Vestalia

Cet événement se répète

202607juinToute la journée15VestaliaType:Fête romaine

Description

Ante diem septimum idus Iunias – Ante diem septimum decimum kalendas Iulias

Rare représentation de Vesta sous forme humaine, en tant que figure centrale du Lararium d’une boulangerie à Pompéi, 1er siècle.

EN BREF. Du 7 au 15 juin, les Vestalia ouvraient aux matrones romaines le sanctuaire secret de Vesta, déesse du foyer sacré. Neuf jours de rites alliant procession pieds nus, interdits rituels, purification du temple et fête populaire des meuniers et boulangers couronnant leurs ânes de guirlandes.

Les Vestalia: la fête du feu sacré de Rome

Chaque année, du 7 au 15 juin, la Rome antique célébrait les Vestalia. Les calendriers officiels marquaient cette période d’une notation particulière: à son ouverture, Vesta aperitur («Vesta est ouverte»), et à sa clôture, Vesta clauditur («Vesta est fermée»). Entre ces deux formules se déroulaient neuf jours de rites qui mêlaient le plus secret des cultes d’État à une célébration populaire des artisans du pain. À l’origine, les calendriers les plus anciens ne mentionnent que le 9 juin comme jour des Vestalia; la fête avait été portée à neuf jours à l’époque républicaine.

Le nom même de la fête indiquait son origine: «Les Vestalia, comme les Vestales, tirent leur nom de Vesta», note Varron dans son traité sur la langue latine.¹ La déesse du foyer occupait dans le panthéon romain une position sans équivalent. Fille de Saturne et d’Ops, sœur de Junon et de Cérès, elle avait refusé le mariage là où ses deux sœurs y avaient consenti. C’est cette particularité, selon Ovide, qui expliquait la nature de son culte: seule vierge parmi ses sœurs, elle ne pouvait être servie que par des prêtresses vierges.² Elle n’avait pas de statue dans son temple – un feu perpétuel la représentait.

«Comprends bien que Vesta n’est autre qu’une flamme vive, et qu’on ne voit aucun corps naître de la flamme.»³

Le temple, la flamme et l’ancienneté du culte

Le temple de Vesta se dressait au bord du Forum romain, là où s’élevait autrefois, selon Ovide, le palais de Numa. Sa forme ronde n’était pas arbitraire: elle exprimait une cosmologie. Vesta s’identifiait à la Terre, et la Terre était sphérique. «Vesta est comme la terre: toutes deux ont en elles un feu perpétuel; la Terre et le foyer sacré désignent l’un et l’autre leur demeure.»⁴ De même que le globe terrestre se soutient sans appui au centre de l’univers, le temple de Vesta, sans angle saillant, couvert d’un toit circulaire, reproduisait cette forme fondamentale. «Aucun angle ne fait saillie dans ce temple; un dôme le protège de la pluie.»⁵ Juridiquement, l’édifice n’était pas un templum au sens augural du terme – c’est-à-dire un espace consacré par les augures et utilisable pour les assemblées – mais une aedes, une maison divine, statut qui découlait du caractère même du culte.

La fondation du culte romain de Vesta était attribuée à Numa, deuxième roi de Rome. Ovide signale que la déesse avait été reçue dans son sanctuaire après que Rome eut célébré quarante Parilia – soit quarante ans après sa fondation. Il salue en Numa «l’œuvre du roi pacifique, l’esprit le plus respectueux de la divinité qu’eût jamais porté la terre sabine».⁶ À l’époque de ce roi, le temple primitif n’était encore qu’une construction de chaume aux murs de clayonnage; sa forme ronde, en revanche, était déjà celle que l’on connaissait à l’époque classique.

Le culte était confié à six prêtresses, les Vestales, choisies dans l’enfance et astreintes à une chasteté absolue pendant trente ans de service. Leur mission essentielle consistait à entretenir le feu sacré qui ne devait jamais s’éteindre. Elles vivaient dans l’Atrium Vestae, grande demeure jouxtant le temple, et jouissaient de privilèges exceptionnels: émancipées de l’autorité paternelle dès leur entrée en fonction, elles pouvaient posséder des biens et témoigner en justice. La violation du vœu de chasteté entraînait en revanche une punition d’une sévérité extrême: la coupable était enfouie vivante dans un caveau souterrain. Ovide le formule en associant ce châtiment à la nature même de la déesse:

«C’est ainsi que périt la prêtresse impure, parce qu’on l’ensevelit dans ce qu’elle a profané – la Terre et Vesta ne sont qu’une seule et même puissance.»

Le temple abritait également le Palladium, statue de Minerve réputée tombée du ciel sur Troie et garante de la souveraineté romaine, ainsi que les Penates d’État. Ces objets étaient conservés dans le penus Vestae, la partie la plus intérieure et la plus secrète du sanctuaire, normalement inaccessible à tous.

Ovide lui-même prend soin, dès l’entrée dans son récit des Vestalia, de signaler les limites de ce qu’il peut rapporter: «Non, je ne t’ai pas vue, déesse – adieu les mensonges des poètes! – et tu n’étais pas faite pour être regardée par un homme.»⁸ Il revendique une inspiration divine pour les informations qu’il livre, mais use aussitôt de formules qui trahissent leur caractère traditionnel: memorant («on dit»), dicitur («il est dit»). Ses récits sur les Vestalia sont à lire comme de la poésie étiologique autant que comme un témoignage rituel.

