Cet événement se répète5 juillet 2027 10:13
202605juil10:1310:13PoplifugiaType:Fête romaine
Description
Ante diem tertium Nonas iulias
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Ante diem tertium Nonas iulias
EN BREF. Le 5 juillet, les Romains célébraient les Poplifugia, «fuite du peuple». La date, les rites et leur sens ont alimenté des interprétations contradictoires dès l’Antiquité. Varron, Tite-Live, Macrobe et Denys d’Halicarnasse en témoignent.

Les Poplifugia ou la mémoire d’une fuite collective
Le 5 juillet figurait dans les calendriers romains sous le nom de Poplifugia (ou Populifugia)– «fuite du peuple» –, inscrit en grandes capitales. Ce détail n’est pas anodin: les fêtes ainsi notées appartenaient au fond le plus ancien du calendrier. Et les Poplifugia présentaient une autre singularité, relevée par Varron: elles étaient la seule fête de l’année placée dans la partie du mois qui précède les Nones, c’est-à-dire avant le 5 ou le 7 du mois selon les mois.
Trois calendriers épigraphiques d’époque augustéenne et tibérienne (les Fasti Maffeiani, Amiternini et Antiates minores) attestent la date du 5 juillet. Sur le nom lui-même, Varron propose une explication sobre: «Le jour des Poplifugia paraît avoir été ainsi nommé parce que, ce jour-là, le peuple aurait soudain fui dans le tumulte.»[1] Il situe cet événement peu après le départ des Gaulois hors de Rome, quand les peuples voisins – Ficuléates, Fidénates et autres – se seraient coalisés contre la cité affaiblie. Mais il ajoute prudemment que quelques traces de cette fuite subsistent dans les rites, et renvoie pour le détail à ses propres Antiquitates, aujourd’hui perdues.
La forme plurielle du nom – Poplifugia et non Poplifugium – a retenu l’attention. Elle suggère non pas une fuite unique et ordonnée, mais des fuites multiples, désordonnées, dans la confusion. C’est dans cet esprit que les rites eux-mêmes semblent avoir été accomplis: une sortie tumultueuse hors de la ville, sur le Champ de Mars, où un sacrifice avait lieu.
Romulus, les Étrusques, ou les Latins?
Les sources antiques ne s’accordent pas sur l’événement dont les Poplifugia seraient le souvenir. Trois traditions se dégagent du corpus.
La première, rapportée par Varron, met en scène les peuples voisins du Latium coalisés après le sac gaulois. La deuxième, transmise par Macrobe qui cite l’annaliste Calpurnius Pison – consul en 133 avant notre ère –, relie les Poplifugia à une défaite infligée par les Étrusques: «la veille, le peuple avait été mis en fuite par les Étrusques, d’où le nom de Populifugia»[2]. Dans ce récit, la victoire romaine et la vitulatio, cérémonie de réjouissance, auraient suivi le lendemain des Nones de juillet. Mais la formulation de Macrobe est ambiguë sur la chronologie exacte, et il n’est pas certain qu’il ait bien compris Pison.
La troisième tradition lie la fuite du peuple à la disparition de Romulus. Denys d’Halicarnasse rapporte que, selon certains, Romulus fut tué lors d’une assemblée populaire, au moment même où une obscurité se produisit et où la foule se dispersa: «c’est pour cette raison, disent-ils, que le jour où cet événement arriva reçut son nom de la fuite de la foule, et qu’il est appelé jusqu’à notre temps ὄχλου φυγήν, « fuite de la foule »»[3]. Tite-Live, pour sa part, situe la disparition de Romulus lors d’une revue des troupes tenue «dans le champ, au Marais de la Chèvre», emporté par un orage soudain, «si bien que le peuple, saisi d’une crainte soudaine, prit la fuite»[4] – sans nommer explicitement les Poplifugia, mais en décrivant une scène qui en constitue l’étiologie naturelle.
