Parentalia

Cet événement se répète

202513févToute la journée21Repeating EventParentaliaType:Fête romaine

Description

Idibus Februariis – Ante diem nonum Kalendas Martias

Auteur inconnu.

EN BREF. Du 13 au 21 février, les Romains ont célébré pendant des siècles les Parentalia, neuf jours consacrés à leurs défunts. Cette fête, à la fois intime et spectaculaire, a constitué l’un des piliers de la vie religieuse et familiale romaine.

Du vin et des violettes pour honorer les morts

Les Parentalia (ou dies parentales) comptent parmi les fêtes les plus durables du calendrier romain. Ovide, qui en a livré la description la plus complète dans les Fastes, les désigne aussi comme dies ferales, «jours des morts»[1]. Leur durée était exceptionnelle: neuf jours consécutifs, alors que la plupart des fêtes romaines se déroulaient sur une ou deux journées.

Contrairement à une idée reçue, les Parentalia ne constituaient pas une simple «fête des ancêtres». Le terme dérive de parentes, dont le sens était bien plus large que «parents» au sens strict. Selon le juriste Festus, «on appelle communément parens le père ou la mère, mais les jurisconsultes disent que les aïeuls et bisaïeuls, les aïeules et bisaïeules portent aussi le nom de parentes»[2]. Les inscriptions montrent que le terme pouvait englober frères, oncles, époux et même beaux-parents. Comme l’a souligné Fanny Dolansky, on y honorait aussi bien les grands-parents disparus depuis longtemps que les épouses et les enfants morts récemment.

«Les Mânes n’exigent que peu de choses»

Les cérémonies débutaient le 13 février, jour déclaré nefastus. Une Vestale ouvrait officiellement la période par un sacrifice au tombeau de la légendaire Tarpeia, inaugurant au niveau civique un temps dévolu au culte des morts, mais observé avant tout par les familles.

Les jours suivants, les familles se rendaient en procession aux nécropoles situées hors du pomerium, la limite sacrée de Rome –car il était interdit d’enterrer ou de brûler les morts à l’intérieur des remparts. Ovide a décrit les offrandes attendues par les Mânes en insistant sur leur simplicité:

«Les Mânes n’exigent que peu de choses: la piété leur est plus précieuse qu’un riche présent: le Styx en ses profondeurs n’abrite pas de dieux avides. Ils se satisfont d’une tuile couronnée d’une guirlande votive, de grains épars, d’une simple pincée de sel, de pain trempé dans du vin et de violettes éparpillées.»[3]

Le vin et les fleurs pourpres rappelaient les offrandes d’Énée sur le tombeau d’Anchise dans l’Énéide, et pouvaient évoquer le sang des sacrifices animaux, rares lors des Parentalia, mais attestés. Ovide conseillait de déposer ces offrandes sur des tessons de poterie au milieu du chemin, car on imaginait les esprits des défunts errant parmi les tombeaux: «En ces jours, âmes ténues et corps des défunts errent près des tombeaux, c’est le moment où l’ombre se repaît des mets posés devant elle.»[4]

Selon Ovide, c’est Énée lui-même, «modèle avéré de piété», qui a introduit cette coutume en Italie[5].

Le jour où les morts sont sortis de leurs tombeaux

Le poète rapporte qu’à une époque reculée, alors que Rome menait de longues guerres, les dies parentales ont été négligés. Les conséquences auraient été terrifiantes:

«Nos aïeux seraient sortis des tombeaux, emplissant de leurs plaintes le silence de la nuit; et, à travers les rues de la Ville et dans les campagnes, la foule vaine des âmes inconsistantes se serait mise à hurler.»[6] 

Ovide lui-même avouait sa difficulté à croire ce prodige, mais le message était clair: négliger les morts ne reste jamais impuni.

Pendant toute la durée des Parentalia, les temples restaient fermés –pour éviter tout contact entre les dieux et les morts–, les mariages étaient interdits et les magistrats paraissaient sans leurs insignes. «Prenez patience, jeunes veuves: le flambeau de pin nuptial doit attendre des jours purs», avertissait Ovide[7].

Le dernier jour, le 21 février, portait le nom spécifique de Feralia. Varron faisait dériver ce nom de inferi («les morts d’en bas») et de ferre («apporter»), en référence à la coutume d’apporter des offrandes aux tombeaux. Festus proposait ferre mais aussi ferire («frapper»), suggérant des sacrifices d’animaux offerts aux esprits des défunts. Les Feralia constituaient un rite d’apaisement et de purification, préparant la Caristia du lendemain, lorsque la famille organisait un banquet pour célébrer les liens d’affection entre vivants et morts bienveillants, les Lares.

