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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de
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Le Musée romain de Nyon présente une exposition évolutive – réalisée avec le concours de l’Archéologie cantonale, Archeodunum Investigations Archéologiques SA et des Services de la culture et d’architecture de la Ville de Nyon – sur l’un des principaux édifices antiques de Nyon, son amphithéâtre.
Depuis sa découverte en 1996, l’amphithéâtre de Nyon attise l’intérêt et suscite de nombreuses questions. Avec l’exposition « Amphithéâtre? », le Musée romain souhaite apporter des explications, des réponses et des pistes de réflexion sur le passé, le présent et le futur de l’édifice. Il devient également, le temps de l’exposition, la maison du projet de valorisation du monument, qui connaît une évolution remarquable suite au crédit d’études voté par le Conseil communal en août 2022.
L’exposition explore l’amphithéâtre à travers des questions. Sont interrogés tour à tour sa construction, sa localisation, son âge et son ensevelissement, sa fonction, ou encore la place des animaux, des gladiateurs et des femmes dans l’arène. Une sélection de blocs, inscriptions, monnaies, petits objets trouvés sur le site sont présentés et expliqués selon les connaissances basées sur le travail des archéologues.
Dates
31 mai 2024 - 10 janvier 2027 (Toute la journée)
Musée romain de Nyon
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la
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Kodai propose un voyage au Pays du Soleil levant, à la découverte de la pop culture japonaise et de l’une de ses sources d’inspiration, l’Antiquité gréco-romaine.
De la fascination des élites nippones du 19e siècle pour la Grèce antique à l’influence actuelle du manga et de l’animation japonaise sur les artistes francophones, en passant par la déferlante en Europe du media mix des années 80, l’exposition Kodai témoigne d’un dialogue inattendu entre deux cultures. Deux cultures que rien ne prédisposait à se croiser, mais dont la rencontre a donné naissance à un univers foisonnant, en perpétuelle réinvention. Outre la créativité des artistes japonais et la qualité de leurs oeuvres, Kodai met en lumière la force de l’Antiquité et de ses représentations, foyer d’imaginaire, au-delà des mers et à travers le temps.
Dates
29 mai 2026 15:32 - 24 janvier 2027 15:32
Musée romain de Lausanne-Vidy
Les prochaines fêtes du calendrier romain
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202615juilToute la journéeTransvectio equitum
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Idibus Iuliis
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Idibus Iuliis

EN BREF – Aux ides de juillet, les cavaliers romains défilaient à cheval dans Rome, couronnés d’olivier et vêtus de pourpre. Cette procession honorait les Dioscures, dont l’apparition légendaire aurait décidé d’une bataille contre les Latins. Tite‑Live, Denys d’Halicarnasse et Suétone en ont conservé le récit, chacun avec ses nuances.
Transvectio equitum: le grand défilé des cavaliers
Rome a réservé un jour de l’année à ses cavaliers. Ce jour-là, les chevaliers auxquels l’État avait attribué un cheval – une distinction réservée aux membres les plus fortunés de l’ordre équestre, astreints en contrepartie à un service militaire à cheval – quittaient leurs quartiers pour traverser la ville en grand appareil, couronnés de rameaux d’olivier et vêtus de la trabée, ce manteau pourpre réservé aux cérémonies militaires. Les Romains appelaient cette procession la transvectio equitum, et la faisaient remonter, par la tradition, à un épisode de bataille survenu deux siècles avant sa première mention historique datée.
Une bataille et un vœu
La tradition littéraire rattache l’origine de la cérémonie à la bataille du lac Régille, livrée en 499 avant notre ère par les Romains contre une coalition de peuples latins. Denys d’Halicarnasse rapporte que l’issue de la bataille a été décidée par l’intervention de deux jeunes cavaliers d’une beauté surhumaine, identifiés plus tard aux Dioscures, Castor et Pollux[1]. Tite‑Live, lui, n’a pas retenu, dans son récit de cette bataille, cette apparition surnaturelle: il a seulement rapporté que le dictateur romain Aulus Postumius, «ne négligeant aucun secours, ni divin ni humain», a voué un temple à Castor pendant le combat[2]. Cette sobriété distingue son récit de celui de Denys.
Le temple voué pendant la bataille a été dédié quelques années plus tard, aux ides de juillet, par le fils du dictateur, nommé duumvir spécialement pour procéder à cette dédicace[3]. Cette date de dédicace pose toutefois une difficulté que les sources antiques ne permettent pas de trancher: plusieurs calendriers religieux romains, dont les Fastes Prénestins, situent au contraire cette dédicace au 27 janvier. Les deux traditions coexistent sans qu’aucune ne l’emporte clairement sur l’autre.
Un défilé institué par un censeur
C’est seulement à la fin du 4e siècle avant notre ère que la procession annuelle des cavaliers prend, dans les sources conservées, la forme d’une institution datée. Tite‑Live attribue au censeur Quintus Fabius Maximus Rullianus, pendant sa censure de 304 avant notre ère, la création du défilé: «on dit que ce même homme a institué le défilé des chevaliers aux ides de Quintilis»[4]. Le verbe employé par l’historien, dicitur, «on dit», signale sa prudence: il rapporte une tradition, non un fait qu’il tiendrait pour documentairement établi.
Valère Maxime confirme cette attribution et précise un détail vestimentaire: les cavaliers défilaient vêtus de la trabée[5]. Denys d’Halicarnasse, de son côté, a laissé la description la plus complète de la cérémonie telle qu’elle se déroulait à son époque: ces cavaliers distingués par l’État, répartis par tribus et par centuries, couronnés de rameaux d’olivier et vêtus de la trabée pourpre, avançaient comme s’ils revenaient du combat, portant les décorations reçues de leurs généraux. Le cortège partait d’un temple de Mars situé hors des murs, traversait la ville et le Forum, et passait devant le temple des Dioscures; Denys évoque, à certaines occasions, jusqu’à cinq mille participants[6].
Cette description ne s’accorde pas entièrement avec celle que donne, plusieurs siècles plus tard, Aurelius Victor. Cet auteur tardif attribue lui aussi l’institution du défilé à Fabius, mais fait partir les cavaliers du sanctuaire d’Honos pour les conduire jusqu’au Capitole[7]. Il serait imprudent de reconstituer, à partir de ces deux textes, un tracé unique et immuable de la procession à travers les siècles.
Le temple de Mars évoqué par Denys comme point de départ pose lui aussi une question. Un passage de Tite‑Live mentionne la dédicace d’un temple de Mars, voué pendant la guerre gauloise, par le duumvir Titus Quinctius[8]. Il n’est cependant pas certain que ce passage désigne le même temple que celui, situé hors la Porte Capène le long de la voie Appienne, d’où partait la procession selon Denys: il pourrait aussi s’agir d’un autre sanctuaire de Mars, situé au Champ de Mars.