Plutarque, dans la Vie de Camille, mentionne une tradition supplémentaire selon laquelle «d’autres disent que la plupart de ces actes et de ces paroles se rapportent au sort de Romulus: ce jour-là, en effet, il aurait disparu hors de la porte, lorsqu’une obscurité et une tempête l’enveloppèrent soudainement – ou, selon certains, lors d’une éclipse de soleil»[5]. Il attribue ce nom, Nones Caprotines, au lieu de la disparition, le Marais de la Chèvre. Cette version fusionne en partie les deux fêtes, ce que les calendriers épigraphiques invitent à distinguer: les Poplifugia au 5 juillet, les Nones Caprotines au 7.
Une date, deux fêtes, une confusion durable
La question de la datation a traversé toute l’historiographie ancienne et moderne. Cicéron, dans le De re publica, évoque une éclipse de soleil aux Nones du Quintilis sous le règne de Romulus. soit le 7 juillet[6]. Solin et l’Histoire Auguste confirment cette date pour la mort de Romulus. Or les calendriers épigraphiques placent les Poplifugia au 5 juillet avec une constance remarquable.
La solution la plus cohérente avec l’ensemble du dossier documentaire est que les Poplifugia et les Nones Caprotines étaient deux fêtes distinctes, célébrées les 5 et 7 juillet respectivement. Varron lui-même, en les mentionnant l’une après l’autre dans sa revue du calendrier – «le jour des Poplifugia […]. Les Nones Caprotines […]»[7] – suggère deux notices séparées pour deux jours différents. C’est la version des Poplifugia – la fuite, l’étiologie romuléenne – qui a pu dériver vers la date du 7 juillet dans certaines sources, par contamination avec le récit des Nones Caprotines, dont les mythes d’explication sont étroitement entrelacés.
Macrobe, dans les Saturnales, distingue les deux événements sans parvenir à les dénouer clairement. Plutarque, dans la Vie de Romulus, les fusionne en une seule journée, rapportant que «le jour où il disparut, on l’appelle « fuite de la foule » et « Nones Caprotines« »[8] — une confusion que les calendriers infirment.
Études modernes consultées
- Pfeilschifter, René, «Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae», The Pennsylvania State University.
- Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press.
- Daremberg, Charles, et Saglio, Edmond, Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, tome 4.1, article «Poplifugia».
[1] Varron, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus; non multo enim post hic dies quam decessus Gallorum ex urbe, et qui tum sub urbe populi, ut Ficuleates ac Fidenates et finitimi alii, contra nos coniurarunt. Aliquot huius diei vestigia fugae in sacris apparent, de quibus rebus Antiquitatum libri plura referunt.
[2] Macrobe, Saturnales, III, 2, 14: Piso ait vitulam victoriam nominari. Cuius rei hoc argumentum profert, quod postridie Nonas Iulias re bene gesta, cum pridie populus a Tuscis in fugam versus sit — unde Populifugia vocantur — post victoriam certis sacrificiis fiat vitulatio.
[3] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, II, 56, 5: Οἱ δ᾽ ἐκκλησιάζοντα μὲν αὐτόν φασιν ὑπὸ τῶν νεοπολιτῶν Ῥωμαίων ἀναιρεθῆναι, ἐπιχειρῆσαι δ᾽ αὐτοὺς τῷ φόνῳ καθ᾽ ὃν χρόνον δηλαδὴ καὶ τὸ σκότος ἐγένετο διασκεδασθέντος ἐκ τῆς ἐκκλησίας τοῦ δήμου καὶ μονωθέντος τῆς φυλακῆς τοῦ ἡγεμόνος. Διὰ τοῦτο γοῦν φασι τὴν ἡμέραν ἐν ᾗ τὸ πάθος ἐγένετο τῆς τροπῆς τοῦ πλήθους ἐπώνυμον εἶναι καὶ μέχρι τῶν καθ᾽ ἡμᾶς χρόνων ὄχλου φυγὴν καλεῖσθαι.
[4] Tite-Live, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.
[5] Plutarque, Vie de Camille, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶ θυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.
[6] Cicéron, De re publica, I, 25: ut ex hoc die […] superiores solis defectiones reputatae sint usque ad illam quae Nonis Quinctilibus fuit regnante Romulo; quibus quidem Romulum tenebris etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, virtus tamen in caelum dicitur sustulisse.
[7] Varron, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt.
[8] Plutarque, Vie de Romulus, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας.
