Nonae Caprotinae

Cet événement se répète

202607juilToute la journéeNonae CaprotinaeType:Fête romaine

Description

Nonis Iuliis

Figure de Junon avec cornes de chèvres, Latium, 500-480 av. J.C. (Altes museum, Berlin).

EN BREF. Le 7 juillet, esclaves et femmes libres quittaient Rome pour sacrifier sous un figuier sauvage. Railleries, combat simulé, sève blanche et torche brandie: les Nonae Caprotinae restent l’une des fêtes les plus énigmatiques du calendrier romain.

Nonae Caprotinae: quand les esclaves sauvaient Rome

Le 7 juillet, les femmes de Rome, libres et esclaves, sortaient de la ville pour se retrouver dans le Champ de Mars. La fête portait deux noms: Ancillarum Feriae, «fête des servantes», et Nonae Caprotinae, «Nones Caprotines». Ausone, au 4e siècle de notre ère, la rappelle en deux vers: «les fêtes célèbres des Nones Caprotines, lorsque la stola retirée aux matrones couvrira les servantes.»[1] Sa position dans le calendrier était elle-même une singularité: c’est la seule fête de l’année fixée un jour des Nones. Varron, qui note les deux fêtes successivement dans son De lingua Latina, souligne que le rite ne se limitait pas à Rome: ce jour-là, «dans le Latium», les femmes sacrifiaient à Junon Caprotine sous un figuier sauvage.[2] Polemius Silvius, dont le calendrier date d’environ 448 de notre ère, l’inscrit encore sous le nom d’Ancillarum feriae[3], témoignant d’une persistance qui traverse les siècles et les mutations religieuses de l’Empire.

Philotis sur le figuier: le récit des origines

La fête a son mythe fondateur, que Plutarque et Macrobe transmettent avec de légères variantes. L’action se situe après le sac de Rome par les Gaulois. Les voisins de Rome – Latins selon Plutarque, Fidénates selon Macrobe –, profitant de l’affaiblissement de la cité, ont campé sous ses murs et ont exigé qu’on leur livre des femmes libres. Les magistrats romains étaient sans solution. C’est alors qu’une servante nommée Philotis (ou Tutula selon d’autres) a proposé une ruse: envoyer à leur place des esclaves parées en femmes libres. «Les magistrats se laissèrent convaincre: ils choisirent autant de servantes qu’elle jugea nécessaires, les parèrent de vêtements et d’or, et les livrèrent aux Latins, qui campaient non loin de la ville.»[4]

Une fois dans le camp ennemi, les servantes ont enivré les soldats. Macrobe précise qu’elles «excitèrent les hommes à boire beaucoup de vin en feignant qu’il s’agissait chez elles d’un jour de fête.»[5] Les hommes endormis, elles leur ont volé leurs épées. Philotis a monté alors sur un grand figuier sauvage et a brandi une torche en direction de Rome, en étendant son manteau derrière elle pour cacher la lumière aux ennemis.[6] Les Romains ont reçu le signal, sont sortis en hâte de la ville en se criant leurs prénoms les uns aux autres, sont tombés sur le camp endormi et ont remporté la victoire. Ovide mentionne cette journée comme le moment où «trompée par le travestissement, la troupe gauloise paya sa faute»[7] – dans sa version, l’ennemi est gaulois plutôt que latin, variante également attestée dans d’autres sources.

En récompense, le Sénat a décrété l’affranchissement de toutes les servantes ayant participé à l’action, leur a constitué une dot aux frais de l’État et leur a permis de porter la parure dont elles s’étaient alors servies. Il a institué la fête et lui a donné son nom: «les Nones Caprotines, d’après ce figuier sauvage (caprificus) d’où elles avaient reçu le signal de la victoire.»[8]

