Cet événement se répète15 juillet 2027
202615juilToute la journéeTransvectio equitumType:Fête romaine
Description
Idibus Iuliis
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Idibus Iuliis

EN BREF – Aux ides de juillet, les cavaliers romains défilaient à cheval dans Rome, couronnés d’olivier et vêtus de pourpre. Cette procession honorait les Dioscures, dont l’apparition légendaire aurait décidé d’une bataille contre les Latins. Tite‑Live, Denys d’Halicarnasse et Suétone en ont conservé le récit, chacun avec ses nuances.
Transvectio equitum: le grand défilé des cavaliers
Rome a réservé un jour de l’année à ses cavaliers. Ce jour-là, les chevaliers auxquels l’État avait attribué un cheval – une distinction réservée aux membres les plus fortunés de l’ordre équestre, astreints en contrepartie à un service militaire à cheval – quittaient leurs quartiers pour traverser la ville en grand appareil, couronnés de rameaux d’olivier et vêtus de la trabée, ce manteau pourpre réservé aux cérémonies militaires. Les Romains appelaient cette procession la transvectio equitum, et la faisaient remonter, par la tradition, à un épisode de bataille survenu deux siècles avant sa première mention historique datée.
Une bataille et un vœu
La tradition littéraire rattache l’origine de la cérémonie à la bataille du lac Régille, livrée en 499 avant notre ère par les Romains contre une coalition de peuples latins. Denys d’Halicarnasse rapporte que l’issue de la bataille a été décidée par l’intervention de deux jeunes cavaliers d’une beauté surhumaine, identifiés plus tard aux Dioscures, Castor et Pollux[1]. Tite‑Live, lui, n’a pas retenu, dans son récit de cette bataille, cette apparition surnaturelle: il a seulement rapporté que le dictateur romain Aulus Postumius, «ne négligeant aucun secours, ni divin ni humain», a voué un temple à Castor pendant le combat[2]. Cette sobriété distingue son récit de celui de Denys.
Le temple voué pendant la bataille a été dédié quelques années plus tard, aux ides de juillet, par le fils du dictateur, nommé duumvir spécialement pour procéder à cette dédicace[3]. Cette date de dédicace pose toutefois une difficulté que les sources antiques ne permettent pas de trancher: plusieurs calendriers religieux romains, dont les Fastes Prénestins, situent au contraire cette dédicace au 27 janvier. Les deux traditions coexistent sans qu’aucune ne l’emporte clairement sur l’autre.
Un défilé institué par un censeur
C’est seulement à la fin du 4e siècle avant notre ère que la procession annuelle des cavaliers prend, dans les sources conservées, la forme d’une institution datée. Tite‑Live attribue au censeur Quintus Fabius Maximus Rullianus, pendant sa censure de 304 avant notre ère, la création du défilé: «on dit que ce même homme a institué le défilé des chevaliers aux ides de Quintilis»[4]. Le verbe employé par l’historien, dicitur, «on dit», signale sa prudence: il rapporte une tradition, non un fait qu’il tiendrait pour documentairement établi.
Valère Maxime confirme cette attribution et précise un détail vestimentaire: les cavaliers défilaient vêtus de la trabée[5]. Denys d’Halicarnasse, de son côté, a laissé la description la plus complète de la cérémonie telle qu’elle se déroulait à son époque: ces cavaliers distingués par l’État, répartis par tribus et par centuries, couronnés de rameaux d’olivier et vêtus de la trabée pourpre, avançaient comme s’ils revenaient du combat, portant les décorations reçues de leurs généraux. Le cortège partait d’un temple de Mars situé hors des murs, traversait la ville et le Forum, et passait devant le temple des Dioscures; Denys évoque, à certaines occasions, jusqu’à cinq mille participants[6].
Cette description ne s’accorde pas entièrement avec celle que donne, plusieurs siècles plus tard, Aurelius Victor. Cet auteur tardif attribue lui aussi l’institution du défilé à Fabius, mais fait partir les cavaliers du sanctuaire d’Honos pour les conduire jusqu’au Capitole[7]. Il serait imprudent de reconstituer, à partir de ces deux textes, un tracé unique et immuable de la procession à travers les siècles.
