Cet événement se répèteavril 1, 2025
202401avrToute la journéeVeneraliaType:Fête romaine
Description
Kalendis Aprilibus
Description
Kalendis Aprilibus
EN BREF. Célébrées le 1er avril, les Veneralia voyaient les Romaines purifier la statue de Vénus et la couvrir de roses, avant de se rendre aux bains en portant des couronnes de myrte. Elles y priaient Fortuna Virilis pour qu’elle dissimule leurs défauts aux yeux des hommes et buvaient une mixture de pavot, lait et miel. Créée pour combattre la débauche, cette fête permettait aux femmes de toutes conditions de concilier pudeur et séduction sous le regard des dieux… et des hommes.

Veneralia, quand Vénus changeait les cœurs
Le 1er avril, les Romains célébraient les Veneralia, une fête religieuse instaurée pour lutter contre ce que Rome percevait comme un relâchement des mœurs. Selon la tradition, une consultation des Livres Sibyllins –ces textes prophétiques auxquels on avait recours en temps de crise– avait abouti à la dédicace d’une statue de Venus Verticordia. La date précise de cette fondation reste discutée: les modernes avancent plusieurs hypothèses situées entre 237 et 214 avant notre ère[1], Pline l’Ancien indiquant seulement que la statue fut dédiée avant l’importation du culte de la Magna Mater en 204 avant notre ère. Valère Maxime (Faits et dits mémorables, VIII, 15, 12) précise qu’une liste de cent matrones fut dressée, que dix d’entre elles furent tirées au sort, et que ces dix femmes désignèrent elles-mêmes Sulpicia –fille d’un Servilius Paterculus, épouse de Quintus Fulvius Flaccus– comme la plus digne de procéder à la consécration, celle à qui toutes reconnaissaient la prééminence en matière de chasteté[2].
Un second moment fondateur, nettement distinct du premier, est la construction d’un temple dédié à Venus Verticordia, décidée en 114 avant notre ère. Cette décision faisait suite au scandale de trois vestales –issues des gentes Marcia, Aemilia et Licinia– reconnues coupables de rupture de leurs vœux de chasteté[3]. Face à ce prodigium qui signalait le courroux divin, le sénat décréta l’érection d’un temple destiné à promouvoir la pudeur féminine. C’est ce temple, situé dans la Vallis Murcia à proximité du Circus Maximus, qui ancra durablement le culte dans le calendrier de la cité.
Le nom même de la déesse reflète sa fonction: Verticordia vient du latin verto (tourner) et cor (le cœur). Son but, selon Valère Maxime, était que «l’esprit des vierges et des femmes se détourne de la débauche vers la pudeur»[2]. Certains modernes ont proposé de rapprocher cette figure de la déesse grecque Aphrodite Apostrophia –«celle qui détourne» des désirs illégitimes–, dont le culte aurait pu être introduit à Rome via les Livres Sibyllins d’origine grecque; cette hypothèse reste cependant incertaine.
La lavatio et le myrte de Vénus
Ovide, dans les Fastes (IV, 133-162), constitue la source la plus détaillée sur le déroulement de la fête[4]. Il distingue d’emblée deux groupes de participantes: d’un côté les mères et jeunes épouses vêtues du costume des femmes respectables, de l’autre celles qui ne portaient ni bandelettes ni longue robe[5].
Les premières procèdent à la lavatio de la statue de Venus Verticordia: elles lui retirent ses ornements d’or, la lavent de la tête aux pieds, lui rendent ses parures, puis la couvrent de roses fraîches[6] –fleur emblématique de Vénus, utilisée également lors des Vinalia du 23 avril. Ce rituel de purification de l’image divine n’est pas caractéristique de la religion romaine ancienne; il pourrait avoir été réinterprété comme un renouvellement annuel de la grâce de la déesse, ou comme une purification symbolique des offenses qui lui avaient été commises.
Ovide raconte ensuite pourquoi Vénus ordonne à ses fidèles de se baigner elles-mêmes sous le myrte vert: surprise nue en train de sécher ses cheveux au bord de l’eau par une bande de satyres, elle avait dissimulé son corps derrière des branches de myrte et s’en était ainsi protégée[7]. Le myrte, plante consacrée à Vénus et fortement associée à l’érotisme dans la culture romaine –mais absente, précise Plutarque, des couronnes nuptiales–, joue ici un rôle ambigu: il protège tout en signalant la présence d’un corps à défendre. Cette végétation sacrée était également liée à la topographie du lieu: Servius rappelle que le fanum de Venus Verticordia se trouvait dans un ancien bosquet de myrtes, le long du Circus Maximus, dans la même Vallis Murcia qu’évoquait le souvenir de l’enlèvement des Sabines.