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IN BREVE. Il 5 luglio i Romani celebravano i Poplifugia, «fuga del popolo». La data, i riti e il loro significato hanno alimentato interpretazioni contraddittorie sin dall’Antichità. Varrone, Tito Livio, Macrobio e Dionigi di Alicarnasso ne sono testimoni.

I Poplifugia o la memoria di una fuga collettiva
Il 5 luglio figurava nei calendari romani sotto il nome di Poplifugia (o Populifugia) – «fuga del popolo» –, iscritto in grandi maiuscole. Questo dettaglio non è privo di significato: le feste così annotate appartenevano al nucleo più antico del calendario. E i Poplifugia presentavano un’altra singolarità, rilevata da Varrone: erano l’unica festa dell’anno collocata nella parte del mese che precede le None, vale a dire prima del 5 o del 7 del mese a seconda dei mesi.
Tre calendari epigrafici di epoca augustea e tiberiana (i Fasti Maffeiani, Amiternini e Antiates minores) attestano la data del 5 luglio. Sul nome stesso, Varrone propone una spiegazione sobria: «Il giorno dei Poplifugia sembra essere stato così denominato perché, in quel giorno, il popolo sarebbe fuggito improvvisamente nel tumulto.»[1] Situa questo evento poco dopo la partenza dei Galli da Roma, quando i popoli vicini – Ficulensi, Fidenati e altri – si sarebbero coalizzati contro la città indebolita. Ma aggiunge prudentemente che alcune tracce di questa fuga sopravvivono nei riti, e rimanda per i dettagli alle proprie Antiquitates, oggi perdute.
La forma plurale del nome – Poplifugia e non Poplifugium – ha attirato l’attenzione. Essa suggerisce non una fuga unica e ordinata, ma fughe molteplici, disordinate, nella confusione. È in questo spirito che i riti stessi sembrano essere stati compiuti: un’uscita tumultuosa dalla città, verso il Campo Marzio, dove aveva luogo un sacrificio.
Romolo, gli Etruschi o i Latini?
Le fonti antiche non concordano sull’evento di cui i Poplifugia sarebbero il ricordo. Dal corpus emergono tre tradizioni.
La prima, riferita da Varrone, vede in scena i popoli vicini del Lazio coalizzati dopo il sacco gallico. La seconda, trasmessa da Macrobio che cita l’annalista Calpurnio Pisone – console nel 133 a.C. –, collega i Poplifugia a una sconfitta inflitta dagli Etruschi: «il giorno prima, il popolo era stato messo in fuga dagli Etruschi, da cui il nome di Populifugia»[2]. In questo racconto, la vittoria romana e la vitulatio, cerimonia di esultanza, avrebbero seguito il giorno dopo le None di luglio. Ma la formulazione di Macrobio è ambigua sulla cronologia esatta, e non è certo che abbia ben compreso Pisone.
La terza tradizione collega la fuga del popolo alla scomparsa di Romolo. Dionigi di Alicarnasso riferisce che, secondo alcuni, Romolo fu ucciso durante un’assemblea popolare, nel momento stesso in cui si produsse un’oscurità e la folla si disperse: «è per questa ragione, dicono, che il giorno in cui tale evento accadde ricevette il suo nome dalla fuga della folla, e viene chiamato fino ai nostri tempi ὄχλου φυγήν, « fuga della folla »»[3]. Tito Livio, dal canto suo, colloca la scomparsa di Romolo durante una rassegna delle truppe tenuta «nel campo, alla Palude della Capra», travolto da un improvviso temporale, «sicché il popolo, preso da subitaneo terrore, si diede alla fuga»[4] – senza nominare esplicitamente i Poplifugia, ma descrivendo una scena che ne costituisce l’eziologia naturale.
Plutarco, nella Vita di Camillo, menziona una tradizione supplementare secondo cui «altri dicono che la maggior parte di questi atti e di queste parole si riferisce alla sorte di Romolo: in quel giorno, infatti, egli sarebbe scomparso fuori della porta, quando un’oscurità e una tempesta lo avvolsero improvvisamente – o, secondo alcuni, durante un’eclissi di sole»[5]. Attribuisce questo nome, None Caprotine, al luogo della scomparsa, la Palude della Capra. Questa versione fonde in parte le due feste, laddove i calendari epigrafici invitano a distinguerle: i Poplifugia al 5 luglio, le None Caprotine al 7.