Le 7 juin: l’ouverture du sanctuaire aux matrones

Les Vestalia s’ouvraient le 7 juin par un événement exceptionnel: l’ouverture du penus Vestae aux femmes mariées. Pendant toute la durée de la fête, les matrones pouvaient se rendre en pèlerinage au temple, pieds nus, pour y déposer des offrandes en échange d’une bénédiction pour elles et leur famille. Ovide a lui-même été témoin de cette pratique: «Je revenais précisément lors des Vestalia par cette voie qui est maintenant la Via Nova, attenante au Forum romain. J’y ai vu une matrone descendre pieds nus.»⁹

Arrêté dans sa marche, il interroge une vieille femme du voisinage. Celle-ci lui rappelle la topographie ancienne du lieu: tout le quartier du Forum était autrefois un marécage – le lac Curtius, le Vélabre, les abords de la Via Nova étaient couverts d’eau et de roseaux. C’est dans cet environnement que s’était d’abord exercé le culte de Vesta. L’usage de marcher pieds nus conservait la mémoire de cette époque révolue. La vieille femme conclut: «Les eaux se sont retirées et la rive contient maintenant ses eaux; la terre est sèche aujourd’hui – mais la coutume ancienne demeure.»¹⁰

La période des Vestalia était par ailleurs marquée par des interdits rituels qui dépassaient le seul cercle des prêtresses. L’épouse du grand prêtre de Jupiter, la Flaminica Dialis, ne pouvait pendant toute cette période ni se coiffer avec un peigne de buis, ni se couper les ongles, ni toucher son mari – et ce jusqu’à ce que le Tibre aux eaux dorées ait emporté les purgamina de Vesta vers la mer.¹¹ Aucun mariage n’était autorisé durant ces neuf jours.

Le 9 juin: les boulangers et leurs ânes

Le point culminant des Vestalia avait lieu le 9 juin, jour de fête publique officielle. Ce jour-là, les meuniers et les boulangers chômaient et menaient dans les rues de Rome des cortèges d’ânes couronnés de guirlandes. Ovide en donne une image précise:

«Voici le pain qui pend au cou des ânons couronnés, et des guirlandes de fleurs qui recouvrent les meules rugueuses.»¹²

Cette association entre Vesta, les artisans du pain et l’animal qui actionnait les meules n’était pas fortuite. Ovide en retrace la logique: dans les temps anciens, les paysans faisaient eux-mêmes griller leur épeautre dans des fours domestiques; c’est le foyer lui-même qui préparait le pain, posé sous la cendre sur une tuile brisée. «De là vient que le boulanger honore le foyer et la maîtresse des foyers, et que l’ânesse qui fait tourner les meules de pierre ponce est pareillement honorée.»¹³ Les Vestales préparaient elles-mêmes la mola salsa, farine sacrée mélangée à du sel, utilisée dans tous les sacrifices romains. Le foyer de Vesta et le foyer du boulanger relevaient d’une même logique religieuse.

L’âne couronné avait aussi son étiologie mythologique. Dans son récit des Vestalia, Ovide rapporte qu’à un banquet offert par Cybèle, alors que Vesta reposait endormie sur l’herbe, le dieu Priape tenta de s’en approcher. L’âne de Silène – qui s’était invité sans avoir été convié – braya au moment décisif, réveillant la déesse et mettant en fuite l’importun. «En mémoire de cet événement, la déesse orne l’âne de colliers de pain; le travail cesse, les meules silencieuses se taisent.»¹⁴ Ovide lui-même présente cette histoire comme une petite anecdote propice au rire (fabula parva ioci), construction étiologique destinée à expliquer le rite.

Le 9 juin était aussi associé au souvenir d’un épisode rattaché à Vesta. Lors du siège du Capitole par les Gaulois, en 390 avant notre ère, Jupiter aurait inspiré aux assiégés une ruse:

«Levez-vous et du haut de la citadelle, jetez au milieu des ennemis le bien que vous souhaiteriez le moins leur envoyer.»¹⁵

Les Romains lancent leurs réserves de blé sur les boucliers et les casques des assaillants, et «l’espoir de vaincre Rome par la faim s’évanouit: l’ennemi repoussé, un autel blanc est dressé à Jupiter Pistor.»¹⁶ Cette version est propre à Ovide et contredit la tradition historique: Tite-Live rapporte avec scepticisme («on dit») que le jet de pain n’a pas mis fin au siège – les Romains, à bout de vivres, ont finalement payé mille livres d’or de rançon, et Brennus a quitté la ville au son de son célèbre vae victis.¹⁷ Ovide réécrit délibérément cet épisode en victoire romaine.

Le 15 juin: purification et fermeture

Les Vestalia s’achevaient le 15 juin par une cérémonie de purification. Ce jour-là, les déchets accumulés dans le temple au cours de l’année étaient solennellement évacués. Varron en a conservé la trace dans son étymologie du jour: «Le jour dit Quando Stercum Delatum Fas tient son nom du fait que ce jour-là, les immondices sont balayées hors du temple de Vesta et transportées par le Clivus Capitolinus jusqu’en un lieu déterminé.»¹⁸ Ovide précise que c’est le Tibre qui reçoit finalement ces purgamina Vestae pour les emporter vers la mer Tyrrhénienne:

«C’est ce jour que toi, Tibre, tu envoies en mer, par les eaux étrusques, les immondices purificatoires de Vesta.»¹⁹

La formule Q(uando) S(tercum) D(elatum) F(as) – «une fois les immondices enlevées, le jour devient faste» – signalait que la cité n’avait retrouvé sa pureté rituelle qu’à l’issue de cette opération. Pendant toute la durée des Vestalia, la période était religieusement inauspicieuse: ni mariage, ni actes publics de caractère solennel. Ce n’est qu’après la clôture du penus et l’évacuation des purgamina que la vie normale reprenait ses droits – et que la Flaminica Dialis elle-même pouvait de nouveau toucher son mari.

Le terme stercus a donné lieu à des interprétations: certains y voient le résidu d’une époque où une société pastorale devait débarrasser le siège de son feu sacré des déjections animales, vestige d’un culte bien antérieur à la ville elle-même. Le culte de la flamme sacrée était en effet répandu dans tout le monde latin bien avant la fondation de Rome: Lavinium et Bovillae – qui conservait les traditions des Vestales d’Albe-la-Longue – en témoignent.