La deuxième tradition: Romulus au Marais de la Chèvre

Plutarque rapporte une tout autre tradition sur l’origine du nom de ce jour. Selon certains, ce ne serait pas la victoire sur les Latins mais la disparition de Romulus qui lui aurait donné son nom. Dans la Vie de Romulus, il écrit que «le jour où il disparut, on l’appelle « fuite de la foule » et « Nones Caprotines », parce que ceux qui sortent de la ville vont sacrifier au Marais de la Chèvre; car ils appellent la chèvre capra[9] Le lien entre le nom de la fête et celui du lieu – le Caprae Palus, le Marais de la Chèvre, dans le Champ de Mars – fournirait ainsi une étiologie indépendante du figuier sauvage. Dans la Vie de Camille, Plutarque précise encore: «d’autres disent que la plupart de ces actes et de ces paroles se rapportent au sort de Romulus: ce jour-là, en effet, il aurait disparu hors de la porte, lorsqu’une obscurité et une tempête l’enveloppèrent soudainement – ou, selon certains, lors d’une éclipse de soleil.»[10] Tite-Live décrit la même scène: lors d’une revue des troupes tenue au Marais de la Chèvre, «une tempête survint avec un grand fracas de tonnerre et enveloppa le roi d’un nuage si épais qu’il le déroba aux yeux de l’assemblée; et dès lors Romulus ne fut plus sur la terre.»[11] La disparition du fondateur de Rome, la sortie tumultueuse du peuple qui s’ensuit, les prénoms criés dans le désordre – autant d’éléments que la tradition a reconnus dans le rituel annuel des Nonae Caprotinae.

Les deux étiologies – la victoire de Philotis et la disparition de Romulus – coexistent dans les sources. Varron, qui mentionne les deux fêtes successivement dans son De lingua Latina, laisse entendre qu’elles se célébraient à des jours différents: les Poplifugia le 5 juillet, les Nonae Caprotinae le 7. Plutarque, lui, les fusionne en une seule journée dans la Vie de Romulus, sans que les Anciens eux-mêmes aient tranché la question.

Le rituel: sortie tumultueuse, railleries et figuier sauvage

Le programme de la journée, tel que Plutarque le décrit dans la Vie de Camille, s’est déroulé en plusieurs temps. D’abord, la sortie tumultueuse: «ils sont sortis en foule par la porte, en criant beaucoup de noms locaux et courants – Gaius, Marcus, Lucius et d’autres semblables –, imitant les appels que les soldats s’étaient alors adressés dans la hâte.» Vient ensuite le moment des servantes: «brillamment parées, elles ont été çà et là en plaisantant par des railleries avec ceux qu’elles ont rencontrés. Elles ont livré aussi entre elles une sorte de combat, comme si elles prenaient encore part à la lutte menée alors contre les Latins. Pendant le repas, elles se sont assises à l’ombre de branches de figuier.»[12]

C’est auprès de ce figuier  que s’est accompli le sacrifice à Junon Caprotine. Varron note que les femmes ont utilisé une branche de cet arbre, et Macrobe précise qu’on y a employé «le lait qui coule du figuier sauvage, en souvenir de l’événement accompli.» Cette sève laiteuse, prélevée sur l’arbre lui-même, distingue le rite de tout sacrifice ordinaire. C’est ce même arbre qui a fourni son nom à la fête selon Macrobe, qui fait dériver Caprotinae du terme caprificus. Plutarque propose pour sa part l’étymologie à partir de capra, la chèvre, en lien avec le Marais de la Chèvre – les deux explications circulent sans que les Anciens eux-mêmes les tranchent.

La fête ne s’est pas limitée à Rome ni à l’Italie. Une inscription grecque découverte à Dion, colonie romaine de Macédoine, datée de la première moitié du 3e siècle de notre ère, en apporte la preuve. Une certaine Arura, esclave de Plutiadès, y a dédié une offrande à Zeus Hypsistos «après avoir exercé la fonction d’agoranome lors de la fête des Nones Caprotines.»[13] C’est à ce jour le seul témoignage épigraphique de la célébration des Nonae Caprotinae dans une colonie romaine hors d’Italie.

Études modernes consultées

  • Álvarez Maurín, María del Pilar, «Nonae Caprotinae y Poplifugia: interpretación conjunta», Estudios humanísticos. Filología, 13 (1991), p. 21-31.
  • Drossart, Paul, «Nonae Caprotinae: La fausse capture des Aurores», Revue de l’histoire des religions, t. 185, n° 2, 1974, p. 129-139.
  • Nigdelis, Pantelis, «The Nonae Capratinae in Dion and Religious Associations and Public Festivals in Roman Macedonia», Greek, Roman, and Byzantine Studies, 56 (2016), p. 663-678.
  • Pfeilschifter, René, «Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae», Hermes, 136 (2008), p. 30-37.
  • Robertson, Noel, «The Nones of July and Roman Weather Magic», Museum Helveticum, 44 (1987), p. 8-41.
  • Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press (extrait, chapitres 1.1–1.4.2.1).

[1] Ausone, Eclogae, XXIII (De feriis Romanis), v. 9-10: Festa Caprotinis memorabo celebria Nonis, cum stola matronis dempta teget famulas.

[2] Varron, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt; e caprifico adhibent virgam.

