Cet événement se répète12 avril 2027
202612avrToute la journée19CerealiaType:Fête romaine
Description
Pridie Idus Apriles - Ante diem tertium decimum Kalendas Maias
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Pridie Idus Apriles – Ante diem tertium decimum Kalendas Maias

EN BREF. Les Cerealia, célébrées du 12 au 19 avril, honoraient Cérès, déesse des moissons. Introduit à Rome en 493 avant notre ère, ce culte d’origine grecque était placé sous la surveillance des édiles plébéiens. Les célébrations comprenaient sacrifices, jeux au Cirque et, le dernier jour, une chasse aux renards porteurs de torches liée à la protection des récoltes.
Cerealia: quand Rome mettait ses blés sous la protection des dieux
Au mois d’avril, alors que les céréales entraient dans leur phase de croissance, les Romains célébraient les Cerealia, fête dédiée à Cérès, déesse des moissons. Ces célébrations, qui duraient du 12 au 19 avril, occupaient une place particulière dans le calendrier religieux romain: à la fois fête agraire d’une grande ancienneté, culte à caractère plébéien et occasion de jeux publics, elles mêlaient des dimensions religieuses, sociales et politiques que les sources antiques permettent d’éclairer avec précision.
Un culte d’origine grecque confié à la plèbe
Le culte de Cérès a été introduit à Rome en 493 avant notre ère, d’après l’indication des Livres sibyllins. Un temple situé près du Circus Maximus lui a été consacré trois ans plus tard – le premier bâti à Rome dans le style grec et par des Grecs. Son nom complet était aedes Cereris Liberi Liberaeque, bien qu’on l’appelât plus souvent aedes Cereris. Le culte lui-même, admis parmi les sacra publica, resta entièrement grec: les prêtresses (sacerdotes publicae) étaient des Grecques, la langue des prières était le grec, et l’on n’avait retranché que quelques cérémonies orgiastiques et nocturnes.
Une particularité de ce culte consistait en ce qu’il s’adressait avant tout aux plébéiens, qui se voyaient au contraire exclus des sacra gentilicia des familles patriciennes. Ce nouveau culte a donc été placé sous la surveillance des édiles plébéiens – magistrats dont il est probable qu’ils ont tiré leur nom de la circonstance que leur office se trouvait dans le voisinage du temple (aedes). C’est là que, sous leur surveillance, on distribuait le blé et le pain accordés au peuple en temps de détresse. Les édiles avaient en même temps la direction des ludi cereales: double fonction qu’ils partagèrent plus tard avec les édiles curules, et qui fut, en 44 avant notre ère, confiée par Jules César à deux nouveaux magistrats appelés aediles cereales.
La principale fête de ce culte, d’abord célébrée seulement dans des occasions extraordinaires, a été fixée annuellement du 12 au 19 avril. On y commémorait le retour de Proserpine sur la terre, tel qu’il était connu surtout par les légendes de la ville d’Henna en Sicile. C’était donc une fête joyeuse, et tout le monde s’habillait en blanc – prescription qu’Ovide confirme au livre IV de ses Fastes:
«Le blanc sied à Cérès: aux fêtes de Cérès, portez des vêtements blancs.»[1]
Sacrifices, offrandes et prescription du bœuf
Le souvenir de l’invention de l’agriculture se trouvait au fond de cette fête, et c’est pourquoi on n’y offrait point de sacrifice sanglant, à l’exception d’une truie. Une offrande de deux porcs en or et en argent est par ailleurs mentionnée par Festus, mais ordinairement on se contentait de gâteaux de miel, de lait, d’encens et de flambeaux allumés. Sur la question du vin, Denys d’Halicarnasse soutient qu’il n’y était pas admis, mais il est contredit sur ce point par Virgile et son scholiaste.
