
Dates
3 octobre 2026 14:00 - 15:00
Lieu
Bellevue
202614oct18:0020:30Assemblée générale 2026
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L' assemblée générale de l'association Nunc est bibendum aura lieu mercredi 14 octobre 2026 dès 18h à Genève (Jonction). L'assemblée est ouverte aux membres et aux personnes intéressées (pour
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L’ assemblée générale de l’association Nunc est bibendum aura lieu
mercredi 14 octobre 2026 dès 18h
à Genève (Jonction).
L’assemblée est ouverte aux membres et aux personnes intéressées (pour adhérer à l’association, suivre ce lien).
📌 Les détails du lieu et de l’ordre du jour sont transmis par courriel aux personnes qui auront rempli le formulaire ci-dessous.
Votre réponse facilitera notre organisation. Merci!
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La partie statutaire sera suivie d’une conférence de Jérôme Gavin:
«Compter et calculer sous les yeux de Jupiter»
Comment les Romains faisaient-ils une addition? La question paraît simple, mais la réponse l’est beaucoup moins. Pour tenter d’y répondre, il faut mener une véritable enquête, en confrontant les textes, les objets et les indices susceptibles de constituer des preuves.
Enseignant au Collège Voltaire à Genève et coauteur de nombreux ouvrages, Jérôme Gavin est spécialiste de l’histoire du calcul. Son travail associe constamment rigueur scientifique, souci de rendre les connaissances accessibles au plus large public et dialogue entre les disciplines.
Un apéritif romain conclura la soirée, l’occasion de prolonger les échanges dans un cadre convivial.
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Dates
14 octobre 2026 18:00 - 20:30
Les nouveautés du site
Exposition(s) ou festival(s) en vedette
Date
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de
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L’ArchéoLab – Villa romaine de Pully vous invite dans l’arène pour découvrir les courses de chars, les combats de gladiateurs et les performances théâtrales qui fascinaient les Romains. Amphithéâtres vertigineux, cirques immenses ou théâtres richement décorés, le monde captivant du spectacle antique se décline au long d’une exposition qui prend ses quartiers dans la Villa romaine de Pully, après avoir connu un grand succès à Lugdunum – Musée et théâtres romains de Lyon.
Visitez les édifices de spectacles antiques, partez à la rencontre des stars des jeux et découvrez les coulisses et l’héritage de ces divertissements symbolisant la puissance de la civilisation romaine. Au coeur de ce parcours, la grande fresque à l’aurige de la Villa romaine de Pully s’anime à travers un nouveau dispositif conçu pour redonner vie aux fascinants jeux du cirque qui s’y déroulent.
L’exposition Quel Cirque ! s’inscrit dans la suite de la saison culturelle La Villa dans tous ses états, dédiée aux jeux et spectacles antiques, et s’accompagne d’un programme d’événements ludiques et variés, enrichi de nombreux partenariats.
ArchéoLab
Les prochaines fêtes du calendrier romain
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202601octToute la journéeTigillum Sororium
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Kalendis Octobribus Soldat représenté dans la Maison du Sacellum troyen, ou Maison du Lararium d'Achille, Pompéi (Photo
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Kalendis Octobribus

La cérémonie au Tigillum Sororium était un rituel annuel important pendant la période républicaine et ancré dans l’histoire légendaire de la ville.
Le Tigillum Sororium, ou ‘poutre de la sœur’, était un monument ancien situé sur la pente de la colline de l’Oppius à Rome. Son origine remonte à la légende des Horaces et des Curiaces, datant du règne de Tullus Hostilius au 7e siècle av. notre ère. Selon la tradition romaine, il fut érigé à l’endroit où Publius Horatius expia le meurtre de sa sœur Camille après avoir vaincu les trois Curiaces.
Le monument consistait en une poutre horizontale soutenue par deux poteaux verticaux, enjambant probablement la Voie Sacrée (Sacra Via). Il était situé près du Compitum Acilium, un sanctuaire dédié à Auguste. Deux autels se trouvaient à proximité, l’un dédié à Junon Sororia et l’autre à Janus Curiatus, soulignant l’importance religieuse du site.