[3] Polemius Silvius, Fasti, ad Nonas Iulias: NONAE Ancillarum feriae, quarum celebritas instituta est ideo, quia capta Vrbe a Gallis, cum finitimi prius victi tradi sibi Romanorum procerum coniuges postularent et, consilio Philotidis ancillae, famulae dominarum vestibus adornatae datae illis fuissent, his nuntiantibus praedictos somno sopitos et ebrios posse superari, facta victoria sic.

[4] Plutarque, Vie de Camille, 33, 3: πεισθέντας δὲ τοὺς ἄρχοντας ἐπιλέξασθαι τῶν θεραπαινίδων ὅσας ἐκείνη πρὸς τὴν χρείαν ἐδοκίμασε, καὶ κοσμήσαντας ἐσθῆτι καὶ χρυσῷ παραδοῦναι τοῖς Λατίνοις, οὐ πάνυ πρόσω τῆς πόλεως στρατοπεδεύουσι.

[5] Macrobe, Saturnales, I, 11, 39: Quae cum a Livio in castris distributae fuissent, viros plurimo vino provocaverunt diem festum apud se esse simulantes.

[6] Plutarque, Vie de Camille, 33, 4: νύκτωρ δὲ τὰς μὲν ἄλλας ὑφελέσθαι τὰ ἐγχειρίδια τῶν πολεμίων, τὴν δὲ εἴτε Τουτούλαν εἴτε Φιλωτίδα προσβᾶσαν ἐρινεῷ μεγάλῳ καὶ παρατείνασαν ὀπίσω τὸ ἱμάτιον ἆραι πυρσὸν εἰς τὴν Ῥώμην.

[7] Ovide, Ars amatoria, II, 257-258: Porrige et ancillae, qua poenas luce pependit / lusa maritali Gallica veste manus.

[8] Macrobe, Saturnales, I, 11, 40: diemque ipsum Nonas Caprotinas nuncupavit ab illa caprifico ex qua signum victoriae ceperunt, sacrificiumque statuit annua sollemnitate celebrandum, cui lac quod ex caprifico manat propter memoriam facti procedentis adhibetur.

[9] Plutarque, Vie de Romulus, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας· τὴν γὰρ αἶγα κάπραν ὀνομάζουσιν.

[10] Plutarque, Vie de Camille, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶ θυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.

[11] Tite-Live, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.

[12] Plutarque, Vie de Camille, 33, 6: πρῶτον μὲν γὰρ ἐξιόντες ἀθρόοι διὰ τῆς πύλης πολλὰ τῶν ἐπιχωρίων καὶ κοινῶν ὀνομάτων βοῇ φθέγγονται, Γάιον, Μᾶρκον, Λούκιον καὶ τὰ τούτοις ὅμοια, μιμούμενοι τὴν τότε γενομένην μετὰ σπουδῆς ἀλλήλων ἀνάκλησιν. ἔπειτα κεκοσμημέναι λαμπρῶς αἱ θεραπαινίδες περιίασι παίζουσαι διὰ σκωμμάτων εἰς τοὺς ἀπαντῶντας. γίνεται δὲ καὶ μάχη τις αὐταῖς πρὸς ἀλλήλας, ὡς καὶ τότε τοῦ πρὸς τοὺς Λατίνους ἀγῶνος συνεπιλαμβανομέναις. ἑστιώμεναι δὲ καθέζονται κλάδοις συκῆς σκιαζόμεναι.

[13] Nigdelis, GRBS 56 (2016), p. 664: Ἀγαθῇ τύχῃ / Διὶ Ὑψίστῳ ⊃ Ἄρουρα / Πλουτιάδου ⊃ παιδίσκη / ἀγορανομήσασα ⊃ Νώναις / Καπρατείναις ⊃ ἀνέθηκεν / δι᾽ ἐπιμελείας Φρούκτου.

👉🗓️ Toutes les fêtes du calendrier romain


🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE. Il 7 luglio, schiave e donne libere lasciavano Roma per sacrificare sotto un fico selvatico. Scherni, combattimento simulato, linfa bianca e fiaccola brandita: le Nonae Caprotinae rimangono una delle feste più enigmatiche del calendario romano.