Ovide, dans ses Fastes, prescrit avec précision les offrandes requises et la victime à immoler:
«Sacrificateurs à la tunique retroussée, écartez du bœuf vos couteaux; le bœuf doit labourer; immolez une truie paresseuse. Une hache ne doit pas frapper cette nuque faite pour le joug: que le bœuf vive et peine souvent à travailler la terre dure.»[2]
Cette prescription d’épargner le bœuf – animal indispensable au travail agricole – tout en sacrifiant la truie trouve un écho dans Caton l’Ancien. Dans son traité De Agri Cultura, il recommande au propriétaire terrien, avant la moisson, d’immoler à Cérès une porca praecidanea – une truie préliminaire. Ce sacrifice précède la rentrée des récoltes de farro, froment, orge, fève et navet, et s’accompagne d’offrandes à Janus, Jupiter et Junon, formulées avec la précision rituelle caractéristique de Caton: à Janus la strues – un gâteau rituel –, à Jupiter le fertum, puis le vin versé à chacun dans l’ordre, et enfin l’immolation de la truie à Cérès, suivie de la présentation des entrailles.[3]
Le dernier jour: renards, courses et processions
Après les sacrifices venaient les jeux, qui duraient plusieurs jours. Il était d’usage que les plébéiens invitassent les patriciens, qui à leur tour les conviaient aux Megalesia, fêtes de Cybèle. Le dernier jour de la fête, le 19 avril, était le plus brillant. À la campagne, on le célébrait par une procession autour des champs; dans la ville, cette procession se rendait au cirque, où le peuple se pressait en foule en se jetant des noix et des friandises. Puis venaient des courses de chevaux et une chasse aux renards qui portaient attachées à la queue des torches allumées – usage que les Anciens reliaient à une maladie du blé appelée robigo, la rouille, que l’on pensait prévenir ainsi.
Ovide consacre à ce rituel une narration étiologique au livre IV de ses Fastes. Se trouvant dans la région de Carseoli, il a entendu un vieil hôte lui raconter l’histoire. Un jeune garçon avait capturé un renard qui avait dérobé de nombreuses volailles; il l’avait enroulé de paille et de foin et y avait mis le feu. Le renard s’est échappé en flammes et, dans sa course, a incendié les champs de blé en train de mûrir. Depuis lors, la loi de Carseoli interdit de tuer les renards, et lors des Cerealia:
«Cette race expie par le feu et périt de la même façon qu’elle a fait périr les moissons.»[4]

Le mythe fondateur: l’enlèvement de Proserpine
La trame mythologique des Cerealia reposait sur le récit de l’enlèvement de Proserpine par Pluton, dieu des Enfers, et sur la quête de Cérès à la recherche de sa fille. Ovide en donne le récit le plus développé au livre IV de ses Fastes (vers 417–620). En Sicile, lors d’un banquet sacré, Proserpine s’est écartée de ses compagnes pour cueillir des fleurs dans un val ombragé d’Henna, lorsque Pluton l’a aperçue et enlevée sur ses chevaux sombres. Cérès, alertée par les cris des compagnes, a parcouru toute la Sicile, de promontoire en promontoire, de fleuve en fleuve, sans trouver sa fille. Parvenue près de l’Etna, la déesse a allumé deux pins en guise de torches pour continuer ses recherches de nuit – détail qu’Ovide relie explicitement à l’usage rituel:
«Là, elle alluma deux pins en guise de lampes; d’où encore de nos jours, lors de ses fêtes, on offre une torche à Cérès.»[5]
Après une longue errance jusqu’en Attique, où elle s’est assise épuisée sur un rocher glacé que les Athéniens appellent encore «le rocher triste», Cérès a appris du Soleil que sa fille était devenue l’épouse du frère de Jupiter. Elle a alors plaidé auprès de Jupiter pour la restitution de Proserpine. Un compromis a été trouvé: Proserpine passerait six mois auprès de sa mère et six mois aux Enfers avec son époux. Alors, les moissons reprirent: «dans les champs laissés en jachère on récolta une abondante moisson, et l’aire contint avec peine les richesses qu’on y amassait.»[6] Cette alternance symbolisait le cycle agricole lui-même: le grain disparaît sous terre pendant les mois d’hiver avant de remonter à la lumière au printemps.