La clôture des Vestalia marquait aussi, dans la Rome tardive, l’effacement progressif du culte lui-même. En 382 de notre ère, l’empereur Gratien confisqua l’Atrium Vestae et en supprima le financement public. En 391, Théodose I ordonna la fermeture du temple et l’extinction de la flamme. La dernière Vestalis Maxima connue, Coelia Concordia, déposa sa charge en 394.

¹ Varron, De lingua Latina, VI, 21: «Dies Vestalia ut virgines Vestales a Vesta.»

² Ovide, Fastes, VI, 285–290: «Ex Ope Iunonem memorant Cereremque creatas / semine Saturni; tertia Vesta fuit. / Utraque nupserunt, ambae peperisse feruntur; / de tribus impatiens restitit una viri. / Quid mirum, virgo si virgine laeta ministra / admittit castas ad sua sacra manus?»

³ Ovide, Fastes, VI, 291–292: «Nec tu aliud Vestam quam vivam intellege flammam; / nataque de flamma corpora nulla vides.»

⁴ Ovide, Fastes, VI, 267–268: «Vesta eadem est et terra: subest vigil ignis utrique; / significant sedem terra focusque suam.»

⁵ Ovide, Fastes, VI, 281–282: «Par facies templi; nullus procurrit in illo / angulus, a pluvio vindicat imbre tholus.»

⁶ Ovide, Fastes, VI, 259–260: «Regis opus placidi, quo non metuentius ullum / numinis ingenium terra Sabina tulit.»

⁷ Ovide, Fastes, VI, 458–460: «Sic incesta perit, quia, quam violavit, in illam / conditur: est Tellus Vestaque numen idem.»

⁸ Ovide, Fastes, VI, 253–254: «Non equidem vidi (valeant mendacia vatum) / te, dea, nec fueras aspicienda viro.»

⁹ Ovide, Fastes, VI, 395–397: «Forte revertebar festis Vestalibus illa / quae Nova Romano nunc Via iuncta foro est: / huc pede matronam nudo descendere vidi.»

¹⁰ Ovide, Fastes, VI, 413–414: «Stagna recesserunt et aquas sua ripa coercet, / siccaque nunc tellus: mos tamen ille manet.»

¹¹ Ovide, Fastes, VI, 227–231: «Donec ab Iliaca placidus purgamina Vesta / detulerit flavis in mare Thybris aquis, / non mihi detonso crinem depectere buxo, / non ungues ferro subsecuisse licet, / non tetigisse virum.» Ces interdits sont prononcés par la Flaminica Dialis elle-même, épouse du flamine de Jupiter.

¹² Ovide, Fastes, VI, 311–312: «Ecce coronatis panis dependet asellis, / et velant scabras florida serta molas.»

¹³ Ovide, Fastes, VI, 315–318: «Subpositum cineri panem focus ipse parabat, / strataque erat tepido tegula quassa solo. / Inde focum servat pistor dominamque focorum / et quae pumiceas versat asella molas.»

¹⁴ Ovide, Fastes, VI, 319–320 et 345–348: «Praeteream referamne tuum, rubicunde Priape, / dedecus? est multi fabula parva ioci. […] Lampsacos hoc animal solita est mactare Priapo, / ‘apta’ canens ‘flammis indicis exta damus.’ / Quem tu, diva, memor de pane monilibus ornas; / cessat opus, vacuae conticuere molae.»

¹⁵ Ovide, Fastes, VI, 387–388: «Surgite, et in medios de summis arcibus hostes / mittite, quam minime mittere voltis, opem.»

¹⁶ Ovide, Fastes, VI, 392–394: «Iacta super galeas scutaque longa sonant. / Posse fame vinci spes excidit: hoste repulso / candida Pistori ponitur ara Iovi.»

¹⁷ Tite-Live, Ab Urbe Condita, V, 48: «Dicitur avertendae eius opinionis causa multis locis panis de Capitolio iactatus esse in hostium stationes. Sed iam neque dissimulari neque ferri ultra fames poterat. […] Mille pondo auri pretium populi gentibus mox imperaturi factum.»

¹⁸ Varron, De lingua Latina, VI, 32: «Dies qui vocatur Quando stercum delatum fas, ab eo appellatus, quod eo die ex Aede Vestae stercus everritur et per Capitolinum Clivum in locum defertur certum.»

¹⁹ Ovide, Fastes, VI, 712–713: «Haec est illa dies qua tu purgamina Vestae, / Thybri, per Etruscas in mare mittis aquas.»

Études modernes consultées

  • Dumézil, Georges, La Religion romaine archaïque, Paris, Payot, 1974.
  • Williams, Gareth D., «Vocal Variations and Narrative Complexity in Ovid’s Vestalia: Fasti 6.249-468», Ramus, vol. 20, 1991.

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🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE. Dal 7 al 15 giugno, le Vestalia aprivano alle matrone romane il santuario segreto di Vesta, dea del focolare sacro. Nove giorni di riti che intrecciavano processione a piedi scalzi, divieti rituali, purificazione del tempio e festa popolare dei mugnai e dei fornai, che coronavano i loro asini con ghirlande.

Le Vestalia: la festa del fuoco sacro di Roma

Ogni anno, dal 7 al 15 giugno, la Roma antica celebrava le Vestalia. I calendari ufficiali segnavano questo periodo con una notazione particolare: all’apertura, Vesta aperitur («Vesta è aperta»), e alla chiusura, Vesta clauditur («Vesta è chiusa»). Tra queste due formule si svolgevano nove giorni di riti che intrecciavano il più segreto dei culti di Stato a una celebrazione popolare degli artigiani del pane. In origine, i calendari più antichi menzionano solo il 9 giugno come giorno delle Vestalia; la festa era stata estesa a nove giorni in epoca repubblicana.

