Agonium Jani

Cet événement se répète

202509janvToute la journéeRepeating EventAgonium JaniType:Fête romaine

Description

Ante diem quintum Idus Ianuarias

Agonium Iani, quand Janus garde le seuil du temps

Janus bifrons au Musée du Vatican (Photo Wikimedia).

Les Agonalia étaient d’anciennes festivités religieuses romaines, célébrées plusieurs fois par an en l’honneur de diverses divinités. Parmi ces célébrations, l’Agonalia du 9 janvier occupe une place particulière dans le calendrier religieux romain. Cette date était traditionnellement associée à Janus, le dieu des commencements, des portes et des passages.

Les origines de l’Agonalia du 9 janvier remontent selon la tradition romaine à l’époque de Numa Pompilius, le semi-légendaire deuxième roi de Rome, qui est réputé avoir introduit et codifié de nombreux rites religieux. L’association avec Janus est renforcée par la nature même du dieu: Janus représentait à la fois la fin d’une année et le début d’une nouvelle, symbolisant ainsi la transition entre l’ancien et le nouveau. Les cérémonies de l’Agonalia, alors, seraient une forme de rite de passage, non seulement pour l’année nouvelle, mais aussi pour la communauté dans son ensemble.

En ce jour, selon Ovide et Varron, le rex sacrorum sacrifiait un bélier à Janus. Ce sacrifice était peut-être un vœu pour la nouvelle année: l’approbation donnée par le rex sacrorum à l’officiant qui demandait l’autorisation d’effectuer le premier sacrifice de l’année était considérée comme un bon présage pour tous les sacrifices à venir et comme un signe de leur acceptation par les dieux.

Il a parfois été proposé de rapprocher l’Agonalia du 9 janvier du dies agonalis du 11 décembre, dans le cadre plus large des rites hivernaux marquant la transition de l’année. Cette relation reste toutefois hypothétique et n’est pas explicitement formulée par les sources antiques. Il s’agirait moins d’une «mort et renaissance» du soleil que de rituels d’ouverture et de passage, placés sous l’autorité du rex sacrorum.

Il existait déjà dans l’Antiquité plusieurs interprétations concurrentes sur le nom et la signification de cette fête. Ovide, dans ses Fastes[1], l’appelle dies agonalis ou agonalia. Selon lui, l’étymologie principale réside dans le fait que, avant d’accomplir le sacrifice, le prêtre ou le victimarius avait l’habitude de demander une sorte de permission aux dieux pour la mise à mort de la victime, en utilisant le mot agone. Ce mot serait issu de ago (j’agis) et de ne (particule interrogative). Une autre étymologie, également rapportée dans ce passage, fait remonter le nom de la fête à agonia, un ancien terme désignant le bétail, qui serait ensuite devenu synonyme de victimes sacrificielles[2], où la fête est appelée agonium.

[1] Ovide, Fastes, I, 310 et suivants; cf. Macrobe, Saturnales, I, 16, 5.

[2] Festus, De verborum significatu, agonium: «On appelait ainsi le jour où le roi immolait une victime : en effet, les anciens appelaient la victime agonia. On a pensé aussi que le nom d’Agonius désignait le dieu qui présidait aux choses à faire, et que sa fête était appelée Agonalia. Ou encore, parce que l’on appelait les montagnes agones, on nommait agonia sacrificia, les sacrifices qui se faisaient sur les montagnes ; de là, à Rome, le mont Quirinal était appelé Agonus, et la porte Colline Agonensis

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Versione italiana

Agonium Iani, quando Giano custodisce la soglia del tempo

Le Agonalia erano antiche festività religiose romane, celebrate più volte nel corso dell’anno in onore di diverse divinità. Tra queste celebrazioni, l’Agonalia del 9 gennaio occupa un posto particolare nel calendario religioso romano. Questa data era tradizionalmente associata a Giano, il dio degli inizi, delle porte e dei passaggi.

Secondo la tradizione romana, le origini dell’Agonalia del 9 gennaio risalgono all’epoca di Numa Pompilio, il semi-leggendario secondo re di Roma, al quale si attribuisce l’introduzione e la codificazione di numerosi riti religiosi. L’associazione con Giano è rafforzata dalla natura stessa del dio: Giano presiede agli inizi e ai passaggi, incarnando la transizione tra l’antico e il nuovo. Le cerimonie dell’Agonalia costituirebbero così un vero e proprio rito di passaggio, non solo per l’anno nuovo, ma per la comunità nel suo insieme.