Les bains, Fortuna Virilis et la stratification sociale
La fête du 1er avril réunissait, sous un double patronage, deux divinités que les sources augustéennes présentent comme complémentaires. Fortuna Virilis –dont le culte est attesté dans les Fasti Praenestini de Verrius Flaccus (début du 1er siècle de notre ère) ainsi que dans quelques sources littéraires[8]– est honorée aux bains. L’inscription des Fasti Praenestini indique que les femmes y adressent fréquemment des suppliques à Fortuna Virilis, les plus modestes même dans les bains des hommes, «parce que c’est là que les hommes sont nus dans cette partie du corps qui attire la faveur des femmes»[9].
Ovide précise que Fortuna Virilis voit tous les défauts du corps mis à nu et que la déesse, priée d’un peu d’encens, les dissimule aux regards masculins[10]. La distinction sociale entre les participantes est ici manifeste: les mères et épouses respectables s’occupent de la statue de Vénus, tandis que les femmes de condition plus modeste fréquentent les bains des hommes. Ovide lui-même brouille pourtant cette frontière en laissant entendre que les rites du 1er avril transcendent les barrières sociales habituelles –une lecture qui, selon Lydia Matthews, reflète la préoccupation augustéenne pour la régulation de la sexualité féminine à travers l’ensemble des classes[11].
Cette présence du regard masculin distingue les Veneralia de la plupart des cultes exclusivement féminins, qui en prohibaient rigoureusement l’accès aux hommes. La fête intégrait cette dimension comme élément constitutif: les femmes se baignaient en portant des couronnes de myrte dans une mise en scène qui équilibrait exposition et pudeur, dans un espace où, comme le note Verrius Flaccus, hommes et femmes se trouvaient simultanément dévêtus –les uns offrant leur regard, les autres espérant la bienveillance de la Fortune. Ces pratiques aux thermes ne peuvent avoir pris cette forme qu’à partir du 2ᵉ siècle avant notre ère, époque à laquelle les bains publics se sont développés à Rome; auparavant, le rite avait peut-être lieu dans un bassin public.
Le cocetum et la dualité de Vénus
La cérémonie se concluait par la consommation du cocetum, mélange de graines de pavot broyées, de lait et de miel. Ovide rapporte que Vénus elle-même en avait bu lors de sa nuit de noces avec Vulcain, et que c’est depuis ce moment qu’elle fut vraiment épouse[12]. Cette boisson rituelle présente des analogies avec le kykeon des Mystères d’Éleusis; elle s’inscrit aussi dans le mois de Cérès, déesse pour qui le pavot était emblématique. Selon la teneur en opiacés du pavot employé, le cocetum pouvait avoir des effets sédatifs –certains modernes ont proposé qu’il servait à apaiser l’anxiété des jeunes mariées, mais cette interprétation reste spéculative.

Ce mythe de la nuit de noces illustre l’ambivalence fondamentale que la fête mettait en scène. Venus Verticordia incarnait la vertu conjugale et la conversion des désirs vers la pudicitia; mais Ovide prend soin de rappeler, dès l’ouverture du livre IV des Fastes, que Vénus est aussi –et d’abord– la partenaire de Mars, son amant adultère, et la mère d’Énée, né non de son époux mais de son désir pour le mortel Anchise[13]. Le rôle de Venus Verticordia n’était pas d’inhiber la sexualité mais de la diriger vers le mariage, que Cicéron décrivait comme «la pépinière de la république». La fête offrait ainsi un cadre ritualisé pour aborder des tensions que la société romaine ne résolvait pas mais gérait: entre pudicitia et séduction légitime, entre chasteté exigée des épouses et fertilité nécessaire à la cité.
Le 1er avril dans la longue durée
Le mois d’avril était entièrement placé sous la tutela de Vénus. Ovide rattache l’étymologie d’Aprilis à Aphrodite, le nom grec de la déesse, bien que l’explication plus répandue le dérive du verbe aperire («ouvrir»): c’était le mois où, selon Verrius Flaccus, «fruits, fleurs, animaux, mers et terres s’ouvrent». Les calendes constituaient l’une des trois dates annuelles où une femme s’attendait à recevoir un présent de son partenaire masculin, les deux autres étant son anniversaire et les Sigillaria en décembre. Le terme Veneralia pour désigner spécifiquement cette fête n’apparaît qu’au 4ᵉ siècle de notre ère, dans le Calendrier de Filocalus (354).
Au début du 2ᵉ siècle de notre ère, les rituels de Fortuna Virilis semblent avoir été progressivement absorbés dans le culte de Venus Verticordia, selon le témoignage de Macrobe (Saturnales, I, 12, 15) et de Jean le Lydien (De Mensibus, IV, 65). Ce dernier indique que les femmes de rang supérieur honoraient Aphrodite le 1er avril pour «atteindre la concorde et une vie modeste», sans plus mentionner Fortuna Virilis. La fête survécut à la christianisation: Augustin d’Hippone, dans un sermon daté de 393 de notre ère, évoque des «banquets de Vénus» qu’il conseille d’aborder avec modération plutôt que de condamner franchement –une indulgence qui dit quelque chose de la vitalité encore réelle du culte à cette époque.