Le renouveau augustéen
La cérémonie a connu, sous le principat d’Auguste, une éclipse suivie d’un renouveau. Suétone rapporte qu’Auguste, «après une longue interruption», a rétabli l’usage de la procession et passait fréquemment en revue les escadrons de cavaliers[9]. Il décrit dans la foulée les contrôles exercés à cette occasion sur la conduite des chevaliers: possibilité de leur retirer ce cheval accordé par l’État, dispense accordée aux plus âgés ou aux hommes affaiblis de répondre à pied lorsqu’ils étaient cités, tandis que leur monture restait dans le rang. Ce rapprochement entre la transvectio et la recognitio equitum, l’examen moral des cavaliers, ne permet cependant pas d’établir avec certitude si les deux cérémonies ont toujours été confondues.
Ovide, dans les Tristes, rappelle à Auguste que celui-ci avait autrefois approuvé sa conduite alors qu’il défilait monté sur ce cheval offert par l’État[10] – un témoignage indirect, mais qui illustre concrètement cet examen dont parle Suétone. Pline l’Ancien, quant à lui, a retenu des ides de juillet un détail précis: Rome «rendait un grand honneur à l’olivier» en couronnant de ses rameaux les escadrons de cavaliers ce jour-là[11], confirmant ainsi la parure décrite par Denys.
La procession s’est maintenue après Auguste. Tacite rapporte qu’après la mort de Germanicus, en 19 de notre ère, l’ordre équestre a décidé que les escadrons de la jeunesse porteraient son image aux ides de juillet[12]: la cérémonie a ainsi pu intégrer, sans changer de forme, la commémoration d’un membre de la famille impériale.
Etudes modernes consultées
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (édition en ligne LacusCurtius)
- A. Gartrell, «The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?», article en ligne, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, notice «Mars, Aedes (Via Appia)», base de données en ligne
[1] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 13, 4 (épiphanie des Dioscures): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Tite‑Live, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Tite‑Live, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Tite‑Live, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 13, 4‑5 (déroulement de la procession): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelius Victor, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Tite‑Live, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Suétone, Vie d’Auguste, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovide, Tristes, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Pline l’Ancien, Histoire naturelle, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacite, Annales, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
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🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE – Alle idi di luglio, i cavalieri romani sfilavano a cavallo per Roma, incoronati di ulivo e vestiti di porpora. Questa processione onorava i Dioscuri, la cui leggendaria apparizione avrebbe deciso l’esito di una battaglia contro i Latini. Tito Livio, Dionigi di Alicarnasso e Svetonio ne hanno tramandato il racconto, ciascuno con le proprie sfumature.
Transvectio equitum: la grande sfilata dei cavalieri
Roma riservava un giorno dell’anno ai suoi cavalieri. In quel giorno, i cavalieri ai quali lo Stato aveva assegnato un cavallo – una distinzione riservata ai membri più facoltosi dell’ordine equestre, tenuti in cambio a un servizio militare a cavallo – lasciavano i loro quartieri per attraversare la città in grande apparato, incoronati di rami d’ulivo e vestiti della trabea, il mantello purpureo riservato alle cerimonie militari. I Romani chiamavano questa processione transvectio equitum, e la facevano risalire, secondo la tradizione, a un episodio bellico avvenuto due secoli prima della sua prima menzione storica datata.
Una battaglia e un voto
La tradizione letteraria collega l’origine della cerimonia alla battaglia del lago Regillo, combattuta nel 499 a.C. dai Romani contro una coalizione di popoli latini. Dionigi di Alicarnasso racconta che l’esito della battaglia fu deciso dall’intervento di due giovani cavalieri di sovrumana bellezza, identificati in seguito con i Dioscuri, Castore e Polluce[1]. Tito Livio, dal canto suo, non ha conservato, nel suo racconto di questa battaglia, tale apparizione soprannaturale: ha soltanto riferito che il dittatore romano Aulo Postumio, «non trascurando alcun aiuto, né divino né umano», votò un tempio a Castore durante il combattimento[2]. Questa sobrietà distingue il suo racconto da quello di Dionigi.
Il tempio votato durante la battaglia fu dedicato alcuni anni dopo, alle idi di luglio, dal figlio del dittatore, nominato duumviro appositamente per procedere a tale dedica[3]. Questa data di dedica pone tuttavia una difficoltà che le fonti antiche non permettono di risolvere: diversi calendari religiosi romani, tra cui i Fasti Prenestini, situano invece questa dedica al 27 gennaio. Le due tradizioni coesistono senza che nessuna delle due prevalga chiaramente sull’altra.
Una sfilata istituita da un censore
È soltanto alla fine del IV secolo a.C. che la processione annuale dei cavalieri assume, nelle fonti conservate, la forma di un’istituzione datata. Tito Livio attribuisce al censore Quinto Fabio Massimo Rulliano, durante la sua censura del 304 a.C., la creazione della sfilata: «si dice che questo stesso uomo abbia istituito la sfilata dei cavalieri alle idi di Quintile»[4]. Il verbo impiegato dallo storico, dicitur, «si dice», segnala la sua prudenza: egli riporta una tradizione, non un fatto che ritenga documentariamente accertato.
Valerio Massimo conferma questa attribuzione e precisa un dettaglio relativo all’abbigliamento: i cavalieri sfilavano vestiti della trabea[5]. Dionigi di Alicarnasso, dal canto suo, ha lasciato la descrizione più completa della cerimonia quale si svolgeva ai suoi tempi: questi cavalieri, distinti dallo Stato, ripartiti per tribù e per centurie, incoronati di rami d’ulivo e vestiti della trabea purpurea, avanzavano come se tornassero dal combattimento, portando le decorazioni ricevute dai loro generali. Il corteo partiva da un tempio di Marte situato fuori dalle mura, attraversava la città e il Foro, e passava davanti al tempio dei Dioscuri; Dionigi menziona, in alcune occasioni, fino a cinquemila partecipanti[6].
Questa descrizione non concorda del tutto con quella fornita, diversi secoli dopo, da Aurelio Vittore. Questo autore tardo attribuisce anch’egli l’istituzione della sfilata a Fabio, ma fa partire i cavalieri dal santuario di Honos per condurli fino al Campidoglio[7]. Sarebbe imprudente ricostruire, a partire da questi due testi, un tracciato unico e immutabile della processione attraverso i secoli.
Il tempio di Marte menzionato da Dionigi come punto di partenza pone anch’esso un interrogativo. Un passo di Tito Livio menziona la dedica di un tempio di Marte, votato durante la guerra gallica, dal duumviro Tito Quinzio[8]. Non è tuttavia certo che questo passo designi lo stesso tempio di quello, situato fuori Porta Capena lungo la via Appia, da cui partiva la processione secondo Dionigi: potrebbe trattarsi anche di un altro santuario di Marte, situato al Campo Marzio.
La rinascita augustea
La cerimonia conobbe, sotto il principato di Augusto, un’eclissi seguita da una rinascita. Svetonio riferisce che Augusto, «dopo una lunga interruzione», ripristinò l’uso della processione e passava frequentemente in rassegna gli squadroni di cavalieri[9]. Egli descrive subito dopo i controlli esercitati in questa occasione sulla condotta dei cavalieri: possibilità di togliere loro il cavallo concesso dallo Stato, dispensa accordata ai più anziani o agli uomini indeboliti dal rispondere a piedi quando venivano chiamati, mentre la loro cavalcatura restava in schiera. Questo accostamento tra la transvectio e la recognitio equitum, l’esame morale dei cavalieri, non permette tuttavia di stabilire con certezza se le due cerimonie siano sempre state confuse tra loro.