In questo giorno, secondo Ovidio e Varrone, il rex sacrorum sacrificava un ariete a Giano. Questo sacrificio era forse un voto per il nuovo anno: l’approvazione concessa dal rex sacrorum all’officiante incaricato del rito, che chiedeva l’autorizzazione a compiere il primo sacrificio dell’anno, era considerata di buon auspicio per tutti i sacrifici successivi e come segno della loro accettazione da parte degli dèi.

Talvolta è stato proposto di accostare l’Agonalia del 9 gennaio al dies agonalis dell’11 dicembre, nel quadro più ampio dei riti invernali che segnano la transizione dell’anno. Questo legame resta tuttavia ipotetico e non è formulato esplicitamente dalle fonti antiche. Si tratterebbe dunque meno di una «morte e rinascita» del sole che di riti di apertura e di passaggio, posti sotto l’autorità del rex sacrorum.

Già nell’Antichità esistevano diverse interpretazioni concorrenti sul nome e sul significato di questa festa. Ovidio, nei Fasti [1], la chiama dies agonalis o agonalia. Secondo lui, l’etimologia principale deriverebbe dall’uso, da parte del sacerdote o del victimarius, di chiedere una sorta di permesso agli dèi prima di procedere all’uccisione della vittima, mediante il termine agone. Questo vocabolo deriverebbe da ago («agisco») e da ne (particella interrogativa). Un’altra etimologia, anch’essa riportata nello stesso passo, fa risalire il nome della festa a agonia, un antico termine indicante il bestiame, divenuto in seguito sinonimo di vittima sacrificale [2]; in questo caso la festa è chiamata agonium.

[1] Ovidio, Fasti, I, 310 sgg.; cfr. Macrobio, Saturnalia, I, 16, 5.
[2] Festo, De verborum significatu, agonium.

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English version

Agonium Iani, when Janus guards the threshold of time

The Agonalia were ancient Roman religious festivals, celebrated several times a year in honour of various deities. Among these celebrations, the Agonalia of 9 January held a particular place in the Roman religious calendar. This date was traditionally associated with Janus, the god of beginnings, doors, and passages.

According to Roman tradition, the origins of the Agonalia of 9 January go back to the time of Numa Pompilius, the semi-legendary second king of Rome, who was believed to have introduced and codified many religious rites. The association with Janus is reinforced by the very nature of the god: Janus presides over beginnings and transitions, embodying the passage from the old to the new. The ceremonies of the Agonalia thus constituted a rite of passage, not only for the new year, but for the community as a whole.

On this day, according to Ovid and Varro, the rex sacrorum sacrificed a ram to Janus. This sacrifice may have taken the form of a vow for the coming year: the approval granted by the rex sacrorum to the officiant responsible for the rite, who requested permission to perform the first sacrifice of the year, was regarded as a favourable omen for all subsequent sacrifices and as a sign of their acceptance by the gods.

It has sometimes been suggested that the Agonalia of 9 January should be connected with the dies agonalis of 11 December, within the broader framework of winter rites marking the transition of the year. This connection, however, remains hypothetical and is not explicitly formulated by the ancient sources. Rather than a “death and rebirth” of the sun, these rites appear to be ceremonies of opening and transition, placed under the authority of the rex sacrorum.

Already in Antiquity, several competing interpretations existed regarding the name and meaning of this festival. Ovid, in his Fasti [1], refers to it as dies agonalis or agonalia. According to him, the principal etymology lies in the practice whereby, before performing the sacrifice, the priest or victimarius would ask a form of permission from the gods to put the victim to death, using the word agone. This term would derive from ago (“I act”) and ne (an interrogative particle). Another etymology, also reported in the same passage, traces the name of the festival back to agonia, an ancient word meaning cattle, which later came to denote sacrificial victims[2]; in this case, the festival is called agonium.

[1] Ovid, Fasti, I, 310 ff.; cf. Macrobius, Saturnalia, I, 16, 5.
[2] Festus, De verborum significatu, agonium.

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Dates

Janvier 9, 2025 Toute la journée

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