Chaque année, aux calendes d’octobre (le 1er octobre), une cérémonie de purification se déroulait au Tigillum Sororium. Cette date coïncidait avec le retour des soldats à Rome pour l’hiver, ce qui explique la nature purificatrice du rituel.
Les soldats démobilisés se rassemblaient au Tigillum Sororium. Puis ils passaient sous la poutre dans un acte symbolique de purification. Ce geste visait à les libérer de la souillure contractée en tuant des ennemis au combat.
La persistance de cette cérémonie témoigne de son importance dans la vie religieuse et sociale romaine. Le fait que le monument était encore entretenu et restauré aux frais de l’État jusqu’à l’époque de Tite-Live (fin du 1er siècle av. notre ère – début du 1er siècle) souligne sa signification durable.
Dates
1 octobre 2026 Toute la journée
202611octToute la journéeMeditrinalia
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D'après un détail de la mosaïque de Lycurgue, musée de Saint-Romain-en-Gal (dessin
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Ante diem quintum idus Octobres
Les Meditrinalia étaient une fête religieuse de la Rome antique célébrée le 11 octobre. Cette festivité était liée à la nouvelle vendange et marquait un moment important dans le calendrier agricole romain.
L’étymologie du nom Meditrinalia est sujette à débat. Certains chercheurs le font dériver du latin mederi signifiant «guérir», ce qui suggérerait un lien avec des propriétés curatives attribuées au vin. D’autres y voient plutôt une référence à sa position médiane dans les trois mois d’automne. Bien que les détails précis de ses origines soient obscurs, on sait que cette fête était anciennement associée à Jupiter et revêtait une importance particulière dans la Rome agricole primitive. Le point central des Meditrinalia était la dégustation rituelle du vin nouveau, mélangé au vin de l’année précédente. Cette pratique s’accompagnait de libations offertes aux dieux, notamment ceux liés à la santé et à la guérison.
Au fil du temps, les interprétations de la fête ont évolué. Une déesse nommée Meditrina, associée à la santé et à la longévité, semble avoir été inventée tardivement pour expliquer l’origine du festival. Cependant, cette divinité n’apparaît pas dans les sources les plus anciennes. Il est important de noter que malgré certaines affirmations modernes, les Meditrinalia n’étaient pas simplement une « fête des vendanges ». Leur signification religieuse et rituelle était plus complexe, mêlant des aspects agricoles, médicaux et spirituels.
Voir l’article: Fête des Meditrinalia: à votre santé!
Dates
11 octobre 2026 Toute la journée
202613octToute la journéeFontinalia
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Ante diem tertium idus Octobres
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Ante diem tertium idus Octobres

Les Fontinalia étaient une fête religieuse annuelle de la Rome antique. Cette célébration se tenait le 13 octobre et était dédiée à Fontus, divinité associée aux sources et aux eaux courantes.
Le rituel principal des Fontinalia consistait à orner les fontaines de guirlandes. Les Romains jetaient également des fleurs dans les sources et couronnaient les puits.
Notre principale source d’information sur cette fête est Varron, érudit romain du 1er siècle avant J.-C. Dans son ouvrage De lingua latina, il mentionne les Fontinalia en ces termes:
«Les Fontanalia, du mot Fons (source), car c’est le jour de fête de cette divinité; à cette occasion, on jette des couronnes dans les sources et on couronne les puits.»[1]
Cette description succincte de Varron constitue l’essentiel de ce que nous savons avec certitude sur le déroulement de cette fête. Les Fontinalia s’inscrivaient dans le calendrier religieux romain, reflétant l’importance accordée aux sources d’eau dans la culture et la religion de la Rome antique.
[1] Varron, De lingua latina, livre VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
Le Fontinalia erano una festa religiosa annuale dell’antica Roma. Si celebravano il 13 ottobre ed erano dedicate a Fontus, divinità associata alle sorgenti e alle acque correnti.
Il rito principale dei Fontinalia consisteva nell’addobbare le fontane con ghirlande. I Romani gettavano anche fiori nelle sorgenti e incoronavano i pozzi.