Il nome stesso della festa ne indicava l’origine: «Le Vestalia, come le Vestali, traggono il nome da Vesta», osserva Varrone nel suo trattato sulla lingua latina.¹ La dea del focolare occupava nel pantheon romano una posizione senza equivalenti. Figlia di Saturno e di Opi, sorella di Giunone e di Cerere, aveva rifiutato il matrimonio là dove le sue due sorelle vi avevano acconsentito. È questa particolarità, secondo Ovidio, a spiegare la natura del suo culto: unica vergine tra le sorelle, poteva essere servita solo da sacerdotesse vergini.² Non aveva statua nel suo tempio – un fuoco perenne la rappresentava.

«Sappi bene che Vesta non è altro che una fiamma viva, e che non vedi alcun corpo nascere dalla fiamma.»³

Il tempio, la fiamma e l’antichità del culto

Il tempio di Vesta sorgeva ai margini del Foro romano, là dove un tempo si ergeva, secondo Ovidio, il palazzo di Numa. La sua forma rotonda non era arbitraria: esprimeva una cosmologia. Vesta si identificava con la Terra, e la Terra era sferica. «Vesta è come la terra: entrambe portano in sé un fuoco perenne; la Terra e il focolare sacro designano entrambi la propria dimora.»⁴ Come il globo terrestre si sostiene senza appoggio al centro dell’universo, il tempio di Vesta – privo di angoli sporgenti e coperto da un tetto circolare – riproduceva questa forma fondamentale. «Nessun angolo sporge in questo tempio; una cupola lo ripara dalla pioggia.»⁵ Giuridicamente, l’edificio non era un templum nel senso augurale del termine – ossia uno spazio consacrato dagli auguri e utilizzabile per le assemblee – bensì una aedes, una casa divina, statuto che derivava dalla natura stessa del culto.

La fondazione del culto romano di Vesta era attribuita a Numa, secondo re di Roma. Ovidio segnala che la dea era stata accolta nel suo santuario dopo che Roma aveva celebrato quaranta Parilia – ossia quaranta anni dopo la sua fondazione. Saluta in Numa «l’opera del re pacifico, l’animo più rispettoso della divinità che la terra sabina avesse mai portato».⁶ All’epoca di questo re, il primitivo tempio era ancora una costruzione di paglia con muri di graticcio; la sua forma rotonda, invece, era già quella che si conosceva in epoca classica.

Il culto era affidato a sei sacerdotesse, le Vestali, scelte nell’infanzia e vincolate a una castità assoluta per trent’anni di servizio. La loro missione essenziale consisteva nel mantenere il fuoco sacro, che non doveva mai spegnersi. Vivevano nell’Atrium Vestae, grande dimora adiacente al tempio, e godevano di privilegi eccezionali: emancipate dall’autorità paterna fin dal loro ingresso in carica, potevano possedere beni e testimoniare in giudizio. La violazione del voto di castità comportava invece una punizione di estrema severità: la colpevole veniva sepolta viva in una cripta sotterranea. Ovidio lo formula associando questo castigo alla natura stessa della dea:

«Così perisce la sacerdotessa impura, perché viene sepolta in ciò che ha profanato – la Terra e Vesta sono un’unica e medesima potenza.»

Il tempio ospitava anche il Palladio – statua di Minerva reputata caduta dal cielo su Troia e garante della sovranità romana – nonché i Penates di Stato. Questi oggetti erano custoditi nel penus Vestae, la parte più interna e più segreta del santuario, normalmente inaccessibile a tutti.

Ovidio stesso, fin dall’inizio del suo racconto delle Vestalia, si cura di segnalare i limiti di ciò che può riferire: «No, non ti ho vista, o dea – addio alle menzogne dei poeti! – e non eri fatta per essere guardata da un uomo.»⁸ Rivendica un’ispirazione divina per le informazioni che fornisce, ma ricorre subito a formule che tradiscono il loro carattere tradizionale: memorant («si dice»), dicitur («è detto»). I suoi racconti sulle Vestalia vanno letti come poesia eziologica tanto quanto come testimonianza rituale.

Il 7 giugno: l’apertura del santuario alle matrone

Le Vestalia si aprivano il 7 giugno con un evento eccezionale: l’apertura del penus Vestae alle donne sposate. Per tutta la durata della festa, le matrone potevano recarsi in pellegrinaggio al tempio, a piedi scalzi, per deporvi offerte in cambio di una benedizione per sé e per la propria famiglia. Ovidio è stato egli stesso testimone di questa pratica: «Tornavo proprio durante le Vestalia per quella via che oggi è la Via Nova, adiacente al Foro romano. Là ho visto una matrona scendere a piedi scalzi.»⁹

Fermato nel suo cammino, interroga una vecchia donna del vicinato. Questa gli ricorda la topografia antica del luogo: tutto il quartiere del Foro era un tempo una palude – il lago Curzio, il Velabro, i dintorni della Via Nova erano coperti d’acqua e di canne. È in questo ambiente che il culto di Vesta si era dapprima esercitato. L’uso di camminare a piedi scalzi conservava la memoria di quell’epoca scomparsa. La vecchia conclude: «Le acque si sono ritirate e la riva ora le contiene; la terra è asciutta oggi – ma l’antica consuetudine rimane.»¹⁰

Il periodo delle Vestalia era inoltre segnato da divieti rituali che andavano ben oltre il solo cerchio delle sacerdotesse. La moglie del gran sacerdote di Giove, la Flaminica Dialis, non poteva per tutta questa durata né pettinarsi con un pettine di bosso, né tagliarsi le unghie, né toccare il marito – e ciò fino a quando il Tevere dalle acque dorate non avesse portato al mare i purgamina di Vesta.¹¹ Nessun matrimonio era autorizzato durante questi nove giorni.