Sources antiques
Ovide, Fastes, IV, 133-162 · Valère Maxime, Faits et dits mémorables, VIII, 15, 12 · Fasti Praenestini (Verrius Flaccus), Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 126 · Plutarque, Questions romaines, 20 et 74 · Macrobe, Saturnales, I, 12, 15 · Jean le Lydien, De Mensibus, IV, 65 · Calendrier de Filocalus (354 de notre ère) · Augustin d’Hippone, Sermon 104
Études modernes
Lydia Matthews, Roman Constructions of fortuna, thèse de doctorat, Brasenose College, Oxford, 2011, pp. 43-46.
[1] Les dates proposées varient entre 237 et 214 avant notre ère; Pline l’Ancien (Histoire naturelle, VII, 120) établit seulement un terminus ante quem à 204. La date de 220 souvent citée reste une conjecture. Voir Matthews 2011, p. 43.
[2] Val. Max. VIII, 15, 12: cum senatus libris Sibyllinis per decemviros inspectis censuisset ut Veneris Verticordiae simulacrum consecraretur, quo facilius virginum mulierumque mens a libidine ad pudicitiam converteretur, et ex omnibus matronis centum, ex centum autem decem sorte ductae de sanctissima femina iudicium facerent, cunctis castitate praelata est.
[3] Ov. Fast. IV, 157-160; Val. Max. VIII, 15, 12; Plin. HN VII, 120; Orose V, 15, 21-22; Julius Obsequens 37.
[4] Texte consulté sur The Latin Library (thelatinlibrary.com/ovid/ovid.fasti4.shtml).
[5] Ov. Fast. IV, 133-134: Rite deam colitis, Latiae matresque nurusque / et vos, quis vittae longaque vestis abest.
[6] Ov. Fast. IV, 135-138: aurea marmoreo redimicula demite collo, / demite divitias: tota lavanda dea est. / aurea siccato redimicula reddite collo: / nunc alii flores, nunc nova danda rosa est.
[7] Ov. Fast. IV, 139-144: litore siccabat rorantes nuda capillos: / viderunt satyri, turba proterva, deam. / sensit et opposita texit sua corpora myrto: / tuta fuit facto, vosque referre iubet.
[8] Inscr. Ital. XIII, 2, 126; Ov. Fast. IV, 145 ff.; Plut. De Fortuna Romanorum 10; Quaest. Rom. 74.
[9] Inscr. Ital. XIII, 2, 126, texte cité d’après Matthews 2011, p. 43: FREQVENTER MVLIERES SVPPLICANT FORTVNAE VIRILI HVMILIORES ETIAM IN BALNEIS QVOD IN IIS EA PARTE CORPORIS VTIQVE VIRI NVDANTVR, QVA FEMINARVM GRATIA DESIDERATVR.
[10] Ov. Fast. IV, 145-150: discite nunc, quare Fortunae tura Virili / detis eo, gelida qui locus umet aqua. / accipit ille locus posito velamine cunctas / et vitium nudi corporis omne videt; / ut tegat hoc celetque viros, Fortuna Virilis / praestat et hoc parvo ture rogata facit.
[11] Matthews 2011, p. 45: «Ovid’s interest in the social and sexual status of the worshippers of fortuna uirilis and Venus Verticordia can be read as a reaction to the contemporary Augustan concern with the marriage, chastity, and child-bearing of Rome’s elite women.»
[12] Ov. Fast. IV, 151-154: nec pigeat tritum niveo cum lacte papaver / sumere et expressis mella liquata favis: / cum primum cupido Venus est deducta marito, / hoc bibit; ex illo tempore nupta fuit.
[13] Ov. Fast. IV, 129-130: et formosa Venus formoso tempore digna est, / utque solet, Marti continuata suo est.
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Versione italiana
IN BREVE. Celebrate il 1° aprile, le Veneralia vedevano le Romane purificare la statua di Venere e coprirla di rose, prima di recarsi ai bagni portando corone di mirto. Lì pregavano Fortuna Virilis affinché nascondesse i loro difetti agli occhi degli uomini e bevevano un miscuglio di papavero, latte e miele. Istituita per combattere la dissolutezza, questa festa permetteva alle donne di ogni condizione di conciliare pudore e seduzione sotto lo sguardo degli dèi… e degli uomini.