Le temple de Mars évoqué par Denys comme point de départ pose lui aussi une question. Un passage de Tite‑Live mentionne la dédicace d’un temple de Mars, voué pendant la guerre gauloise, par le duumvir Titus Quinctius[8]. Il n’est cependant pas certain que ce passage désigne le même temple que celui, situé hors la Porte Capène le long de la voie Appienne, d’où partait la procession selon Denys: il pourrait aussi s’agir d’un autre sanctuaire de Mars, situé au Champ de Mars.
Le renouveau augustéen
La cérémonie a connu, sous le principat d’Auguste, une éclipse suivie d’un renouveau. Suétone rapporte qu’Auguste, «après une longue interruption», a rétabli l’usage de la procession et passait fréquemment en revue les escadrons de cavaliers[9]. Il décrit dans la foulée les contrôles exercés à cette occasion sur la conduite des chevaliers: possibilité de leur retirer ce cheval accordé par l’État, dispense accordée aux plus âgés ou aux hommes affaiblis de répondre à pied lorsqu’ils étaient cités, tandis que leur monture restait dans le rang. Ce rapprochement entre la transvectio et la recognitio equitum, l’examen moral des cavaliers, ne permet cependant pas d’établir avec certitude si les deux cérémonies ont toujours été confondues.
Ovide, dans les Tristes, rappelle à Auguste que celui-ci avait autrefois approuvé sa conduite alors qu’il défilait monté sur ce cheval offert par l’État[10] – un témoignage indirect, mais qui illustre concrètement cet examen dont parle Suétone. Pline l’Ancien, quant à lui, a retenu des ides de juillet un détail précis: Rome «rendait un grand honneur à l’olivier» en couronnant de ses rameaux les escadrons de cavaliers ce jour-là[11], confirmant ainsi la parure décrite par Denys.
La procession s’est maintenue après Auguste. Tacite rapporte qu’après la mort de Germanicus, en 19 de notre ère, l’ordre équestre a décidé que les escadrons de la jeunesse porteraient son image aux ides de juillet[12]: la cérémonie a ainsi pu intégrer, sans changer de forme, la commémoration d’un membre de la famille impériale.
Etudes modernes consultées
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (édition en ligne LacusCurtius)
- A. Gartrell, «The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?», article en ligne, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, notice «Mars, Aedes (Via Appia)», base de données en ligne
[1] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 13, 4 (épiphanie des Dioscures): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Tite‑Live, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Tite‑Live, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Tite‑Live, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Denys d’Halicarnasse, Antiquités romaines, VI, 13, 4‑5 (déroulement de la procession): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelius Victor, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Tite‑Live, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Suétone, Vie d’Auguste, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovide, Tristes, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Pline l’Ancien, Histoire naturelle, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacite, Annales, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
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🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE – Alle idi di luglio, i cavalieri romani sfilavano a cavallo per Roma, incoronati di ulivo e vestiti di porpora. Questa processione onorava i Dioscuri, la cui leggendaria apparizione avrebbe deciso l’esito di una battaglia contro i Latini. Tito Livio, Dionigi di Alicarnasso e Svetonio ne hanno tramandato il racconto, ciascuno con le proprie sfumature.
Transvectio equitum: la grande sfilata dei cavalieri
Roma riservava un giorno dell’anno ai suoi cavalieri. In quel giorno, i cavalieri ai quali lo Stato aveva assegnato un cavallo – una distinzione riservata ai membri più facoltosi dell’ordine equestre, tenuti in cambio a un servizio militare a cavallo – lasciavano i loro quartieri per attraversare la città in grande apparato, incoronati di rami d’ulivo e vestiti della trabea, il mantello purpureo riservato alle cerimonie militari. I Romani chiamavano questa processione transvectio equitum, e la facevano risalire, secondo la tradizione, a un episodio bellico avvenuto due secoli prima della sua prima menzione storica datata.
