Cet événement se répète15 octobre 2027
202615octToute la journéeOctober equusUrbs RomaType:Fête romaine
Description
Idibus Octobribus
Description
Idibus Octobribus

EN BREF. Chaque 15 octobre, Rome sacrifiait à Mars le cheval de droite de l’attelage vainqueur d’une course de chars. Sa queue, encore sanglante, était portée au foyer sacré de la Regia; sa tête déclenchait une lutte entre deux quartiers. Ce rite archaïque, où se mêlent guerre et moisson, intriguait déjà les Romains eux-mêmes.
October equus: quand Rome offrait un cheval à Mars
L’October equus, ou «Cheval d’octobre», est une fête religieuse de la Rome antique célébrée en l’honneur de Mars le 15 octobre, jour des ides. Les modernes y voient souvent la clôture des campagnes militaires et agricoles, mais aucun texte antique ne le dit. C’est le seul sacrifice de cheval attesté dans le culte public romain. Il se déroulait lors de l’une des trois courses de chevaux annuelles dédiées à Mars, avec les deux Equirria de février et de mars. Le rituel a fait l’objet de nombreuses interprétations et de débats parmi les historiens modernes. La plupart s’accordent toutefois sur son ancienneté: la plus ancienne mention connue, due à l’historien grec Timée, date du 3e siècle avant notre ère, et le rôle de la Regia, l’ancienne «maison du roi», fait remonter le rite à la période royale aux yeux de beaucoup. Le grammairien Festus, au 2e siècle de notre ère, qui abrège un dictionnaire de l’époque d’Auguste, en donne la description la plus précise. Le nom désigne d’abord la victime: on appelle «cheval d’octobre» celui que l’on immole chaque année à Mars au Champ de Mars[1].
Le rituel se déroulait au Champ de Mars, un espace traditionnellement dédié à Mars, où l’on pratiquait les exercices militaires et équestres. Aucune source ne dit qui présidait la cérémonie; on l’attribue souvent au flamen Martialis, le prêtre de Mars, mais par simple déduction. La cérémonie débutait par une course de chars, ou biges, tirés par deux chevaux. Le cheval de droite du char vainqueur devenait la victime du sacrifice. Selon Timée, l’animal n’était pas égorgé comme dans les sacrifices ordinaires, mais abattu à coups de javelot[2], un détail qu’aucun autre auteur ne rapporte.
Dès que le cheval était abattu, sa queue était coupée et transportée en hâte à la Regia, un bâtiment archaïque du Forum où l’on conservait les lances sacrées de Mars[3]. Il fallait faire vite: selon Festus, le sang devait encore en couler goutte à goutte sur le foyer sacré. Le geste a été discuté jusqu’au mot lui-même. Le psychanalyste George Devereux proposait de lire cauda au sens argotique de «pénis». Georges Dumézil s’en tenait à la queue, et un vétérinaire, Michel Rousseau, a vérifié à sa demande dans des abattoirs qu’une queue de cheval pouvait encore saigner au terme d’un tel trajet. La tête, couronnée de pains[4], devenait l’objet d’une lutte entre deux quartiers de Rome: les Sacravienses, habitants de la Voie Sacrée, et les Suburanenses, habitants de la Subure. Si les premiers l’emportaient, la tête était fixée au mur de la Regia; si les seconds triomphaient, elle était accrochée à la tour Mamilienne, dont l’emplacement exact demeure incertain.
Si l’on sait ce qu’il advenait de la queue et de la tête, le sort du reste du corps demeure un mystère: aucune source n’en parle.
Malgré les témoignages des auteurs antiques, de Timée à Festus, les raisons précises du sacrifice d’un cheval en octobre restent floues. Pourquoi un cheval et non un autre animal? Pourquoi ce mois en particulier?
Vers l’an 100 de notre ère, Plutarque se posait déjà la question et esquissait plusieurs hypothèses:
«Pourquoi, aux ides d’[octobre], après une course de chars, sacrifie-t-on à Arès (Mars) le cheval de droite de l’attelage victorieux?
Quelqu’un, après lui avoir coupé la queue, la porte à l’endroit appelé Regia pour en ensanglanter l’autel, tandis que les habitants de la Voie Sacrée et ceux de la Subure descendent se disputer sa tête.
