Cet événement se répète21 avril 2025
202421avrToute la journéeParilia / RomaeaType:Fête romaine
Description
Ante diem undecimum Kalendas Maias
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Ante diem undecimum Kalendas Maias

EN BREF. Le 21 avril, les Parilia honoraient Palès, divinité des troupeaux, par des rites de purification mêlant feu, offrandes et prière. Coïncidant avec la date légendaire de la fondation de Rome, cette fête pastorale devint progressivement l’anniversaire officiel de la Ville. Sous Hadrien, elle prit le nom de Romaea.
Parilia: Rome est née un jour de fête des bergers
Les Parilia – également appelées Palilia[1] – étaient une fête romaine de caractère pastoral célébrée chaque année le 21 avril. Leur but premier était la purification des troupeaux et des bergers, accomplie sous la protection de Palès, divinité dont le genre restait indéterminé pour les Anciens et dont la fonction était de veiller sur les moutons et ceux qui les gardaient. Ovide, qui décrit longuement la fête dans le quatrième livre de ses Fastes, donne à entendre qu’elle est antérieure à la fondation de Rome, compte tenu de son caractère pastoral et pré-agricole. Varron, pour sa part, se contente d’en fixer l’étymologie: «les Palilia tiennent leur nom de Palès, comme les Cerealia tiennent le leur de Cérès»[2].
La même date du 21 avril coïncidant avec la fondation légendaire de Rome, les Parilia ont fini par porter une double signification: rite agraire d’un côté, commémoration nationale de l’autre. Cicéron mentionne que son ami L. Tarutius Firmanus, versé dans l’astrologie chaldéenne, avait tenté de calculer l’horoscope de Rome à partir des Parilia lors desquelles Romulus l’aurait fondée, et «n’hésitait pas à en prédire le destin» – non sans que Cicéron lui-même tourne la chose en dérision [3]. C’est cette superposition, progressivement institutionnalisée, qui donne aux Parilia leur place particulière dans le calendrier romain.
Le rituel pastoral: feu, offrandes et prière à Palès
La cérémonie rurale était conduite par le berger lui-même. Avant les premiers signes du jour, il décorait la bergerie de rameaux feuillus et ornait les portes de guirlandes, puis balayait et aspergeait le sol. Il allumait ensuite un feu de soufre pour que la fumée enveloppe les brebis – le bêlement provoqué par les vapeurs soufrées était tenu pour un présage favorable. On brûlait également des branches d’olivier, des torches de pin, des herbes sabines et du laurier[4].
Des offrandes de millet et de gâteaux de millet étaient présentées à Palès, ainsi qu’un vase de lait tiède. Ovide précise que «la déesse des campagnes apprécie tout spécialement cet aliment»[5]. Venait ensuite une longue prière, tournée vers le Levant, dans laquelle le berger demandait pardon pour les fautes rituelles commises involontairement au cours de l’année: avoir fait paître dans un lieu sacré, troublé les eaux d’un étang, pénétré dans un bois interdit. La liste des manquements possibles est détaillée avec soin par Ovide, qui dit y avoir lui-même participé:
«Certes, j’ai souvent apporté moi-même, à pleines mains, la cendre de veau et les tiges de fèves, offrandes purificatoires passées au feu. Certes, j’ai sauté trois fois par-dessus des rangs de flammes alignés, et une branche de laurier mouillé m’a aspergé de gouttes d’eau.»[6]
La cérémonie s’achevait par la consommation de la burranica, boisson rituelle composée de lait et de sapa – vin cuit réduit au tiers de son volume. Paulus-Festus en donne la définition et en précise l’étymologie: le nom vient du latin burrus, «roux», en référence à la couleur que lui confère le vin réduit[7]. Cette boisson n’apparaît dans aucune autre source sur la gastronomie romaine: elle semble avoir été propre aux Parilia. Ovide y fait allusion au vers 780 des Fastes, où il évoque le mélange de «lait de neige» et de «vin pourpre»[8].