Veneralia, quando Venere cambiava i cuori
Il 1° aprile, i Romani celebravano le Veneralia, una festa religiosa istituita per combattere quello che Roma percepiva come un allentamento dei costumi. Secondo la tradizione, una consultazione dei Libri Sibillini –quei testi profetici a cui si ricorreva nei momenti di crisi– aveva portato alla dedicazione di una statua di Venus Verticordia. La data precisa di questa fondazione rimane controversa: gli studiosi moderni avanzano diverse ipotesi comprese tra il 237 e il 214 prima della nostra era[1], mentre Plinio il Vecchio indica soltanto che la statua fu dedicata prima dell’importazione del culto della Magna Mater nel 204 prima della nostra era. Valerio Massimo (Fatti e detti memorabili, VIII, 15, 12) precisa che fu stilato un elenco di cento matrone, che dieci di esse furono estratte a sorte, e che queste dieci donne designarono esse stesse Sulpicia –figlia di un Servilius Paterculus, moglie di Quintus Fulvius Flaccus– come la più degna di procedere alla consacrazione, colei alla quale tutte riconoscevano la preminenza in materia di castità[2].
Un secondo momento fondativo, nettamente distinto dal primo, è la costruzione di un tempio dedicato a Venus Verticordia, decisa nel 114 prima della nostra era. Questa decisione faceva seguito allo scandalo di tre vestali –appartenenti alle gentes Marcia, Aemilia e Licinia– riconosciute colpevoli di aver infranto i loro voti di castità[3]. Di fronte a questo prodigium che segnalava l’ira divina, il senato decretò l’erezione di un tempio destinato a promuovere il pudore femminile. È questo tempio, situato nella Vallis Murcia in prossimità del Circo Massimo, che radicò durevolmente il culto nel calendario della città.
Il nome stesso della dea riflette la sua funzione: Verticordia deriva dal latino verto (volgere) e cor (il cuore). Il suo scopo, secondo Valerio Massimo, era che «la mente delle vergini e delle donne si distogliesse dalla lussuria verso il pudore»[2]. Alcuni studiosi moderni hanno proposto di avvicinare questa figura alla dea greca Afrodite Apostrophia –«colei che distoglie» dai desideri illeciti–, il cui culto avrebbe potuto essere introdotto a Roma attraverso i Libri Sibillini di origine greca; questa ipotesi rimane tuttavia incerta.
La lavatio e il mirto di Venere
Ovidio, nei Fasti (IV, 133-162), costituisce la fonte più dettagliata sullo svolgimento della festa[4]. Egli distingue sin dall’inizio due gruppi di partecipanti: da un lato le madri e le giovani spose vestite con l’abito delle donne rispettabili, dall’altro coloro che non portavano né bende né lunga veste[5].
Le prime procedono alla lavatio della statua di Venus Verticordia: le tolgono i suoi ornamenti d’oro, la lavano dalla testa ai piedi, le restituiscono i gioielli, poi la coprono di rose fresche[6] –fiore emblematico di Venere, impiegato anche durante le Vinalia del 23 aprile. Questo rituale di purificazione dell’immagine divina non è caratteristico dell’antica religione romana; avrebbe potuto essere reinterpretato come un rinnovo annuale della grazia della dea, o come una purificazione simbolica delle offese che le erano state recate.
Ovidio racconta poi perché Venere ordina alle sue fedeli di bagnarsi esse stesse sotto il mirto verde: sorpresa nuda mentre asciugava i capelli sulla riva dell’acqua da una banda di satiri, aveva nascosto il suo corpo dietro rami di mirto proteggendosi così[7]. Il mirto, pianta sacra a Venere e fortemente associata all’erotismo nella cultura romana –ma assente, precisa Plutarco, dalle corone nuziali–, svolge qui un ruolo ambiguo: protegge pur segnalando la presenza di un corpo da difendere. Questa vegetazione sacra era anche legata alla topografia del luogo: Servio ricorda che il fanum di Venus Verticordia si trovava in un antico bosco di mirti, lungo il Circo Massimo, nella stessa Vallis Murcia che evocava il ricordo del ratto delle Sabine.
I bagni, Fortuna Virilis e la stratificazione sociale
La festa del 1° aprile riuniva, sotto un doppio patronato, due divinità che le fonti augustee presentano come complementari. Fortuna Virilis –il cui culto è attestato nei Fasti Praenestini di Verrio Flacco (inizio del 1° secolo della nostra era) nonché in alcune fonti letterarie[8]– veniva onorata ai bagni. L’iscrizione dei Fasti Praenestini indica che le donne vi rivolgono frequentemente suppliche a Fortuna Virilis, le più umili persino nei bagni degli uomini, «perché è lì che gli uomini sono nudi in quella parte del corpo che attira il favore delle donne»[9].
Ovidio precisa che Fortuna Virilis vede tutti i difetti del corpo messo a nudo e che la dea, invocata con un po’ d’incenso, li nasconde agli sguardi maschili[10]. La distinzione sociale tra le partecipanti è qui manifesta: le madri e le spose rispettabili si occupano della statua di Venere, mentre le donne di condizione più modesta frequentano i bagni degli uomini. Lo stesso Ovidio tuttavia offusca questo confine, lasciando intendere che i riti del 1° aprile trascendono le consuete barriere sociali –una lettura che, secondo Lydia Matthews, riflette la preoccupazione augustea per la regolazione della sessualità femminile attraverso tutte le classi[11].