Una battaglia e un voto
La tradizione letteraria collega l’origine della cerimonia alla battaglia del lago Regillo, combattuta nel 499 a.C. dai Romani contro una coalizione di popoli latini. Dionigi di Alicarnasso racconta che l’esito della battaglia fu deciso dall’intervento di due giovani cavalieri di sovrumana bellezza, identificati in seguito con i Dioscuri, Castore e Polluce[1]. Tito Livio, dal canto suo, non ha conservato, nel suo racconto di questa battaglia, tale apparizione soprannaturale: ha soltanto riferito che il dittatore romano Aulo Postumio, «non trascurando alcun aiuto, né divino né umano», votò un tempio a Castore durante il combattimento[2]. Questa sobrietà distingue il suo racconto da quello di Dionigi.
Il tempio votato durante la battaglia fu dedicato alcuni anni dopo, alle idi di luglio, dal figlio del dittatore, nominato duumviro appositamente per procedere a tale dedica[3]. Questa data di dedica pone tuttavia una difficoltà che le fonti antiche non permettono di risolvere: diversi calendari religiosi romani, tra cui i Fasti Prenestini, situano invece questa dedica al 27 gennaio. Le due tradizioni coesistono senza che nessuna delle due prevalga chiaramente sull’altra.
Una sfilata istituita da un censore
È soltanto alla fine del IV secolo a.C. che la processione annuale dei cavalieri assume, nelle fonti conservate, la forma di un’istituzione datata. Tito Livio attribuisce al censore Quinto Fabio Massimo Rulliano, durante la sua censura del 304 a.C., la creazione della sfilata: «si dice che questo stesso uomo abbia istituito la sfilata dei cavalieri alle idi di Quintile»[4]. Il verbo impiegato dallo storico, dicitur, «si dice», segnala la sua prudenza: egli riporta una tradizione, non un fatto che ritenga documentariamente accertato.
Valerio Massimo conferma questa attribuzione e precisa un dettaglio relativo all’abbigliamento: i cavalieri sfilavano vestiti della trabea[5]. Dionigi di Alicarnasso, dal canto suo, ha lasciato la descrizione più completa della cerimonia quale si svolgeva ai suoi tempi: questi cavalieri, distinti dallo Stato, ripartiti per tribù e per centurie, incoronati di rami d’ulivo e vestiti della trabea purpurea, avanzavano come se tornassero dal combattimento, portando le decorazioni ricevute dai loro generali. Il corteo partiva da un tempio di Marte situato fuori dalle mura, attraversava la città e il Foro, e passava davanti al tempio dei Dioscuri; Dionigi menziona, in alcune occasioni, fino a cinquemila partecipanti[6].
Questa descrizione non concorda del tutto con quella fornita, diversi secoli dopo, da Aurelio Vittore. Questo autore tardo attribuisce anch’egli l’istituzione della sfilata a Fabio, ma fa partire i cavalieri dal santuario di Honos per condurli fino al Campidoglio[7]. Sarebbe imprudente ricostruire, a partire da questi due testi, un tracciato unico e immutabile della processione attraverso i secoli.
Il tempio di Marte menzionato da Dionigi come punto di partenza pone anch’esso un interrogativo. Un passo di Tito Livio menziona la dedica di un tempio di Marte, votato durante la guerra gallica, dal duumviro Tito Quinzio[8]. Non è tuttavia certo che questo passo designi lo stesso tempio di quello, situato fuori Porta Capena lungo la via Appia, da cui partiva la processione secondo Dionigi: potrebbe trattarsi anche di un altro santuario di Marte, situato al Campo Marzio.