La nostra principale fonte d’informazione su questa festa è Varrone, erudito romano del I secolo a.C. Nella sua opera De lingua latina menziona i Fontinalia con queste parole:
«I Fontanalia, dal termine Fons (sorgente), poiché è il giorno festivo di questa divinità; in tale occasione si gettano corone nelle sorgenti e si incoronano i pozzi.»[1]
Questa breve descrizione di Varrone costituisce quasi tutto ciò che sappiamo con certezza sullo svolgimento di questa festa. I Fontinalia facevano parte del calendario religioso romano, riflettendo l’importanza attribuita alle sorgenti d’acqua nella cultura e nella religione dell’antica Roma.
[1] Varrone, De lingua latina, libro VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
The Fontinalia were an annual religious festival in ancient Rome. This celebration took place on 13 October and was dedicated to Fontus, a divinity associated with springs and flowing waters.
The main ritual of the Fontinalia consisted of adorning fountains with garlands. The Romans also threw flowers into springs and crowned wells with wreaths.
Our principal source of information about this festival is Varro, a Roman scholar of the 1st century BCE. In his work De lingua latina, he mentions the Fontinalia in the following terms:
“The Fontanalia, from the word Fons (spring), for it is the festival day of that deity; on that occasion, crowns are thrown into the springs and the wells are crowned.”[1]
This brief description by Varro constitutes almost all that we know with certainty about the observance of this festival. The Fontinalia formed part of the Roman religious calendar, reflecting the importance accorded to sources of water in the culture and religion of ancient Rome.
[1] Varro, De lingua latina, Book VI, 22: Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius; ab eo tum et in fontes coronas iaciunt et puteos coronant.
Dates
13 octobre 2026 Toute la journée
202615octToute la journéeOctober equus
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Idibus Octobribus
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Idibus Octobribus

EN BREF. Chaque 15 octobre, Rome sacrifiait à Mars le cheval de droite d’un char victorieux. Sa queue ensanglantait l’autel de la Regia, sa tête déclenchait une lutte entre quartiers. Ce rite archaïque liait guerre et moisson: dernier hommage à la force vitale avant le repos de l’hiver.
October equus: quand Rome offrait un cheval à Mars
L’October equus, ou «Cheval d’octobre», est une fête religieuse de la Rome antique célébrée en l’honneur de Mars le 15 octobre, marquant la fin des campagnes agricoles et militaires. Ce rite est unique à Rome, étant le seul où un cheval était sacrifié. Il se déroulait lors de l’une des trois courses de chevaux annuelles dédiées à Mars. Le rituel, qui a fait l’objet de nombreuses interprétations et débats parmi les historiens modernes. Tous s’accordent toutefois sur l’ancienneté de cette pratique, remontant à la période royale de Rome. Le grammairien Festus, au 2e siècle de notre ère, en donne une description précise: la cérémonie ne portait pas de nom spécifique et est simplement désignée par la victime du sacrifice, le cheval [1].
Le rituel se déroulait au Champ de Mars, un espace traditionnellement dédié à Mars, où les chevaux paissaient et s’entraînaient. Le flamen martialis, en présence des pontifes, présidait la cérémonie, qui débutait par une course de chars, ou biges, tirés par deux chevaux. Le cheval de droite du char vainqueur devenait la victime du sacrifice. Contrairement aux sacrifices ordinaires, l’animal n’était pas égorgé, mais tué d’un coup de javelot, puis immolé sur l’autel de Mars.
Dès que le cheval était abattu, sa queue était coupée et rapidement transportée à la Regia, un bâtiment situé au Forum, où son sang était versé sur les cendres du foyer sacré. La décapitation du cheval constituait le troisième acte du rituel. La tête, ornée d’une guirlande de pains, devenait l’objet d’une lutte entre deux quartiers de Rome: les Sacravienses, habitants de la Via Sacra, et les Suburanenses, habitants de Subura. Si les premiers l’emportaient, la tête était clouée aux murs de la Regia; si les seconds triomphaient, elle était exposée au sommet de la tour Mamilienne, dont l’emplacement exact demeure incertain.