Puis les participants franchissaient les tas de paille enflammée. La question de savoir si ce saut consistait à franchir trois fois un même foyer ou à en franchir trois successivement a fait débat. James Butrica, dans une analyse philologique du passage d’Ovide (Fastes IV, 727), a montré que le mot ter – «trois fois» – se rapporte à la disposition des feux («alignés en rang de trois»), et non au nombre de sauts: les participants franchissaient donc une seule fois trois foyers disposés en file[9]. Tibulle, qui décrit le berger ivre de vin chantant la fête avant de «franchir d’un bond les flammes solennelles»[10], qualifie ces tas de sollemnes – terme qui s’accorde mal avec le raros («épars») que la tradition manuscrite de Properce a transmis et que Butrica propose de corriger en ternos («par trois»).
La cérémonie urbaine, conduite par un prêtre, intégrait des ingrédients empruntés à deux autres fêtes du calendrier. Les Vestales distribuaient une préparation purificatoire composée de trois éléments: cendre de veau (tirant son origine du sacrifice des Fordicidia, lors desquelles une vache pleine était immolée à Tellus et le veau arraché du ventre de sa mère puis brûlé), paille creuse de fève, et sang de cheval. Ce sang était traditionnellement associé à l’Equus October, le cheval de droite de l’attelage vainqueur d’une course célébrée le 15 octobre, auquel fait allusion Properce dans le premier poème du quatrième livre de ses Élégies[11].
De Romulus à Hadrien: une fête transformée
Le récit de fondation que donne Ovide dans les Fastes est directement rattaché à la date des Parilia. Romulus et Rémus ont recours aux oiseaux pour trancher la question de savoir lequel des deux fondera la ville: Rémus, installé sur l’Aventin, aperçoit six oiseaux; Romulus, sur le Palatin, en voit douze. Romulus obtient ainsi l’arbitrage. On creuse une fosse de fondation au fond de laquelle on jette des fruits et de la terre des alentours, puis Romulus trace à la charrue – tirée par «une vache blanche et un bœuf à la robe de neige»[12] – le sillon qui délimite les futurs murs. Il invoque Jupiter, Mars et Vesta:
«Maintenant que je fonde cette ville, ô Jupiter, et toi, Mars mon père, et toi auguste Vesta, soyez-moi propices.»[13]
Jupiter répond par un coup de tonnerre à gauche – côté favorable dans l’augure romain.
Rémus, ignorant l’interdit, franchit d’un bond le mur encore modeste et est aussitôt abattu par Céler, que Romulus avait chargé de faire respecter la limite. Dans la version d’Ovide, Romulus n’est pas directement responsable de la mort de son frère – la faute est reportée sur Céler – et le fondateur laisse éclater son deuil lors des funérailles, embrassant la dépouille: «Mon frère, qui me fus enlevé contre mon gré, adieu.» [14] Certains commentateurs relèvent que cette version constitue un récit édulcoré: chez Tite-Live, Romulus tue lui-même Rémus, et c’est là la tradition la plus ancienne.
Properce, dans le quatrième livre de ses Élégies, convoque lui aussi les Parilia comme cadre narratif, non pour la fondation, mais pour la trahison de Tarpéia. Le récit se situe lors de la guerre romano-sabine qui avait suivi l’enlèvement des Sabines: Tatius et ses troupes encerclent Rome, et Tarpéia, tombée amoureuse du roi sabin, médite sa trahison. La fête offrait une nuit propice: Romulus avait accordé congé aux gardes, les camps étaient silencieux, et la vestale en profita pour rejoindre l’ennemi.[15].
Au fil du temps, la structure de la fête s’est modifiée sous l’influence de plusieurs dirigeants. Jules César, après la victoire de Munda en 45 avant notre ère, y ajouta des jeux; Caligula y introduisit une procession de prêtres et d’enfants de naissance noble escortant jusqu’au Capitole le Bouclier d’or qui lui avait été décerné par les citoyens de Rome. En 121 de notre ère, Hadrien fit ériger un nouveau temple de Vénus et Rome et changea le nom de la fête en Romaea. Ce temple fut détruit au 9e siècle.