Il 9 giugno: i fornai e i loro asini

Il momento culminante delle Vestalia aveva luogo il 9 giugno, giorno di festa pubblica ufficiale. In quel giorno, mugnai e fornai si astenevano dal lavoro e conducevano per le strade di Roma cortei di asini coronati di ghirlande. Ovidio ne offre un’immagine precisa:

«Ecco il pane che pende al collo degli asinelli incoronati, e ghirlande di fiori che ricoprono le rugosse macine.»¹²

Questa associazione tra Vesta, gli artigiani del pane e l’animale che azionava le macine non era casuale. Ovidio ne ripercorre la logica: nell’antichità, i contadini abbrustolevano essi stessi il farro in forni domestici; era il focolare stesso a preparare il pane, posto sotto la cenere su una tegola rotta. «Di qui viene che il fornaio onora il focolare e la signora dei focolari, e che l’asina che fa girare le macine di pietra pomice è parimenti onorata.»¹³ Le Vestali preparavano esse stesse la mola salsa, farina sacra mescolata a sale, impiegata in tutti i sacrifici romani. Il focolare di Vesta e il focolare del fornaio obbedivano a una medesima logica religiosa.

L’asino incoronato aveva anche la sua eziologia mitologica. Nel suo racconto delle Vestalia, Ovidio riferisce che durante un banchetto offerto da Cibele, mentre Vesta dormiva sull’erba, il dio Priapo tentò di avvicinarsi a lei. L’asino di Sileno – che si era introdotto senza essere stato invitato – raggliò al momento decisivo, risvegliando la dea e mettendo in fuga l’importuno. «In memoria di questo evento, la dea orna l’asino con collane di pane; il lavoro cessa, le macine silenziose tacciono.»¹⁴ Ovidio stesso presenta questo racconto come un piccolo aneddoto adatto al riso (fabula parva ioci), costruzione eziologica destinata a spiegare il rito.

Il 9 giugno era anche associato al ricordo di un episodio legato a Vesta. Durante l’assedio del Campidoglio da parte dei Galli, nel 390 a.C., Giove avrebbe ispirato agli assediati uno stratagemma:

«Alzatevi e dall’alto della rocca gettate in mezzo ai nemici il bene che meno vorreste inviare loro.»¹⁵

I Romani lanciano le loro riserve di frumento sugli scudi e gli elmi degli assalitori, e «la speranza di vincere Roma per fame svanisce: respinto il nemico, un candido altare è eretto a Giove Pistore.»¹⁶ Questa versione è propria di Ovidio e contraddice la tradizione storiografica: Tito Livio riferisce con scetticismo («si dice») che il lancio del pane non pose fine all’assedio – i Romani, a corto di viveri, pagarono infine mille libbre d’oro di riscatto, e Brenno lasciò la città al suono del suo celebre vae victis.¹⁷ Ovidio riscrive deliberatamente questo episodio come una vittoria romana.

Il 15 giugno: purificazione e chiusura

Le Vestalia si concludevano il 15 giugno con una cerimonia di purificazione. In quel giorno, i rifiuti accumulati nel tempio nel corso dell’anno venivano solennemente evacuati. Varrone ne ha conservato la traccia nella sua etimologia del giorno: «Il giorno detto Quando Stercum Delatum Fas trae il nome dal fatto che in quel giorno le immondizie vengono spazzate fuori dal tempio di Vesta e trasportate attraverso il Clivus Capitolinus fino a un luogo stabilito.»¹⁸ Ovidio precisa che è il Tevere a ricevere infine questi purgamina Vestae per portarli verso il mar Tirreno:

«È questo il giorno in cui tu, Tevere, per le acque etrusche mandi in mare le immondizie purificatorie di Vesta.»¹⁹

La formula Q(uando) S(tercum) D(elatum) F(as) – «una volta rimosse le immondizie, il giorno diviene fausto» – segnalava che la città non aveva ritrovato la propria purezza rituale se non al termine di questa operazione. Per tutta la durata delle Vestalia, il periodo era religiosamente infausto: né matrimoni, né atti pubblici di carattere solenne. Solo dopo la chiusura del penus e l’evacuazione dei purgamina la vita normale riprendeva i propri diritti – e la stessa Flaminica Dialis poteva di nuovo toccare il marito.

Il termine stercus ha dato luogo a interpretazioni: alcuni vi vedono il residuo di un’epoca in cui una società pastorale doveva liberare la sede del proprio fuoco sacro dagli escrementi animali, vestigio di un culto ben anteriore alla città stessa. Il culto della fiamma sacra era infatti diffuso in tutto il mondo latino ben prima della fondazione di Roma: Lavinium e Bovillae – che conservava le tradizioni delle Vestali di Alba Longa – ne sono testimonianza.

La chiusura delle Vestalia segnò anche, nella Roma tardoantica, il progressivo affievolirsi del culto stesso. Nel 382 d.C., l’imperatore Graziano confiscò l’Atrium Vestae e ne soppresse il finanziamento pubblico. Nel 391, Teodosio I ordinò la chiusura del tempio e l’estinzione della fiamma. L’ultima Vestalis Maxima conosciuta, Coelia Concordia, depose la propria carica nel 394.

¹ Varrone, De lingua Latina, VI, 21: «Dies Vestalia ut virgines Vestales a Vesta.»

² Ovidio, Fasti, VI, 285–290: «Ex Ope Iunonem memorant Cereremque creatas / semine Saturni; tertia Vesta fuit. / Utraque nupserunt, ambae peperisse feruntur; / de tribus impatiens restitit una viri. / Quid mirum, virgo si virgine laeta ministra / admittit castas ad sua sacra manus?»

³ Ovidio, Fasti, VI, 291–292: «Nec tu aliud Vestam quam vivam intellege flammam; / nataque de flamma corpora nulla vides.»

⁴ Ovidio, Fasti, VI, 267–268: «Vesta eadem est et terra: subest vigil ignis utrique; / significant sedem terra focusque suam.»