La rinascita augustea
La cerimonia conobbe, sotto il principato di Augusto, un’eclissi seguita da una rinascita. Svetonio riferisce che Augusto, «dopo una lunga interruzione», ripristinò l’uso della processione e passava frequentemente in rassegna gli squadroni di cavalieri[9]. Egli descrive subito dopo i controlli esercitati in questa occasione sulla condotta dei cavalieri: possibilità di togliere loro il cavallo concesso dallo Stato, dispensa accordata ai più anziani o agli uomini indeboliti dal rispondere a piedi quando venivano chiamati, mentre la loro cavalcatura restava in schiera. Questo accostamento tra la transvectio e la recognitio equitum, l’esame morale dei cavalieri, non permette tuttavia di stabilire con certezza se le due cerimonie siano sempre state confuse tra loro.
Ovidio, nei Tristia, ricorda ad Augusto che questi aveva un tempo approvato la sua condotta mentre sfilava montato su quel cavallo offerto dallo Stato[10] – una testimonianza indiretta, ma che illustra concretamente questo esame di cui parla Svetonio. Plinio il Vecchio, dal canto suo, ha conservato delle idi di luglio un dettaglio preciso: Roma «tributò un grande onore all’ulivo» incoronando con i suoi rami gli squadroni di cavalieri in quel giorno[11], confermando così l’ornamento descritto da Dionigi.
La processione si mantenne dopo Augusto. Tacito riferisce che dopo la morte di Germanico, nel 19 d.C., l’ordine equestre decise che gli squadroni della gioventù avrebbero portato la sua immagine alle idi di luglio[12]: la cerimonia poté così integrare, senza mutare forma, la commemorazione di un membro della famiglia imperiale.
Studi moderni consultati
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (edizione online LacusCurtius)
- A. Gartrell, «The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?», articolo online, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, scheda «Mars, Aedes (Via Appia)», banca dati online
[1] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane, VI, 13, 4 (epifania dei Dioscuri): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Tito Livio, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Tito Livio, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Tito Livio, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valerio Massimo, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Dionigi di Alicarnasso, Antichità romane, VI, 13, 4‑5 (svolgimento della processione): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelio Vittore, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Tito Livio, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Svetonio, Vita di Augusto, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovidio, Tristia, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Plinio il Vecchio, Storia naturale, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacito, Annales, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
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🇬🇧 English version

IN BRIEF – At the ides of July, Roman knights paraded on horseback through Rome, crowned with olive branches and clad in purple. This procession honoured the Dioscuri, whose legendary appearance was said to have decided a battle against the Latins. Livy, Dionysius of Halicarnassus and Suetonius all preserved the account, each with his own nuances.
Transvectio equitum: the great parade of the knights
Rome set aside one day of the year for its knights. On that day, the knights to whom the State had granted a horse – a distinction reserved for the wealthiest members of the equestrian order, who in return were bound to mounted military service – left their quarters to cross the city in full array, crowned with olive branches and wearing the trabea, the purple cloak reserved for military ceremonies. The Romans called this procession the transvectio equitum, and traced it, by tradition, to a battle episode that had occurred two centuries before its first securely dated historical mention.
A battle and a vow
Literary tradition links the origin of the ceremony to the Battle of Lake Regillus, fought in 499 BCE by the Romans against a coalition of Latin peoples. Dionysius of Halicarnassus reports that the outcome of the battle was decided by the intervention of two young knights of superhuman beauty, later identified with the Dioscuri, Castor and Pollux[1]. Livy, for his part, did not include this supernatural apparition in his account of the battle: he merely reported that the Roman dictator Aulus Postumius, “neglecting no help, divine or human,” vowed a temple to Castor during the fighting[2]. This restraint sets his account apart from that of Dionysius.
The temple vowed during the battle was dedicated some years later, at the ides of July, by the dictator’s son, who was appointed duumvir specifically to carry out the dedication[3]. This date of dedication, however, raises a difficulty that the ancient sources do not allow us to resolve: several Roman religious calendars, including the Fasti Praenestini, place this dedication instead on 27 January. The two traditions coexist without either clearly prevailing over the other.
