Nemoralia

Cet événement se répète

202613aoûtToute la journéeNemoraliaType:Fête romaine

Description

Idibus Augustis

Diane Lucifère (porteuse de lumière), souvent assimilée à Séléné (Luna), d’après une statue romaine visible aux Musées Capitolins à Rome. Dessin JuWo.

EN BREF. Aux Ides d’août, des femmes venues de Rome se rendaient au lac de Nemi pour honorer Diane, torches à la main, tandis que les chiens de chasse étaient couronnés et le gibier épargné. La même date était célébrée pour la déesse dans plusieurs sanctuaires d’Italie, dont celui de l’Aventin, à Rome.

Nemoralia: quand Rome célébrait Diane aux flambeaux

Le poète Stace a laissé la description la plus vivante de la fête. Alors que la canicule brûlait les campagnes sous les feux de Sirius, écrit-il, le bois d’Aricie – «propice aux rois fugitifs» – s’est mis à fumer, et le lac, témoin du destin d’Hippolyte, a resplendi de nombreuses torches; Diane elle-même a couronné les chiens et laissé le gibier en sûreté, tandis que toute l’Italie célébrait, à ses foyers, les «Ides d’Hécate» [1]. L’expression joue sur la triple identité de la déesse: Diane et Hécate partageaient l’épithète Trivia, «des carrefours», et un grammairien tardif explique qu’une même déesse se serait ainsi répartie sur trois plans — la Lune dans le ciel, Diane sur terre, Hécate ou Proserpine sous terre. Les Ides désignaient, dans le calendrier romain, le milieu du mois, le 13 pour août. Cette formule est de Stace lui-même; aucune des sources antiques  n’emploie en revanche le terme Nemoralia, aujourd’hui utilisé par les chercheurs. La mention des «rois fugitifs» fait allusion à la tradition, rapportée par d’autres auteurs anciens, du prêtre de Nemi dont la charge ne pouvait être disputée que par un esclave en fuite, vainqueur d’un duel contre son prédécesseur.

Un lac chargé de mémoire

Ovide raconte que le lac se cache au fond d’une vallée boisée, «sacré par une antique religion»: c’est là, précise-t-il, que se dissimule Hippolyte, «mis en pièces par les rênes de ses chevaux» – un héros que la légende faisait mourir traîné par son propre attelage, avant qu’une tradition romaine ne le fasse ressusciter et gagner l’Italie sous le nom de Virbius, aux côtés de Diane. C’est en souvenir de cette mort, ajoute Ovide, qu’aucun cheval n’était admis dans le bois sacré. Il décrit ensuite le décor du sanctuaire: une haie où pendaient de longs fils, et des tablettes votives attestant les faveurs obtenues par les fidèles. «Souvent une femme qui a obtenu l’accomplissement de son vœu, le front ceint de couronnes, porte depuis la Ville des flambeaux allumés», écrit-il[2].

Properce, de son côté, avoue sa jalousie: voir Cynthia – la femme qu’il célèbre dans ses Élégies – courir en public, torches allumées, «vers le bois» pour porter des lumières à Trivia, une épithète de Diane comme on l’a vu plus haut, suffit à éveiller ses soupçons[3]. Le trajet depuis Rome impliquait plusieurs heures de marche; certains chercheurs, combinant ces témoignages, y voient une procession nocturne, sans qu’aucune des sources antiques ne le précise explicitement.

Une trêve pour les chiens et le gibier

Ce que Stace décrit comme une suspension de la chasse trouve un écho, sans que le rapprochement avec Nemi soit garanti par le texte lui-même, dans les Cynégétiques du poète d’époque augustéenne Grattius. Il décrit un rite en l’honneur de Diane où l’on dresse des torches près du bois sacré, où les jeunes chiens sont parés, et où les chasseurs déposent leurs armes «au milieu des fleurs», dans la paix de la fête, avant que ne soient apportés du vin, des gâteaux, un chevreau et des fruits[4]. Grattius ne nomme cependant ni Aricie, ni le lac, ni le mois d’août: le lien avec la fête de Nemi est une hypothèse des lecteurs modernes du texte.