⁵ Ovidio, Fasti, VI, 281–282: «Par facies templi; nullus procurrit in illo / angulus, a pluvio vindicat imbre tholus.»

⁶ Ovidio, Fasti, VI, 259–260: «Regis opus placidi, quo non metuentius ullum / numinis ingenium terra Sabina tulit.»

⁷ Ovidio, Fasti, VI, 458–460: «Sic incesta perit, quia, quam violavit, in illam / conditur: est Tellus Vestaque numen idem.»

⁸ Ovidio, Fasti, VI, 253–254: «Non equidem vidi (valeant mendacia vatum) / te, dea, nec fueras aspicienda viro.»

⁹ Ovidio, Fasti, VI, 395–397: «Forte revertebar festis Vestalibus illa / quae Nova Romano nunc Via iuncta foro est: / huc pede matronam nudo descendere vidi.»

¹⁰ Ovidio, Fasti, VI, 413–414: «Stagna recesserunt et aquas sua ripa coercet, / siccaque nunc tellus: mos tamen ille manet.»

¹¹ Ovidio, Fasti, VI, 227–231: «Donec ab Iliaca placidus purgamina Vesta / detulerit flavis in mare Thybris aquis, / non mihi detonso crinem depectere buxo, / non ungues ferro subsecuisse licet, / non tetigisse virum.» Questi divieti sono pronunciati dalla Flaminica Dialis stessa, moglie del flamine di Giove.

¹² Ovidio, Fasti, VI, 311–312: «Ecce coronatis panis dependet asellis, / et velant scabras florida serta molas.»

¹³ Ovidio, Fasti, VI, 315–318: «Subpositum cineri panem focus ipse parabat, / strataque erat tepido tegula quassa solo. / Inde focum servat pistor dominamque focorum / et quae pumiceas versat asella molas.»

¹⁴ Ovidio, Fasti, VI, 319–320 et 345–348: «Praeteream referamne tuum, rubicunde Priape, / dedecus? est multi fabula parva ioci. […] Lampsacos hoc animal solita est mactare Priapo, / ‘apta’ canens ‘flammis indicis exta damus.’ / Quem tu, diva, memor de pane monilibus ornas; / cessat opus, vacuae conticuere molae.»

¹⁵ Ovidio, Fasti, VI, 387–388: «Surgite, et in medios de summis arcibus hostes / mittite, quam minime mittere voltis, opem.»

¹⁶ Ovidio, Fasti, VI, 392–394: «Iacta super galeas scutaque longa sonant. / Posse fame vinci spes excidit: hoste repulso / candida Pistori ponitur ara Iovi.»

¹⁷ Tito Livio, Ab Urbe Condita, V, 48: «Dicitur avertendae eius opinionis causa multis locis panis de Capitolio iactatus esse in hostium stationes. Sed iam neque dissimulari neque ferri ultra fames poterat. […] Mille pondo auri pretium populi gentibus mox imperaturi factum.»

¹⁸ Varrone, De lingua Latina, VI, 32: «Dies qui vocatur Quando stercum delatum fas, ab eo appellatus, quod eo die ex Aede Vestae stercus everritur et per Capitolinum Clivum in locum defertur certum.»

¹⁹ Ovidio, Fasti, VI, 712–713: «Haec est illa dies qua tu purgamina Vestae, / Thybri, per Etruscas in mare mittis aquas.»

Studi moderni consultati

  • Dumézil, Georges, La Religion romaine archaïque, Paris, Payot, 1974.
  • Williams, Gareth D., «Vocal Variations and Narrative Complexity in Ovid’s Vestalia: Fasti 6.249-468», Ramus, vol. 20, 1991.

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🇬🇧 English version

IN BRIEF. From 7 to 15 June, the Vestalia opened the secret sanctuary of Vesta, goddess of the sacred hearth, to Roman matrons. Nine days of rites combining a barefoot procession, ritual prohibitions, purification of the temple, and a popular festival of millers and bakers who garlanded their donkeys with wreaths.

The Vestalia: Rome’s Festival of the Sacred Fire

Every year, from 7 to 15 June, ancient Rome celebrated the Vestalia. The official calendars marked this period with a distinctive notation: at its opening, Vesta aperitur (« Vesta is opened »), and at its close, Vesta clauditur (« Vesta is closed »). Between these two formulas unfolded nine days of rites that intertwined the most secret of state cults with a popular celebration of the craftsmen of bread. Originally, the oldest calendars mention only 9 June as the day of the Vestalia; the festival had been extended to nine days during the Republican period.

The very name of the festival indicated its origin: « The Vestalia, like the Vestals, take their name from Vesta, » notes Varro in his treatise on the Latin language.¹ The goddess of the hearth occupied a position in the Roman pantheon without parallel. Daughter of Saturn and Ops, sister of Juno and Ceres, she had refused marriage where her two sisters had consented to it. It is this particularity, according to Ovid, that explained the nature of her cult: the sole virgin among her sisters, she could be served only by virgin priestesses.² She had no statue in her temple – a perpetual fire represented her.

« Understand well that Vesta is nothing other than a living flame, and that you see no body born of flame. »³

The temple, the flame, and the antiquity of the cult

The temple of Vesta stood at the edge of the Roman Forum, where, according to Ovid, the palace of Numa had once risen. Its round form was not arbitrary: it expressed a cosmology. Vesta was identified with the Earth, and the Earth was spherical. « Vesta is like the earth: both carry within them a perpetual fire; the Earth and the sacred hearth each denote their own dwelling. »⁴ Just as the terrestrial globe sustains itself without support at the centre of the universe, the temple of Vesta, with no projecting angles and covered by a circular roof, reproduced this fundamental form. « No angle protrudes in this temple; a dome shelters it from the rain. »⁵ Legally, the building was not a templum in the augural sense of the term – that is, a space consecrated by the augurs and usable for assemblies – but an aedes, a divine house, a status that derived from the very character of the cult.