Est-ce, comme certains le disent, parce qu’ils pensent que Troie fut prise à cause d’un cheval et qu’ils punissent cet animal, eux qui sont les “glorieux enfants des Troyens mêlés aux fils des Latins”?
Ou bien parce que le cheval est un animal fougueux, guerrier et cher à Arès, et qu’on offre aux dieux les victimes qui leur sont les plus chères et les mieux appropriées? On sacrifierait le vainqueur parce que la victoire et la puissance appartiennent en propre à ce dieu.
Ou plutôt parce que l’œuvre de ce dieu consiste à tenir ferme, et que ceux qui restent à leur rang l’emportent sur ceux qui ne tiennent pas et prennent la fuite? La vitesse serait ainsi punie comme l’auxiliaire de la lâcheté, et l’on apprendrait par ce symbole qu’il n’y a pas de salut pour les fuyards.»[5]
Les historiens modernes n’ont pas tranché. Paul Diacre, qui abrège Festus, affirme que le sacrifice était offert pour la réussite des récoltes, et les pains qui couronnaient la tête vont dans ce sens. Au tournant du 20e siècle, l’anthropologue James Frazer voyait dans le cheval l’incarnation de l’esprit du grain. Georges Dumézil a rapproché le rite des sacrifices de chevaux de l’Inde védique et des traditions royales indo-européennes, une piste discutée depuis. Beaucoup y voient enfin la clôture de la saison guerrière, quatre jours avant l’Armilustrium, où l’on purifiait les armes. Ces lectures ne s’excluent pas: Mars veillait aussi bien sur les champs que sur les armes. Plus qu’un vestige mythique, le Cheval d’octobre marquait peut-être la fin d’un cycle –celui du combat et du labeur– avant le repos de l’hiver.
Etudes modernes consultées
- Devereux, George, «The “Equus October” Ritual Reconsidered», Mnemosyne, 23/3, 1970, p. 297-301.
- Dumézil, Georges, Fêtes romaines d’été et d’automne, Paris, 1975.
- Frazer, James G., The Golden Bough, 3e éd., Londres, 1911-1915.
- Pascal, C. Bennett, «October Horse», HSCP, 85, 1981, p. 261-291.
- Rousseau, Michel, «Note sur la caudectomie rituelle de l’october equus», Bull. Acad. vét. France, 127/2, 1974, p. 79-81.
[1] Festus, De la signification des mots, s.v. October equus, p. 190 Lindsay (178 Müller): October equus appellatur, qui in campo Martio mense Octobri immolatur quotannis Marti, bigarum victricum dexterior. De cuius capite non levis contentio solebat esse inter Suburaneses, et Sacravienses, ut hi in regiae pariete, illi ad turrim Mamiliam id figerent; eiusdemque coda tanta celeritate perfertur in regiam, ut ex ea sanguis destillet in focum, participandae rei divinae gratia.
[2] Polybe, Histoires, XII, 4b, citant Timée: Καὶ μὴν ἐν τοῖς περὶ Πύρρου πάλιν φησὶ τοὺς Ῥωμαίους ἔτι νῦν ὑπόμνημα ποιουμένους τῆς κατὰ τὸ Ἴλιον ἀπωλείας ἐν ἡμέρᾳ τινὶ κατακοντίζειν ἵππον πολεμιστὴν πρὸ τῆς πόλεως ἐν τῷ Κάμπῳ καλουμένῳ, διὰ τὸ τῆς Τροίας τὴν ἅλωσιν διὰ τὸν ἵππον γενέσθαι τὸν δούριον προσαγορευόμενον.
[3] Aulu-Gelle, Nuits attiques, IV, 6, 2: in sacrario in regia hastas Martias movisse.
[4] Paul Diacre, Abrégé de Festus, s.v. Panibus, p. 246 Lindsay: Panibus redimibant caput equi immolati idibus Octobribus in campo Martio, quia id sacrificium fiebat ob frugum eventum; et equus potius quam bos immolabatur, quod hic bello, bos frugibus pariendis est aptus.
[5] Plutarque, Questions romaines, 97 (Moralia, 287A-B). Le texte grec transmis porte «ides de décembre» (Δεκεμβρίαις); il s’agit vraisemblablement d’une erreur pour octobre.