Cette statuette de bronze a été retrouvée en 1886 parmi de nombreux ex-voto dans le sanctuaire de Diane du lac Nemi (Le Louvre).

Un même jour, plusieurs sanctuaires

La date elle-même est solidement attestée en dehors de Nemi. Martial la résume en un vers: «Aux Ides d’août revient Diane»[5], sans toutefois mentionner le lac. À Rome, ce jour était aussi, selon Festus, celui du repos des esclaves, en souvenir de la dédicace du temple de Diane sur la colline de l’Aventin par le roi Servius Tullius, que la tradition faisait naître d’une esclave[6]. Plutarque, de son côté, rapporte que les femmes avaient coutume, ce jour-là, de se laver la tête et propose de rattacher cet usage aux servantes et à Servius Tullius, sans jamais mentionner ni Diane ni Nemi[7]. Le calendrier républicain d’Antium, antérieur à la réforme du calendrier par Jules César, place déjà Diane parmi les divinités honorées aux Ides de Sextilis – ainsi s’appelait le mois d’août avant d’être rebaptisé en l’honneur de l’empereur Auguste[8]. Une inscription du collège de Diane et Antinoüs, à Lanuvium, atteste au 2e siècle de notre ère un dies natalis (jour anniversaire) de la déesse fêté le même jour, avec mise à disposition d’huile au bain public avant le banquet[9]. Le poète tardif Ausone, enfin, confirme encore l’association entre les Ides d’août et Diane[10].

Les rapports historiques exacts entre le culte de Nemi et celui de l’Aventin restent discutés: rien ne permet d’affirmer que la fête se soit «répandue» depuis le lac jusqu’à Rome, seulement que la même date était honorée dans plusieurs lieux distincts. Certains chercheurs ont supposé que les célébrations aient pu se prolonger pendant trois jours, mais aucune des sources antiques ne permet toutefois de le confirmer. D’autres, enfin, ont proposé de voir dans la proximité calendaire entre les Ides d’août et deux fêtes chrétiennes plus tardives – la Saint-Hippolyte et l’Assomption de Marie, célébrées respectivement les 13 et 15 août – l’écho d’un rite plus ancien; il s’agit là encore d’un rapprochement historiographique, non d’un fait établi par les textes romains eux-mêmes.

Études modernes consultées

  • Rianne A. M. Hermans, «Diana Nemorensis and her worshippers», chap. II de Latin Cults through Roman Eyes: Myth, Memory and Cult Practice in the Alban Hills, thèse, Universiteit van Amsterdam, 2017, p. 37–82.
  • Emma-Jayne Graham, «Pilgrimage, mobile behaviours and the creation of religious place in early Roman Latium», dans J. Kuuliala & J. Rantala (dir.), Travel, Pilgrimage and Social Interaction from Antiquity to the Middle Ages, Londres/New York, Routledge, 2019, p. 15–36.
  • Marja-Leena Hänninen, «Traces of Women’s Devotion in the Sanctuary of Diana at Nemi», dans Nemi – Status Quo, Rome, 2000, p. 45–50.
  • James G. Frazer, The Golden Bough: A Study in Magic and Religion, 3e éd., Londres, 1911.

[1] Stace, Silves 3,1,52–60:
Tempus erat, caeli cum torrentissimus axis / incumbit terris ictusque Hyperione multo / acer anhelantis incendit Sirius agros. / Iamque dies aderat profugis cum regibus aptum / fumat Aricinum Triviae nemus et face multa / conscius Hippolyti splendet lacus; ipsa coronat / emeritos Diana canes et spicula terget / et tutas sinit ire feras, omnisque pudicis / Itala terra focis Hecateidas excolit Idus.
«C’était le temps où l’axe embrasé du ciel se penche au-dessus de la terre et où, frappé par les feux d’Hypérion, l’ardent Sirius brûle les campagnes haletantes. Et déjà approchait le jour où le bois aricin de Trivia, propice aux rois fugitifs, fume, tandis que le lac, témoin d’Hippolyte, resplendit de nombreuses torches. Diane elle-même couronne les chiens qui ont bien mérité, nettoie les traits et laisse les bêtes sauvages aller en sûreté; et toute la terre d’Italie célèbre, auprès de foyers purs, les Ides d’Hécate.»