De l’huile de nard et des combats de lutte

Si Ovide insistait sur la simplicité des offrandes, il reconnaissait que de plus riches n’étaient pas interdites[8]. Le cas le plus spectaculaire connu est celui de Q. Cominius Abascantus, un riche affranchi de Misène, dont les volontés ont été gravées en 148-149 de notre ère. Il a prévu des combats de lutte, la décoration de son tombeau avec des violettes et des roses, l’onction de ses restes avec de l’huile de nard –l’un des onguents les plus coûteux–, et un banquet exclusif dans la salle à manger construite au-dessus de son tombeau. À Herculanum, les honneurs posthumes de M. Nonius Balbus, ancien tribun de la plèbe, comprenaient une procession annuelle et des jeux gymniques.

Les nécropoles romaines constituaient de véritables «rues de tombeaux». Certains possédaient des jardins, des vignobles, des salles à manger et même des suites permettant d’y passer la nuit. Dans la localité d’Ambarri en Gaule lyonnaise, un demi-arpent de vignobles était réservé spécifiquement ad Parentalia celebranda (CIL XIII 2465).

À la fin du 4e siècle, Ausone de Bordeaux a composé un recueil de trente poèmes portant le titre Parentalia, où il honorait ses nombreux défunts. Chrétien convaincu, il considérait cette fête comme «un triste devoir religieux», mais affirmait que «le respect des vivants ne tient rien pour plus sacré que de rappeler avec la déférence qui convient ceux qui se sont éteints»[9]. La diffusion géographique des Parentalia a été considérable: de la Sardaigne à la Gaule lyonnaise, de l’Afrique du Nord jusqu’à Philippes en Macédoine.

Leur persistance dans un monde de plus en plus chrétien reste remarquable. Augustin rapportait que sa mère Monique apportait nourriture et vin sur les tombes des martyrs nord-africains, jusqu’à ce que l’évêque Ambroise de Milan interdise ces pratiques parce qu’elles «ressemblaient de trop près aux rites superstitieux que les païens célébraient en l’honneur de leurs morts»[10]. En 567 encore, le concile de Tours a déploré des rites mêlant offrandes aux morts et repas familiaux. Cette longévité s’explique, selon Fanny Dolansky, par le poids de la tradition, la haute valeur accordée aux défunts, le respect de la pietas comme principe moral, et l’attrait des dimensions sociales des rites.

Pendant plus de cinq siècles et à travers un immense espace géographique, les Parentalia ont constitué un temps où les vivants réaffirmaient leurs liens avec ceux qui les avaient précédés dans la mort. Les célébrer était à la fois un devoir et un acte de dévotion que même les vicissitudes de l’existence ne pouvaient abolir.

[1] Ovide, Fastes, 2, 33-34: Aut quia placatis sunt tempora pura sepulcris, / tum cum ferales praeteriere dies.

[2] Festus, 247L (cité par Dolansky, p. 129): Parens vulgo pater aut mater appellatur, sed iuris prudentes avos et proavos, avias et proavias parentum nomine appellari dicunt.

[3] Ovide, Fastes, 2, 535-540: Parva petunt manes: pietas pro divite grata est / munere; non avidos Styx habet ima deos. / Tegula porrectis satis est velata coronis / et sparsae fruges parcaque mica salis, / inque mero mollita Ceres violaeque solutae: / haec habeat media testa relicta via.

[4] Ovide, Fastes, 2, 565-566: Nunc animae tenues et corpora functa sepulcris / errant, nunc posito pascitur umbra cibo.

[5] Ovide, Fastes, 2, 543-546: Hunc morem Aeneas, pietatis idoneus auctor, / attulit in terras, iuste Latine, tuas. / Ille patris Genio sollemnia dona ferebat: / hinc populi ritus edidicere pios.

[6] Ovide, Fastes, 2, 551-554: Vix equidem credo: bustis exisse feruntur / et tacitae questi tempore noctis avi, / perque vias Urbis latosque ululasse per agros / deformes animas, volgus inane, ferunt.

[7] Ovide, Fastes, 2, 557-558: Dum tamen haec fiunt, viduae cessate puellae: / exspectet puros pinea taeda dies.

[8] Ovide, Fastes, 2, 541: Nec maiora veto, sed et his placabilis umbra est.