Διὰ τί ταῖς Δεκεμβρίαις εἰδοῖς ἱπποδρομίας γενομένης ὁ νικήσας δεξιόσειρος Ἄρει θύεται,
καὶ τὴν μὲν οὐρὰν ἀποκόψας τις ἐπὶ τὴν Ῥηγίαν καλουμένην κομίζει καὶ τὸν βωμὸν αἱμάττει,
περὶ δὲ τῆς κεφαλῆς οἱ μὲν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ὁδοῦ λεγομένης οἱ δʼ ἀπὸ τῆς Συβούρης καταβάντες διαμάχονται;πότερον, ὡς ἔνιοι λέγουσιν, ἵππῳ τὴν Τροίαν ἡλωκέναι νομίζοντες ἵππον κολάζουσιν,
ἅτε δὴ καὶ γεγονότες Τρώων ἀγλαὰ τέκνα μεμιγμένα παισὶ Λατίνων·
ἢ ὅτι θυμοειδὲς καὶ πολεμικὸν καὶ ἀρήιον ὁ ἵππος ἐστὶ, τὰ δὲ προσφιλῆ μάλιστα καὶ πρόσφορα θύουσι τοῖς θεοῖς,
ὁ δὲ νικήσας θύεται διὰ τὸ νίκης καὶ κράτους οἰκεῖον εἶναι τὸν θεόν;ἢ μᾶλλον ὅτι τοῦ θεοῦ στάσιμον τὸ ἔργον ἐστὶ καὶ νικῶσιν οἱ μένοντες ἐν τάξει τοὺς μὴ μένοντας ἀλλὰ φεύγοντας,
καὶ κολάζεται τὸ τάχος ὡς δειλίας ἐφόδιον,
καὶ μανθάνουσι συμβολικῶς ὅτι σωτήριον οὐκ ἔστι τοῖς φεύγουσι;
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana

IN BREVE. Ogni 15 ottobre, Roma sacrificava a Marte il cavallo di destra della pariglia vincitrice di una corsa di carri. La sua coda, ancora sanguinante, veniva portata al focolare sacro della Regia; la sua testa scatenava una lotta tra due quartieri. Questo rito arcaico, in cui si mescolano guerra e mietitura, incuriosiva già gli stessi Romani.
October equus: quando Roma offriva un cavallo a Marte
L’October equus, o «Cavallo d’ottobre», è una festa religiosa della Roma antica celebrata in onore di Marte il 15 ottobre, giorno delle idi. I moderni vi vedono spesso la chiusura delle campagne militari e agricole, ma nessun testo antico lo dice. È l’unico sacrificio di cavallo attestato nel culto pubblico romano. Si svolgeva in occasione di una delle tre corse di cavalli annuali dedicate a Marte, insieme ai due Equirria di febbraio e di marzo. Il rituale è stato oggetto di numerose interpretazioni e di dibattiti tra gli storici moderni. La maggior parte concorda tuttavia sulla sua antichità: la più antica menzione nota, dovuta allo storico greco Timeo, risale al III secolo a.C., e il ruolo della Regia, l’antica «casa del re», fa risalire il rito, agli occhi di molti, all’età regia. Il grammatico Festo, nel II secolo d.C., che compendia un dizionario dell’epoca di Augusto, ne fornisce la descrizione più precisa. Il nome designa anzitutto la vittima: si chiama «cavallo d’ottobre» quello che si immola ogni anno a Marte nel Campo Marzio[1].
Il rituale si svolgeva nel Campo Marzio, uno spazio tradizionalmente dedicato a Marte, dove si praticavano gli esercizi militari ed equestri. Nessuna fonte dice chi presiedesse la cerimonia; la si attribuisce spesso al flamen Martialis, il sacerdote di Marte, ma per semplice deduzione. La cerimonia cominciava con una corsa di carri, o bighe, trainati da due cavalli. Il cavallo di destra del carro vincitore diventava la vittima del sacrificio. Secondo Timeo, l’animale non veniva sgozzato come nei sacrifici ordinari, ma abbattuto a colpi di giavellotto[2], un dettaglio che nessun altro autore riferisce.