Deux autres fêtes liées à Cérès
Outre les Cerealia d’avril, deux autres célébrations dédiées à Cérès figuraient dans le calendrier romain. Le sacrum anniversarium Cereris, institué peu avant la deuxième guerre punique, tombait en août, quelques jours après l’anniversaire de la bataille de Cannes du 2 août 216 avant notre ère. Cette bataille avait plongé Rome dans un deuil si grand qu’il avait fallu ajourner la fête de trente jours. Les femmes seules y participaient, après une abstinence de neuf jours: habillées de blanc et parées d’une couronne d’épis, elles allaient offrir à la déesse les prémices des champs. Le jejunium Cereris, un jeûne institué en 191 avant notre ère d’après les Livres sibyllins, était célébré d’abord tous les cinq ans, puis chaque année le quatrième jour du mois d’octobre. Cette fête correspondait aux Thesmophories grecques.
[1] Ovide, Fastes, IV, 619–620: alba decent Cererem: vestes Cerialibus albas / sumite; nunc pulli velleris usus abest.
[2] Ovide, Fastes, IV, 413–416: a bove succincti cultros removete ministri: / bos aret; ignavam sacrificate suem. / apta iugo cervix non est ferienda securi: / vivat et in dura saepe laboret humo.
[3] Caton, De Agri Cultura, 134: Priusquam messim facies, porcam praecidaneam hoc modo fieri oportet. Cereri porca praecidanea porco femina, priusquam hasce fruges condas, far, triticum, hordeum, fabam, semen rapicium. Ture vino Iano Iovi Iunoni praefato, priusquam porcum feminam inmolabis.
[4] Ovide, Fastes, IV, 711–712: utque luat poenas, gens haec Cerialibus ardet, / quoque modo segetes perdidit ipsa perit.
[5] Ovide, Fastes, IV, 493–494: illic accendit geminas pro lampade pinus: / hinc Cereris sacris nunc quoque taeda datur.
[6] Ovide, Fastes, IV, 617–618: largaque provenit cessatis messis in arvis, / et vix congestas area cepit opes.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE. I Cerealia, celebrati dal 12 al 19 aprile, onoravano Cerere, dea del raccolto. Introdotto a Roma nel 493 a.C., questo culto di origine greca era posto sotto la sorveglianza degli edili plebei. Le celebrazioni comprendevano sacrifici, giochi al Circo e, nell’ultimo giorno, una caccia alle volpi portatrici di torce legata alla protezione dei raccolti.
Cerealia: quando Roma metteva il suo grano sotto la protezione degli dèi
Nel mese di aprile, mentre i cereali entravano nella loro fase di crescita, i Romani celebravano i Cerealia, festa dedicata a Cerere, dea del raccolto. Queste celebrazioni, che duravano dal 12 al 19 aprile, occupavano un posto particolare nel calendario religioso romano: al tempo stesso festa agraria di grande antichità, culto a carattere plebeo e occasione di giochi pubblici, esse mescolavano dimensioni religiose, sociali e politiche che le fonti antiche permettono di illuminare con precisione.
Un culto di origine greca affidato alla plebe
Il culto di Cerere fu introdotto a Roma nel 493 a.C., secondo l’indicazione dei Libri sibillini. Un tempio situato nei pressi del Circo Massimo le fu consacrato tre anni dopo—il primo costruito a Roma in stile greco e da artefici greci. Il suo nome completo era aedes Cereris Liberi Liberaeque, benché lo si chiamasse più spesso aedes Cereris. Il culto stesso, ammesso tra i sacra publica, rimase interamente greco: le sacerdotesse (sacerdotes publicae) erano greche, la lingua delle preghiere era il greco, e si erano soppresse soltanto alcune cerimonie orgiastiche e notturne.