[2] Ovide, Fastes 3,263–270:
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca est lacus, antiqua religione sacer; hic latet Hippolytus loris direptus equorum, unde nemus nullis illud aditur equis. Licia dependent longas velantia saepes, et posita est meritae multa tabella deae. Saepe potens voti, frontem redimita coronis, femina lucentes portat ab Urbe faces.
«Dans la vallée d’Aricie se trouve un lac ceint d’une forêt ombreuse, sacré par une antique religion. C’est là que se cache Hippolyte, mis en pièces par les rênes de ses chevaux; c’est pourquoi aucun cheval n’approche de ce bois. Des fils pendent, recouvrant de longues clôtures, et de nombreuses tablettes ont été déposées pour la déesse qui les a méritées. Souvent une femme qui a obtenu l’accomplissement de son vœu, le front ceint de couronnes, porte depuis la Ville des flambeaux allumés.»

[3] Properce, Élégies 2,32,7–10:
Hoc utinam spatiere loco, quodcumque vacabis, / Cynthia! sed tibi me credere turba vetat, / cum videt accensis devotam currere taedis / in nemus et Triviae lumina ferre deae.
«Puisses-tu plutôt te promener ici chaque fois que tu es libre, Cynthia! Mais la foule m’empêche de me fier à toi lorsqu’elle te voit, en pieuse dévote, courir avec des torches allumées vers le bois et porter des lumières à la déesse Trivia.»

[4] Grattius, Cynégétiques 481–496:
[…] aeriis molimur compita lucis / spicatasque faces sacrum ad nemorale Dianae / sistimus et solito catuli velantur honore, / ipsaque per flores medio in discrimine luci / stravere arma sacris et pace vacantia festa. / Tum cadus et viridi fumantia liba feretro / praeveniunt teneraque extrudens cornua fronte / haedus et ad ramos etiamnum haerentia poma […].
«Nous aménageons des carrefours dans les bois élevés et dressons des torches effilées auprès du sanctuaire forestier de Diane. Les jeunes chiens sont parés de l’honneur accoutumé et, parmi les fleurs, au croisement qui se trouve au milieu du bois, on a déposé les armes elles-mêmes: elles restent sans emploi pendant les rites et la paix de la fête. Puis viennent en tête le tonneau de vin et les gâteaux fumants sur un plateau de bois vert, un jeune chevreau dont les cornes commencent à sortir du front, et des fruits encore attachés à leurs branches.»

[5] Martial, Épigrammes 12,67:
Maiae Mercurium creastis Idus, / Augustis redit Idibus Diana, / Octobres Maro consecravit Idus. / Idus saepe colas et has et illas, / qui magni celebras Maronis Idus.
«Ides de mai, vous avez donné naissance à Mercure; aux Ides d’août revient Diane; Virgile a consacré les Ides d’octobre. Puisses-tu souvent célébrer les unes et les autres, toi qui célèbres les Ides du grand Maron.»

[6] Festus (transmis par Paul Diacre), De verborum significatione, p.467 Lindsay:
Servorum dies festus erat Idibus Augusti, quia eo die rex Tullius, filius ancillae, aedem Dianae dedicavit.
«Le jour de fête des esclaves avait lieu aux Ides d’août, parce que ce jour-là le roi Tullius, fils d’une esclave, consacra le temple de Diane.»