Sources antiques
- Cicéron, De Divinatione, II, 98
- Ovide, Fastes, IV, 721-862
- Properce, Élégies, IV, 1, 17-20; IV, 4, 73-78
- Tibulle, Élégies, II, 5, 87-90
- Varron, De Lingua Latina, VI, 15
Études modernes
Butrica, J. L., «Propertius on the Parilia (4.4.73-8)», Classical Quarterly 50.2, 2000, p. 472-478.
[1] Les deux formes, Parilia et Palilia, sont attestées dans l’Antiquité. Festus et Charisius en proposent chacun une étymologie distincte. Properce, selon Butrica, semble opter pour Parilia comme forme originelle (dixere Parilia patres, Élégies IV, 4, 73). Ovide dérive le nom de Palès sans jamais mentionner l’étymologie concurrente tirée de partus.
[2] Varron, De Lingua Latina VI, 15: Palilia dicta a Pale, quod ei feriae, ut Cerialia a Cerere.
[3] «L. quidem Tarutius Firmanus, familiaris noster, in primis Chaldaicis rationibus eruditus, urbis etiam nostrae natalem diem repetebat ab iis Parilibus, quibus eam a Romulo conditam accepimus […] nec eius fata canere dubitabat» (Cicéron, De Divinatione II, 98).
[4] «Ure mares oleas taedamque herbasque Sabinas, / et crepet in mediis laurus adusta focis» (Ovide, Fastes IV, 741-742).
[5] «Rustica praecipue est hoc dea laeta cibo» (Ovide, Fastes IV, 744).
[6] «Certe ego de vitulo cinerem stipulasque fabales / saepe tuli plena, februa tosta, manu; / certe ego transilui positas ter in ordine flammas, / udaque roratas laurea misit aquas» (Ovide, Fastes IV, 725-728).
[7] «Burranica potio appellatur lacte mixtum sapa, a rufo colore, quem burrum vocant» (Paulus-Festus, p. 37M), cité par Butrica, op. cit., p. 476, n. 11.
[8] «Lac niveum potes purpureamque sapam» (Ovide, Fastes IV, 780).
[9] Butrica, op. cit., p. 477. L’argument repose sur l’ordre naturel des mots d’Ovide: ter se rattache à positas in ordine, non à transilui.
[10] «Ille leuis stipulae sollemnis potus aceruos / accendet, flammasque transilietque sacras» (Tibulle, Élégies II, 5, 89-90).
[11] «Annuaque accenso celebrante Parilia faeno, / qualia nunc curto lustra nouantur equo» (Properce, Élégies IV, 1, 19-20). Le commentaire de la Bibliotheca Classica Selecta (Louvain) au v. 733 des Fastes IV précise que l’association avec l’Equus October est « loin d’être sûr » et qu’il pourrait parfaitement s’agir du sang d’un cheval immolé pour la circonstance.
[12] «Alba iugum niveo cum bove vacca tulit» (Ovide, Fastes IV, 826).
[13] «Condenti, Iuppiter, urbem, / et genitor Mavors Vestaque mater, ades» (Ovide, Fastes IV, 827-828).
[14] «Invito frater adempte, vale» (Ovide, Fastes IV, 852).
[15] «Romulus excubias decreuit in otia solui / atque intermissa castra silere tuba» (Properce, Élégies IV, 4, 79-80).
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🇮🇹 Versione italiana
IN BREVE. Il 21 aprile i Parilia onoravano Pale, divinità dei greggi, attraverso riti di purificazione che intrecciavano fuoco, offerte e preghiera. Coincidendo con la data leggendaria della fondazione di Roma, questa festa pastorale divenne progressivamente il compleanno ufficiale della Città. Sotto Adriano prese il nome di Romaea.
Parilia: Roma nacque in un giorno di festa dei pastori
I Parilia – detti anche Palilia[1] – erano una festa romana di carattere pastorale celebrata ogni anno il 21 aprile. Il loro scopo principale era la purificazione dei greggi e dei pastori, compiuta sotto la protezione di Pale, divinità dal genere indeterminato per gli Antichi e la cui funzione era di vegliare sulle pecore e su coloro che le custodivano. Ovidio, che descrive a lungo la festa nel quarto libro dei suoi Fasti, lascia intendere che essa sia anteriore alla fondazione di Roma, in ragione del suo carattere pastorale e pre-agricolo. Varrone, dal canto suo, si limita a fissarne l’etimologia: «i Palilia traggono il loro nome da Pale, come i Cerealia lo traggono da Cerere»[2].