Ovidio, nei Tristia, ricorda ad Augusto che questi aveva un tempo approvato la sua condotta mentre sfilava montato su quel cavallo offerto dallo Stato[10] – una testimonianza indiretta, ma che illustra concretamente questo esame di cui parla Svetonio. Plinio il Vecchio, dal canto suo, ha conservato delle idi di luglio un dettaglio preciso: Roma «tributò un grande onore all’ulivo» incoronando con i suoi rami gli squadroni di cavalieri in quel giorno[11], confermando così l’ornamento descritto da Dionigi.
La processione si mantenne dopo Augusto. Tacito riferisce che dopo la morte di Germanico, nel 19 d.C., l’ordine equestre decise che gli squadroni della gioventù avrebbero portato la sua immagine alle idi di luglio[12]: la cerimonia poté così integrare, senza mutare forma, la commemorazione di un membro della famiglia imperiale.
Studi moderni consultati
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (edizione online LacusCurtius)
- A. Gartrell, «The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?», articolo online, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, scheda «Mars, Aedes (Via Appia)», banca dati online
[1] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane, VI, 13, 4 (epifania dei Dioscuri): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Tito Livio, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Tito Livio, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Tito Livio, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valerio Massimo, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane, VI, 13, 4‑5 (svolgimento della processione): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelio Vittore, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Tito Livio, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Svetonio, Vita di Augusto, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovidio, Tristia, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Plinio il Vecchio, Storia naturale, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacito, Annales, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
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🇬🇧 English version

IN BRIEF – At the ides of July, Roman knights paraded on horseback through Rome, crowned with olive branches and clad in purple. This procession honoured the Dioscuri, whose legendary appearance was said to have decided a battle against the Latins. Livy, Dionysius of Halicarnassus and Suetonius all preserved the account, each with his own nuances.
Transvectio equitum: the great parade of the knights
Rome set aside one day of the year for its knights. On that day, the knights to whom the State had granted a horse – a distinction reserved for the wealthiest members of the equestrian order, who in return were bound to mounted military service – left their quarters to cross the city in full array, crowned with olive branches and wearing the trabea, the purple cloak reserved for military ceremonies. The Romans called this procession the transvectio equitum, and traced it, by tradition, to a battle episode that had occurred two centuries before its first securely dated historical mention.
A battle and a vow
Literary tradition links the origin of the ceremony to the Battle of Lake Regillus, fought in 499 BCE by the Romans against a coalition of Latin peoples. Dionysius of Halicarnassus reports that the outcome of the battle was decided by the intervention of two young knights of superhuman beauty, later identified with the Dioscuri, Castor and Pollux[1]. Livy, for his part, did not include this supernatural apparition in his account of the battle: he merely reported that the Roman dictator Aulus Postumius, “neglecting no help, divine or human,” vowed a temple to Castor during the fighting[2]. This restraint sets his account apart from that of Dionysius.
The temple vowed during the battle was dedicated some years later, at the ides of July, by the dictator’s son, who was appointed duumvir specifically to carry out the dedication[3]. This date of dedication, however, raises a difficulty that the ancient sources do not allow us to resolve: several Roman religious calendars, including the Fasti Praenestini, place this dedication instead on 27 January. The two traditions coexist without either clearly prevailing over the other.
A parade instituted by a censor
It is only at the end of the fourth century BCE that the annual procession of the knights takes on, in the surviving sources, the form of a dated institution. Livy attributes to the censor Quintus Fabius Maximus Rullianus, during his censorship of 304 BCE, the creation of the parade: “this same man is said to have instituted the parade of the knights at the ides of Quintilis”[4]. The verb the historian uses, dicitur, “is said,” signals his caution: he is reporting a tradition, not a fact he holds to be documented.
Valerius Maximus confirms this attribution and adds a detail of dress: the knights paraded wearing the trabea[5]. Dionysius of Halicarnassus, for his part, left the fullest description of the ceremony as it was performed in his own day: these knights, distinguished by the State, arranged by tribe and by century, crowned with olive branches and clad in the purple trabea, advanced as though returning from battle, wearing the decorations they had received from their generals. The procession set out from a temple of Mars situated outside the walls, crossed the city and the Forum, and passed in front of the temple of the Dioscuri; Dionysius mentions, on some occasions, as many as five thousand participants[6].
This description does not entirely agree with the one given, several centuries later, by Aurelius Victor. This later author likewise attributes the institution of the parade to Fabius, but has the knights set out from the sanctuary of Honos and proceed to the Capitol[7]. It would be unwise to reconstruct, from these two texts, a single, unchanging route for the procession across the centuries.
The temple of Mars named by Dionysius as the starting point also raises a question. A passage of Livy mentions the dedication of a temple of Mars, vowed during the Gallic war, by the duumvir Titus Quinctius[8]. It is not certain, however, that this passage refers to the same temple as the one, situated outside the Porta Capena along the Appian Way, from which the procession set out according to Dionysius: it may instead be a different sanctuary of Mars, situated on the Campus Martius.
The Augustan revival
Under the principate of Augustus, the ceremony underwent an eclipse followed by a revival. Suetonius reports that Augustus, “after a long interruption,” restored the practice of the procession and frequently reviewed the squadrons of knights[9]. He goes on to describe the checks exercised on this occasion over the knights’ conduct: the possibility of taking away the horse granted by the State, an exemption granted to the elderly or to men weakened by infirmity from answering on foot when called, while their mount remained in the line. This link between the transvectio and the recognitio equitum, the moral examination of the knights, does not, however, allow us to establish with certainty whether the two ceremonies were always one and the same.
Ovid, in the Tristia, reminds Augustus that he had once approved of his conduct as he rode past on that horse given by the State[10] – an indirect testimony, but one that gives concrete illustration to the examination Suetonius describes. Pliny the Elder, for his part, preserved one precise detail about the ides of July: Rome “paid great honour to the olive” by crowning the squadrons of knights with its branches on that day[11], thereby confirming the adornment described by Dionysius.
The procession continued after Augustus. Tacitus reports that after the death of Germanicus, in 19 CE, the equestrian order decreed that the squadrons of youths should carry his image at the ides of July[12]: the ceremony was thus able to incorporate, without changing its form, the commemoration of a member of the imperial family.
Modern studies consulted
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (online edition, LacusCurtius)
- A. Gartrell, “The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?”, online article, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, entry “Mars, Aedes (Via Appia)”, online database
[1] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities, VI, 13, 4 (epiphany of the Dioscuri): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Livy, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Livy, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Livy, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valerius Maximus, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities, VI, 13, 4‑5 (course of the procession): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelius Victor, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Livy, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Suetonius, Life of Augustus, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovid, Tristia, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Pliny the Elder, Natural History, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacitus, Annals, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
Dates
15 juillet 2026 Toute la journée
202619juilToute la journée21Lucaria
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Ante diem quartum decimum Kalendas Augustas - Ante diem duodecimum Kalendas Augustas Souche dans un sous-bois
Description
Ante diem quartum decimum Kalendas Augustas – Ante diem duodecimum Kalendas Augustas

Les Lucaria étaient une fête romaine agraire, dédiée à une divinité patronne des bois sacrés (lucus). Célébrée les 19 juillet et 21 juillet, cette fête se rattache aux travaux d’essartage et de désouchage, selon l’analyse moderne des traités agricoles romains.