Una data, due feste, una confusione duratura
La questione della datazione ha attraversato tutta la storiografia antica e moderna. Cicerone, nel De re publica, evoca un’eclissi di sole alle None del Quintile sotto il regno di Romolo, vale a dire il 7 luglio[6]. Solino e la Historia Augusta confermano questa data per la morte di Romolo. Ora i calendari epigrafici collocano i Poplifugia al 5 luglio con notevole costanza.
La soluzione più coerente con l’insieme del dossier documentario è che i Poplifugia e le None Caprotine fossero due feste distinte, celebrate rispettivamente il 5 e il 7 luglio. Varrone stesso, menzionandole l’una dopo l’altra nella sua rassegna del calendario – «il giorno dei Poplifugia […]. Le None Caprotine […]»[7] – suggerisce due voci separate per due giorni diversi. È la versione dei Poplifugia – la fuga, l’eziologia romulèa – che ha potuto scivolare verso la data del 7 luglio in alcune fonti, per contaminazione con il racconto delle None Caprotine, i cui miti esplicativi sono strettamente intrecciati.
Macrobio, nelle Saturnali, distingue i due eventi senza riuscire a scioglierli con chiarezza. Plutarco, nella Vita di Romolo, li fonde in un’unica giornata, riferendo che «il giorno in cui scomparve, viene chiamato « fuga della folla » e « None Caprotine« »[8] — una confusione che i calendari smentiscono.
Studi moderni consultati
- Pfeilschifter, René, «Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae», The Pennsylvania State University.
- Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press.
- Daremberg, Charles, e Saglio, Edmond, Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, tome 4.1, articolo «Poplifugia».
[1] Varrone, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus; non multo enim post hic dies quam decessus Gallorum ex urbe, et qui tum sub urbe populi, ut Ficuleates ac Fidenates et finitimi alii, contra nos coniurarunt. Aliquot huius diei vestigia fugae in sacris apparent, de quibus rebus Antiquitatum libri plura referunt.
[2] Macrobio, Saturnali, III, 2, 14: Piso ait vitulam victoriam nominari. Cuius rei hoc argumentum profert, quod postridie Nonas Iulias re bene gesta, cum pridie populus a Tuscis in fugam versus sit — unde Populifugia vocantur — post victoriam certis sacrificiis fiat vitulatio.
[3] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane, II, 56, 5: Οἱ δ᾽ ἐκκλησιάζοντα μὲν αὐτόν φασιν ὑπὸ τῶν νεοπολιτῶν Ῥωμαίων ἀναιρεθῆναι, ἐπιχειρῆσαι δ᾽ αὐτοὺς τῷ φόνῳ καθ᾽ ὃν χρόνον δηλαδὴ καὶ τὸ σκότος ἐγένετο διασκεδασθέντος ἐκ τῆς ἐκκλησίας τοῦ δήμου καὶ μονωθέντος τῆς φυλακῆς τοῦ ἡγεμόνος. Διὰ τοῦτο γοῦν φασι τὴν ἡμέραν ἐν ᾗ τὸ πάθος ἐγένετο τῆς τροπῆς τοῦ πλήθους ἐπώνυμον εἶναι καὶ μέχρι τῶν καθ᾽ ἡμᾶς χρόνων ὄχλου φυγὴν καλεῖσθαι.
[4] Tito Livio, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.
[5] Plutarco, Vita di Camillo, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶ θυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.
[6] Cicerone, De re publica, I, 25: ut ex hoc die […] superiores solis defectiones reputatae sint usque ad illam quae Nonis Quinctilibus fuit regnante Romulo; quibus quidem Romulum tenebris etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, virtus tamen in caelum dicitur sustulisse.
[7] Varrone, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt.
[8] Plutarco, Vita di Romolo, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας.
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🇬🇧 English version
IN BRIEF. On 5 July, the Romans celebrated the Poplifugia, the « flight of the people ». The date, the rites, and their meaning have fed contradictory interpretations since Antiquity. Varro, Livy, Macrobius, and Dionysius of Halicarnassus bear witness to this.