Nonae Caprotinae: quando le schiave salvarono Roma

Il 7 luglio, le donne di Roma, libere e schiave, uscivano dalla città per ritrovarsi nel Campo Marzio. La festa portava due nomi: Ancillarum Feriae, «festa delle serve», e Nonae Caprotinae, «None Caprotine». Ausonio, nel IV secolo d.C., la ricorda in due versi: «le celebri feste delle None Caprotine, quando la stola tolta alle matrone coprirà le serve.»[1] La sua posizione nel calendario era essa stessa una singolarità: è l’unica festa dell’anno fissata in un giorno delle None. Varrone, che cita le due feste successivamente nel suo De lingua Latina, sottolinea che il rito non si limitava a Roma: quel giorno, «nel Lazio», le donne sacrificavano a Giunone Caprotina sotto un fico selvatico.[2] Polemio Silvio, il cui calendario risale a circa il 448 d.C., la registra ancora con il nome di Ancillarum feriae[3], testimonianza di una persistenza che attraversa i secoli e le trasformazioni religiose dell’Impero.

Filotide sul fico: il racconto delle origini

La festa ha il suo mito fondatore, che Plutarco e Macrobio tramandano con lievi varianti. L’azione si svolge dopo il sacco di Roma da parte dei Galli. I vicini di Roma – Latini secondo Plutarco, Fidenatesi secondo Macrobio –, approfittando dell’indebolimento della città, avevano accampato sotto le sue mura ed esigevano che fossero loro consegnate donne libere. I magistrati romani erano senza soluzione. Fu allora che una serva di nome Filotide (o Tutula secondo altri) propose uno stratagemma: inviare al loro posto delle schiave adornate come donne libere. «I magistrati si lasciarono convincere: scelsero tante serve quante ella ritenne necessarie, le adornarono di abiti e d’oro, e le consegnarono ai Latini, che erano accampati non lontano dalla città.»[4]

Una volta nel campo nemico, le serve ubriacarono i soldati. Macrobio precisa che esse «incitarono gli uomini a bere molto vino fingendo che per loro fosse un giorno di festa.»[5] Con gli uomini addormentati, rubarono loro le spade. Filotide salì allora su un grande fico selvatico e brandì una fiaccola verso Roma, stendendo il suo mantello dietro di sé per nascondere la luce ai nemici.[6] I Romani ricevettero il segnale, uscirono in fretta dalla città gridandosi i nomi a vicenda, piombarono sul campo addormentato e riportarono la vittoria. Ovidio menziona questa giornata come il momento in cui «ingannata dal travestimento, la schiera gallica pagò la propria colpa»[7] – nella sua versione, il nemico è gallico anziché latino, variante attestata anche in altre fonti.

In ricompensa, il Senato decretò la liberazione di tutte le serve che avevano preso parte all’azione, costituì loro una dote a spese dello Stato e permise loro di portare gli ornamenti di cui si erano servite. Istituì la festa e le diede il suo nome: «le None Caprotine, da quel fico selvatico (caprificus) dal quale avevano ricevuto il segnale della vittoria.»[8]

La seconda tradizione: Romolo alla Palude della Capra

Plutarco riporta una tradizione del tutto diversa sull’origine del nome di questo giorno. Secondo alcuni, non sarebbe la vittoria sui Latini ma la scomparsa di Romolo ad avergli dato il nome. Nella Vita di Romolo, scrive che «il giorno in cui scomparve, lo chiamano « fuga della folla » e « None Caprotine », perché coloro che escono dalla città vanno a sacrificare alla Palude della Capra; poiché chiamano la capra capra[9] Il legame tra il nome della festa e quello del luogo – il Caprae Palus, la Palude della Capra, nel Campo Marzio – fornirebbe così un’eziologia indipendente dal fico selvatico. Nella Vita di Camillo, Plutarco precisa ancora: «altri dicono che la maggior parte di questi atti e di queste parole si riferiscono alla sorte di Romolo: quel giorno, infatti, sarebbe scomparso fuori dalla porta, quando un’oscurità e una tempesta lo avvolsero all’improvviso – o, secondo alcuni, durante un’eclissi di sole.»[10] Tito Livio descrive la stessa scena: durante una rassegna delle truppe tenuta alla Palude della Capra, «si scatenò una tempesta con un gran fragore di tuoni e avvolse il re in una nube così fitta da sottrarlo agli occhi dell’assemblea; e da quel momento Romolo non fu più sulla terra.»[11] La scomparsa del fondatore di Roma, la tumultuosa uscita del popolo che ne seguì, i nomi gridati nel disordine – tutti elementi che la tradizione ha riconosciuto nel rituale annuale delle Nonae Caprotinae.

Le due eziologie – la vittoria di Filotide e la scomparsa di Romolo – coesistono nelle fonti. Varrone, che cita le due feste successivamente nel suo De lingua Latina, lascia intendere che si celebrassero in giorni diversi: i Poplifugia il 5 luglio, le Nonae Caprotinae il 7. Plutarco, invece, le fonde in un’unica giornata nella Vita di Romolo, senza che gli Antichi stessi abbiano risolto la questione.