Le nom Lucaria semble dériver du mot latin lucus, signifiant à la fois «clairière» et «bois sacré». Ce lien étymologique souligne la dualité de la fête, mêlant aspects pratiques et sacrés. Le terme lucar, qui signifie «argent que l’on retire des bois sacrés», indique que ces bois pouvaient être exploités économiquement tout en conservant leur caractère sacré.
Les auteurs anciens, souvent friands de mythes de fondation, attribuent aux Lucaria une origine historique. Verrius Flaccus, repris par Festus Grammaticus, relie cette fête à la défaite romaine face aux Gaulois lors de la bataille de l’Allia le 18 juillet 390 av. J.-C. Après cette défaite, les Romains auraient trouvé refuge dans un bois (en latin lucus) entre la via Salaria et le Tibre. Rome fut alors mise à sac par les Gaulois de Brennus. Le jour de cette défaite, le dies Alliensis, était considéré comme de mauvais augure par les Romains.
Bien que de nombreux bois sacrés soient mentionnés par les auteurs latins, ceux-ci restent muets sur les détails des Lucaria. Les calendriers antiques, comme les Fasti Antiates maiores et les Fasti Amiternini, mentionnent cependant les dates des Lucaria, confirmant leur célébration les 19 et 21 juillet. Comme pour d’autres fêtes romaines, ces deux jours festifs sont séparés par un jour non festif.
Les traités rustiques fournissent des indications sur les travaux liés aux bois. Columelle et Palladius recommandent la Lune décroissante de juillet, coïncidant avec les Lucaria, comme période propice pour extirper les arbres des champs forestiers. Columelle distingue deux techniques de déboisement: l’arrachage complet des arbres avec leurs racines, et la coupe des arbres au pied s’ils sont clairsemés. Cette différenciation de techniques pourrait expliquer le dédoublement des Lucaria sur deux journées.
Dates
19 juillet 2026 - 21 juillet 2026 (Toute la journée)
202623juilToute la journéeNeptunalia
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Les Neptunalia sont une fête religieuse romaine célébrée en l'honneur de Neptune, divinité des eaux, le 23 juillet, premier jour de la Canicule, période à laquelle l'eau peut se faire
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Les Neptunalia sont une fête religieuse romaine célébrée en l’honneur de Neptune, divinité des eaux, le 23 juillet, premier jour de la Canicule, période à laquelle l’eau peut se faire rare. Les auteurs romains n’ont transmis aucun détail sur son culte. L’analyse comparative des mythes celte et iranien a montré que le Neptune honoré des premiers Romains est l’interprétation latine d’un dieu indo-européen, maître dangereux des eaux douces, que les travaux humains de canalisation peuvent rendre bienfaisant. Le traité de Palladius des travaux agricoles préconisés pour le mois qui suit les Neptunalia garde ce souci de mise en place et d’entretien des canalisations d’eau douce.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Neptunalia
Dates
23 juillet 2026 Toute la journée
202625juilToute la journéeFurrinalia
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Les Furrinalia (ou Furinalia) sont une fête religieuse annuelle de la Rome antique célébrant le 25 juillet des rites dédiés à Furrina, déesse tombée dans l'oubli. Georges Dumézil, étudiant sa
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Les Furrinalia (ou Furinalia) sont une fête religieuse annuelle de la Rome antique célébrant le 25 juillet des rites dédiés à Furrina, déesse tombée dans l’oubli. Georges Dumézil, étudiant sa complémentarité avec les Neptunalia, fêtées deux jours avant, l’interprète comme une archaïque déesse des eaux souterraines, peut-être patronne des puits qui permettent l’accès à ces eaux, et dont le culte aurait été occulté par celui de Neptune, maître de toutes les eaux.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Furrinalia
Dates
25 juillet 2026 Toute la journée
202613aoûtToute la journée15Nemoralia
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Idibus Augustis - Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
Description
Idibus Augustis – Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres

EN BREF. Les Nemoralia, également connues sous le nom de Festival des Flambeaux ou Ides d’Hécate, constituent un festival de trois jours célébré initialement par les anciens Romains aux Ides d’août (13-15 août) en l’honneur de la déesse Diane. Bien que les Nemoralia aient d’abord eu lieu dans le sanctuaire de Diane au lac Nemi, elles se sont rapidement diffusées. Il est possible que l’Église catholique ait adapté les Nemoralia pour en faire la fête de l’Assomption.
Nemoralia: Quand Rome célébrait Diane aux flambeaux
Chaque année, une fête en l’honneur de Diane se déroulait dans son sanctuaire du lac de Nemi, près d’Aricia, première ville sur la voie Appienne au sud-est de Rome. Cette date coïncidait avec la fondation traditionnelle d’Ariccia. Les origines de cette fête précèdent probablement la propagation du culte de Diane à Rome au IIIe siècle avant notre ère, et pourraient remonter au VIe siècle avant notre ère, voire plus tôt. Des témoignages du Ier siècle avant notre ère décrivent les fidèles se rendant au sanctuaire en portant torches et guirlandes. La fête de Diane s’est finalement étendue dans toute l’Italie, y compris au temple de Diane sur la colline de l’Aventin à Rome, ce qui était inhabituel étant donné la nature provinciale du culte de Diane.
Le festival de trois jours symbolisait la nature triple de Diane, déesse des trois voies ou des trois visages, comme elle était vénérée à Nemi. Cette trinité reflétait aussi la nature d’Hécate – céleste, terrestre et infernale. Comme d’autres divinités primordiales, Diane possédait trois aspects : naissance, croissance et mort, liés tant aux femmes enceintes qu’à la nature. Il est possible que les Nemoralia célébraient originellement une descente de Diane aux Enfers à la recherche d’Hippolyte ou Virbius, suivie de son ascension comme reine du ciel et de la pleine lune le troisième jour. Des célébrations similaires existaient dans le monde antique pour Déméter et Isis, avec lesquelles Diane était souvent identifiée.
Témoignages poétiques et symbolisme du refuge
Les chiens de chasse, symboles importants de la célébration, représentaient la tutelle de Diane sur ses protégés. Ornés de guirlandes, ils participaient à la fête plutôt qu’à la chasse, cette dernière étant interdite pendant les festivités. Cela symbolisait la protection de Diane, s’étendant à tous. Stace (Publius Papinius Statius), poète de cour né à Naples vers 45 et mort en 96, mentionne les Nemoralia dans ses Silves (3.I.52-60) et souligne l’importance du refuge dans le culte de Diane, dont les sanctuaires offraient asile aux esclaves en fuite et, dans le mythe d’Hippolyte et d’Oreste, refuge contre le meurtre, la pollution, la folie et la mort. Stace célébra la nature triple de la déesse en évoquant l’imagerie céleste (l’étoile Sirius du Grand Chien), terrestre (le bosquet lui-même) et infernale (hécatéenne). L’historien contemporain C.M.C. Green note que «porter une torche dans la procession vers le sanctuaire représentait la fuite du monde chargé de thanatos (mort) et l’obtention d’un refuge dans le monde éternel du sacré, frais, ombragé et protecteur».