The foundation of the Roman cult of Vesta was attributed to Numa, the second king of Rome. Ovid notes that the goddess had been received in her sanctuary after Rome had celebrated forty Parilia – that is, forty years after its foundation. He hails in Numa « the work of the peaceful king, the most devout spirit that the Sabine land had ever borne. »⁶ In the time of this king, the primitive temple was still no more than a thatched construction with wattle walls; its round form, however, was already what was known in the classical period.

The cult was entrusted to six priestesses, the Vestals, chosen in childhood and bound to absolute chastity for thirty years of service. Their essential mission consisted in tending the sacred fire, which was never to be extinguished. They lived in the Atrium Vestae, a large dwelling adjoining the temple, and enjoyed exceptional privileges: emancipated from paternal authority from the moment they entered office, they could own property and testify in legal proceedings. Violation of the vow of chastity entailed, by contrast, a punishment of extreme severity: the guilty party was buried alive in an underground vault. Ovid formulates this by associating the punishment with the very nature of the goddess:

« Thus perishes the impure priestess, for she is interred within what she has profaned – the Earth and Vesta are one and the same power. »

The temple also housed the Palladium, a statue of Minerva reputed to have fallen from the sky onto Troy and a guarantor of Roman sovereignty, as well as the state Penates. These objects were kept in the penus Vestae, the innermost and most secret part of the sanctuary, normally inaccessible to all.

Ovid himself takes care, at the very outset of his account of the Vestalia, to signal the limits of what he can report: « No, I have not seen you, goddess – away with the lies of poets! – and you were not made to be looked upon by a man. »⁸ He claims divine inspiration for the information he conveys, yet immediately employs formulas that betray their traditional character: memorant (« they say »), dicitur (« it is said »). His accounts of the Vestalia are to be read as aetiological poetry as much as ritual testimony.

7 June: the opening of the sanctuary to the matrons

The Vestalia opened on 7 June with an exceptional event: the opening of the penus Vestae to married women. Throughout the duration of the festival, matrons could make a pilgrimage to the temple, barefoot, to deposit offerings in exchange for a blessing for themselves and their family. Ovid himself witnessed this practice: « I was returning during the Vestalia along the road that is now the Via Nova, adjoining the Roman Forum. There I saw a matron descending barefoot. »⁹

Stopped in his progress, he questions an elderly woman of the neighbourhood. She recalls for him the ancient topography of the place: the entire Forum district was once a marsh – the lake of Curtius, the Velabrum, the approaches to the Via Nova were covered with water and reeds. It was in this setting that the cult of Vesta had first been practised. The custom of walking barefoot preserved the memory of that vanished era. The old woman concludes: « The waters have retreated and the bank now contains them; the earth is dry today – but the ancient custom remains. »¹⁰

The period of the Vestalia was furthermore marked by ritual prohibitions that extended well beyond the circle of the priestesses alone. The wife of the high priest of Jupiter, the Flaminica Dialis, could not throughout this period comb her hair with a boxwood comb, cut her nails, or touch her husband – and this until the Tiber’s golden waters had carried the purgamina of Vesta down to the sea.¹¹ No marriage was permitted during these nine days.

9 June: the bakers and their donkeys

The high point of the Vestalia took place on 9 June, an official public holiday. On that day, millers and bakers ceased work and led processions of garlanded donkeys through the streets of Rome. Ovid gives a precise image of this:

« Here hangs bread from the necks of the crowned little asses, and floral garlands cover the rough millstones. »¹²

This association between Vesta, the craftsmen of bread, and the animal that turned the millstones was not fortuitous. Ovid traces the logic: in ancient times, peasants toasted their own spelt in domestic ovens; it was the hearth itself that prepared the bread, placed beneath the ash on a broken tile. « Hence the baker honours the hearth and the mistress of hearths, and the she-ass that turns the pumice millstones is likewise honoured. »¹³ The Vestals themselves prepared the mola salsa, sacred flour mixed with salt, used in all Roman sacrifices. The hearth of Vesta and the baker’s hearth answered to the same religious logic.

The garlanded donkey had its mythological aetiology as well. In his account of the Vestalia, Ovid recounts that at a banquet offered by Cybele, whilst Vesta lay sleeping on the grass, the god Priapus attempted to approach her. The donkey of Silenus – which had invited itself without having been bidden – brayed at the decisive moment, waking the goddess and putting the intruder to flight. « In memory of this event, the goddess adorns the donkey with necklaces of bread; work ceases, the silent millstones are still. »¹⁴ Ovid himself presents this story as a light anecdote fit for laughter (fabula parva ioci), an aetiological construction designed to explain the rite.

9 June was also associated with the memory of an episode connected to Vesta. During the siege of the Capitol by the Gauls in 390 BCE, Jupiter is said to have inspired the besieged with a stratagem:

« Rise up, and from the heights of the citadel, cast into the midst of the enemy the resource you would least wish to send them. »¹⁵

The Romans hurl their grain reserves onto the shields and helmets of the assailants, and « the hope of conquering Rome by hunger vanishes: the enemy repelled, a white altar is raised to Jupiter Pistor. »¹⁶ This version is peculiar to Ovid and contradicts the historical tradition: Livy reports with scepticism (« they say ») that the casting of bread did not bring the siege to an end – the Romans, at their last reserves of provisions, ultimately paid a ransom of a thousand pounds of gold, and Brennus left the city to the sound of his celebrated vae victis.¹⁷ Ovid deliberately rewrites this episode as a Roman victory.