Poiché la stessa data del 21 aprile coincideva con la fondazione leggendaria di Roma, i Parilia finirono per assumere un duplice significato: rito agrario da un lato, commemorazione nazionale dall’altro. Cicerone menziona che il suo amico L. Tarutius Firmanus, esperto di astrologia caldea, aveva tentato di calcolare l’oroscopo di Roma a partire dai Parilia durante i quali Romolo l’avrebbe fondata, e «non esitava a predirne il destino» – senza che Cicerone stesso mancasse di prendere la cosa in giro[3]. È questa sovrapposizione, progressivamente istituzionalizzata, a conferire ai Parilia il loro posto particolare nel calendario romano.
Il rituale pastorale: fuoco, offerte e preghiera a Pale
La cerimonia rurale era condotta dal pastore stesso. Prima dei primi segni del giorno, egli decorava l’ovile con rami frondosi e ornava le porte di ghirlande, poi spazzava e aspergeva il suolo. Accendeva quindi un fuoco di zolfo affinché il fumo avvolgesse le pecore – il belato provocato dai vapori solforosi era considerato un presagio favorevole. Si bruciavano anche rami d’olivo, torce di pino, erbe sabine e lauro[4].
Offerte di miglio e focacce di miglio erano presentate a Pale, insieme a una coppa di latte tiepido. Ovidio precisa che «la dea dei campi apprezza in modo particolare questo alimento»[5]. Seguiva una lunga preghiera, rivolta verso Oriente, nella quale il pastore chiedeva perdono per le colpe rituali commesse involontariamente nel corso dell’anno: aver fatto pascolare in un luogo sacro, aver turbato le acque di uno stagno, essersi addentrato in un bosco proibito. L’elenco delle possibili mancanze è esposto con cura da Ovidio, il quale dichiara di avervi partecipato egli stesso:
«Certo, io stesso ho portato spesso, a piene mani, la cenere di vitello e i gambi di fava, offerte purificatorie passate al fuoco. Certo, ho saltato tre volte sopra file di fiamme disposte in fila, e un ramo di lauro bagnato mi ha spruzzato di gocce d’acqua.»[6]
La cerimonia si concludeva con il consumo della burranica, bevanda rituale composta di latte e sapa – vino cotto ridotto a un terzo del suo volume. Paulus-Festus ne fornisce la definizione e ne precisa l’etimologia: il nome viene dal latino burrus, «rossiccio», in riferimento al colore che gli conferisce il vino ridotto[7]. Questa bevanda non compare in nessun’altra fonte sulla gastronomia romana: sembra essere stata propria dei Parilia. Ovidio vi allude al verso 780 dei Fasti, dove evoca la mescolanza di «latte di neve» e «vino purpureo»[8].
I partecipanti attraversavano poi i cumuli di paglia in fiamme. La questione se questo salto consistesse nel varcare per tre volte uno stesso fuoco o nel varcarne tre successivi è stata dibattuta. James Butrica, in un’analisi filologica del passo ovidiano (Fasti IV, 727), ha dimostrato che la parola ter – «tre volte» – si riferisce alla disposizione dei fuochi («allineati in fila di tre»), e non al numero dei salti: i partecipanti varcavano dunque una sola volta tre focolari disposti in fila[9]. Tibullo, che descrive il pastore ebbro di vino che canta la festa prima di «varcare d’un balzo le fiamme solenni»[10], qualifica questi cumuli come sollemnes – termine che si accorda male con il raros («sparsi») trasmesso dalla tradizione manoscritta di Properzio e che Butrica propone di correggere in ternos («a tre a tre»).