[7] Plutarque, Questions romaines 100:
Διὰ τί ταῖς Αὐγούσταις εἰδοῖς, Σεκστιλίαις δὲ πρότερον λεγομέναις, ἑορτάζουσιν αἵ τε δοῦλαι καὶ οἱ δοῦλοι πάντες, αἱ δὲ γυναῖκες μάλιστα ῥύπτεσθαι τὰς κεφαλὰς καὶ καθαίρειν ἐπιτηδεύουσιν; Ἦ διὰ τὸ Σερούιον τὸν βασιλέα κατὰ ταύτην τὴν ἡμέραν ἐξ αἰχμαλώτου γενέσθαι θεραπαινίδος ἄδειαν ἔργων ἔχουσιν οἱ θεράποντες, τὸ δὲ πλύνειν τὰς κεφαλὰς ἀρξάμενον ἀπὸ τῶν θεραπαινίδων διὰ τὴν ἑορτὴν ἄχρι τῶν ἐλευθέρων προῆλθεν;
«Pourquoi, aux Ides d’août, qui étaient autrefois appelées Ides de Sextilis, toutes les femmes esclaves et tous les hommes esclaves célèbrent-ils une fête, tandis que les femmes ont tout particulièrement coutume de se laver et de purifier la tête? Est-ce parce que le roi Servius naquit ce jour-là d’une servante captive, de sorte que les serviteurs sont dispensés de leurs travaux? Et le lavage de la tête, commencé par les servantes à l’occasion de cette fête, se serait-il ensuite étendu jusqu’aux femmes libres?»

[8] Fasti Antiates maiores, Ides de Sextilis:
Dianae, Vortumno, Fortunae Equ(estri), Herculi Victori, Castori, Polluci, Camenis.
«À Diane, à Vertumne, à la Fortune Équestre, à Hercule Victorieux, à Castor, à Pollux et aux Camènes.»

[9] CIL XIV 2112 (Lanuvium, 136 de notre ère):
[natal]is Dianae idib(us) Aug(ustis) […] ; idib(us) Aug(ustis) natali Dianae et collegi ; diebus natalibus Dianae et Antinoi oleum collegio in balinio publico pon[at antequam] epulentur.
«Anniversaire de Diane aux Ides d’août […]. Aux Ides d’août, anniversaire de Diane et du collège. […] Aux jours anniversaires de Diane et d’Antinoüs, qu’il fournisse de l’huile au collège dans le bain public avant qu’ils ne prennent leur repas.»

[10] Ausone, De feriis Romanis 5–6:
et medias Idus Mai Augustique recursu, / quas sibi Mercurius quasque Diana dicat.
«Et le retour des Ides, au milieu de mai et d’août: les premières, Mercure les revendique pour lui, les secondes, Diane.»

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🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE. Alle Idi di agosto, donne provenienti da Roma si recavano al lago di Nemi per onorare Diana, torcia in mano, mentre i cani da caccia venivano incoronati e la selvaggina risparmiata. La stessa data era celebrata per la dea in diversi santuari d’Italia, tra cui quello dell’Aventino, a Roma.

Nemoralia: quando Roma celebrava Diana con le fiaccole

Il poeta Stazio ha lasciato la descrizione più vivida della festa. Mentre la canicola bruciava le campagne sotto i fuochi di Sirio, scrive, il bosco di Aricia – «propizio ai re fuggitivi» – cominciò a fumare, e il lago, testimone del destino di Ippolito, risplendette di numerose torce; Diana stessa incoronò i cani e lasciò la selvaggina al sicuro, mentre tutta l’Italia celebrava, presso i propri focolari, le «Idi di Ecate» [1]. L’espressione gioca sulla triplice identità della dea: Diana ed Ecate condividevano l’epiteto Trivia, «dei crocicchi», e un grammatico tardo spiega che un’unica dea si sarebbe così ripartita su tre piani — la Luna nel cielo, Diana sulla terra, Ecate o Proserpina sotto terra. Le Idi indicavano, nel calendario romano, la metà del mese, il 13 per agosto. Questa formula è di Stazio stesso; nessuna delle fonti antiche impiega invece il termine Nemoralia, oggi utilizzato dagli studiosi. Il riferimento ai «re fuggitivi» allude alla tradizione, riportata da altri autori antichi, del sacerdote di Nemi la cui carica poteva essere contesa solo da uno schiavo fuggitivo, vincitore di un duello contro il proprio predecessore.