Il rituale: uscita tumultuosa, scherni e fico selvatico

Il programma della giornata, quale Plutarco descrive nella Vita di Camillo, si è svolto in più momenti. Prima, l’uscita tumultuosa: «sono usciti in massa dalla porta, gridando molti nomi locali e comuni – Gaio, Marco, Lucio e altri simili –, imitando le chiamate che i soldati si erano allora rivolti in fretta.» Viene poi il momento delle serve: «riccamente adornate, sono andate qua e là scherzando con motti beffardi verso quanti incontravano. Si sono anche sfidate in una sorta di combattimento tra loro, come se partecipassero ancora alla lotta condotta allora contro i Latini. Durante il banchetto, si sono sedute all’ombra di rami di fico.»[12]

È presso questo fico che si compì il sacrificio a Giunone Caprotina. Varrone nota che le donne utilizzarono un ramo di quest’albero, e Macrobio precisa che vi si impiegò «il latte che cola dal fico selvatico, in ricordo dell’evento compiuto.» Questa linfa lattea, prelevata dall’albero stesso, distingue il rito da qualsiasi sacrificio ordinario. È questo stesso albero che ha fornito il nome alla festa secondo Macrobio, che fa derivare Caprotinae dal termine caprificus. Plutarco propone dal canto suo l’etimologia a partire da capra, la capra, in relazione alla Palude della Capra – le due spiegazioni circolano senza che gli Antichi stessi le abbiano risolte.

La festa non si limitò a Roma né all’Italia. Un’iscrizione greca scoperta a Dion, colonia romana della Macedonia, datata alla prima metà del III secolo d.C., ne offre la prova. Una certa Arura, schiava di Plutiade, vi ha dedicato un’offerta a Zeus Ipsistos «dopo aver esercitato la funzione di agoranomos durante la festa delle None Caprotine.»[13] È ad oggi l’unica testimonianza epigrafica della celebrazione delle Nonae Caprotinae in una colonia romana fuori d’Italia.

Studi moderni consultati

  • Álvarez Maurín, María del Pilar, «Nonae Caprotinae y Poplifugia: interpretación conjunta», Estudios humanísticos. Filología, 13 (1991), p. 21-31.
  • Drossart, Paul, «Nonae Caprotinae: La fausse capture des Aurores», su «Revue de l’histoire des religions», t. 185, n° 2, 1974, p. 129-139.
  • Nigdelis, Pantelis, «The Nonae Capratinae in Dion and Religious Associations and Public Festivals in Roman Macedonia», su «Greek, Roman, and Byzantine Studies», 56 (2016), p. 663-678.
  • Pfeilschifter, René, «Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae», su «Hermes», 136 (2008), p. 30-37.
  • Robertson, Noel, «The Nones of July and Roman Weather Magic», su «Museum Helveticum», 44 (1987), p. 8-41.
  • Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press (estratto, capitoli 1.1–1.4.2.1).

[1] Ausonio, Eclogae, XXIII (De feriis Romanis), v. 9-10: Festa Caprotinis memorabo celebria Nonis, cum stola matronis dempta teget famulas.

[2] Varrone, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt; e caprifico adhibent virgam.

[3] Polemio Silvio, Fasti, ad Nonas Iulias: NONAE Ancillarum feriae, quarum celebritas instituta est ideo, quia capta Vrbe a Gallis, cum finitimi prius victi tradi sibi Romanorum procerum coniuges postularent et, consilio Philotidis ancillae, famulae dominarum vestibus adornatae datae illis fuissent, his nuntiantibus praedictos somno sopitos et ebrios posse superari, facta victoria sic.

[4] Plutarco, Vita di Camillo, 33, 3: πεισθέντας δὲ τοὺς ἄρχοντας ἐπιλέξασθαι τῶν θεραπαινίδων ὅσας ἐκείνη πρὸς τὴν χρείαν ἐδοκίμασε, καὶ κοσμήσαντας ἐσθῆτι καὶ χρυσῷ παραδοῦναι τοῖς Λατίνοις, οὐ πάνυ πρόσω τῆς πόλεως στρατοπεδεύουσι.

[5] Macrobio, Saturnali, I, 11, 39: Quae cum a Livio in castris distributae fuissent, viros plurimo vino provocaverunt diem festum apud se esse simulantes.