La cerimonia urbana, condotta da un sacerdote, integrava ingredienti mutuati da altre due feste del calendario. Le Vestali distribuivano una preparazione purificatoria composta di tre elementi: cenere di vitello (derivante dal sacrificio delle Fordicidia, durante le quali una vacca gravida veniva immolata a Tellus e il vitello estratto dal ventre della madre poi bruciato), paglia cava di fava e sangue di cavallo. Questo sangue era tradizionalmente associato all’Equus October, il cavallo di destra della quadriga vincitrice di una corsa celebrata il 15 ottobre, al quale allude Properzio nel primo componimento del quarto libro delle sue Elegie[11].
Da Romolo ad Adriano: una festa trasformata
Il racconto della fondazione che Ovidio offre nei Fasti è direttamente legato alla data dei Parilia. Romolo e Remo ricorrono agli uccelli per dirimere la questione di quale dei due avrebbe fondato la città: Remo, posto sull’Aventino, scorge sei uccelli; Romolo, sul Palatino, ne vede dodici. Romolo ottiene così l’arbitrato. Si scava una fossa di fondazione sul cui fondo si gettano frutti e terra dei dintorni, poi Romolo traccia con l’aratro – trainato da «una vacca bianca e un bue candido come la neve»[12] – il solco che delimita le future mura. Invoca Giove, Marte e Vesta:
«Ora che fondo questa città, o Giove, e tu, Marte mio padre, e tu, augusta Vesta, siatemi propizi.»[13]
Giove risponde con un tuono a sinistra – lato favorevole nell’augurio romano.
Remo, ignorando il divieto, scavalca d’un balzo il muro ancora modesto ed è immediatamente abbattuto da Celere, che Romolo aveva incaricato di far rispettare il confine. Nella versione di Ovidio, Romolo non è direttamente responsabile della morte del fratello – la colpa ricade su Celere – e il fondatore dà sfogo al suo dolore durante i funerali, abbracciando la salma: «Fratello, che mi fosti tolto contro la mia volontà, addio.»[14] Alcuni commentatori rilevano che questa versione costituisce un racconto addolcito: in Livio, Romolo uccide egli stesso Remo, ed è questa la tradizione più antica.
Properzio, nel quarto libro delle sue Elegie, convoca anch’egli i Parilia come cornice narrativa, non per la fondazione, ma per il tradimento di Tarpea. Il racconto si situa durante la guerra romano-sabina seguita al ratto delle Sabine: Tazio e le sue truppe accerchiano Roma, e Tarpea, innamoratasi del re sabino, medita il suo tradimento. La festa offriva una notte propizia: Romolo aveva concesso ai soldati di guardia il riposo, i campi erano silenziosi, e la vestale ne approfittò per raggiungere il nemico[15].
Nel corso del tempo, la struttura della festa si modificò sotto l’influsso di diversi dirigenti. Giulio Cesare, dopo la vittoria di Munda nel 45 a.C., vi aggiunse dei giochi; Caligola vi introdusse una processione di sacerdoti e fanciulli di nascita nobile che scortavano fino al Campidoglio lo Scudo d’oro che gli era stato conferito dai cittadini di Roma. Nel 121 d.C., Adriano fece erigere un nuovo tempio di Venere e Roma e cambiò il nome della festa in Romaea. Questo tempio fu distrutto nel IX secolo.
Fonti antiche
- Cicerone, De Divinatione, II, 98
- Ovidio, Fasti, IV, 721–862
- Properzio, Elegie, IV, 1, 17–20; IV, 4, 73–78
- Tibullo, Elegie, II, 5, 87–90
- Varrone, De Lingua Latina, VI, 15
Studi moderni
Butrica, J. L., «Propertius on the Parilia (4.4.73–8)», Classical Quarterly 50.2, 2000, pp. 472–478.
[1] Le due forme, Parilia e Palilia, sono attestate nell’Antichità. Festo e Carisio ne propongono ciascuno un’etimologia distinta. Properzio, secondo Butrica, sembra optare per Parilia come forma originaria (dixere Parilia patres, Elegie IV, 4, 73). Ovidio deriva il nome da Pale senza mai menzionare l’etimologia concorrente tratta da partus.
[2] Varrone, De Lingua Latina VI, 15: Palilia dicta a Pale, quod ei feriae, ut Cerialia a Cerere.