Un lago carico di memoria

Ovidio racconta che il lago si nasconde in fondo a una valle boscosa, «sacro per un’antica religione»: è lì, precisa, che si cela Ippolito, «fatto a pezzi dalle redini dei suoi cavalli» – un eroe che la leggenda faceva morire trascinato dal proprio carro, prima che una tradizione romana lo facesse resuscitare e giungere in Italia con il nome di Virbio, al fianco di Diana. In memoria di questa morte, aggiunge Ovidio, nessun cavallo era ammesso nel bosco sacro. Descrive quindi l’arredo del santuario: una siepe a cui pendevano lunghi fili, e tavolette votive che attestavano i favori ottenuti dai fedeli. «Spesso una donna che ha ottenuto l’esaudimento del proprio voto, la fronte cinta di corone, porta dalla Città fiaccole accese», scrive[2].

Properzio, dal canto suo, confessa la propria gelosia: vedere Cinzia – la donna che celebra nelle sue Elegie – correre in pubblico, con le torce accese, «verso il bosco» per portare luci a Trivia, epiteto di Diana come si è visto sopra, basta a destare i suoi sospetti[3]. Il tragitto da Roma comportava diverse ore di cammino; alcuni studiosi, combinando queste testimonianze, vi scorgono una processione notturna, senza che alcuna delle fonti antiche lo precisi esplicitamente.

Una tregua per i cani e la selvaggina

Ciò che Stazio descrive come una sospensione della caccia trova un’eco, senza che l’accostamento con Nemi sia garantito dal testo stesso, nei Cynegetica del poeta di epoca augustea Grattio. Egli descrive un rito in onore di Diana in cui si innalzano torce presso il bosco sacro, in cui i giovani cani vengono adornati, e in cui i cacciatori depongono le proprie armi «in mezzo ai fiori», nella pace della festa, prima che vengano portati vino, focacce, un capretto e frutti[4]. Grattio non nomina tuttavia né Aricia, né il lago, né il mese di agosto: il legame con la festa di Nemi è un’ipotesi dei lettori moderni del testo.

Un solo giorno, più santuari

La data stessa è saldamente attestata al di fuori di Nemi. Marziale la riassume in un verso: «Alle Idi di agosto ritorna Diana»[5], senza tuttavia menzionare il lago. A Roma, questo giorno era anche, secondo Festo, quello del riposo degli schiavi, in memoria della dedica del tempio di Diana sul colle Aventino da parte del re Servio Tullio, che la tradizione faceva nascere da una schiava[6]. Plutarco, dal canto suo, riferisce che le donne avevano l’usanza, quel giorno, di lavarsi la testa, e propone di ricondurre questa usanza alle serve e a Servio Tullio, senza mai menzionare né Diana né Nemi[7]. Il calendario repubblicano di Anzio, anteriore alla riforma del calendario di Giulio Cesare, colloca già Diana tra le divinità onorate alle Idi di Sextilis – così si chiamava il mese di agosto prima di essere ribattezzato in onore dell’imperatore Augusto[8]. Un’iscrizione del collegio di Diana e Antinoo, a Lanuvio, attesta nel II secolo d.C. un dies natalis (giorno anniversario) della dea festeggiato lo stesso giorno, con messa a disposizione di olio al bagno pubblico prima del banchetto[9]. Il poeta tardo Ausonio, infine, conferma ancora l’associazione tra le Idi di agosto e Diana[10].

I rapporti storici esatti tra il culto di Nemi e quello dell’Aventino restano discussi: nulla permette di affermare che la festa si sia «diffusa» dal lago fino a Roma, ma soltanto che la stessa data era onorata in diversi luoghi distinti. Alcuni studiosi hanno ipotizzato che le celebrazioni potessero protrarsi per tre giorni, ma nessuna delle fonti antiche permette tuttavia di confermarlo. Altri, infine, hanno proposto di vedere nella vicinanza calendariale tra le Idi di agosto e due feste cristiane più tarde – Sant’Ippolito e l’Assunzione di Maria, celebrate rispettivamente il 13 e il 15 agosto – l’eco di un rito più antico; si tratta anche in questo caso di un accostamento storiografico, non di un fatto stabilito dai testi romani stessi.