Au 1er siècle avant notre ère, le poète Ovide a décrit le sanctuaire et le culte:
«Dans la vallée d’Aricie, il y a un lac entouré d’une forêt sombre, objet d’un culte antique. C’est ici qu’Hippolyte, déchiré par les rênes de ses chevaux, repose caché, et c’est pourquoi aucun cheval ne s’aventure dans ce bois. Des rubans pendent, couvrant les longues haies, et de nombreux ex-voto sont placées là en hommage à la déesse vénérée. Souvent, forte d’un vœu exaucé, le front ceint d’une couronne, une femme y apporte de la Ville des flambeaux allumés.»[1]
Le poète Properce, contemporain d’Ovide, observait le festival depuis la périphérie et s’adressait ainsi à sa bien-aimée: «Ah, si seulement tu pouvais marcher ici pendant tes heures de loisir. Mais nous ne pouvons nous rencontrer aujourd’hui, quand je te vois te hâter avec excitation, une torche enflammée à la main, vers le bosquet de Nemi où tu portes la lumière en l’honneur de la déesse Diane».

Rituels nocturnes et offrandes votives
Ce jour-là, les fidèles formaient une procession de torches et de lampes autour des eaux du lac Nemi (dont le nom, issu du latin nemus, désigne un bois ou bosquet sacré), également connu sous le nom de Miroir de Diane. Des centaines de personnes se rassemblaient au bord du lac, couronnées de fleurs. Selon Plutarque, une partie du rituel consistait à se laver les cheveux et à les parer de fleurs avant la procession. C’était un jour de repos pour les femmes et les esclaves, et les chiens, eux aussi ornés de fleurs, étaient honorés. Les voyageurs entre les rives nord et sud du lac étaient transportés dans de petites barques illuminées par des lanternes. Ces lanternes similaires étaient utilisées par les Vestales et ont été retrouvées avec des images de la déesse à Nemi.
Les offrandes à Diane comprenaient de petites statuettes d’argile ou de pain représentant des parties du corps à guérir, de petites images d’argile de mères et enfants, des miniatures de cerfs, des danses et chants, et des fruits comme les pommes. Des offrandes d’ail étaient également faites à Hécate, déesse de la lune sombre, des fantômes et des morts, souvent en lien avec les cycles lunaires.
Le festival des Nemoralia correspond aux fêtes catholiques d’Hippolyte de Rome (un martyr supposé du IIIe siècle de notre ère, partageant son nom avec une figure mythologique associée à Diane) le 13 août et de l’Assomption de Marie le 15 août. Des érudits comme C.M. Green et James Frazer suggèrent que l’Église catholique primitive aurait pu reprendre et adapter non seulement les dates, mais aussi le symbolisme des Nemoralia.
[1] Fastes (III, Mars, 268 et suivants):
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca
est lacus, antiqua religione sacer;
hic latet Hippolytus loris direptus equorum,
Unde nemus nullis illud aditur equis.
Licia dependent longas velantia saepes,
et posita est meritae multa tabella deae.
Saepe potens voti, frontem redimita coronis,
femina lucentes portat ab Urbe faces.
Sources antiques
- OVIDE, Fastes, III, 268-275.
- PLUTARQUE, Vies parallèles.
- PROPERCE, Élégies.
- STACE, Silves, III, 1, 52-60.
Études modernes citées
- FRAZER, James George, The Golden Bough.
- GREEN, C.M.C., Roman Religion and the Cult of Diana at Aricia, New York, Cambridge University Press, 2007.
En savoir plus
- France culture – Le Louvre, podcast: Déesse ou ex-voto ? La statuette votive dit Aphrodite de Nemi
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
IN BREVE. I Nemoralia, noti anche come Festival delle Fiaccole o Idi di Ecate, costituiscono un festival di tre giorni celebrato inizialmente dagli antichi Romani nelle Idi di agosto (13-15 agosto) in onore della dea Diana. Benché i Nemoralia si svolgessero originariamente nel santuario di Diana presso il lago di Nemi, si diffusero rapidamente. È possibile che la Chiesa cattolica abbia adattato i Nemoralia trasformandoli nella festa dell’Assunzione.
Nemoralia: Quando Roma celebrava Diana con le fiaccole
Ogni anno, una festa in onore di Diana si svolgeva nel suo santuario del lago di Nemi, presso Aricia, prima città sulla via Appia a sud-est di Roma. Questa data coincideva con la fondazione tradizionale di Ariccia. Le origini di questa festa precedono probabilmente la diffusione del culto di Diana a Roma nel III secolo a.C., e potrebbero risalire al VI secolo a.C., se non prima. Testimonianze del I secolo a.C. descrivono i fedeli che si recavano al santuario portando torce e ghirlande. La festa di Diana si estese infine in tutta Italia, compreso il tempio di Diana sul colle Aventino a Roma, cosa insolita data la natura provinciale del culto di Diana.
Il festival di tre giorni simboleggiava la natura tripla di Diana, dea dei tre sentieri o dei tre volti, come veniva venerata a Nemi. Questa trinità rifletteva anche la natura di Ecate – celeste, terrestre e infernale. Come altre divinità primordiali, Diana possedeva tre aspetti: nascita, crescita e morte, legati sia alle donne incinte che alla natura. È possibile che i Nemoralia celebrassero originariamente una discesa di Diana agli Inferi alla ricerca di Ippolito o Virbio, seguita dalla sua ascensione come regina del cielo e della luna piena il terzo giorno. Celebrazioni simili esistevano nel mondo antico per Demetra e Iside, con le quali Diana era spesso identificata.
Testimonianze poetiche e simbolismo del rifugio
I cani da caccia, simboli importanti della celebrazione, rappresentavano la tutela di Diana sui suoi protetti. Ornati di ghirlande, partecipavano alla festa piuttosto che alla caccia, quest’ultima essendo vietata durante le festività. Ciò simboleggiava la protezione di Diana, che si estendeva a tutti. Stazio (Publius Papinius Statius), poeta di corte nato a Napoli verso il 45 e morto nel 96, menziona i Nemoralia nelle sue Selve (3.I.52-60) e sottolinea l’importanza del rifugio nel culto di Diana, i cui santuari offrivano asilo agli schiavi fuggitivi e, nel mito di Ippolito e Oreste, rifugio contro l’omicidio, la contaminazione, la follia e la morte. Stazio celebrò la natura tripla della dea evocando l’immaginario celeste (la stella Sirio del Cane Maggiore), terrestre (il bosco stesso) e infernale (ecateano). Lo storico contemporaneo C.M.C. Green osserva che «portare una torcia nella processione verso il santuario rappresentava la fuga dal mondo carico di thanatos (morte) e l’ottenimento di un rifugio nel mondo eterno del sacro, fresco, ombroso e protettivo».