Una particolarità di questo culto consisteva nel fatto che esso si rivolgeva anzitutto ai plebei, i quali erano invece esclusi dai sacra gentilicia delle famiglie patrizie. Questo nuovo culto fu dunque posto sotto la sorveglianza degli edili plebei—magistrati il cui nome deriva probabilmente dal fatto che il loro ufficio si trovava in prossimità del tempio (aedes). Lì, sotto la loro sorveglianza, si distribuivano il grano e il pane accordati al popolo in tempi di carestia. Gli edili avevano al tempo stesso la direzione dei ludi cereales: duplice funzione che condivisero in seguito con gli edili curuli, e che fu, nel 44 a.C., affidata da Giulio Cesare a due nuovi magistrati chiamati aediles cereales.
La principale festa di questo culto, dapprima celebrata solo in occasioni straordinarie, fu fissata annualmente dal 12 al 19 aprile. Vi si commemorava il ritorno di Proserpina sulla terra, così come era noto soprattutto attraverso le leggende della città di Henna in Sicilia. Era dunque una festa gioiosa, e tutti si vestivano di bianco—prescrizione che Ovidio conferma nel libro IV dei suoi Fasti:
«Il bianco si addice a Cerere: alle feste di Cerere, indossate vesti bianche.»[1]
Sacrifici, offerte e divieto del bue
Il ricordo dell’invenzione dell’agricoltura era al fondo di questa festa, ed è per questo che non vi si offriva alcun sacrificio cruento, ad eccezione di una scrofa. Un’offerta di due maiali in oro e in argento è peraltro menzionata da Festo, ma ordinariamente ci si accontentava di dolci al miele, latte, incenso e fiaccole accese. Sulla questione del vino, Dionigi di Alicarnasso sostiene che non vi era ammesso, ma su questo punto è contraddetto da Virgilio e dal suo scoliaste.
Ovidio, nei suoi Fasti, prescrive con precisione le offerte richieste e la vittima da immolare[2]:
«Sacrificatori dalla tunica rimboccata, allontanate i vostri coltelli dal bue; il bue deve arare; immolatate una scrofa pigra. Un’ascia non deve colpire questo collo fatto per il giogo: che il bue viva e si affatichi spesso a lavorare la dura terra.»
Questa prescrizione di risparmiare il bue—animale indispensabile al lavoro agricolo—sacrificando invece la scrofa trova un’eco in Catone il Vecchio. Nel suo trattato De Agri Cultura, egli raccomanda al proprietario terriero, prima del raccolto, di immolare a Cerere una porca praecidanea—una scrofa preliminare. Questo sacrificio precede la raccolta di farro, frumento, orzo, fava e rapa, ed è accompagnato da offerte a Giano, Giove e Giunone, formulate con la precisione rituale caratteristica di Catone: a Giano la strues—una torta rituale—, a Giove il fertum, poi il vino versato a ciascuno nell’ordine, e infine l’immolazione della scrofa a Cerere, seguita dalla presentazione delle interiora.[3]
L’ultimo giorno: volpi, corse e processioni
Dopo i sacrifici venivano i giochi, che duravano diversi giorni. Era consuetudine che i plebei invitassero i patrizi, i quali a loro volta li convocavano ai Megalesia, feste di Cibele. L’ultimo giorno della festa, il 19 aprile, era il più brillante. In campagna lo si celebrava con una processione attorno ai campi; in città, questa processione si recava al circo, dove il popolo si accalcava gettandosi noci e dolciumi. Poi venivano corse di cavalli e una caccia alle volpi che portavano legate alla coda delle fiaccole accese—usanza che gli Antichi collegavano a una malattia del grano chiamata robigo, la ruggine, che si credeva di prevenire in questo modo.