Questa presenza dello sguardo maschile distingue le Veneralia dalla maggior parte dei culti esclusivamente femminili, che ne proibivano rigorosamente l’accesso agli uomini. La festa integrava questa dimensione come elemento costitutivo: le donne si bagnavano portando corone di mirto in una mise en scène che bilanciava esposizione e pudore, in uno spazio dove, come nota Verrio Flacco, uomini e donne si trovavano simultaneamente svestiti –gli uni offrendo il loro sguardo, le altre sperando nella benevolenza della Fortuna. Queste pratiche termali non possono aver assunto questa forma prima del 2° secolo prima della nostra era, epoca in cui i bagni pubblici si svilupparono a Roma; in precedenza, il rito aveva forse luogo in una vasca pubblica.
Il cocetum e la duplicità di Venere
La cerimonia si concludeva con il consumo del cocetum, miscela di semi di papavero macinati, latte e miele. Ovidio riferisce che Venere stessa ne aveva bevuto la notte delle sue nozze con Vulcano, e che è da quel momento che divenne davvero sposa[12]. Questa bevanda rituale presenta analogie con il kykeon dei Misteri Eleusini; si inscrive inoltre nel mese di Cerere, dea per la quale il papavero era emblematico. A seconda del contenuto di oppiacei del papavero impiegato, il cocetum poteva avere effetti sedativi –alcuni studiosi moderni hanno proposto che servisse ad attenuare l’ansia delle giovani spose, ma questa interpretazione rimane speculativa.
Questo mito della notte di nozze illustra l’ambivalenza fondamentale che la festa metteva in scena. Venus Verticordia incarnava la virtù coniugale e la conversione dei desideri verso la pudicitia; ma Ovidio si premura di ricordare, sin dall’apertura del libro IV dei Fasti, che Venere è anche –e anzitutto– la compagna di Marte, il suo amante adultero, e la madre di Enea, nato non dal suo sposo ma dal suo desiderio per il mortale Anchise[13]. Il ruolo di Venus Verticordia non era di inibire la sessualità ma di indirizzarla verso il matrimonio, che Cicerone descriveva come «il vivaio della repubblica». La festa offriva così una cornice ritualizzata per affrontare tensioni che la società romana non risolveva ma gestiva: tra pudicitia e seduzione legittima, tra castità imposta alle spose e fertilità necessaria alla città.
Il 1° aprile nel lungo periodo
Il mese di aprile era interamente posto sotto la tutela di Venere. Ovidio ricollega l’etimologia di Aprilis ad Afrodite, il nome greco della dea, benché la spiegazione più diffusa lo derivi dal verbo aperire («aprire»): era il mese in cui, secondo Verrio Flacco, «frutti, fiori, animali, mari e terre si aprono». Le calende costituivano una delle tre date annuali in cui una donna si aspettava di ricevere un dono dal suo partner maschile, le altre due essendo il suo compleanno e le Sigillaria di dicembre. Il termine Veneralia per designare specificamente questa festa non compare che nel 4° secolo della nostra era, nel Calendario di Filocalo (354).
All’inizio del 2° secolo della nostra era, i rituali di Fortuna Virilis sembrano essere stati progressivamente assorbiti nel culto di Venus Verticordia, secondo la testimonianza di Macrobio (Saturnali, I, 12, 15) e di Giovanni Lido (De Mensibus, IV, 65). Quest’ultimo indica che le donne di rango superiore onoravano Afrodite il 1° aprile per «raggiungere la concordia e una vita modesta», senza più menzionare Fortuna Virilis. La festa sopravvisse alla cristianizzazione: Agostino d’Ippona, in un sermone datato al 393 della nostra era, evoca dei «banchetti di Venere» che consiglia di affrontare con moderazione piuttosto che condannare apertamente –un’indulgenza che dice qualcosa della vitalità ancora reale del culto in quell’epoca.
Fonti antiche
Ovidio, Fasti, IV, 133-162 · Valerio Massimo, Fatti e detti memorabili, VIII, 15, 12 · Fasti Praenestini (Verrio Flacco), Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 126 · Plutarco, Questioni romane, 20 e 74 · Macrobio, Saturnali, I, 12, 15 · Giovanni Lido, De Mensibus, IV, 65 · Calendario di Filocalo (354 della nostra era) · Agostino d’Ippona, Sermone 104
Studi moderni
Lydia Matthews, Roman Constructions of fortuna, tesi di dottorato, Brasenose College, Oxford, 2011, pp. 43-46.