Nel I secolo a.C., il poeta Ovidio ha descritto il santuario e il culto:
«Nella valle di Aricia, c’è un lago circondato da una foresta oscura, oggetto di un culto antico. È qui che Ippolito, dilaniato dalle redini dei suoi cavalli, riposa nascosto, ed è per questo che nessun cavallo si avventura in questo bosco. Nastri pendono, coprendo le lunghe siepi, e numerosi ex voto sono posti là in omaggio alla dea venerata. Spesso, forte di un voto esaudito, la fronte cinta da una corona, una donna vi porta dalla Città fiaccole accese.»[1]
Il poeta Properzio, contemporaneo di Ovidio, osservava il festival dalla periferia e si rivolgeva così alla sua amata: «Ah, se solo tu potessi camminare qui durante le tue ore di ozio. Ma non possiamo incontrarci oggi, quando ti vedo affrettarti con eccitazione, una fiaccola accesa in mano, verso il bosco di Nemi dove porti la luce in onore della dea Diana».
Rituali notturni e offerte votive
In quel giorno, i fedeli formavano una processione di fiaccole e lampade attorno alle acque del lago di Nemi (il cui nome, derivato dal latino nemus, designa un bosco o boschetto sacro), noto anche come Specchio di Diana. Centinaia di persone si riunivano sulla riva del lago, incoronate di fiori. Secondo Plutarco, parte del rituale consisteva nel lavarsi i capelli e adornarli di fiori prima della processione. Era un giorno di riposo per le donne e gli schiavi, e i cani, anch’essi ornati di fiori, venivano onorati. I viaggiatori tra le rive nord e sud del lago erano trasportati in piccole barche illuminate da lanterne. Lanterne simili erano usate dalle Vestali e sono state ritrovate con immagini della dea a Nemi.
Le offerte a Diana comprendevano piccole statuette di argilla o di pane rappresentanti parti del corpo da guarire, piccole immagini di argilla di madri e bambini, miniature di cervi, danze e canti, e frutti come le mele. Si facevano anche offerte di aglio a Ecate, dea della luna oscura, dei fantasmi e dei morti, spesso in relazione ai cicli lunari.
Il festival dei Nemoralia corrisponde alle feste cattoliche di Ippolito di Roma (un presunto martire del III secolo d.C., che condivide il nome con una figura mitologica associata a Diana) il 13 agosto e dell’Assunzione di Maria il 15 agosto. Studiosi come C.M. Green e James Frazer suggeriscono che la Chiesa cattolica primitiva avrebbe potuto riprendere e adattare non solo le date, ma anche il simbolismo dei Nemoralia.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
IN BRIEF. The Nemoralia, also known as the Festival of Torches or Ides of Hecate, comprised a three-day festival initially celebrated by the ancient Romans during the Ides of August (13-15 August) in honour of the goddess Diana. Although the Nemoralia originally took place at Diana’s sanctuary at Lake Nemi, they quickly spread throughout the region. It is possible that the Catholic Church adapted the Nemoralia to create the feast of the Assumption.
Nemoralia: When Rome celebrated Diana with torches
Each year, a festival in honour of Diana took place at her sanctuary at Lake Nemi, near Aricia, the first town on the Appian Way south-east of Rome. This date coincided with the traditional foundation of Ariccia. The origins of this festival probably predate the spread of Diana’s cult to Rome in the 3rd century BCE, and could date back to the 6th century BCE or even earlier. Accounts from the 1st century BCE describe worshippers making their way to the sanctuary carrying torches and garlands. Diana’s festival eventually spread throughout Italy, including to Diana’s temple on the Aventine Hill in Rome, which was unusual given the provincial nature of Diana’s cult.
The three-day festival symbolised Diana’s triple nature as goddess of the three ways or three faces, as she was venerated at Nemi. This trinity also reflected Hecate’s nature—celestial, terrestrial, and infernal. Like other primordial deities, Diana possessed three aspects: birth, growth, and death, connected to both pregnant women and nature itself. It is possible that the Nemoralia originally celebrated Diana’s descent to the underworld in search of Hippolytus or Virbius, followed by her ascension as queen of heaven and the full moon on the third day. Similar celebrations existed in the ancient world for Demeter and Isis, with whom Diana was often identified.
Poetic testimonies and the symbolism of refuge
Hunting hounds, important symbols of the celebration, represented Diana’s guardianship over her charges. Adorned with garlands, they participated in the festival rather than the hunt, the latter being forbidden during the festivities. This symbolised Diana’s protection, extending to all. Statius (Publius Papinius Statius), a court poet born in Naples around 45 CE and who died in 96 CE, mentions the Nemoralia in his Silvae (3.I.52-60) and emphasises the importance of refuge in Diana’s cult, whose sanctuaries offered asylum to runaway slaves and, in the myth of Hippolytus and Orestes, refuge from murder, pollution, madness, and death. Statius celebrated the goddess’s triple nature by evoking celestial imagery (the star Sirius of Canis Major), terrestrial (the grove itself), and infernal (Hecatean). Contemporary historian C.M.C. Green notes that « carrying a torch in the procession to the sanctuary represented flight from the world laden with thanatos (death) and finding refuge in the eternal world of the sacred, cool, shaded, and protective ».
In the 1st century BCE, the poet Ovid described the sanctuary and cult:
« In the valley of Aricia, there is a lake surrounded by a dark forest, the object of ancient worship. It is here that Hippolytus, torn apart by his horses’ reins, rests hidden, which is why no horse ventures into this wood. Ribbons hang, covering the long hedges, and numerous votive offerings are placed there in homage to the venerated goddess. Often, empowered by an answered prayer, her brow wreathed with a crown, a woman brings lighted torches there from the City. »[1]
The poet Propertius, a contemporary of Ovid, observed the festival from the periphery and addressed his beloved thus: « Ah, if only you could walk here during your leisure hours. But we cannot meet today, when I see you hurrying with excitement, a flaming torch in hand, towards the grove of Nemi where you carry light in honour of the goddess Diana. »
Nocturnal rituals and votive offerings
On this day, worshippers formed a procession of torches and lamps around the waters of Lake Nemi (whose name, derived from the Latin nemus, denotes a sacred wood or grove), also known as Diana’s Mirror. Hundreds of people gathered on the lake’s shore, crowned with flowers. According to Plutarch, part of the ritual involved washing one’s hair and adorning it with flowers before the procession. It was a day of rest for women and slaves, and dogs, also adorned with flowers, were honoured. Travellers between the north and south shores of the lake were transported in small boats illuminated by lanterns. Similar lanterns were used by the Vestals and have been found with images of the goddess at Nemi.
Offerings to Diana included small clay or bread figurines representing parts of the body to be healed, small clay images of mothers and children, miniature deer, dances and songs, and fruits such as apples. Garlic offerings were also made to Hecate, goddess of the dark moon, ghosts, and the dead, often in connection with lunar cycles.
The Nemoralia festival corresponds to the Catholic feasts of Hippolytus of Rome (a supposed 3rd-century CE martyr who shares his name with a mythological figure associated with Diana) on 13 August and the Assumption of Mary on 15 August. Scholars such as C.M. Green and James Frazer suggest that the early Catholic Church may have adopted and adapted not only the dates but also the symbolism of the Nemoralia.