Bien que les historiens connaissent le sort réservé à la queue et à la tête du cheval, le destin de la partie centrale du corps reste encore un mystère.
Malgré les témoignages des auteurs antiques, tels que Varron et Festus, les raisons précises du sacrifice d’un cheval en octobre restent floues. Pourquoi un cheval et non un autre animal? Pourquoi ce mois en particulier ?
Au tournant du 1er siècle de notre ère, ceci était incertain pour Plutarque qui esquissait plusieurs hypothèses:
«Pourquoi, le jour des ides d’octobre, après une course de chars, sacrifie-t-on à Arès (Mars) le cheval de droite de l’attelage victorieux ?
Quelqu’un, après lui avoir coupé la queue, la porte à la Regia pour en asperger l’autel de sang, tandis qu’au sujet de sa tête les habitants de la Voie Sacrée et ceux de la Subure descendent pour se la disputer.
Est-ce, comme certains le disent, parce qu’ils pensent que Troie fut prise à cause d’un cheval et qu’ils punissent ainsi cet animal –eux qui sont issus du sang mêlé des Troyens et des Latins ?
Ou bien parce que le cheval est un animal fougueux, guerrier et belliqueux, et qu’on offre aux dieux les victimes qui leur sont les plus proches et les plus chères –le dieu recevant ici le cheval vainqueur, symbole de victoire et de puissance ?
Ou encore, plus profondément, parce que le dieu Mars préside à l’immobilité du combat en ordre de bataille, et que ceux qui tiennent leur position l’emportent sur ceux qui fuient : ainsi la rapidité est-elle punie comme instrument de lâcheté, et l’on apprend par un symbole que le salut n’appartient pas à ceux qui prennent la fuite.»[2]
La plupart des historiens voient aujourd’hui en l’October equus un rite de clôture de la saison martiale et agricole : une offrande faite à Mars pour rendre la force vitale du cheval, symbole de vigueur guerrière et de fertilité. En versant le sang de l’animal sur le foyer sacré, la cité remerciait le dieu qui protège à la fois les champs et les armes. Plus qu’un vestige mythique, le Cheval d’octobre marquait la fin d’un cycle –celui du combat et du labeur– avant le repos de l’hiver.
[1] Festus Grammaticus, De la signification des mots, XIII OCTOBER EQUUS
[2] Plutarque, Questions romaines, 97:
Διὰ τί ταῖς Δεκεμβρίαις εἰδοῖς ἱπποδρομίας γενομένης ὁ νικήσας δεξιόσειρος Ἄρει θύεται,
καὶ τὴν μὲν οὐρὰν ἀποκόψας τις ἐπὶ τὴν Ῥηγίαν καλουμένην κομίζει καὶ τὸν βωμὸν αἱμάττει,
περὶ δὲ τῆς κεφαλῆς οἱ μὲν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ὁδοῦ λεγομένης οἱ δʼ ἀπὸ τῆς Συβούρης καταβάντες διαμάχονται;πότερον, ὡς ἔνιοι λέγουσιν, ἵππῳ τὴν Τροίαν ἡλωκέναι νομίζοντες ἵππον κολάζουσιν,
ἅτε δὴ καὶ γεγονότες Τρώων ἀγλαὰ τέκνα μεμιγμένα παισὶ Λατίνων·
ἢ ὅτι θυμοειδὲς καὶ πολεμικὸν καὶ ἀρήιον ὁ ἵππος ἐστὶ, τὰ δὲ προσφιλῆ μάλιστα καὶ πρόσφορα θύουσι τοῖς θεοῖς,
ὁ δὲ νικήσας θύεται διὰ τὸ νίκης καὶ κράτους οἰκεῖον εἶναι τὸν θεόν;ἢ μᾶλλον ὅτι τοῦ θεοῦ στάσιμον τὸ ἔργον ἐστὶ καὶ νικῶσιν οἱ μένοντες ἐν τάξει τοὺς μὴ μένοντας ἀλλὰ φεύγοντας,
καὶ κολάζεται τὸ τάχος ὡς δειλίας ἐφόδιον,
καὶ μανθάνουσι συμβολικῶς ὅτι σωτήριον οὐκ ἔστι τοῖς φεύγουσι;
Pour en savoir plus: article October equus sur Wikipedia.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
October equus: quando Roma offriva un cavallo a Marte
IN BREVE. Ogni 15 ottobre Roma sacrificava a Marte il cavallo destro di un carro vincitore. La sua coda insanguinava l’altare della Regia, la sua testa scatenava una contesa tra quartieri. Questo rito arcaico univa guerra e raccolto: ultimo omaggio alla forza vitale prima del riposo invernale.