A parade instituted by a censor
It is only at the end of the fourth century BCE that the annual procession of the knights takes on, in the surviving sources, the form of a dated institution. Livy attributes to the censor Quintus Fabius Maximus Rullianus, during his censorship of 304 BCE, the creation of the parade: “this same man is said to have instituted the parade of the knights at the ides of Quintilis”[4]. The verb the historian uses, dicitur, “is said,” signals his caution: he is reporting a tradition, not a fact he holds to be documented.
Valerius Maximus confirms this attribution and adds a detail of dress: the knights paraded wearing the trabea[5]. Dionysius of Halicarnassus, for his part, left the fullest description of the ceremony as it was performed in his own day: these knights, distinguished by the State, arranged by tribe and by century, crowned with olive branches and clad in the purple trabea, advanced as though returning from battle, wearing the decorations they had received from their generals. The procession set out from a temple of Mars situated outside the walls, crossed the city and the Forum, and passed in front of the temple of the Dioscuri; Dionysius mentions, on some occasions, as many as five thousand participants[6].
This description does not entirely agree with the one given, several centuries later, by Aurelius Victor. This later author likewise attributes the institution of the parade to Fabius, but has the knights set out from the sanctuary of Honos and proceed to the Capitol[7]. It would be unwise to reconstruct, from these two texts, a single, unchanging route for the procession across the centuries.
The temple of Mars named by Dionysius as the starting point also raises a question. A passage of Livy mentions the dedication of a temple of Mars, vowed during the Gallic war, by the duumvir Titus Quinctius[8]. It is not certain, however, that this passage refers to the same temple as the one, situated outside the Porta Capena along the Appian Way, from which the procession set out according to Dionysius: it may instead be a different sanctuary of Mars, situated on the Campus Martius.
The Augustan revival
Under the principate of Augustus, the ceremony underwent an eclipse followed by a revival. Suetonius reports that Augustus, “after a long interruption,” restored the practice of the procession and frequently reviewed the squadrons of knights[9]. He goes on to describe the checks exercised on this occasion over the knights’ conduct: the possibility of taking away the horse granted by the State, an exemption granted to the elderly or to men weakened by infirmity from answering on foot when called, while their mount remained in the line. This link between the transvectio and the recognitio equitum, the moral examination of the knights, does not, however, allow us to establish with certainty whether the two ceremonies were always one and the same.
Ovid, in the Tristia, reminds Augustus that he had once approved of his conduct as he rode past on that horse given by the State[10] – an indirect testimony, but one that gives concrete illustration to the examination Suetonius describes. Pliny the Elder, for his part, preserved one precise detail about the ides of July: Rome “paid great honour to the olive” by crowning the squadrons of knights with its branches on that day[11], thereby confirming the adornment described by Dionysius.
The procession continued after Augustus. Tacitus reports that after the death of Germanicus, in 19 CE, the equestrian order decreed that the squadrons of youths should carry his image at the ides of July[12]: the ceremony was thus able to incorporate, without changing its form, the commemoration of a member of the imperial family.
Modern studies consulted
- S. B. Platner, T. Ashby, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Oxford, Oxford University Press, 1929 (online edition, LacusCurtius)
- A. Gartrell, “The Epiphanies of the Dioscuri: Myth or History?”, online article, UCL Discovery
- Digital Augustan Rome, entry “Mars, Aedes (Via Appia)”, online database
[1] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities, VI, 13, 4 (epiphany of the Dioscuri): ταύτης ἐστὶ τῆς παραδόξου καὶ θαυμαστῆς τῶν δαιμόνων ἐπιφανείας ἐν Ῥώμῃ πολλὰ σημεῖα, ὅ τε νεὼς ὁ τῶν Διοσκούρων, ὃν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς κατεσκεύασεν ἡ πόλις, ἔνθα ὤφθη τὰ εἴδωλα, καὶ ἡ παρ᾽ αὐτῷ κρήνη καλουμένη τε τῶν θεῶν τούτων καὶ ἱερὰ εἰς τόδε χρόνου νομιζομένη, θυσίαι τε πολυτελεῖς, ἃς καθ᾽ ἕκαστον ἐνιαυτὸν ὁ δῆμος ἐπιτελεῖ διὰ τῶν μεγίστων ἱερέων ἐν μηνὶ Κυιντιλίῳ λεγομένῳ ταῖς καλουμέναις εἰδοῖς, ἐν ᾗ κατώρθωσαν ἡμέρᾳ τόνδε τὸν πόλεμον.