[6] Plutarco, Vita di Camillo, 33, 4: νύκτωρ δὲ τὰς μὲν ἄλλας ὑφελέσθαι τὰ ἐγχειρίδια τῶν πολεμίων, τὴν δὲ εἴτε Τουτούλαν εἴτε Φιλωτίδα προσβᾶσαν ἐρινεῷ μεγάλῳ καὶ παρατείνασαν ὀπίσω τὸ ἱμάτιον ἆραι πυρσὸν εἰς τὴν Ῥώμην.

[7] Ovidio, Ars amatoria, II, 257-258: Porrige et ancillae, qua poenas luce pependit / lusa maritali Gallica veste manus.

[8] Macrobio, Saturnali, I, 11, 40: diemque ipsum Nonas Caprotinas nuncupavit ab illa caprifico ex qua signum victoriae ceperunt, sacrificiumque statuit annua sollemnitate celebrandum, cui lac quod ex caprifico manat propter memoriam facti procedentis adhibetur.

[9] Plutarco, Vita di Romolo, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας· τὴν γὰρ αἶγα κάπραν ὀνομάζουσιν.

[10] Plutarco, Vita di Camillo, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶ θυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.

[11] Tito Livio, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.

[12] Plutarco, Vita di Camillo, 33, 6: πρῶτον μὲν γὰρ ἐξιόντες ἀθρόοι διὰ τῆς πύλης πολλὰ τῶν ἐπιχωρίων καὶ κοινῶν ὀνομάτων βοῇ φθέγγονται, Γάιον, Μᾶρκον, Λούκιον καὶ τὰ τούτοις ὅμοια, μιμούμενοι τὴν τότε γενομένην μετὰ σπουδῆς ἀλλήλων ἀνάκλησιν. ἔπειτα κεκοσμημέναι λαμπρῶς αἱ θεραπαινίδες περιίασι παίζουσαι διὰ σκωμμάτων εἰς τοὺς ἀπαντῶντας. γίνεται δὲ καὶ μάχη τις αὐταῖς πρὸς ἀλλήλας, ὡς καὶ τότε τοῦ πρὸς τοὺς Λατίνους ἀγῶνος συνεπιλαμβανομέναις. ἑστιώμεναι δὲ καθέζονται κλάδοις συκῆς σκιαζόμεναι.

[13] Nigdelis, GRBS 56 (2016), p. 664: Ἀγαθῇ τύχῃ / Διὶ Ὑψίστῳ ⊃ Ἄρουρα / Πλουτιάδου ⊃ παιδίσκη / ἀγορανομήσασα ⊃ Νώναις / Καπρατείναις ⊃ ἀνέθηκεν / δι᾽ ἐπιμελείας Φρούκτου.

👉 Tutte le feste del calendario romano


🇬🇧 English version

IN BRIEF. On 7 July, slave women and free women left Rome to make sacrifice beneath a wild fig tree. Mockery, mock combat, white sap and a brandished torch: the Nonae Caprotinae remain one of the most enigmatic festivals in the Roman calendar.

Nonae Caprotinae: when slave women saved Rome

On 7 July, the women of Rome, free and enslaved alike, left the city to gather on the Campus Martius. The festival bore two names: Ancillarum Feriae, « Festival of the Serving Women », and Nonae Caprotinae, « Caprotine Nones ». Ausonius, writing in the 4th century CE, recalls it in two lines: « the celebrated festivals of the Caprotine Nones, when the stola removed from the matrons will cover the serving women. »[1] Its position in the calendar was itself a singularity: it is the only festival of the year fixed on a day of the Nones. Varro, who records the two festivals in succession in his De lingua Latina, stresses that the rite was not confined to Rome: on that day, « in Latium », women sacrificed to Juno Caprotina beneath a wild fig tree.[2] Polemius Silvius, whose calendar dates to around 448 CE, still records it under the name of Ancillarum feriae[3], testifying to a persistence that spans the centuries and the religious transformations of the Empire.

Philotis on the fig tree: the founding myth

The festival has its founding myth, transmitted by Plutarch and Macrobius with slight variations. The action takes place after the sack of Rome by the Gauls. Rome’s neighbours – Latins according to Plutarch, Fidenates according to Macrobius –, taking advantage of the city’s weakened state, had encamped beneath its walls and demanded that free women be handed over to them. The Roman magistrates were at a loss. It was then that a serving woman named Philotis (or Tutula according to other sources) proposed a stratagem: to send slave women dressed as free women in their place. « The magistrates allowed themselves to be persuaded: they selected as many serving women as she deemed necessary, adorned them with garments and gold, and handed them over to the Latins, who were encamped not far from the city. »[4]

Once inside the enemy camp, the serving women plied the soldiers with drink. Macrobius specifies that they « urged the men to drink a great deal of wine, pretending that it was a feast day for them. »[5] With the men asleep, they stole their swords. Philotis then climbed a great wild fig tree and brandished a torch towards Rome, spreading her cloak behind her to conceal the light from the enemy.[6] The Romans received the signal, rushed out of the city calling one another by their first names, fell upon the sleeping camp and won the victory. Ovid mentions this day as the moment when « deceived by the disguise, the Gallic band paid for its offence »[7] – in his version, the enemy is Gallic rather than Latin, a variant attested in other sources as well.