Non appena il cavallo era abbattuto, la sua coda veniva tagliata e portata in fretta alla Regia, un edificio arcaico del Foro dove si conservavano le lance sacre di Marte[3]. Bisognava fare presto: secondo Festo, il sangue doveva ancora gocciolarne sul focolare sacro. Il gesto è stato discusso fino alla parola stessa. Lo psicanalista George Devereux proponeva di leggere cauda nel senso gergale di «pene». Georges Dumézil si atteneva alla coda, e un veterinario, Michel Rousseau, ha verificato su sua richiesta nei macelli che una coda di cavallo poteva ancora sanguinare al termine di un simile tragitto. La testa, coronata di pani[4], diventava oggetto di una lotta tra due quartieri di Roma: i Sacravienses, abitanti della Via Sacra, e i Suburanenses, abitanti della Suburra. Se vincevano i primi, la testa veniva fissata al muro della Regia; se trionfavano i secondi, veniva appesa alla torre Mamilia, la cui ubicazione esatta resta incerta.
Se si sa che cosa accadeva alla coda e alla testa, la sorte del resto del corpo resta un mistero: nessuna fonte ne parla.
Nonostante le testimonianze degli autori antichi, da Timeo a Festo, le ragioni precise del sacrificio di un cavallo in ottobre restano oscure. Perché un cavallo e non un altro animale? Perché proprio questo mese?
Verso l’anno 100 d.C., Plutarco si poneva già la domanda e abbozzava diverse ipotesi:
«Perché, alle idi di [ottobre], dopo una corsa di carri, si sacrifica ad Ares (Marte) il cavallo di destra della pariglia vittoriosa?
Qualcuno, dopo avergli tagliato la coda, la porta nel luogo chiamato Regia per insanguinarne l’altare, mentre gli abitanti della Via Sacra e quelli della Suburra scendono a contendersene la testa.
È forse, come dicono alcuni, perché ritengono che Troia sia stata presa a causa di un cavallo e puniscono questo animale, loro che sono i “gloriosi figli dei Troiani mescolati ai figli dei Latini”?
Oppure perché il cavallo è un animale focoso, guerriero e caro ad Ares, e agli dèi si offrono le vittime che sono loro più care e più appropriate? Si sacrificherebbe il vincitore perché la vittoria e la potenza appartengono propriamente a questo dio.
O piuttosto perché l’opera di questo dio consiste nel tenere saldo, e coloro che restano al loro posto prevalgono su quelli che non resistono e si danno alla fuga? La velocità sarebbe così punita come complice della viltà, e da questo simbolo si apprenderebbe che non c’è salvezza per chi fugge.»[5]
Gli storici moderni non hanno risolto la questione. Paolo Diacono, che compendia Festo, afferma che il sacrificio era offerto per la buona riuscita dei raccolti, e i pani che coronavano la testa vanno in questa direzione. Tra la fine del XIX e l’inizio del XX secolo, l’antropologo James Frazer vedeva nel cavallo l’incarnazione dello spirito del grano. Georges Dumézil ha accostato il rito ai sacrifici di cavalli dell’India vedica e alle tradizioni regali indoeuropee, una pista discussa da allora. Molti, infine, vi vedono la chiusura della stagione bellica, quattro giorni prima dell’Armilustrium, in cui si purificavano le armi. Queste letture non si escludono: Marte vegliava tanto sui campi quanto sulle armi. Più che un relitto mitico, il Cavallo d’ottobre segnava forse la fine di un ciclo –quello della lotta e della fatica– prima del riposo dell’inverno.
Studi moderni consultati
- Devereux, George, «The “Equus October” Ritual Reconsidered», Mnemosyne, 23/3, 1970, pp. 297-301.
- Dumézil, Georges, Fêtes romaines d’été et d’automne, Parigi, 1975.
- Frazer, James G., The Golden Bough, 3ª ed., Londra, 1911-1915.
- Pascal, C. Bennett, «October Horse», HSCP, 85, 1981, pp. 261-291.
- Rousseau, Michel, «Note sur la caudectomie rituelle de l’october equus», Bull. Acad. vét. France, 127/2, 1974, pp. 79-81.