[1] Le date proposte variano tra il 237 e il 214 prima della nostra era; Plinio il Vecchio (Storia naturale, VII, 120) stabilisce soltanto un terminus ante quem al 204. La data del 220 spesso citata rimane una congettura. Cfr. Matthews 2011, p. 43.
[2] Val. Max. VIII, 15, 12: cum senatus libris Sibyllinis per decemviros inspectis censuisset ut Veneris Verticordiae simulacrum consecraretur, quo facilius virginum mulierumque mens a libidine ad pudicitiam converteretur, et ex omnibus matronis centum, ex centum autem decem sorte ductae de sanctissima femina iudicium facerent, cunctis castitate praelata est.
[3] Ov. Fast. IV, 157-160; Val. Max. VIII, 15, 12; Plin. HN VII, 120; Orosio V, 15, 21-22; Giulio Ossequente 37.
[4] Testo consultato su The Latin Library (thelatinlibrary.com/ovid/ovid.fasti4.shtml).
[5] Ov. Fast. IV, 133-134: Rite deam colitis, Latiae matresque nurusque / et vos, quis vittae longaque vestis abest.
[6] Ov. Fast. IV, 135-138: aurea marmoreo redimicula demite collo, / demite divitias: tota lavanda dea est. / aurea siccato redimicula reddite collo: / nunc alii flores, nunc nova danda rosa est.
[7] Ov. Fast. IV, 139-144: litore siccabat rorantes nuda capillos: / viderunt satyri, turba proterva, deam. / sensit et opposita texit sua corpora myrto: / tuta fuit facto, vosque referre iubet.
[8] Inscr. Ital. XIII, 2, 126; Ov. Fast. IV, 145 ff.; Plut. De Fortuna Romanorum 10; Quaest. Rom. 74.
[9] Inscr. Ital. XIII, 2, 126, testo citato secondo Matthews 2011, p. 43: FREQVENTER MVLIERES SVPPLICANT FORTVNAE VIRILI HVMILIORES ETIAM IN BALNEIS QVOD IN IIS EA PARTE CORPORIS VTIQVE VIRI NVDANTVR, QVA FEMINARVM GRATIA DESIDERATVR.
[10] Ov. Fast. IV, 145-150: discite nunc, quare Fortunae tura Virili / detis eo, gelida qui locus umet aqua. / accipit ille locus posito velamine cunctas / et vitium nudi corporis omne videt; / ut tegat hoc celetque viros, Fortuna Virilis / praestat et hoc parvo ture rogata facit.
[11] Matthews 2011, p. 45: «Ovid’s interest in the social and sexual status of the worshippers of fortuna uirilis and Venus Verticordia can be read as a reaction to the contemporary Augustan concern with the marriage, chastity, and child-bearing of Rome’s elite women.»
[12] Ov. Fast. IV, 151-154: nec pigeat tritum niveo cum lacte papaver / sumere et expressis mella liquata favis: / cum primum cupido Venus est deducta marito, / hoc bibit; ex illo tempore nupta fuit.
[13] Ov. Fast. IV, 129-130: et formosa Venus formoso tempore digna est, / utque solet, Marti continuata suo est.
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English version
IN BRIEF. Celebrated on 1 April, the Veneralia saw Roman women purify the statue of Venus and cover it with roses, before making their way to the baths wearing crowns of myrtle. There they prayed to Fortuna Virilis to conceal their physical flaws from men’s eyes, and drank a mixture of poppy, milk and honey. Established to combat licentiousness, this festival allowed women of every condition to reconcile modesty and seduction under the gaze of the gods… and of men.
Veneralia, when Venus changed hearts
On 1 April, the Romans celebrated the Veneralia, a religious festival established to combat what Rome perceived as a loosening of moral standards. According to tradition, a consultation of the Sibylline Books –those prophetic texts consulted in times of crisis– had led to the dedication of a statue of Venus Verticordia. The precise date of this foundation remains disputed: modern scholars put forward several hypotheses ranging between 237 and 214 BCE[1], while Pliny the Elder indicates only that the statue was dedicated before the importation of the cult of the Magna Mater in 204 BCE. Valerius Maximus (Memorable Deeds and Sayings, VIII, 15, 12) specifies that a list of one hundred matrons was drawn up, that ten of them were chosen by lot, and that these ten women themselves designated Sulpicia –daughter of a Servilius Paterculus, wife of Quintus Fulvius Flaccus– as the most worthy to perform the consecration, the one to whom all acknowledged pre-eminence in the matter of chastity[2].
A second founding moment, clearly distinct from the first, is the construction of a temple dedicated to Venus Verticordia, decided in 114 BCE. This decision followed the scandal of three Vestals –from the gentes Marcia, Aemilia and Licinia– found guilty of breaking their vows of chastity[3]. In the face of this prodigium signalling divine wrath, the senate decreed the erection of a temple intended to promote female modesty. It is this temple, situated in the Vallis Murcia near the Circus Maximus, that durably anchored the cult in the city’s calendar.