[9] Ausone, Parentalia, préf. A.8-9 (cité par Dolansky, p. 126): Nec quicquam sanctius habet reverentia superstitum quam ut amissos venerabiliter recordetur.

[10] Augustin, Confessions, 6.2 (cité par Dolansky, p. 149): Illa quasi parentalia superstitioni gentilium essent simillima.

Étude moderne:

👉 Toutes les fêtes du calendrier romain


Versione italiana

IN BREVE. Dal 13 al 21 febbraio, i Romani hanno celebrato per secoli i Parentalia, nove giorni dedicati ai propri defunti. Questa festa, al tempo stesso intima e spettacolare, ha costituito uno dei pilastri della vita religiosa e familiare romana.

Vino e violette per onorare i morti

I Parentalia (o dies parentales) figurano tra le feste più durature del calendario romano. Ovidio, che ne ha fornito la descrizione più completa nei Fasti, li designa anche come dies ferales, «giorni dei morti»[1]. La loro durata era eccezionale: nove giorni consecutivi, mentre la maggior parte delle feste romane si svolgeva nell’arco di una o due giornate.

Contrariamente a un’idea diffusa, i Parentalia non erano una semplice «festa degli antenati». Il termine deriva da parentes, il cui significato era assai più ampio di «genitori» in senso stretto. Secondo il giurista Festo, «comunemente si chiama parens il padre o la madre, ma i giureconsulti dicono che anche gli avi e i bisavi, le ave e le bisave portano il nome di parentes»[2]. Le iscrizioni mostrano che il termine poteva includere fratelli, zii, coniugi e persino suoceri. Come ha sottolineato Fanny Dolansky, vi si onoravano tanto i nonni scomparsi da tempo quanto le mogli e i figli morti di recente.

«I Mani non esigono che poco»

Le cerimonie iniziavano il 13 febbraio, giorno dichiarato nefastus. Una Vestale apriva ufficialmente il periodo con un sacrificio sulla tomba della leggendaria Tarpeia, inaugurando a livello civico un tempo consacrato al culto dei morti, ma osservato soprattutto dalle famiglie.

Nei giorni seguenti, le famiglie si recavano in processione alle necropoli situate fuori dal pomerium, il confine sacro di Roma – poiché era vietato seppellire o cremare i morti all’interno delle mura. Ovidio ha descritto le offerte attese dai Mani insistendo sulla loro semplicità:

«I Mani non esigono che poco: la devozione è loro più gradita di un ricco dono: lo Stige nelle sue profondità non ospita dèi avidi. Si accontentano di una tegola coronata da una ghirlanda votiva, di grani sparsi, di un semplice pizzico di sale, di pane inzuppato nel vino e di violette sparse.»[3]

Il vino e i fiori purpurei ricordavano le offerte di Enea sulla tomba di Anchise nell’Eneide, e potevano evocare il sangue dei sacrifici animali, rari durante i Parentalia, ma attestati. Ovidio consigliava di deporre queste offerte su cocci di terracotta in mezzo alla strada, poiché si immaginava che gli spiriti dei defunti vagassero tra le tombe: «In questi giorni, anime tenui e corpi dei defunti errano presso i sepolcri, è il momento in cui l’ombra si nutre dei cibi posti davanti a lei.»[4]

Secondo Ovidio, fu Enea in persona, «modello accertato di pietà», a introdurre questa usanza in Italia[5].

Il giorno in cui i morti uscirono dalle tombe

Il poeta racconta che in un’epoca remota, mentre Roma conduceva lunghe guerre, i dies parentales furono trascurati. Le conseguenze sarebbero state terrificanti:

«I nostri avi sarebbero usciti dalle tombe, riempiendo dei loro lamenti il silenzio della notte; e, per le vie della Città e nelle campagne, la folla vana delle anime inconsistenti si sarebbe messa a urlare.»[6]

Ovidio stesso ammetteva la propria difficoltà a credere a questo prodigio, ma il messaggio era chiaro: trascurare i morti non resta mai impunito.

Per tutta la durata dei Parentalia, i templi restavano chiusi – per evitare ogni contatto tra gli dèi e i morti –, i matrimoni erano vietati e i magistrati comparivano senza le loro insegne. «Portate pazienza, giovani vedove: la fiaccola nuziale di pino deve attendere giorni puri», avvertiva Ovidio[7].