[2] Livy, Ab urbe condita, II, 20, 12: Ibi nihil nec divinae nec humanae opis dictator praetermittens aedem Castori vovisse fertur ac pronuntiasse militi praemia, qui primus, qui secundus castra hostium intrasset.
[3] Livy, Ab urbe condita, II, 42, 5: Castoris aedis eodem anno idibus Quintilibus dedicata est; vota erat Latino bello a Postumio dictatore: filius eius duumvir ad id ipsum creatus dedicavit.
[4] Livy, Ab urbe condita, IX, 46, 15: Ab eodem institutum dicitur ut equites idibus Quinctilibus transveherentur.
[5] Valerius Maximus, Facta et dicta memorabilia, II, 2, 9: Trabeatos vero equites idibus Iuliis Q. Fabius transvehi instituit.
[6] Dionysius of Halicarnassus, Roman Antiquities, VI, 13, 4‑5 (course of the procession): ὑπὲρ ἅπαντα δὲ ταῦτα ἡ μετὰ τὴν θυσίαν ἐπιτελουμένη πομπὴ τῶν ἐχόντων τὸν δημόσιον ἵππον, οἳ κατὰ φυλάς τε καὶ λόχους κεκοσμημένοι στοιχηδὸν ἐπὶ τῶν ἵππων ὀχούμενοι πορεύονται πάντες, ὡς ἐκ μάχης ἥκοντες ἐστεφανωμένοι θαλλοῖς ἐλαίας, καὶ πορφυρᾶς φοινικοπαρύφους ἀμπεχόμενοι τηβέννας τὰς καλουμένας τραβέας, ἀρξάμενοι μὲν ἀφ᾽ ἱεροῦ τινος Ἄρεος ἔξω τῆς πόλεως ἱδρυμένου, διεξιόντες δὲ τήν τ᾽ ἄλλην πόλιν καὶ διὰ τῆς ἀγορᾶς παρὰ τὸ τῶν Διοσκούρων ἱερὸν παρερχόμενοι, ἄνδρες ἔστιν ὅτε καὶ πεντακισχίλιοι φέροντες, ὅσα παρὰ τῶν ἡγεμόνων ἀριστεῖα ἔλαβον ἐν ταῖς μάχαις, καλὴ καὶ ἀξία τοῦ μεγέθους τῆς ἡγεμονίας ὄψις.
[7] Aurelius Victor, De viris illustribus, 32, 3: Hic primus instituit, uti equites Romani Idibus Quinctilibus ab aede Honoris equis insidentes in Capitolium transirent.
[8] Livy, Ab urbe condita, VI, 5, 8: eo anno aedes Martis Gallico bello vota dedicata est a T. Quinctio duumviro sacris faciendis.
[9] Suetonius, Life of Augustus, 38, 3: Equitum turmas frequenter recognovit, post longam intercapedinem reducto more travectionis. Sed neque detrahi quemquam in travehendo ab accusatore passus est, quod fieri solebat, et senio vel aliqua corporis labe insignibus permisit, praemisso in ordine equo, ad respondendum quotiens citarentur pedibus venire; mox reddendi equi gratiam fecit eis, qui maiores annorum quinque et triginta retinere eum nollent.
[10] Ovid, Tristia, II: Vitamque meam moresque probabas / illo, quem dederas, praetereuntis equo.
[11] Pliny the Elder, Natural History, XV, 19: Oleae honorem Romana maiestas magnum perhibuit turmas equitum idibus Iuliis ea coronando.
[12] Tacitus, Annals, II, 83, 1: Turmae idibus Iuliis imaginem eius sequerentur.
Dates
15 juillet 2026 Toute la journée