As a reward, the Senate decreed the manumission of all the serving women who had taken part in the action, provided them with a dowry at the State’s expense and permitted them to wear the adornments they had used. It instituted the festival and gave it its name: « the Caprotine Nones, after that wild fig tree (caprificus) from which they had received the signal of victory. »[8]

The second tradition: Romulus at the Goat’s Marsh

Plutarch records a quite different tradition regarding the origin of the name of this day. According to some, it was not the victory over the Latins but the disappearance of Romulus that gave it its name. In the Life of Romulus, he writes that « the day on which he disappeared is called ‘flight of the crowd’ and ‘Caprotine Nones’, because those who leave the city go to make sacrifice at the Goat’s Marsh; for they call the goat capra. »[9] The connection between the name of the festival and that of the place – the Caprae Palus, the Goat’s Marsh, on the Campus Martius – would thus furnish an aetiology independent of the wild fig tree. In the Life of Camillus, Plutarch adds: « others say that most of these acts and words relate to the fate of Romulus: on that very day, they say, he disappeared outside the gate, when darkness and a storm suddenly enveloped him – or, according to some, during a solar eclipse. »[10] Livy describes the same scene: during a review of the troops held at the Goat’s Marsh, « a storm suddenly arose with a great crash of thunder and enveloped the king in so dense a cloud that it hid him from the sight of the assembly; and from that moment Romulus was no more on earth. »[11] The disappearance of Rome’s founder, the tumultuous departure of the people that followed, the names cried out in disorder – all elements that tradition came to recognise in the annual ritual of the Nonae Caprotinae.

The two aetiologies – Philotis’s victory and the disappearance of Romulus – coexist in the sources. Varro, who records the two festivals in succession in his De lingua Latina, implies that they were celebrated on different days: the Poplifugia on 5 July, the Nonae Caprotinae on 7 July. Plutarch, for his part, merges them into a single day in the Life of Romulus, without the Ancients themselves having settled the question.

The ritual: tumultuous procession, mockery and wild fig tree

The programme of the day, as Plutarch describes it in the Life of Camillus, unfolded in several stages. First, the tumultuous departure: « they poured out in a crowd through the gate, calling out a great many local and common names – Gaius, Marcus, Lucius and the like – in imitation of the hasty calls the soldiers had exchanged at the time. » Then came the moment of the serving women: « splendidly adorned, they went hither and thither exchanging jests and mockery with those they met. They also engaged in a kind of combat among themselves, as though they were again taking part in the struggle once waged against the Latins. During the feast, they sat in the shade of fig branches. »[12]

It was beneath this fig tree that the sacrifice to Juno Caprotina was performed. Varro notes that the women used a branch of the tree, and Macrobius specifies that « the milk that flows from the wild fig tree was employed, in memory of the deed performed. » This milky sap, drawn from the tree itself, sets the rite apart from any ordinary sacrifice. It is this same tree that gave its name to the festival according to Macrobius, who derives Caprotinae from the word caprificus. Plutarch, for his part, proposes the etymology from capra, the goat, in connection with the Goat’s Marsh – the two explanations circulate without the Ancients themselves having resolved them.

The festival was not confined to Rome or to Italy. A Greek inscription discovered at Dion, a Roman colony in Macedonia, dated to the first half of the 3rd century CE, furnishes the proof. One Arura, a slave of Plutiades, dedicated an offering there to Zeus Hypsistos « having served as agoranomos at the festival of the Caprotine Nones. »[13] This is to date the only epigraphic testimony to the celebration of the Nonae Caprotinae in a Roman colony outside Italy.

Modern studies consulted

  • Álvarez Maurín, María del Pilar, « Nonae Caprotinae y Poplifugia: interpretación conjunta », Estudios humanísticos. Filología, 13 (1991), pp. 21–31.
  • Drossart, Paul, « Nonae Caprotinae: La fausse capture des Aurores », Revue de l’histoire des religions, t. 185, no. 2, 1974, pp. 129–139.
  • Nigdelis, Pantelis, « The Nonae Capratinae in Dion and Religious Associations and Public Festivals in Roman Macedonia », Greek, Roman, and Byzantine Studies, 56 (2016), pp. 663–678.
  • Pfeilschifter, René, « Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae », Hermes, 136 (2008), pp. 30–37.
  • Robertson, Noel, « The Nones of July and Roman Weather Magic », Museum Helveticum, 44 (1987), pp. 8–41.
  • Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press (extract, chapters 1.1–1.4.2.1).