L’ultimo giorno, il 21 febbraio, portava il nome specifico di Feralia. Varrone faceva derivare questo nome da inferi («i morti di sotto») e da ferre («portare»), in riferimento all’usanza di portare offerte alle tombe. Festo proponeva ferre ma anche ferire («colpire»), suggerendo sacrifici di animali offerti agli spiriti dei defunti. I Feralia costituivano un rito di propiziazione e di purificazione, in preparazione della Caristia del giorno seguente, quando la famiglia organizzava un banchetto per celebrare i legami di affetto tra vivi e morti benevoli, i Lares.

Olio di nardo e combattimenti di lotta

Se Ovidio insisteva sulla semplicità delle offerte, riconosceva che doni più ricchi non erano proibiti[8]. Il caso più spettacolare a noi noto è quello di Q. Cominius Abascantus, un ricco liberto di Miseno, le cui volontà furono incise in una dedica del 148-149 della nostra era. Aveva previsto combattimenti di lotta, la decorazione della sua tomba con violette e rose, l’unzione dei suoi resti con olio di nardo – uno degli unguenti più costosi –, e un banchetto esclusivo nella sala da pranzo costruita sopra il suo sepolcro. A Ercolano, gli onori postumi di M. Nonio Balbo, ex tribuno della plebe, comprendevano una processione annuale e giochi ginnici.

Le necropoli romane costituivano vere e proprie «vie dei sepolcri». Alcune disponevano di giardini, vigneti, sale da pranzo e persino alloggi che permettevano di trascorrervi la notte. Nella località di Ambarri nella Gallia Lugdunense, mezzo iugero di vigneti era riservato specificamente ad Parentalia celebranda (CIL XIII 2465).

Alla fine del 4° secolo, Ausonio di Bordeaux ha composto una raccolta di trenta poemi intitolata Parentalia, in cui onorava i suoi numerosi defunti. Cristiano convinto, considerava questa festa come «un triste dovere religioso», ma affermava che «il rispetto dei vivi non tiene nulla per più sacro che ricordare con la deferenza dovuta coloro che si sono spenti»[9]. La diffusione geografica dei Parentalia è stata considerevole: dalla Sardegna alla Gallia Lugdunense, dall’Africa del Nord fino a Filippi in Macedonia.

La loro persistenza in un mondo sempre più cristiano resta notevole. Agostino riferiva che sua madre Monica portava cibo e vino sulle tombe dei martiri nordafricani, finché il vescovo Ambrogio di Milano non vietò queste pratiche perché «somigliavano troppo ai riti superstiziosi che i pagani celebravano in onore dei loro morti»[10]. Ancora nel 567, il concilio di Tours deplorò riti che mescolavano offerte ai morti e pasti familiari. Questa longevità si spiega, secondo Fanny Dolansky, con il peso della tradizione, l’alto valore attribuito ai defunti, il rispetto della pietas come principio morale, e il richiamo delle dimensioni sociali dei riti.

Per più di cinque secoli e attraverso un immenso spazio geografico, i Parentalia hanno costituito un tempo in cui i vivi riaffermavano i propri legami con coloro che li avevano preceduti nella morte. Celebrarli era al tempo stesso un dovere e un atto di devozione che neppure le vicissitudini dell’esistenza potevano abolire.

[1] Ovidio, Fasti, 2, 33-34: Aut quia placatis sunt tempora pura sepulcris, / tum cum ferales praeteriere dies.

[2] Festo, 247L (citato da Dolansky, p. 129): Parens vulgo pater aut mater appellatur, sed iuris prudentes avos et proavos, avias et proavias parentum nomine appellari dicunt.

[3] Ovidio, Fasti, 2, 535-540: Parva petunt manes: pietas pro divite grata est / munere; non avidos Styx habet ima deos. / Tegula porrectis satis est velata coronis / et sparsae fruges parcaque mica salis, / inque mero mollita Ceres violaeque solutae: / haec habeat media testa relicta via.

[4] Ovidio, Fasti, 2, 565-566: Nunc animae tenues et corpora functa sepulcris / errant, nunc posito pascitur umbra cibo.

[5] Ovidio, Fasti, 2, 543-546: Hunc morem Aeneas, pietatis idoneus auctor, / attulit in terras, iuste Latine, tuas. / Ille patris Genio sollemnia dona ferebat: / hinc populi ritus edidicere pios.

[6] Ovidio, Fasti, 2, 551-554: Vix equidem credo: bustis exisse feruntur / et tacitae questi tempore noctis avi, / perque vias Urbis latosque ululasse per agros / deformes animas, volgus inane, ferunt.