Ovidio dedica a questo rituale una narrazione eziologica nel libro IV dei suoi Fasti. Trovandosi nella regione di Carseoli, aveva sentito un vecchio ospite raccontargli la storia. Un ragazzo aveva catturato una volpe che aveva rubato molte galline; l’aveva avvolta di paglia e fieno e vi aveva dato fuoco. La volpe fuggì in fiamme e, nella sua corsa, incendiò i campi di grano in via di maturazione. Da allora, la legge di Carseoli vieta di uccidere le volpi, e durante i Cerealia:
«Questa razza espia col fuoco e perisce nello stesso modo in cui ha fatto perire le messi.»[4]
Il mito fondatore: il ratto di Proserpina
La trama mitologica dei Cerealia si fondava sul racconto del ratto di Proserpina da parte di Plutone, dio degli Inferi, e sulla ricerca di Cerere alla scoperta della figlia. Ovidio ne fornisce il racconto più ampio nel libro IV dei suoi Fasti (versi 417–620). In Sicilia, durante un banchetto sacro, Proserpina si era allontanata dalle sue compagne per cogliere fiori in una valle ombrosa di Henna, quando Plutone la scorse e la rapì sui suoi cavalli oscuri. Cerere, avvertita dalle grida delle compagne, percorse tutta la Sicilia, di promontorio in promontorio, di fiume in fiume, senza trovare la figlia. Giunta presso l’Etna, la dea accese due pini come torce per proseguire le ricerche di notte—dettaglio che Ovidio collega esplicitamente all’uso rituale:
«Là, accese due pini a guisa di lampade; per questo ancor oggi, nelle sue feste, si offre una torcia a Cerere.»[5]
Dopo una lunga peregrinazione fino all’Attica, dove si sedette esausta su una roccia gelida che gli Ateniesi chiamano ancora «la roccia triste», Cerere apprese dal Sole che sua figlia era divenuta la sposa del fratello di Giove. Allora supplicò Giove per la restituzione di Proserpina. Fu trovato un compromesso: Proserpina avrebbe trascorso sei mesi presso la madre e sei mesi agli Inferi con il suo sposo. Allora i raccolti ripresero: «nei campi lasciati in maggese si raccolse un’abbondante messe, e l’aia a stento conteneva le ricchezze che vi si ammassavano.»[6] Questa alternanza simboleggiava il ciclo agricolo stesso: il grano scompare sotto terra durante i mesi invernali prima di risalire alla luce in primavera.
Altre due feste legate a Cerere
Oltre ai Cerealia di aprile, altre due celebrazioni dedicate a Cerere figuravano nel calendario romano. Il sacrum anniversarium Cereris, istituito poco prima della seconda guerra punica, cadeva in agosto, alcuni giorni dopo l’anniversario della battaglia di Canne del 2 agosto 216 a.C. Quella battaglia aveva gettato Roma in un lutto così grande che aveva reso necessario rinviare la festa di trenta giorni. Solo le donne vi partecipavano, dopo un’astinenza di nove giorni: vestite di bianco e ornate di una corona di spighe, andavano a offrire alla dea le primizie dei campi. Il jejunium Cereris, un digiuno istituito nel 191 a.C. secondo i Libri sibillini, era celebrato dapprima ogni cinque anni, poi ogni anno il quarto giorno del mese di ottobre. Questa festa corrispondeva alle Tesmoforie greche.
[1] Ovidio, Fasti, IV, 619–620: alba decent Cererem: vestes Cerialibus albas / sumite; nunc pulli velleris usus abest.
[2] Ovidio, Fasti, IV, 413–416: a bove succincti cultros removete ministri: / bos aret; ignavam sacrificate suem. / apta iugo cervix non est ferienda securi: / vivat et in dura saepe laboret humo.
[3] Catone, De Agri Cultura, 134: Priusquam messim facies, porcam praecidaneam hoc modo fieri oportet. Cereri porca praecidanea porco femina, priusquam hasce fruges condas, far, triticum, hordeum, fabam, semen rapicium. Ture vino Iano Iovi Iunoni praefato, priusquam porcum feminam inmolabis.
[4] Ovidio, Fasti, IV, 711–712: utque luat poenas, gens haec Cerialibus ardet, / quoque modo segetes perdidit ipsa perit.
[5] Ovidio, Fasti, IV, 493–494: illic accendit geminas pro lampade pinus: / hinc Cereris sacris nunc quoque taeda datur.
[6] Ovidio, Fasti, IV, 617–618: largaque provenit cessatis messis in arvis, / et vix congestas area cepit opes.