[1] Festo, Sul significato delle parole, s.v. October equus, p. 190 Lindsay (178 Müller): October equus appellatur, qui in campo Martio mense Octobri immolatur quotannis Marti, bigarum victricum dexterior. De cuius capite non levis contentio solebat esse inter Suburaneses, et Sacravienses, ut hi in regiae pariete, illi ad turrim Mamiliam id figerent; eiusdemque coda tanta celeritate perfertur in regiam, ut ex ea sanguis destillet in focum, participandae rei divinae gratia.
[2] Polibio, Storie, XII, 4b, che cita Timeo: Καὶ μὴν ἐν τοῖς περὶ Πύρρου πάλιν φησὶ τοὺς Ῥωμαίους ἔτι νῦν ὑπόμνημα ποιουμένους τῆς κατὰ τὸ Ἴλιον ἀπωλείας ἐν ἡμέρᾳ τινὶ κατακοντίζειν ἵππον πολεμιστὴν πρὸ τῆς πόλεως ἐν τῷ Κάμπῳ καλουμένῳ, διὰ τὸ τῆς Τροίας τὴν ἅλωσιν διὰ τὸν ἵππον γενέσθαι τὸν δούριον προσαγορευόμενον.
[3] Aulo Gellio, Notti attiche, IV, 6, 2: in sacrario in regia hastas Martias movisse.
[4] Paolo Diacono, Epitome di Festo, s.v. Panibus, p. 246 Lindsay: Panibus redimibant caput equi immolati idibus Octobribus in campo Martio, quia id sacrificium fiebat ob frugum eventum; et equus potius quam bos immolabatur, quod hic bello, bos frugibus pariendis est aptus.
[5] Plutarco, Questioni romane, 97 (Moralia, 287A-B). Il testo greco tramandato reca «idi di dicembre» (Δεκεμβρίαις); si tratta verosimilmente di un errore per ottobre.
Διὰ τί ταῖς Δεκεμβρίαις εἰδοῖς ἱπποδρομίας γενομένης ὁ νικήσας δεξιόσειρος Ἄρει θύεται,
καὶ τὴν μὲν οὐρὰν ἀποκόψας τις ἐπὶ τὴν Ῥηγίαν καλουμένην κομίζει καὶ τὸν βωμὸν αἱμάττει,
περὶ δὲ τῆς κεφαλῆς οἱ μὲν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ὁδοῦ λεγομένης οἱ δʼ ἀπὸ τῆς Συβούρης καταβάντες διαμάχονται;πότερον, ὡς ἔνιοι λέγουσιν, ἵππῳ τὴν Τροίαν ἡλωκέναι νομίζοντες ἵππον κολάζουσιν,
ἅτε δὴ καὶ γεγονότες Τρώων ἀγλαὰ τέκνα μεμιγμένα παισὶ Λατίνων·
ἢ ὅτι θυμοειδὲς καὶ πολεμικὸν καὶ ἀρήιον ὁ ἵππος ἐστὶ, τὰ δὲ προσφιλῆ μάλιστα καὶ πρόσφορα θύουσι τοῖς θεοῖς,
ὁ δὲ νικήσας θύεται διὰ τὸ νίκης καὶ κράτους οἰκεῖον εἶναι τὸν θεόν;ἢ μᾶλλον ὅτι τοῦ θεοῦ στάσιμον τὸ ἔργον ἐστὶ καὶ νικῶσιν οἱ μένοντες ἐν τάξει τοὺς μὴ μένοντας ἀλλὰ φεύγοντας,
καὶ κολάζεται τὸ τάχος ὡς δειλίας ἐφόδιον,
καὶ μανθάνουσι συμβολικῶς ὅτι σωτήριον οὐκ ἔστι τοῖς φεύγουσι;
English version
Translated from French (please notify us of errors)

IN BRIEF. Every 15 October, Rome sacrificed to Mars the right-hand horse of the team that had won a chariot race. Its tail, still bloody, was carried to the sacred hearth of the Regia; its head set off a fight between two neighbourhoods. This archaic rite, in which war and harvest intermingle, already puzzled the Romans themselves.