[7] Ovidio, Fasti, 2, 557-558: Dum tamen haec fiunt, viduae cessate puellae: / exspectet puros pinea taeda dies.

[8] Ovidio, Fasti, 2, 541: Nec maiora veto, sed et his placabilis umbra est.

[9] Ausonio, Parentalia, praef. A.8-9 (citato da Dolansky, p. 126): Nec quicquam sanctius habet reverentia superstitum quam ut amissos venerabiliter recordetur.

[10] Agostino, Confessioni, 6.2 (citato da Dolansky, p. 149): Illa quasi parentalia superstitioni gentilium essent simillima.

Studio moderno:

  • Fanny Dolansky, «Honouring the Family Dead on the Parentalia: Ceremony, Spectacle, and Memory», Phoenix 65, 2011, p. 125-157.

👉 Tutte le feste del calendario romano


English version

IN BRIEF. From 13 to 21 February, the Romans celebrated for centuries the Parentalia, nine days devoted to their dead. This festival, at once intimate and spectacular, was one of the pillars of Roman religious and family life.

Wine and violets to honour the dead

The Parentalia (or dies parentales) rank among the most enduring festivals in the Roman calendar. Ovid, who provided the most complete description of them in the Fasti, also refers to them as dies ferales, ‘days of the dead’[1]. Their duration was exceptional: nine consecutive days, whereas most Roman festivals lasted only one or two.

Contrary to a common misconception, the Parentalia were not simply a ‘festival of ancestors’. The term derives from parentes, whose meaning was far broader than ‘parents’ in the strict sense. According to the jurist Festus, ‘commonly parens refers to a father or mother, but those versed in the law say that grandfathers and great-grandfathers, grandmothers and great-grandmothers, are also called by the name parentes[2]. Inscriptions show that the term could encompass brothers, uncles, spouses and even parents-in-law. As Fanny Dolansky has emphasised, the rites honoured grandparents long since departed just as much as wives and children recently deceased.

‘The dead desire little’

The ceremonies began on 13 February, a day declared nefastus. A Vestal Virgin officially opened the period with a sacrifice at the tomb of the legendary Tarpeia, inaugurating at civic level a time devoted to the cult of the dead, but observed above all by families.

In the days that followed, families processed to the necropoleis situated beyond the pomerium, the sacred boundary of Rome – for it was forbidden to bury or cremate the dead within the city walls. Ovid described the offerings expected by the Manes, insisting upon their simplicity:

‘The dead desire little: piety is dearer to them than a rich gift; the Styx in its depths harbours no greedy gods. They are content with a tile crowned by a votive garland, scattered grain, a mere pinch of salt, bread soaked in wine and loose violets.’[3]

The wine and purple flowers were reminiscent of Aeneas’ offerings at the tomb of Anchises in the Aeneid, and may have evoked the blood of animal sacrifice, rare during the Parentalia but attested. Ovid advised leaving these offerings on potsherds in the middle of the road, for it was imagined that the spirits of the dead wandered among the tombs: ‘On these days, slender souls and the bodies of the departed roam near their graves; now the shade feeds upon the food set before it.’[4]

According to Ovid, it was Aeneas himself, ‘that fitting patron of piety’, who introduced this custom to Italy[5].

The day the dead rose from their tombs

The poet relates that at some remote period, whilst Rome was waging protracted wars, the dies parentales were neglected. The consequences were said to have been terrifying:

‘Our forefathers are said to have risen from their tombs, filling the silence of the night with their lamentations; and through the streets of the City and across the countryside, the insubstantial throng of shapeless souls is said to have howled.’[6]

Ovid himself admitted his difficulty in believing this prodigy, but the message was clear: neglecting the dead never goes unpunished.

Throughout the duration of the Parentalia, temples remained closed – to prevent any contact between the gods and the dead –, marriages were forbidden and magistrates appeared without their insignia. ‘Be patient, young widows: the nuptial pine torch must await days of purity,’ Ovid cautioned[7].

The final day, 21 February, bore the specific name of Feralia. Varro derived the name from inferi (‘the dead below’) and ferre (‘to bring’), referring to the custom of bringing offerings to the tombs. Festus proposed ferre but also ferire (‘to strike’), suggesting animal sacrifices offered to the spirits of the dead. The Feralia constituted a rite of appeasement and purification, preparing the way for the Caristia on the following day, when the family held a banquet to celebrate the bonds of affection between the living and the benevolent dead, the Lares.