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English version
IN BRIEF. The Cerealia, celebrated from 12 to 19 April, honoured Ceres, goddess of the harvest. Introduced to Rome in 493 BCE, this cult of Greek origin was placed under the supervision of the plebeian aediles. The celebrations included sacrifices, games at the Circus, and, on the final day, a fox hunt involving torch-bearing animals, linked to the protection of the crops.
Cerealia: when Rome placed its grain under the protection of the gods
In the month of April, as the grain crops entered their growing phase, the Romans celebrated the Cerealia, a festival dedicated to Ceres, goddess of the harvest. These celebrations, which lasted from 12 to 19 April, held a particular place in the Roman religious calendar: at once an agrarian festival of great antiquity, a cult of plebeian character, and an occasion for public games, they combined religious, social, and political dimensions that ancient sources allow us to illuminate with precision.
A cult of Greek origin entrusted to the plebs
The cult of Ceres was introduced to Rome in 493 BCE, according to the indication of the Sibylline Books. A temple situated near the Circus Maximus was consecrated to her three years later—the first built in Rome in the Greek style and by Greek craftsmen. Its full name was aedes Cereris Liberi Liberaeque, though it was more commonly called aedes Cereris. The cult itself, admitted among the sacra publica, remained entirely Greek: the priestesses (sacerdotes publicae) were Greek women, the language of prayer was Greek, and only a few orgiastic and nocturnal ceremonies had been removed.
One peculiarity of this cult was that it was addressed above all to the plebeians, who were by contrast excluded from the sacra gentilicia of the patrician families. This new cult was therefore placed under the supervision of the plebeian aediles—magistrates whose name probably derived from the fact that their office was located in the vicinity of the temple (aedes). It was there, under their supervision, that the grain and bread granted to the people in times of hardship were distributed. The aediles also held responsibility for the ludi cereales: a dual function they later shared with the curule aediles, and which was, in 44 BCE, entrusted by Julius Caesar to two new magistrates called aediles cereales.
The principal festival of this cult, at first celebrated only on extraordinary occasions, was fixed annually from 12 to 19 April. It commemorated the return of Proserpina to the earth, as known above all through the legends of the city of Henna in Sicily. It was therefore a joyful festival, and everyone dressed in white—a prescription that Ovid confirms in Book IV of his Fasti:
« White befits Ceres: at the festivals of Ceres, put on white garments. »[1]
Sacrifices, offerings, and the prohibition of the ox
The memory of the invention of agriculture lay at the heart of this festival, which is why no blood sacrifice was offered, with the exception of a sow. An offering of two pigs in gold and silver is moreover mentioned by Festus, but ordinarily honey cakes, milk, incense, and lit torches sufficed. On the question of wine, Dionysius of Halicarnassus maintains that it was not admitted, but he is contradicted on this point by Virgil and his scholiast.
Ovid, in his Fasti, prescribes with precision the offerings required and the victim to be sacrificed:
« Ministrants with tucked-up tunics, keep your knives away from the ox; the ox must plough; sacrifice a slothful sow. An axe must not strike this neck made for the yoke: let the ox live and often toil at working the hard earth. »[2]
This prescription to spare the ox—an animal indispensable to agricultural labour—whilst sacrificing the sow finds an echo in Cato the Elder. In his treatise De Agri Cultura, he recommends that the landowner, before the harvest, immolate to Ceres a porca praecidanea—a preliminary sow. This sacrifice precedes the bringing in of the harvest of spelt, wheat, barley, bean, and turnip, and is accompanied by offerings to Janus, Jupiter, and Juno, formulated with the ritual precision characteristic of Cato: to Janus the strues—a ritual cake—, to Jupiter the fertum, then wine poured to each in order, and finally the immolation of the sow to Ceres, followed by the presentation of the entrails.[3]
The final day: foxes, races, and processions
After the sacrifices came the games, which lasted several days. It was customary for the plebeians to invite the patricians, who in turn invited them to the Megalesia, the festivals of Cybele. The last day of the festival, 19 April, was the most brilliant. In the countryside, it was celebrated with a procession around the fields; in the city, this procession made its way to the circus, where the people crowded together, throwing nuts and sweets at one another. Then came horse races and a hunt for foxes that had lit torches tied to their tails—a custom that the Ancients connected to a disease of the grain called robigo, rust, which was believed to be prevented in this way.