L’October equus, o “Cavallo d’ottobre”, era una festa religiosa dell’antica Roma celebrata in onore di Marte il 15 ottobre, a conclusione delle campagne agricole e militari. Questo rito, unico a Roma, è l’unico in cui veniva sacrificato un cavallo. Si svolgeva durante una delle tre corse annuali dedicate a Marte. Il rituale, oggetto di numerose interpretazioni e dibattiti tra gli storici moderni, è unanimemente riconosciuto come una pratica molto antica, risalente all’epoca regia di Roma. Il grammatico Festo, nel II secolo d.C., ne offre una descrizione precisa: la cerimonia non aveva un nome specifico ed è semplicemente designata dalla vittima del sacrificio, il cavallo [1].
Il rito si svolgeva nel Campo Marzio, spazio tradizionalmente consacrato a Marte, dove i cavalli pascolavano e si esercitavano. Il flamen Martialis, alla presenza dei pontefici, presiedeva la cerimonia, che iniziava con una corsa di carri, o bigae, trainati da due cavalli. Il cavallo destro del carro vincitore diventava la vittima del sacrificio. A differenza dei sacrifici comuni, l’animale non veniva sgozzato, ma trafitto con un giavellotto e poi immolato sull’altare di Marte.
Subito dopo l’abbattimento, la coda del cavallo veniva tagliata e rapidamente portata alla Regia, un edificio situato nel Foro, dove il suo sangue era versato sulle ceneri del focolare sacro. La decapitazione dell’animale costituiva il terzo atto del rito. La testa, ornata con una ghirlanda di pani, diventava oggetto di contesa tra due quartieri di Roma: i Sacravienses, abitanti della Via Sacra, e i Suburanenses, abitanti della Subura. Se vincevano i primi, la testa era inchiodata alle pareti della Regia; se trionfavano i secondi, veniva esposta in cima alla Torre Mamilia, la cui posizione esatta resta incerta.
Sebbene gli storici conoscano il destino riservato alla coda e alla testa del cavallo, la sorte della parte centrale del corpo rimane un mistero.
Nonostante le testimonianze degli autori antichi, come Varrone e Festo, le ragioni precise del sacrificio di un cavallo in ottobre restano oscure. Perché proprio un cavallo e non un altro animale? Perché in questo mese?
All’inizio del I secolo d.C., la questione era già incerta per Plutarco, che proponeva diverse ipotesi:
«Perché, il giorno delle idi di ottobre, dopo una corsa di carri, si sacrifica ad Ares (Marte) il cavallo destro del carro vincitore?
Qualcuno, dopo avergli tagliato la coda, la porta alla Regia per aspergere di sangue l’altare, mentre la sua testa viene contesa tra gli abitanti della Via Sacra e quelli della Subura.
È forse, come dicono alcuni, perché credono che Troia sia stata conquistata a causa di un cavallo e puniscono così l’animale –essendo essi stessi nati dal sangue misto dei Troiani e dei Latini?
Oppure perché il cavallo è un animale impetuoso, guerriero e bellicoso, e si offrono agli dèi le vittime a loro più affini e care –il dio ricevendo qui il cavallo vincitore, simbolo di vittoria e di potenza?