[3] «L. quidem Tarutius Firmanus, familiaris noster, in primis Chaldaicis rationibus eruditus, urbis etiam nostrae natalem diem repetebat ab iis Parilibus, quibus eam a Romulo conditam accepimus […] nec eius fata canere dubitabat» (Cicerone, De Divinatione II, 98).
[4] «Ure mares oleas taedamque herbasque Sabinas, / et crepet in mediis laurus adusta focis» (Ovidio, Fasti IV, 741–742).
[5] «Rustica praecipue est hoc dea laeta cibo» (Ovidio, Fasti IV, 744).
[6] «Certe ego de vitulo cinerem stipulasque fabales / saepe tuli plena, februa tosta, manu; / certe ego transilui positas ter in ordine flammas, / udaque roratas laurea misit aquas» (Ovidio, Fasti IV, 725–728).
[7] «Burranica potio appellatur lacte mixtum sapa, a rufo colore, quem burrum vocant» (Paulus-Festus, p. 37M), citato da Butrica, op. cit., p. 476, n. 11.
[8] «Lac niveum potes purpureamque sapam» (Ovidio, Fasti IV, 780).
[9] Butrica, op. cit., p. 477. L’argomento si fonda sull’ordine naturale delle parole ovidiane: ter si riferisce a positas in ordine, non a transilui.
[10] «Ille leuis stipulae sollemnis potus aceruos / accendet, flammasque transilietque sacras» (Tibullo, Elegie II, 5, 89–90).
[11] «Annuaque accenso celebrante Parilia faeno, / qualia nunc curto lustra nouantur equo» (Properzio, Elegie IV, 1, 19–20). Il commento della Bibliotheca Classica Selecta (Lovanio) al v. 733 dei Fasti IV precisa che l’associazione con l’Equus October è «tutt’altro che certa» e che potrebbe perfettamente trattarsi del sangue di un cavallo immolato per l’occasione.
[12] «Alba iugum niveo cum bove vacca tulit» (Ovidio, Fasti IV, 826).
[13] «Condenti, Iuppiter, urbem, / et genitor Mavors Vestaque mater, ades» (Ovidio, Fasti IV, 827–828).
[14] «Invito frater adempte, vale» (Ovidio, Fasti IV, 852).
[15] «Romulus excubias decreuit in otia solui / atque intermissa castra silere tuba» (Properzio, Elegie IV, 4, 79–80).
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🇬🇧 English version
IN BRIEF. On 21 April, the Parilia honoured Pales, deity of flocks, through purification rites combining fire, offerings, and prayer. Coinciding with the legendary date of Rome’s foundation, this pastoral festival gradually became the City’s official anniversary. Under Hadrian, it took the name Romaea.
Parilia: Rome was born on a shepherds’ feast day
The Parilia – also known as the Palilia[1] – were a Roman festival of pastoral character celebrated each year on 21 April. Their primary purpose was the purification of flocks and shepherds, performed under the protection of Pales, a deity whose gender remained undetermined for the Ancients and whose function was to watch over sheep and those who tended them. Ovid, who describes the festival at length in the fourth book of his Fasti, suggests that it predates the foundation of Rome, given its pastoral and pre-agricultural character. Varro, for his part, simply fixes its etymology: « the Palilia take their name from Pales, just as the Cerealia take theirs from Ceres »[2].
The same date of 21 April coinciding with the legendary foundation of Rome, the Parilia came to bear a double significance: agrarian rite on one side, national commemoration on the other. Cicero mentions that his friend L. Tarutius Firmanus, versed in Chaldaean astrology, had attempted to calculate Rome’s horoscope from the Parilia during which Romulus was said to have founded it, and « did not hesitate to predict its destiny » – not without Cicero himself treating the matter with derision[3]. It is this superimposition, progressively institutionalised, that gives the Parilia their particular place in the Roman calendar.
The pastoral ritual: fire, offerings, and prayer to Pales
The rural ceremony was conducted by the shepherd himself. Before the first signs of day, he decorated the sheepfold with leafy branches and adorned the doors with garlands, then swept and sprinkled the floor. He then lit a sulphur fire so that the smoke would envelop the ewes – the bleating provoked by the sulphurous fumes was taken as a favourable omen. Branches of olive, pine torches, Sabine herbs, and laurel were also burnt[4].