Ovid devotes an aetiological narrative to this ritual in Book IV of his Fasti. Finding himself in the region of Carseoli, he had heard an elderly host tell him the story. A young boy had caught a fox that had stolen many hens; he had wrapped it in straw and hay and set it alight. The fox escaped in flames and, as it ran, set fire to the ripening wheat fields. From that day, the law of Carseoli forbids the killing of foxes, and during the Cerealia:
« This race expiates through fire and perishes in the same manner in which it caused the crops to perish. »[4]
The founding myth: the abduction of Proserpina
The mythological framework of the Cerealia rested on the story of the abduction of Proserpina by Pluto, god of the Underworld, and on Ceres’s quest in search of her daughter. Ovid gives the most fully developed account in Book IV of his Fasti (lines 417–620). In Sicily, during a sacred banquet, Proserpina had strayed from her companions to gather flowers in a shaded valley at Henna, when Pluto caught sight of her and carried her off on his dark horses. Ceres, alerted by her companions’ cries, traversed all of Sicily, from headland to headland, from river to river, without finding her daughter. Arriving near Etna, the goddess lit two pine trees as torches to continue her search by night—a detail that Ovid explicitly connects to ritual usage:
« There she lit two pines in place of lamps; whence, to this day, at her festivals, a torch is offered to Ceres. »[5]
After a long wandering as far as Attica, where she sat exhausted on a cold rock that the Athenians still call « the sorrowful stone, » Ceres learned from the Sun that her daughter had become the wife of Jupiter’s brother. She then pleaded with Jupiter for the return of Proserpina. A compromise was reached: Proserpina would spend six months with her mother and six months in the Underworld with her husband. Then the harvests resumed: « from fields left fallow a rich harvest was reaped, and the threshing floor could scarcely hold the wealth gathered upon it. »[6] This alternation symbolised the agricultural cycle itself: grain disappears beneath the earth during the winter months before rising back to the light in spring.
Two further festivals linked to Ceres
Besides the April Cerealia, two other celebrations dedicated to Ceres appeared in the Roman calendar. The sacrum anniversarium Cereris, instituted shortly before the Second Punic War, fell in August, a few days after the anniversary of the Battle of Cannae on 2 August 216 BCE. That battle had plunged Rome into such profound mourning that the festival had to be postponed by thirty days. Women alone took part, after an abstinence of nine days: dressed in white and adorned with a crown of ears of grain, they went to offer the goddess the first fruits of the fields. The jejunium Cereris, a fast instituted in 191 BCE according to the Sibylline Books, was celebrated at first every five years, then annually on the fourth day of October. This festival corresponded to the Greek Thesmophoria.
[1] Ovid, Fasti, IV, 619–620: alba decent Cererem: vestes Cerialibus albas / sumite; nunc pulli velleris usus abest.
[2] Ovid, Fasti, IV, 413–416: a bove succincti cultros removete ministri: / bos aret; ignavam sacrificate suem. / apta iugo cervix non est ferienda securi: / vivat et in dura saepe laboret humo.
[3] Cato, De Agri Cultura, 134: Priusquam messim facies, porcam praecidaneam hoc modo fieri oportet. Cereri porca praecidanea porco femina, priusquam hasce fruges condas, far, triticum, hordeum, fabam, semen rapicium. Ture vino Iano Iovi Iunoni praefato, priusquam porcum feminam inmolabis.
[4] Ovid, Fasti, IV, 711–712: utque luat poenas, gens haec Cerialibus ardet, / quoque modo segetes perdidit ipsa perit.
[5] Ovid, Fasti, IV, 493–494: illic accendit geminas pro lampade pinus: / hinc Cereris sacris nunc quoque taeda datur.
[6] Ovid, Fasti, IV, 617–618: largaque provenit cessatis messis in arvis, / et vix congestas area cepit opes.
Dates
12 avril 2026 - 19 avril 2026 (Toute la journée)