October equus: when Rome offered a horse to Mars
The October equus, or “October Horse”, is a religious festival of ancient Rome held in honour of Mars on 15 October, the day of the Ides. Modern scholars often see it as marking the end of the military and agricultural campaigns, but no ancient text says so. It is the only horse sacrifice attested in Roman public cult. It took place during one of the three annual horse races dedicated to Mars, alongside the two Equirria of February and March. The ritual has been the subject of numerous interpretations and debates among modern historians. Most agree, however, on its antiquity: the earliest known mention, by the Greek historian Timaeus, dates from the third century BCE, and the role of the Regia, the ancient “king’s house”, leads many to trace the rite back to the regal period. The grammarian Festus, in the second century CE, who abridged a dictionary from the age of Augustus, gives the most precise description. The name refers first of all to the victim: the “October horse” is the one sacrificed each year to Mars on the Campus Martius[1].
The ritual took place on the Campus Martius, an area traditionally dedicated to Mars, where military and equestrian exercises were practised. No source says who presided over the ceremony; it is often attributed to the flamen Martialis, the priest of Mars, but purely by deduction. The ceremony began with a race of chariots, or bigae, drawn by two horses. The right-hand horse of the winning chariot became the sacrificial victim. According to Timaeus, the animal was not killed by having its throat cut, as in ordinary sacrifices, but brought down with javelins[2], a detail no other author reports.
As soon as the horse had been killed, its tail was cut off and rushed to the Regia, an archaic building in the Forum where the sacred spears of Mars were kept[3]. Speed was essential: according to Festus, the blood still had to drip from it onto the sacred hearth. The gesture has been debated down to the very word. The psychoanalyst George Devereux proposed reading cauda in its slang sense of “penis”. Georges Dumézil stuck to the tail, and a veterinary surgeon, Michel Rousseau, checked in slaughterhouses at his request that a horse’s tail could still bleed at the end of such a journey. The head, crowned with loaves[4], became the object of a fight between two districts of Rome: the Sacravienses, inhabitants of the Sacred Way, and the Suburanenses, inhabitants of the Subura. If the former won, the head was fixed to the wall of the Regia; if the latter prevailed, it was hung on the Mamilian Tower, whose exact location remains uncertain.
While we know what became of the tail and the head, the fate of the rest of the body remains a mystery: no source mentions it.
Despite the testimony of ancient authors, from Timaeus to Festus, the precise reasons for sacrificing a horse in October remain unclear. Why a horse and not another animal? Why this month in particular?
Around 100 CE, Plutarch was already asking the question and outlined several hypotheses:
“Why, on the Ides of [October], after a chariot race, is the right-hand horse of the winning team sacrificed to Ares (Mars)?
Someone cuts off its tail and carries it to the place called the Regia to stain the altar with its blood, while the inhabitants of the Sacred Way and those of the Subura come down to fight over its head.
Is it, as some say, because they believe Troy was taken by means of a horse, and so they punish this animal, being themselves the ‘glorious children of the Trojans mingled with the sons of the Latins’?
Or is it because the horse is a spirited, warlike animal dear to Ares, and the gods are offered the victims most dear and most suited to them? The winner would be sacrificed because victory and power belong properly to this god.
Or rather because the work of this god is to stand firm, and those who keep their ranks overcome those who do not hold but take flight? Speed would thus be punished as the accomplice of cowardice, and this symbol would teach that there is no safety for those who flee.”[5]
Modern historians have not settled the matter. Paul the Deacon, who abridged Festus, states that the sacrifice was offered for the success of the harvest, and the loaves crowning the head point in the same direction. At the turn of the twentieth century, the anthropologist James Frazer saw the horse as the embodiment of the corn spirit. Georges Dumézil compared the rite with the horse sacrifices of Vedic India and with Indo-European royal traditions, a line of enquiry debated ever since. Finally, many see it as closing the season of war, four days before the Armilustrium, when weapons were purified. These readings are not mutually exclusive: Mars watched over the fields as much as over arms. More than a mythical relic, the October Horse perhaps marked the end of a cycle –that of combat and toil– before the rest of winter.
Modern studies consulted
- Devereux, George, “The ‘Equus October’ Ritual Reconsidered”, Mnemosyne, 23/3, 1970, pp. 297-301.
- Dumézil, Georges, Fêtes romaines d’été et d’automne, Paris, 1975.