Offerings of millet and millet cakes were presented to Pales, along with a vessel of warm milk. Ovid notes that « the goddess of the countryside is especially fond of this food »[5]. There followed a long prayer, delivered facing East, in which the shepherd asked forgiveness for ritual faults committed involuntarily during the year: having grazed in a sacred place, disturbed the waters of a pool, entered a forbidden grove. The list of possible transgressions is set out with care by Ovid, who says he took part himself:
« Certainly I have myself often brought, with full hands, the ash of a calf and the stalks of beans, purificatory offerings passed through fire. Certainly I have leapt three times over rows of flames set in line, and a branch of wet laurel sprinkled me with drops of water.« [6]
The ceremony concluded with the consumption of the burranica, a ritual drink composed of milk and sapa – cooked wine reduced to a third of its volume. Paulus-Festus gives its definition and clarifies its etymology: the name comes from the Latin burrus, meaning « reddish », in reference to the colour imparted by the reduced wine[7]. This drink appears in no other source on Roman gastronomy: it seems to have been specific to the Parilia. Ovid alludes to it at verse 780 of the Fasti, where he evokes the mixture of « snow-white milk » and « purple wine »[8].
The participants then leapt over heaps of burning straw. The question of whether this leap consisted in crossing a single pyre three times or in crossing three in succession has been debated. James Butrica, in a philological analysis of the passage in Ovid (Fasti IV, 727), showed that the word ter – « three times » – relates to the arrangement of the fires (« set in a row of three »), and not to the number of leaps: the participants therefore crossed once three pyres arranged in a line[9]. Tibullus, who describes the shepherd drunk with wine singing the festival before « leaping over the solemn flames »[10], qualifies these heaps as sollemnes – a term that sits awkwardly with the raros (« scattered ») that the manuscript tradition of Propertius transmits and which Butrica proposes to correct to ternos (« in threes »).
The urban ceremony, conducted by a priest, incorporated ingredients borrowed from two other festivals in the calendar. The Vestals distributed a purificatory preparation composed of three elements: calf’s ash (originating from the sacrifice of the Fordicidia, during which a pregnant cow was immolated to Tellus and the calf torn from its mother’s womb then burnt), hollow bean straw, and horse blood. This blood was traditionally associated with the Equus October, the right-hand horse of the winning team in a race celebrated on 15 October, to which Propertius alludes in the first poem of the fourth book of his Elegies[11].
From Romulus to Hadrian: a transformed festival
The foundation narrative given by Ovid in the Fasti is directly tied to the date of the Parilia. Romulus and Remus resort to birds to settle the question of which of the two will found the city: Remus, stationed on the Aventine, catches sight of six birds; Romulus, on the Palatine, sees twelve. Romulus thus wins the arbitration. A foundation pit is dug at the bottom of which fruit and earth from the surrounding area are thrown, then Romulus traces with the plough – drawn by « a white cow and a snow-white bull »[12] – the furrow that marks out the future walls. He invokes Jupiter, Mars, and Vesta:
« Now as I found this city, O Jupiter, and you, Mars my father, and you august Vesta, be favourable to me.« [13]
Jupiter responds with a thunderclap to the left – a favourable side in Roman augury.
Remus, ignoring the prohibition, leaps over the still modest wall and is immediately cut down by Celer, whom Romulus had charged with enforcing the boundary. In Ovid’s version, Romulus is not directly responsible for his brother’s death – the fault is transferred to Celer – and the founder gives vent to his grief at the funeral, embracing the body: « My brother, taken from me against my will, farewell. »[14] Some commentators note that this version amounts to a sanitised account: in Livy, Romulus kills Remus himself, and this is the oldest tradition.