The Poplifugia, or the memory of a collective flight
On 5 July, the Roman calendars bore the entry Poplifugia (or Populifugia) – « flight of the people » –, written in large capitals. This detail is not without significance: festivals marked in this way belonged to the oldest stratum of the calendar. The Poplifugia had another peculiarity, noted by Varro: they were the only festival of the year placed in the part of the month preceding the Nones – that is, before the 5th or the 7th, depending on the month.
Three epigraphic calendars from the Augustan and Tiberian periods (the Fasti Maffeiani, Amiternini, and Antiates minores) attest the date of 5 July. On the name itself, Varro offers a sober explanation: « The day of the Poplifugia appears to have been so named because, on that day, the people suddenly fled in a panic. »[1] He places this event shortly after the Gauls’ departure from Rome, when neighbouring peoples – the Ficulenses, the Fidenates, and others – had allegedly formed a coalition against the weakened city. He adds cautiously, however, that a few traces of this flight survive in the rites, and refers the reader for the details to his own Antiquitates, now lost.
The plural form of the name – Poplifugia rather than Poplifugium – has attracted attention. It suggests not a single, orderly flight, but multiple, chaotic flights in the midst of confusion. It is in this spirit that the rites themselves appear to have been performed: a tumultuous departure from the city onto the Campus Martius, where a sacrifice took place.
Romulus, the Etruscans, or the Latins?
Ancient sources do not agree on the event which the Poplifugia were supposed to commemorate. Three traditions emerge from the corpus.
The first, reported by Varro, features the neighbouring peoples of Latium forming a coalition after the Gallic sack. The second, transmitted by Macrobius, who cites the annalist Calpurnius Piso – consul in 133 BCE –, connects the Poplifugia to a defeat at the hands of the Etruscans: « the day before, the people had been put to flight by the Etruscans, whence the name Populifugia« [2]. In this account, the Roman victory and the vitulatio, a ceremony of rejoicing, would have followed the day after the Nones of July. But Macrobius’s formulation is ambiguous on the precise chronology, and it is not certain that he fully understood Piso.
The third tradition links the flight of the people to the disappearance of Romulus. Dionysius of Halicarnassus reports that, according to some, Romulus was killed during a popular assembly, at the very moment when darkness fell and the crowd scattered: « it is for this reason, they say, that the day on which this event occurred received its name from the flight of the crowd, and is called to this day ὄχλου φυγήν, ‘flight of the crowd' »[3]. Livy, for his part, places the disappearance of Romulus during a military review held « in the field, at the Goat’s Marsh », where he was swept away by a sudden storm, « so that the people, seized by sudden terror, took to flight »[4] – without explicitly naming the Poplifugia, yet describing a scene that constitutes their natural aetiology.
Plutarch, in the Life of Camillus, mentions an additional tradition according to which « others say that most of these acts and words relate to the fate of Romulus: on that day, he disappeared outside the gate, when darkness and a storm suddenly enveloped him – or, as some believe, during a solar eclipse »[5]. He attributes this name, Nonae Caprotinae, to the place of the disappearance, the Goat’s Marsh. This version partly merges the two festivals – whereas the epigraphic calendars invite us to distinguish them: the Poplifugia on 5 July, the Nonae Caprotinae on the 7th.
One date, two festivals, an enduring confusion
The question of dating has run through ancient and modern historiography alike. Cicero, in the De re publica, refers to a solar eclipse on the Nones of Quintilis during the reign of Romulus – that is, on 7 July[6]. Solinus and the Historia Augusta confirm this date for the death of Romulus. Yet the epigraphic calendars place the Poplifugia on 5 July with remarkable consistency.
The solution most consistent with the documentary evidence as a whole is that the Poplifugia and the Nonae Caprotinae were two distinct festivals, celebrated on 5 and 7 July respectively. Varro himself, by mentioning them one after the other in his survey of the calendar – « the day of the Poplifugia […]. The Nonae Caprotinae […] »[7] – implies two separate entries for two different days. It is the Poplifugia tradition – the flight, the Romulean aetiology – that may have drifted towards the date of 7 July in certain sources, through contamination with the narrative of the Nonae Caprotinae, whose explanatory myths are closely intertwined.