- Frazer, James G., The Golden Bough, 3rd ed., London, 1911-1915.
- Pascal, C. Bennett, “October Horse”, HSCP, 85, 1981, pp. 261-291.
- Rousseau, Michel, “Note sur la caudectomie rituelle de l’october equus”, Bull. Acad. vét. France, 127/2, 1974, pp. 79-81.
[1] Festus, On the Meaning of Words, s.v. October equus, p. 190 Lindsay (178 Müller): October equus appellatur, qui in campo Martio mense Octobri immolatur quotannis Marti, bigarum victricum dexterior. De cuius capite non levis contentio solebat esse inter Suburaneses, et Sacravienses, ut hi in regiae pariete, illi ad turrim Mamiliam id figerent; eiusdemque coda tanta celeritate perfertur in regiam, ut ex ea sanguis destillet in focum, participandae rei divinae gratia.
[2] Polybius, Histories, XII, 4b, citing Timaeus: Καὶ μὴν ἐν τοῖς περὶ Πύρρου πάλιν φησὶ τοὺς Ῥωμαίους ἔτι νῦν ὑπόμνημα ποιουμένους τῆς κατὰ τὸ Ἴλιον ἀπωλείας ἐν ἡμέρᾳ τινὶ κατακοντίζειν ἵππον πολεμιστὴν πρὸ τῆς πόλεως ἐν τῷ Κάμπῳ καλουμένῳ, διὰ τὸ τῆς Τροίας τὴν ἅλωσιν διὰ τὸν ἵππον γενέσθαι τὸν δούριον προσαγορευόμενον.
[3] Aulus Gellius, Attic Nights, IV, 6, 2: in sacrario in regia hastas Martias movisse.
[4] Paul the Deacon, Epitome of Festus, s.v. Panibus, p. 246 Lindsay: Panibus redimibant caput equi immolati idibus Octobribus in campo Martio, quia id sacrificium fiebat ob frugum eventum; et equus potius quam bos immolabatur, quod hic bello, bos frugibus pariendis est aptus.
[5] Plutarch, Roman Questions, 97 (Moralia, 287A-B). The transmitted Greek text reads “Ides of December” (Δεκεμβρίαις); this is probably an error for October.
Διὰ τί ταῖς Δεκεμβρίαις εἰδοῖς ἱπποδρομίας γενομένης ὁ νικήσας δεξιόσειρος Ἄρει θύεται,
καὶ τὴν μὲν οὐρὰν ἀποκόψας τις ἐπὶ τὴν Ῥηγίαν καλουμένην κομίζει καὶ τὸν βωμὸν αἱμάττει,
περὶ δὲ τῆς κεφαλῆς οἱ μὲν ἀπὸ τῆς ἱερᾶς ὁδοῦ λεγομένης οἱ δʼ ἀπὸ τῆς Συβούρης καταβάντες διαμάχονται;πότερον, ὡς ἔνιοι λέγουσιν, ἵππῳ τὴν Τροίαν ἡλωκέναι νομίζοντες ἵππον κολάζουσιν,
ἅτε δὴ καὶ γεγονότες Τρώων ἀγλαὰ τέκνα μεμιγμένα παισὶ Λατίνων·
ἢ ὅτι θυμοειδὲς καὶ πολεμικὸν καὶ ἀρήιον ὁ ἵππος ἐστὶ, τὰ δὲ προσφιλῆ μάλιστα καὶ πρόσφορα θύουσι τοῖς θεοῖς,
ὁ δὲ νικήσας θύεται διὰ τὸ νίκης καὶ κράτους οἰκεῖον εἶναι τὸν θεόν;ἢ μᾶλλον ὅτι τοῦ θεοῦ στάσιμον τὸ ἔργον ἐστὶ καὶ νικῶσιν οἱ μένοντες ἐν τάξει τοὺς μὴ μένοντας ἀλλὰ φεύγοντας,
καὶ κολάζεται τὸ τάχος ὡς δειλίας ἐφόδιον,
καὶ μανθάνουσι συμβολικῶς ὅτι σωτήριον οὐκ ἔστι τοῖς φεύγουσι;
Dates
15 octobre 2026 Toute la journée
Lieu
Urbs Roma