Propertius, in the fourth book of his Elegies, also invokes the Parilia as a narrative frame, not for the foundation, but for the treachery of Tarpeia. The account is set during the Romano-Sabine war that had followed the abduction of the Sabine women: Tatius and his troops encircle Rome, and Tarpeia, having fallen in love with the Sabine king, broods over her betrayal. The festival offered a propitious night: Romulus had granted the guards leave, the camps were silent, and the Vestal took the opportunity to go over to the enemy[15].
Over time, the structure of the festival was modified under the influence of several rulers. Julius Caesar, after the victory of Munda in 45 BCE, added games to it; Caligula introduced a procession of priests and children of noble birth escorting to the Capitol the golden shield that had been awarded to him by the citizens of Rome. In 121 CE, Hadrian had a new temple of Venus and Rome erected and changed the name of the festival to Romaea. This temple was destroyed in the 9th century.
Ancient sources
- Cicero, De Divinatione, II, 98
- Ovid, Fasti, IV, 721–862
- Propertius, Elegies, IV, 1, 17–20; IV, 4, 73–78
- Tibullus, Elegies, II, 5, 87–90
- Varro, De Lingua Latina, VI, 15
Modern studies
Butrica, J. L., « Propertius on the Parilia (4.4.73–8) », Classical Quarterly 50.2, 2000, pp. 472–478.
[1] Both forms, Parilia and Palilia, are attested in Antiquity. Festus and Charisius each propose a distinct etymology. Propertius, according to Butrica, seems to favour Parilia as the original form (dixere Parilia patres, Elegies IV, 4, 73). Ovid derives the name from Pales without ever mentioning the competing etymology drawn from partus.
[2] Varro, De Lingua Latina VI, 15: Palilia dicta a Pale, quod ei feriae, ut Cerialia a Cerere.
[3] «L. quidem Tarutius Firmanus, familiaris noster, in primis Chaldaicis rationibus eruditus, urbis etiam nostrae natalem diem repetebat ab iis Parilibus, quibus eam a Romulo conditam accepimus […] nec eius fata canere dubitabat» (Cicero, De Divinatione II, 98).
[4] «Ure mares oleas taedamque herbasque Sabinas, / et crepet in mediis laurus adusta focis» (Ovid, Fasti IV, 741–742).
[5] «Rustica praecipue est hoc dea laeta cibo» (Ovid, Fasti IV, 744).
[6] «Certe ego de vitulo cinerem stipulasque fabales / saepe tuli plena, februa tosta, manu; / certe ego transilui positas ter in ordine flammas, / udaque roratas laurea misit aquas» (Ovid, Fasti IV, 725–728).
[7] «Burranica potio appellatur lacte mixtum sapa, a rufo colore, quem burrum vocant» (Paulus-Festus, p. 37M), cited by Butrica, op. cit., p. 476, n. 11.
[8] «Lac niveum potes purpureamque sapam» (Ovid, Fasti IV, 780).
[9] Butrica, op. cit., p. 477. The argument rests on the natural word order in Ovid: ter attaches to positas in ordine, not to transilui.
[10] «Ille leuis stipulae sollemnis potus aceruos / accendet, flammasque transilietque sacras» (Tibullus, Elegies II, 5, 89–90).
[11] «Annuaque accenso celebrante Parilia faeno, / qualia nunc curto lustra nouantur equo» (Propertius, Elegies IV, 1, 19–20). The commentary of the Bibliotheca Classica Selecta (Louvain) on v. 733 of Fasti IV notes that the association with the Equus October is « far from certain » and that it could perfectly well be the blood of a horse sacrificed for the occasion.
[12] «Alba iugum niveo cum bove vacca tulit» (Ovid, Fasti IV, 826).
[13] «Condenti, Iuppiter, urbem, / et genitor Mavors Vestaque mater, ades» (Ovid, Fasti IV, 827–828).
[14] «Invito frater adempte, vale» (Ovid, Fasti IV, 852).
[15] «Romulus excubias decreuit in otia solui / atque intermissa castra silere tuba» (Propertius, Elegies IV, 4, 79–80).
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Primary keyword: Parilia Roman festival
Meta description: On 21 April, the Parilia honoured Pales with fire, offerings and prayer. Rome’s pastoral feast became the City’s official birthday under Hadrian.
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Dates
21 avril 2024 Toute la journée