15 June: purification and closure

The Vestalia concluded on 15 June with a ceremony of purification. On that day, the refuse accumulated in the temple over the course of the year was solemnly removed. Varro preserved a record of this in his etymology of the day: « The day called Quando Stercum Delatum Fas takes its name from the fact that on that day the refuse is swept out of the temple of Vesta and carried along the Clivus Capitolinus to a fixed place. »¹⁸ Ovid specifies that it is the Tiber that ultimately receives these purgamina Vestae to bear them to the Tyrrhenian Sea:

« This is the day on which you, Tiber, through the Etruscan waters, send the purificatory refuse of Vesta out to sea. »¹⁹

The formula Q(uando) S(tercum) D(elatum) F(as) – « once the refuse has been removed, the day becomes auspicious » – signalled that the city had not recovered its ritual purity until the completion of this operation. Throughout the Vestalia, the period was religiously inauspicious: no marriages, no public acts of a solemn character. Only after the closing of the penus and the removal of the purgamina did normal life resume its rights – and the Flaminica Dialis herself could once more touch her husband.

The term stercus has prompted interpretation: some see in it the residue of a period when a pastoral society had to clear the seat of its sacred fire of animal dung, a vestige of a cult far older than the city itself. The cult of the sacred flame was indeed widespread throughout the Latin world long before the foundation of Rome: Lavinium and Bovillae – which preserved the traditions of the Vestals of Alba Longa – attest to this.

The closure of the Vestalia also marked, in late antiquity, the gradual effacement of the cult itself. In 382 CE, the emperor Gratian confiscated the Atrium Vestae and abolished its public funding. In 391, Theodosius I ordered the closure of the temple and the extinction of the flame. The last known Vestalis Maxima, Coelia Concordia, laid down her office in 394.

¹ Varro, De lingua Latina, VI, 21: «Dies Vestalia ut virgines Vestales a Vesta.»

² Ovid, Fasti, VI, 285–290: «Ex Ope Iunonem memorant Cereremque creatas / semine Saturni; tertia Vesta fuit. / Utraque nupserunt, ambae peperisse feruntur; / de tribus impatiens restitit una viri. / Quid mirum, virgo si virgine laeta ministra / admittit castas ad sua sacra manus?»

³ Ovid, Fasti, VI, 291–292: «Nec tu aliud Vestam quam vivam intellege flammam; / nataque de flamma corpora nulla vides.»

⁴ Ovid, Fasti, VI, 267–268: «Vesta eadem est et terra: subest vigil ignis utrique; / significant sedem terra focusque suam.»

⁵ Ovid, Fasti, VI, 281–282: «Par facies templi; nullus procurrit in illo / angulus, a pluvio vindicat imbre tholus.»

⁶ Ovid, Fasti, VI, 259–260: «Regis opus placidi, quo non metuentius ullum / numinis ingenium terra Sabina tulit.»

⁷ Ovid, Fasti, VI, 458–460: «Sic incesta perit, quia, quam violavit, in illam / conditur: est Tellus Vestaque numen idem.»

⁸ Ovid, Fasti, VI, 253–254: «Non equidem vidi (valeant mendacia vatum) / te, dea, nec fueras aspicienda viro.»

⁹ Ovid, Fasti, VI, 395–397: «Forte revertebar festis Vestalibus illa / quae Nova Romano nunc Via iuncta foro est: / huc pede matronam nudo descendere vidi.»

¹⁰ Ovid, Fasti, VI, 413–414: «Stagna recesserunt et aquas sua ripa coercet, / siccaque nunc tellus: mos tamen ille manet.»

¹¹ Ovid, Fasti, VI, 227–231: «Donec ab Iliaca placidus purgamina Vesta / detulerit flavis in mare Thybris aquis, / non mihi detonso crinem depectere buxo, / non ungues ferro subsecuisse licet, / non tetigisse virum.» These prohibitions are spoken by the Flaminica Dialis herself, wife of the flamen of Jupiter.

¹² Ovid, Fasti, VI, 311–312: «Ecce coronatis panis dependet asellis, / et velant scabras florida serta molas.»

¹³ Ovid, Fasti, VI, 315–318: «Subpositum cineri panem focus ipse parabat, / strataque erat tepido tegula quassa solo. / Inde focum servat pistor dominamque focorum / et quae pumiceas versat asella molas.»

¹⁴ Ovid, Fasti, VI, 319–320 et 345–348: «Praeteream referamne tuum, rubicunde Priape, / dedecus? est multi fabula parva ioci. […] Lampsacos hoc animal solita est mactare Priapo, / ‘apta’ canens ‘flammis indicis exta damus.’ / Quem tu, diva, memor de pane monilibus ornas; / cessat opus, vacuae conticuere molae.»

¹⁵ Ovid, Fasti, VI, 387–388: «Surgite, et in medios de summis arcibus hostes / mittite, quam minime mittere voltis, opem.»

¹⁶ Ovid, Fasti, VI, 392–394: «Iacta super galeas scutaque longa sonant. / Posse fame vinci spes excidit: hoste repulso / candida Pistori ponitur ara Iovi.»

¹⁷ Livy, Ab Urbe Condita, V, 48: «Dicitur avertendae eius opinionis causa multis locis panis de Capitolio iactatus esse in hostium stationes. Sed iam neque dissimulari neque ferri ultra fames poterat. […] Mille pondo auri pretium populi gentibus mox imperaturi factum.»

¹⁸ Varro, De lingua Latina, VI, 32: «Dies qui vocatur Quando stercum delatum fas, ab eo appellatus, quod eo die ex Aede Vestae stercus everritur et per Capitolinum Clivum in locum defertur certum.»

¹⁹ Ovid, Fasti, VI, 712–713: «Haec est illa dies qua tu purgamina Vestae, / Thybri, per Etruscas in mare mittis aquas.»

Modern studies consulted

  • Dumézil, Georges, La Religion romaine archaïque, Paris, Payot, 1974.
  • Williams, Gareth D., « Vocal Variations and Narrative Complexity in Ovid’s Vestalia: Fasti 6.249-468, » Ramus, vol. 20, 1991.

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Dates

7 juin 2026 - 15 juin 2026 (Toute la journée)

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