Macrobius, in the Saturnalia, distinguishes the two events without managing to disentangle them clearly. Plutarch, in the Life of Romulus, merges them into a single day, reporting that « the day on which he disappeared is called ‘flight of the crowd’ and ‘Nonae Caprotinae‘ »[8] – a conflation that the calendars refute.
Modern studies consulted
- Pfeilschifter, René, « Zum Termin von Poplifugia und Nonae Caprotinae », The Pennsylvania State University.
- Woodard, Roger D., Myth, Ritual, and the Warrior in Roman and Indo-European Antiquity, Cambridge University Press.
- Daremberg, Charles, and Saglio, Edmond, Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, tome 4.1, article « Poplifugia ».
[1] Varro, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die tumultu repente fugerit populus; non multo enim post hic dies quam decessus Gallorum ex urbe, et qui tum sub urbe populi, ut Ficuleates ac Fidenates et finitimi alii, contra nos coniurarunt. Aliquot huius diei vestigia fugae in sacris apparent, de quibus rebus Antiquitatum libri plura referunt.
[2] Macrobius, Saturnalia, III, 2, 14: Piso ait vitulam victoriam nominari. Cuius rei hoc argumentum profert, quod postridie Nonas Iulias re bene gesta, cum pridie populus a Tuscis in fugam versus sit — unde Populifugia vocantur — post victoriam certis sacrificiis fiat vitulatio.
[3] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities, II, 56, 5: Οἱ δ᾽ ἐκκλησιάζοντα μὲν αὐτόν φασιν ὑπὸ τῶν νεοπολιτῶν Ῥωμαίων ἀναιρεθῆναι, ἐπιχειρῆσαι δ᾽ αὐτοὺς τῷ φόνῳ καθ᾽ ὃν χρόνον δηλαδὴ καὶ τὸ σκότος ἐγένετο διασκεδασθέντος ἐκ τῆς ἐκκλησίας τοῦ δήμου καὶ μονωθέντος τῆς φυλακῆς τοῦ ἡγεμόνος. Διὰ τοῦτο γοῦν φασι τὴν ἡμέραν ἐν ᾗ τὸ πάθος ἐγένετο τῆς τροπῆς τοῦ πλήθους ἐπώνυμον εἶναι καὶ μέχρι τῶν καθ᾽ ἡμᾶς χρόνων ὄχλου φυγὴν καλεῖσθαι.
[4] Livy, Ab Vrbe Condita, I, 16: subito coorta tempestas cum magno fragore tonitribusque tam denso regem operuit nimbo ut conspectum eius contioni abstulerit; nec deinde in terris Romulus fuit.
[5] Plutarch, Life of Camillus, 33, 7: ἕτεροι δὲ τούτων τὰ πλεῖστα δρᾶσθαι καὶ λέγεσθαί φασιν ἐπὶ τῷ τοῦ Ῥωμύλου πάθει· κατὰ ταύτην γὰρ ἀφανισθῆναι τὴν ἡμέραν αὐτὸν ἔξω πύλης, ζόφου καὶ θυέλλης ἄφνω περισχούσης, ὡς δ᾽ ἔνιοι νομίζουσιν ἐκλείψεως ἡλίου γενομένης.
[6] Cicero, De re publica, I, 25: ut ex hoc die […] superiores solis defectiones reputatae sint usque ad illam quae Nonis Quinctilibus fuit regnante Romulo; quibus quidem Romulum tenebris etiamsi natura ad humanum exitum abripuit, virtus tamen in caelum dicitur sustulisse.
[7] Varro, De lingua Latina, VI, 18: Dies Poplifugia videtur nominatus, quod eo die […]. Nonae Caprotinae, quod eo die in Latio Iunoni Caprotinae mulieres sacrificant et sub caprifico faciunt.
[8] Plutarch, Life of Romulus, 29, 2: ᾗ δ᾽ ἡμέρᾳ μετήλλαξεν, ὄχλου φυγὴ καλεῖται καὶ νῶναι Καπρατῖναι διὰ τὸ θύειν εἰς τὸ τῆς αἰγὸς ἕλος ἐκ πόλεως κατιόντας.
Dates
5 juillet 2026 10:13 - 10:13