Dates
13 août 2026 - 15 août 2026 (Toute la journée)
202615aoûtToute la journéeFeriæ Augusti
Description
Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
Description
Ante diem octavum decimum Kalendas Septembres
Feriae Augusti : quand Rome inventait les congés payés

Les Feriæ Augusti, instaurées par l’empereur Auguste en 18 av. J.-C., ajoutaient une célébration au mois d’août, aux côtés des fêtes romaines préexistantes telles que les Vinalia et les Consualia. Ces festivités marquaient la fin des travaux agricoles majeurs et étaient conçues non seulement pour promouvoir l’empereur mais aussi pour offrir une période de repos bien méritée après les efforts des semaines passées.
Les célébrations comprenaient des courses de chevaux à travers l’empire, et même les animaux de trait comme les bœufs, ânes et mules étaient dispensés de travail et ornés de guirlandes de fleurs.
Certaines de ces traditions antiques survivent presque intactes dans des événements modernes comme le Palio de Sienne. Le terme « palio » vient du « pallium », le tissu précieux remis comme prix aux vainqueurs des courses à Rome. Pendant ces fêtes, les travailleurs transmettaient leurs vœux à leurs employeurs en échange de pourboires, une pratique devenue obligatoire dans les États pontificaux durant la Renaissance.
Les Feriæ Augusti étaient des jours fériés dans tout l’Empire romain. Avec la christianisation de l’Europe, ces festivités ont été progressivement remplacées par l’Assomption, célébrée le 15 août. En Italie, la fête persiste sous le nom de Ferragosto.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
Versione italiana
Feriae Augusti: quando Roma inventò le ferie pagate
Le Feriæ Augusti, istituite dall’imperatore Augusto nel 18 a.C., aggiungevano una celebrazione al mese di agosto, accanto alle feste romane preesistenti come le Vinalia e le Consualia. Queste festività segnavano la fine dei lavori agricoli più importanti ed erano concepite non solo per promuovere l’imperatore, ma anche per offrire un periodo di riposo ben meritato dopo le fatiche delle settimane precedenti.
I festeggiamenti comprendevano corse di cavalli in tutto l’impero, e persino gli animali da traino come buoi, asini e muli erano esentati dal lavoro e ornati con ghirlande di fiori.
Alcune di queste tradizioni antiche sopravvivono quasi intatte in eventi moderni come il Palio di Siena. Il termine « palio » deriva dal « pallium », il tessuto prezioso consegnato come premio ai vincitori delle corse a Roma. Durante queste feste, i lavoratori porgevano i loro auguri ai datori di lavoro in cambio di mance, una pratica divenuta obbligatoria negli Stati pontifici durante il Rinascimento.
Le Feriæ Augusti erano giorni festivi in tutto l’Impero romano. Con la cristianizzazione dell’Europa, queste festività furono progressivamente sostituite dall’Assunzione, celebrata il 15 agosto. In Italia, la festa persiste con il nome di Ferragosto.
👉 Tutte le feste del calendario romano
English version
Feriae Augusti: when Rome invented paid vacation
The Feriæ Augusti, established by Emperor Augustus in 18 BC, added a celebration to the month of August, alongside pre-existing Roman festivals such as the Vinalia and Consualia. These festivities marked the end of major agricultural work and were designed not only to promote the emperor but also to provide a well-deserved period of rest after the efforts of the preceding weeks.
The celebrations included horse races throughout the empire, and even draught animals such as oxen, donkeys and mules were excused from work and adorned with garlands of flowers.
Some of these ancient traditions survive almost intact in modern events such as the Palio of Siena. The term « palio » comes from the « pallium », the precious cloth given as a prize to the winners of races in Rome. During these festivals, workers would offer their good wishes to their employers in exchange for tips, a practice that became obligatory in the Papal States during the Renaissance.
The Feriæ Augusti were public holidays throughout the Roman Empire. With the Christianisation of Europe, these festivities were gradually replaced by the Assumption, celebrated on 15th August. In Italy, the festival persists under the name of Ferragosto.
Dates
15 août 2026 Toute la journée
202619aoûtToute la journéeVinalia Rustica
Description
Ante diem quartum decimum Kalendas septembres D'après une mosaïque romaine exposée au Musée du Bardo, Tunisie.Dessin
Description
Ante diem quartum decimum Kalendas septembres

Les Vinalia Rustica étaient une fête romaine antique célébrée le 19 août, marquant le début de la saison des vendanges en Italie centrale.
Les origines des Vinalia Rustica remontent à une haute antiquité, comme en témoigne leur présence dans les plus anciens calendriers romains. Selon Ovide et Plutarque, la fondation de cette fête est liée à la légende d’Énée. Face à la menace du tyran étrusque Mézence, Énée aurait promis à Jupiter tout le vin de la prochaine vendange en échange de la victoire. Cette légende, rapportée également par Caton et Festus, illustre l’importance accordée au vin dans la culture romaine et son lien étroit avec les croyances religieuses.
Le rituel central des Vinalia Rustica, décrit par Varron, impliquait le flamen dialis (grand prêtre de Jupiter). Celui-ci cueillait la première grappe de raisins et effectuait le premier pressage sacré, offrant ainsi les prémices de la récolte à Jupiter[1]. Varron précise: hunc diem festum tempestatibus leniendis institutum (ce jour de fête a été institué pour apaiser les intempéries), soulignant le rôle protecteur attribué à cette célébration pour la récolte à venir.
Une particularité intéressante des Vinalia Rustica est la dualité entre Jupiter et Vénus. Bien que la fête soit principalement associée à Jupiter, Vénus y jouait également un rôle important. Varron mentionne que ce jour-là, des temples étaient dédiés à Vénus et des jardins lui étaient consacrés. Cette dualité a suscité des débats parmi les auteurs antiques. Masurius Sabinus, cité par Macrobe, affirmait catégoriquement: Vinaliorum dies Jovi sacer est, non, ut quidam putant, Veneri (Le jour des Vinalia est sacré pour Jupiter, non pour Vénus comme certains le pensent).
Les Vinalia Rustica avaient une double fonction: religieuse et agricole. Pline l’Ancien les décrit comme une fête «pour atténuer les effets du temps» sur les vignes. Cette célébration marquait symboliquement l’ouverture religieuse des vendanges, bien que la récolte effective ne commençât généralement que plus tard. Varron souligne l’importance de ce rite en expliquant qu’avant son accomplissement, il était interdit d’apporter du vin nouveau dans la ville. Cette pratique reflète la croyance romaine en l’importance des rites religieux pour assurer le succès des récoltes.
Au fil du temps, l’importance des Vinalia Rustica semble avoir décliné. Varron note qu’à son époque, la fête n’intéressait plus guère que les maraîchers. Ce déclin reflète probablement l’évolution de la société romaine, s’éloignant progressivement de ses racines agricoles.
[1] Varron, De la langue latine, VI, 3, 16:
Vinalia, fêtes où l’on fait des libations de vin nouveau à Jupiter, et non a Vénus. Cette fête est l’objet d’une grande solennité dans le Latium, où autrefois, en certaines contrées, les prêtres présidaient publiquement à la vendange comme cela se pratique encore aujourd’hui dans le territoire de Rome. C’est un flamine diale qui inaugure la vendange : après avoir recueilli les grappes, il sacrifie une brebis à Jupiter, et, au cours de l’immolation et de l’offrande, il choisit la première grappe de raisin. Il est écrit dans les livres sacrés de Tusculum qu’on n’emmène point de vin nouveau à la ville avant la procession des Vinales.