Nard oil and wrestling bouts

Whilst Ovid insisted on the simplicity of offerings, he acknowledged that more lavish ones were not forbidden[8]. The most spectacular case known to us is that of Q. Cominius Abascantus, a wealthy freedman of Misenum, whose wishes were inscribed in a dedication of 148–149 CE. He provided for wrestling bouts, the decoration of his tomb with violets and roses, the anointing of his remains with nard oil – one of the costliest unguents –, and an exclusive banquet in the dining hall built above his tomb. At Herculaneum, the posthumous honours for M. Nonius Balbus, a former tribune of the plebs, included an annual procession and gymnastic games.

Roman necropoleis formed veritable ‘streets of tombs’. Some were equipped with gardens, vineyards, dining rooms and even suites of rooms allowing overnight stays. In the locality of Ambarri in Gallia Lugdunensis, half an acre of vineyards was reserved specifically ad Parentalia celebranda (CIL XIII 2465).

In the late 4th century, Ausonius of Bordeaux composed a collection of thirty poems entitled Parentalia, in which he honoured his many departed. A committed Christian, he regarded the festival as ‘a sad religious observance’, yet affirmed that ‘the respect of the living holds nothing more sacred than to recall with due reverence those who have passed away’[9]. The geographical spread of the Parentalia was considerable: from Sardinia to Gallia Lugdunensis, from North Africa as far as Philippi in Macedonia.

Their persistence in an increasingly Christian world remains remarkable. Augustine reported that his mother Monica brought food and wine to the tombs of North African martyrs, until Bishop Ambrose of Milan forbade these practices because they ‘bore so close a resemblance to the superstitious rites which the pagans held in honour of their dead’[10]. As late as 567, the Council of Tours deplored rites that mingled offerings to the dead with family meals. This longevity is explained, according to Fanny Dolansky, by the weight of tradition, the high value placed upon the dead, respect for pietas as a moral principle, and the appeal of the social dimensions of the rites.

For more than five centuries and across a vast geographical expanse, the Parentalia constituted a time when the living reaffirmed their bonds with those who had preceded them in death. To celebrate them was at once a duty and an act of devotion that not even the vicissitudes of life could abolish.

[1] Ovid, Fasti, 2, 33–34: Aut quia placatis sunt tempora pura sepulcris, / tum cum ferales praeteriere dies.

[2] Festus, 247L (cited by Dolansky, p. 129): Parens vulgo pater aut mater appellatur, sed iuris prudentes avos et proavos, avias et proavias parentum nomine appellari dicunt.

[3] Ovid, Fasti, 2, 535–540: Parva petunt manes: pietas pro divite grata est / munere; non avidos Styx habet ima deos. / Tegula porrectis satis est velata coronis / et sparsae fruges parcaque mica salis, / inque mero mollita Ceres violaeque solutae: / haec habeat media testa relicta via.

[4] Ovid, Fasti, 2, 565–566: Nunc animae tenues et corpora functa sepulcris / errant, nunc posito pascitur umbra cibo.

[5] Ovid, Fasti, 2, 543–546: Hunc morem Aeneas, pietatis idoneus auctor, / attulit in terras, iuste Latine, tuas. / Ille patris Genio sollemnia dona ferebat: / hinc populi ritus edidicere pios.

[6] Ovid, Fasti, 2, 551–554: Vix equidem credo: bustis exisse feruntur / et tacitae questi tempore noctis avi, / perque vias Urbis latosque ululasse per agros / deformes animas, volgus inane, ferunt.

[7] Ovid, Fasti, 2, 557–558: Dum tamen haec fiunt, viduae cessate puellae: / exspectet puros pinea taeda dies.

[8] Ovid, Fasti, 2, 541: Nec maiora veto, sed et his placabilis umbra est.

[9] Ausonius, Parentalia, praef. A.8–9 (cited by Dolansky, p. 126): Nec quicquam sanctius habet reverentia superstitum quam ut amissos venerabiliter recordetur.

[10] Augustine, Confessions, 6.2 (cited by Dolansky, p. 149): Illa quasi parentalia superstitioni gentilium essent simillima.

Modern study:

  • Fanny Dolansky, ‘Honouring the Family Dead on the Parentalia: Ceremony, Spectacle, and Memory’, Phoenix 65, 2011, pp. 125–157.

👉 All the festivals of the Roman calendar


 

Dates

Février 13, 2025 - février 21, 2025 (Toute la journée)

error: Ce contenu est protégé