The very name of the goddess reflects her function: Verticordia derives from the Latin verto (to turn) and cor (the heart). Her purpose, according to Valerius Maximus, was that «the minds of virgins and women should be turned from licentiousness towards chastity»[2]. Some modern scholars have proposed connecting this figure with the Greek goddess Aphrodite Apostrophia –«she who turns away» illicit desires–, whose cult may have been introduced to Rome through the Sibylline Books of Greek origin; this hypothesis remains, however, uncertain.
The lavatio and the myrtle of Venus
Ovid, in the Fasti (IV, 133-162), constitutes the most detailed source on the unfolding of the festival[4]. He immediately distinguishes two groups of participants: on one side the mothers and young wives dressed in the costume of respectable women, on the other those who wore neither headbands nor long robe[5].
The former perform the lavatio of the statue of Venus Verticordia: they remove her golden ornaments, wash her from head to toe, restore her jewellery, then cover her with fresh roses[6] –the emblematic flower of Venus, also used during the Vinalia on 23 April. This ritual of purifying the divine image is not characteristic of early Roman religion; it may have been reinterpreted as an annual renewal of the goddess’s grace, or as a symbolic purification of the offences committed against her.
Ovid then recounts why Venus orders her worshippers to bathe themselves under the green myrtle: caught naked while drying her hair at the water’s edge by a band of satyrs, she had concealed her body behind myrtle branches and thus protected herself [7]. The myrtle, a plant sacred to Venus and strongly associated with eroticism in Roman culture –but absent, Plutarch notes, from bridal wreaths–, plays an ambiguous role here: it protects while signalling the presence of a body to be defended. This sacred vegetation was also linked to the topography of the place: Servius recalls that the fanum of Venus Verticordia stood in an ancient myrtle grove along the Circus Maximus, in the same Vallis Murcia that evoked the memory of the rape of the Sabine women.
The baths, Fortuna Virilis and social stratification
The festival of 1 April brought together, under a dual patronage, two deities that Augustan sources present as complementary. Fortuna Virilis –whose cult is attested in the Fasti Praenestini of Verrius Flaccus (early 1st century CE) as well as in several literary sources[8]– was honoured at the baths. The inscription of the Fasti Praenestini indicates that women frequently address supplications to Fortuna Virilis, the humbler ones even in the men’s baths, «because it is there that men are naked in that part of the body which attracts the favour of women»[9].
Ovid specifies that Fortuna Virilis sees every flaw of the body laid bare, and that the goddess, petitioned with a little incense, conceals them from male eyes[10]. The social distinction between the participants is manifest here: respectable mothers and wives attend to the statue of Venus, while women of more modest condition frequent the men’s baths. Ovid himself nonetheless blurs this boundary, suggesting that the rites of 1 April transcend the usual social barriers –a reading which, according to Lydia Matthews, reflects the Augustan concern for regulating female sexuality across all classes[11].
This presence of the male gaze sets the Veneralia apart from most exclusively female cults, which rigorously prohibited men’s access. The festival incorporated this dimension as a constitutive element: women bathed wearing crowns of myrtle in a spectacle that balanced exposure and modesty, in a space where, as Verrius Flaccus notes, men and women were simultaneously undressed –the former offering their gaze, the latter hoping for Fortune’s benevolence. These bathing practices cannot have taken this form before the 2nd century BCE, the period in which public baths developed in Rome; previously, the rite may have taken place in a public pool.
The cocetum and the duality of Venus
The ceremony concluded with the consumption of the cocetum, a mixture of ground poppy seeds, milk and honey. Ovid reports that Venus herself had drunk it on her wedding night with Vulcan, and that it is from that moment that she became truly a wife[12]. This ritual drink bears analogies with the kykeon of the Eleusinian Mysteries; it also belongs to the month of Ceres, the goddess for whom the poppy was emblematic. Depending on the opiate content of the poppy used, the cocetum may have had sedative effects –some modern scholars have suggested it served to ease the anxiety of young brides, but this interpretation remains speculative.
This myth of the wedding night illustrates the fundamental ambivalence that the festival staged. Venus Verticordia embodied conjugal virtue and the conversion of desires towards pudicitia; yet Ovid takes care to recall, from the very opening of Book IV of the Fasti, that Venus is also –and above all– the partner of Mars, her adulterous lover, and the mother of Aeneas, born not of her husband but of her desire for the mortal Anchises[13]. The role of Venus Verticordia was not to inhibit sexuality but to direct it towards marriage, which Cicero described as «the nursery of the republic». The festival thus offered a ritualised framework for confronting tensions that Roman society did not resolve but managed: between pudicitia and legitimate seduction, between the chastity demanded of wives and the fertility necessary to the city.