O ancora, più profondamente, perché il dio Marte presiede alla fermezza del combattimento in ordine di battaglia, e coloro che restano saldi vincono su chi fugge; così la rapidità è punita come strumento di viltà, e si apprende simbolicamente che la salvezza non appartiene a chi fugge.» [2]
La maggior parte degli storici vede oggi nell’October equus un rito di chiusura della stagione militare e agricola: un’offerta a Marte per restituirgli la forza vitale del cavallo, simbolo di vigore guerriero e di fertilità. Versando il sangue dell’animale sul focolare sacro, la città ringraziava il dio che proteggeva insieme i campi e le armi. Più che una reliquia mitica, il Cavallo d’ottobre segnava la fine di un ciclo –quello della battaglia e del lavoro– prima del riposo invernale.
[1] Festo, De verborum significatu, s.v. Equus October
[2] Plutarco, Questioni romane, 97
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English version
October Equus: when Rome offered a horse to Mars
IN BRIEF. Every October 15, Rome sacrificed to Mars the right-hand horse of a winning chariot. Its tail bloodied the altar of the Regia, its head sparked a rivalry between neighborhoods. This archaic rite linked war and harvest –a final homage to vital strength before winter’s rest.
The October equus, or “October Horse,” was a religious festival of ancient Rome celebrated in honor of Mars on October 15, marking the end of the agricultural and military seasons. This rite, unique to Rome, was the only one in which a horse was sacrificed. It took place during one of the three annual horse races dedicated to Mars. The ritual, which has been the subject of much debate and interpretation among modern historians, is generally agreed to date back to Rome’s regal period. The grammarian Festus, in the 2nd century CE, provides a detailed description: the ceremony had no specific name and was simply referred to by its victim –the horse [1].
The ritual took place in the Campus Martius, the field traditionally dedicated to Mars, where horses grazed and trained. The flamen Martialis, in the presence of the pontiffs, presided over the ceremony, which began with a chariot race, or bigae, drawn by two horses. The right-hand horse of the winning team became the victim of the sacrifice. Unlike ordinary sacrifices, the animal was not slaughtered by cutting its throat but was struck down with a javelin, then immolated on the altar of Mars.
Once the horse was killed, its tail was cut off and swiftly carried to the Regia, a building in the Forum, where its blood was poured over the ashes of the sacred hearth. The beheading of the horse formed the third act of the ritual. Its head, adorned with a garland of bread, became the object of a fierce contest between two Roman neighborhoods: the Sacravienses, inhabitants of the Via Sacra, and the Suburanenses, from the Subura. If the former won, the head was nailed to the wall of the Regia; if the latter triumphed, it was displayed atop the Turris Mamilia, whose exact location remains uncertain.
Although historians know the fate of the horse’s tail and head, the destiny of the rest of the body remains a mystery.
Despite the testimonies of ancient authors such as Varro and Festus, the precise reasons for sacrificing a horse in October remain unclear. Why a horse, and why this particular month?
At the turn of the 1st century CE, the question was still unresolved for Plutarch, who offered several possible explanations:
“Why, on the Ides of October, after a chariot race, do they sacrifice to Ares (Mars) the right-hand horse of the winning team?
Someone, after cutting off its tail, carries it to the Regia to sprinkle the altar with its blood, while its head becomes the object of a contest between the inhabitants of the Via Sacra and those of the Subura.
Is it, as some say, because they believe that Troy was captured because of a horse and thus punish the animal –being themselves descended from the mingled blood of Trojans and Latins?
Or because the horse is a spirited, warlike creature, and men offer to the gods the victims most akin and dear to them –the god here receiving the winning horse, symbol of victory and power?
Or rather, because the god Mars presides over the steadfastness of battle in close order, and those who stand firm overcome those who flee; thus speed is punished as an instrument of cowardice, and men are taught symbolically that salvation does not belong to those who run away.” [2]
Most historians today interpret the October equus as a rite marking the close of the martial and agricultural season — an offering to Mars returning to him the vital force of the horse, symbol of warlike vigor and fertility. By pouring the animal’s blood on the sacred hearth, the city gave thanks to the god who protected both fields and arms. More than a mythical relic, the October Horse marked the end of a cycle –of battle and labor– before the rest of winter.
[1] Festus, De verborum significatu, s.v. Equus October
[2] Plutarch, Roman Questions, 97
Dates
15 octobre 2026 Toute la journée