[1] Ausonius, Eclogae, XXIII (De feriis Romanis), vv. 9–10: Festa Caprotinis memorabo celebria Nonis, cum stola matronis dempta teget famulas.

[2] Varro, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt; e caprifico adhibent virgam.

[3] Polemius Silvius, Fasti, ad Nonas Iulias: NONAE Ancillarum feriae, quarum celebritas instituta est ideo, quia capta Vrbe a Gallis, cum finitimi prius victi tradi sibi Romanorum procerum coniuges postularent et, consilio Philotidis ancillae, famulae dominarum vestibus adornatae datae illis fuissent, his nuntiantibus praedictos somno sopitos et ebrios posse superari, facta victoria sic.

[4] Plutarch, Life of Camillus, 33, 3: πεισθέντας δὲ τοὺς ἄρχοντας ἐπιλέξασθαι τῶν θεραπαινίδων ὅσας ἐκείνη πρὸς τὴν χρείαν ἐδοκίμασε, καὶ κοσμήσαντας ἐσθῆτι καὶ χρυσῷ παραδοῦναι τοῖς Λατίνοις, οὐ πάνυ πρόσω τῆς πόλεως στρατοπεδεύουσι.

[5] Macrobius, Saturnalia, I, 11, 39: Quae cum a Livio in castris distributae fuissent, viros plurimo vino provocaverunt diem festum apud se esse simulantes.

[6] Plutarch, Life of Camillus, 33, 4: νύκτωρ δὲ τὰς μὲν ἄλλας ὑφελέσθαι τὰ ἐγχειρίδια τῶν πολεμίων, τὴν δὲ εἴτε Τουτούλαν εἴτε Φιλωτίδα προσβᾶσαν ἐρινεῷ μεγάλῳ καὶ παρατείνασαν ὀπίσω τὸ ἱμάτιον ἆραι πυρσὸν εἰς τὴν Ῥώμην.

[7] Ovid, Ars amatoria, II, 257–258: Porrige et ancillae, qua poenas luce pependit / lusa maritali Gallica veste manus.

[8] Macrobius, Saturnalia, I, 11, 40: diemque ipsum Nonas Caprotinas nuncupavit ab illa caprifico ex qua signum victoriae ceperunt, sacrificiumque statuit annua sollemnitate celebrandum, cui lac quod ex caprifico manat propter memoriam facti procedentis adhibetur.

[9] Plutarch, Life of Romulus, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας· τὴν γὰρ αἶγα κάπραν ὀνομάζουσιν.

[10] Plutarch, Life of Camillus, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶθυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.

[11] Livy, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.

[12] Plutarch, Life of Camillus, 33, 6: πρῶτον μὲν γὰρ ἐξιόντες ἀθρόοι διὰ τῆς πύλης πολλὰ τῶν ἐπιχωρίων καὶ κοινῶν ὀνομάτων βοῇ φθέγγονται, Γάιον, Μᾶρκον, Λούκιον καὶ τὰ τούτοις ὅμοια, μιμούμενοι τὴν τότε γενομένην μετὰ σπουδῆς ἀλλήλων ἀνάκλησιν. ἔπειτα κεκοσμημέναι λαμπρῶς αἱ θεραπαινίδες περιίασι παίζουσαι διὰ σκωμμάτων εἰς τοὺς ἀπαντῶντας. γίνεται δὲ καὶ μάχη τις αὐταῖς πρὸς ἀλλήλας, ὡς καὶ τότε τοῦ πρὸς τοὺς Λατίνους ἀγῶνος συνεπιλαμβανομέναις. ἑστιώμεναι δὲ καθέζονται κλάδοις συκῆς σκιαζόμεναι.

[13] Nigdelis, GRBS 56 (2016), p. 664: Ἀγαθῇ τύχῃ / Διὶ Ὑψίστῳ ⊃ Ἄρουρα / Πλουτιάδου ⊃ παιδίσκη / ἀγορανομήσασα ⊃ Νώναις / Καπρατείναις ⊃ ἀνέθηκεν / δι᾽ ἐπιμελείας Φρούκτου.

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7 juillet 2026 Toute la journée

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