1 April in the long run
The month of April was entirely placed under the tutela of Venus. Ovid connects the etymology of Aprilis with Aphrodite, the Greek name of the goddess, although the more widespread explanation derives it from the verb aperire («to open»): it was the month in which, according to Verrius Flaccus, «fruits, flowers, animals, seas and lands open». The Kalends constituted one of the three annual dates on which a woman expected to receive a gift from her male partner, the other two being her birthday and the Sigillaria in December. The specific term Veneralia to designate this festival does not appear until the 4th century CE, in the Calendar of Filocalus (354).
At the beginning of the 2nd century CE, the rituals of Fortuna Virilis appear to have been progressively absorbed into the cult of Venus Verticordia, according to the testimony of Macrobius (Saturnalia, I, 12, 15) and John the Lydian (De Mensibus, IV, 65). The latter indicates that women of superior rank honoured Aphrodite on 1 April to «attain concord and a modest life», without any further mention of Fortuna Virilis. The festival survived Christianisation: Augustine of Hippo, in a sermon dated to 393 CE, evokes «banquets of Venus» which he advises approaching with moderation rather than outright condemnation –an indulgence that speaks to the still real vitality of the cult at that time.
Ancient sources
Ovid, Fasti, IV, 133-162 · Valerius Maximus, Memorable Deeds and Sayings, VIII, 15, 12 · Fasti Praenestini (Verrius Flaccus), Inscriptiones Italiae, XIII, 2, 126 · Plutarch, Roman Questions, 20 and 74 · Macrobius, Saturnalia, I, 12, 15 · John the Lydian, De Mensibus, IV, 65 · Calendar of Filocalus (354 CE) · Augustine of Hippo, Sermon 104
Modern studies
Lydia Matthews, Roman Constructions of fortuna, doctoral thesis, Brasenose College, Oxford, 2011, pp. 43-46.
[1] The dates proposed range between 237 and 214 BCE; Pliny the Elder (Natural History, VII, 120) establishes only a terminus ante quem of 204. The date of 220 often cited remains a conjecture. See Matthews 2011, p. 43.
[2] Val. Max. VIII, 15, 12: cum senatus libris Sibyllinis per decemviros inspectis censuisset ut Veneris Verticordiae simulacrum consecraretur, quo facilius virginum mulierumque mens a libidine ad pudicitiam converteretur, et ex omnibus matronis centum, ex centum autem decem sorte ductae de sanctissima femina iudicium facerent, cunctis castitate praelata est.
[3] Ov. Fast. IV, 157-160; Val. Max. VIII, 15, 12; Plin. HN VII, 120; Orosius V, 15, 21-22; Julius Obsequens 37.
[4] Text consulted on The Latin Library (thelatinlibrary.com/ovid/ovid.fasti4.shtml).
[5] Ov. Fast. IV, 133-134: Rite deam colitis, Latiae matresque nurusque / et vos, quis vittae longaque vestis abest.
[6] Ov. Fast. IV, 135-138: aurea marmoreo redimicula demite collo, / demite divitias: tota lavanda dea est. / aurea siccato redimicula reddite collo: / nunc alii flores, nunc nova danda rosa est.
[7] Ov. Fast. IV, 139-144: litore siccabat rorantes nuda capillos: / viderunt satyri, turba proterva, deam. / sensit et opposita texit sua corpora myrto: / tuta fuit facto, vosque referre iubet.
[8] Inscr. Ital. XIII, 2, 126; Ov. Fast. IV, 145 ff.; Plut. De Fortuna Romanorum 10; Quaest. Rom. 74.
[9] Inscr. Ital. XIII, 2, 126, text cited from Matthews 2011, p. 43: FREQVENTER MVLIERES SVPPLICANT FORTVNAE VIRILI HVMILIORES ETIAM IN BALNEIS QVOD IN IIS EA PARTE CORPORIS VTIQVE VIRI NVDANTVR, QVA FEMINARVM GRATIA DESIDERATVR.
[10] Ov. Fast. IV, 145-150: discite nunc, quare Fortunae tura Virili / detis eo, gelida qui locus umet aqua. / accipit ille locus posito velamine cunctas / et vitium nudi corporis omne videt; / ut tegat hoc celetque viros, Fortuna Virilis / praestat et hoc parvo ture rogata facit.
[11] Matthews 2011, p. 45: «Ovid’s interest in the social and sexual status of the worshippers of fortuna uirilis and Venus Verticordia can be read as a reaction to the contemporary Augustan concern with the marriage, chastity, and child-bearing of Rome’s elite women.»
[12] Ov. Fast. IV, 151-154: nec pigeat tritum niveo cum lacte papaver / sumere et expressis mella liquata favis: / cum primum cupido Venus est deducta marito, / hoc bibit; ex illo tempore nupta fuit.
[13] Ov. Fast. IV, 129-130: et formosa Venus formoso tempore digna est, / utque solet, Marti continuata suo est.
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Dates
Avril 1, 2024 Toute la journée