Vinalia a vino; hic dies Iovis, non Veneris; huius rei cura non levis in Latio: nam aliquot locis vindemiae primum ab sacerdotibus publice fiebant, ut Romae etiam nunc; nam flamen Dialis auspicatur vindemiam, et ut iussit vinum legere, agna Iovi facit, inter cuius exta caesa et porrecta flamen primus vinum legit. In Tusculanis portis est scriptum: Vinum novum ne vehatur in urbem ante quam Vinalia kalentur.
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19 août 2026 Toute la journée
202621aoûtToute la journéeCONSUALIA
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EN BREF. Les Consualia constituent l’une des célébrations les plus anciennes du calendrier religieux romain. Cette fête, dédiée au dieu Consus, se déroulait deux fois par an et mêlait rituels agraires, courses de chevaux et souvenirs légendaires des origines de Rome.
Les Consualia: une fête romaine aux origines mystérieuses
Les Consualia dédiées au dieu Consus avaient lieu deux fois par an: le 21 août et le 15 décembre. Ces dates correspondent à des moments clés du cycle agricole romain, l’une marquant la fin des moissons d’été, l’autre la clôture de l’année.
L’identité de Consus a suscité des débats dès l’Antiquité. Les auteurs anciens proposaient différentes explications de son nom et de sa nature. Une étymologie ancienne faisait dériver Consus de consilium (conseil), en faisant une divinité des délibérations secrètes. Cette interprétation était liée à une légende selon laquelle Consus aurait conseillé à Romulus d’enlever les Sabines pendant sa fête.
Les études modernes proposent une autre étymologie. Selon l’analyse rapportée par Anne Bajard, le nom peut être rattaché au verbe latin condere (conserver, entreposer), faisant de Consus le protecteur des récoltes stockées dans les silos souterrains.
Le dieu était également associé à Neptune par plusieurs auteurs antiques. Tite-Live parle de Neptunus Equester (Neptune équestre) dans son Histoire romaine. Selon l’étude de Bajard, Plutarque et Denys d’Halicarnasse indiquaient que Neptunus Equestris et Consus n’étaient en fait que deux noms différents d’une même divinité.
Un rituel souterrain
Le culte de Consus présentait une particularité unique dans la religion romaine: son autel était enterré sous le sol du Circus Maximus. Pierre Lambrechts explique que «la récolte étant stockée dans des silos souterrains, l’autel de Consus est lui aussi également souterrain. De cette manière, le sanctuaire est recouvert de terre tout le reste de l’année et n’est ouvert que pour les deux jours de fête.»
Les Consualia donnaient lieu à des spectacles populaires. Lambrechts rapporte que «cette fête très appréciée du peuple comprend des libations de vins offertes sur l’autel de Consus, ainsi que des courses de chevaux et de chars, dont une course de chars tirés par des mules.»
Les animaux de trait bénéficiaient d’un traitement particulier pendant ces célébrations. D’après Denys d’Halicarnasse cité par Lambrechts, «pendant ces jeux festifs, les chevaux et les mules ne doivent pas travailler et ils sont décorés de guirlandes de fleurs.»
Le personnel religieux officiel présidait aux cérémonies. Lambrechts précise que «le flamen Quirinalis, assisté des Vestales, accomplissait lui-même le sacrifice» devant l’autel de Consus.
L’enlèvement des Sabines
La tradition romaine associait étroitement les Consualia à l’enlèvement des Sabines. Selon le récit traditionnel reconstitué par Lambrechts, «Romulus organise une fête en l’honneur du dieu qui, chez les auteurs grecs est appelé Ποσειδών Ἵππιος, et que Tite Live nomme Neptunus Equester.»
Tite-Live décrit cette stratégie dans son Histoire romaine:
«Il [Romulus] prépare avec soin des jeux solennels en l’honneur de Neptune équestre; il les appelle Consualia. De nombreux mortels s’y rassemblèrent, attirés aussi par le désir de voir la ville nouvelle, surtout les plus proches, les Céniniens, les Crustumins, les Antemnates; déjà toute la multitude des Sabins était venue avec enfants et épouses.»
Selon la légende, pendant les festivités, sur un signal convenu, les jeunes Romains se seraient emparés des femmes sabines présentes. Cet épisode explique pourquoi les Consualia étaient perçues comme une fête fondatrice de la cité romaine.
Un cycle festif avec Ops
Les Consualia s’inscrivaient dans un ensemble rituel plus large. Lambrechts note que «quatre jours plus tard, les festivités en l’honneur d’Ops la déesse de l’abondance sont célébrés, c’est également une déesse agricole: soit le 25 août (Opiconsivia) et le 19 décembre (Opalia).»
Ops était qualifiée d’«Ops Consivia» selon Varron cité par Lambrechts, soulignant ses liens avec Consus. Cette association révèle l’existence d’un cycle religieux centré sur la protection des récoltes et des réserves alimentaires.
Tertullien rapporte selon Lambrechts qu’un sacrifice était également fait à Consus lors d’une autre fête, les Nones Caprotines du 7 juillet. Cette fête en l’honneur de Junon Caprotina présentait des similitudes avec l’histoire de l’enlèvement des Sabines: elle commémorait un stratagème où des esclaves déguisées en matrones romaines avaient trompé des ennemis de Rome.
L’évolution tardive: le témoignage d’Ausone
Au 4e siècle de notre ère, le poète Ausone évoque encore les Consualia dans ses «Églogues». Selon l’analyse de Bajard, Ausone parle d’un duplex cultus (double culte) associant très étroitement les deux fêtes.
Bajard observe qu’Ausone mentionne des festa navigiis celebrata (fêtes célébrées avec des navires), suggérant que les Consualia avaient évolué vers des formes nouvelles à son époque. Cette évolution témoigne de la capacité d’adaptation des fêtes romaines au fil des siècles.
Les Consualia illustrent la complexité de la religion romaine archaïque. Cette fête mêlait dimensions agricole (protection des récoltes), équestre (courses de chevaux), politique (mythe fondateur de Rome) et religieuse (rituels souterrains uniques).
L’existence de débats dès l’Antiquité sur l’identité de Consus montre que même les Romains avaient parfois du mal à cerner la nature de leurs divinités les plus anciennes. Cette incertitude reflète les transformations subies par les cultes primitifs au contact de l’hellénisation et de l’évolution politique de Rome.
Sources antiques
- Ausone, Eclogarum Liber, 23.
- Cicéron, De Republica, II, 7.
- Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, I, 33, 2; II, 30-31.
- Ovide, Fastes, III, 199.
- Plutarque, Vie de Romulus, 14; Questions romaines, 48.
- Tertullien, Des spectacles, 5, 7.
- Tite-Live, Ab Urbe condita libri, I, 9.
- Varron, De lingua latina, VI, 20.
Études modernes citées
- Bajard, Anne, «Les Neptunalia et les Consualia dans l’églogue 23 d’Ausone», Revue des Études Anciennes, t. 111, n°2, 2009, p. 411-428.
- Lambrechts, Pierre, «Consus et l’enlèvement des Sabines», L’Antiquité Classique, t. 15, fasc. 1, 1946, p. 61-82.
Dates
21 août 2026 Toute la journée