Studi moderni consultati

  • Rianne A. M. Hermans, «Diana Nemorensis and her worshippers», cap. II di Latin Cults through Roman Eyes: Myth, Memory and Cult Practice in the Alban Hills, tesi di dottorato, Universiteit van Amsterdam, 2017, p. 37–82.
  • Emma-Jayne Graham, «Pilgrimage, mobile behaviours and the creation of religious place in early Roman Latium», in J. Kuuliala & J. Rantala (a cura di), Travel, Pilgrimage and Social Interaction from Antiquity to the Middle Ages, Londra/New York, Routledge, 2019, p. 15–36.
  • Marja-Leena Hänninen, «Traces of Women’s Devotion in the Sanctuary of Diana at Nemi», in Nemi – Status Quo, Roma, 2000, p. 45–50.
  • James G. Frazer, The Golden Bough: A Study in Magic and Religion, 3ª ed., Londra, 1911.

[1] Stazio, Silvae 3,1,52–60:
Tempus erat, caeli cum torrentissimus axis / incumbit terris ictusque Hyperione multo / acer anhelantis incendit Sirius agros. / Iamque dies aderat profugis cum regibus aptum / fumat Aricinum Triviae nemus et face multa / conscius Hippolyti splendet lacus; ipsa coronat / emeritos Diana canes et spicula terget / et tutas sinit ire feras, omnisque pudicis / Itala terra focis Hecateidas excolit Idus.
«Era il tempo in cui l’asse infuocato del cielo si china sopra la terra e in cui, colpito dai fuochi di Iperione, l’ardente Sirio brucia le campagne ansimanti. E già si avvicinava il giorno in cui il bosco aricino di Trivia, propizio ai re fuggitivi, fuma, mentre il lago, testimone di Ippolito, risplende di numerose torce. Diana stessa incorona i cani che se lo sono meritato, pulisce i dardi e lascia che le fiere selvatiche vadano al sicuro; e tutta la terra d’Italia celebra, presso focolari puri, le Idi di Ecate.»

[2] Ovidio, Fasti 3,263–270:
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca est lacus, antiqua religione sacer; hic latet Hippolytus loris direptus equorum, unde nemus nullis illud aditur equis. Licia dependent longas velantia saepes, et posita est meritae multa tabella deae. Saepe potens voti, frontem redimita coronis, femina lucentes portat ab Urbe faces.
«Nella valle di Aricia si trova un lago cinto da una foresta ombrosa, sacro per un’antica religione. È lì che si cela Ippolito, fatto a pezzi dalle redini dei suoi cavalli; per questo nessun cavallo si avvicina a questo bosco. Pendono fili, che ricoprono lunghe siepi, e numerose tavolette sono state deposte per la dea che le ha meritate. Spesso una donna che ha ottenuto l’esaudimento del proprio voto, la fronte cinta di corone, porta dalla Città fiaccole accese.»

[3] Properzio, Elegie 2,32,7–10:
Hoc utinam spatiere loco, quodcumque vacabis, / Cynthia! sed tibi me credere turba vetat, / cum videt accensis devotam currere taedis / in nemus et Triviae lumina ferre deae.
«Possa tu piuttosto passeggiare qui ogni volta che sei libera, Cinzia! Ma la folla mi impedisce di fidarmi di te quando ti vede, da pia devota, correre con le torce accese verso il bosco e portare luci alla dea Trivia.»

[4] Grattio, Cynegetica 481–496:
[…] aeriis molimur compita lucis / spicatasque faces sacrum ad nemorale Dianae / sistimus et solito catuli velantur honore, / ipsaque per flores medio in discrimine luci / stravere arma sacris et pace vacantia festa. / Tum cadus et viridi fumantia liba feretro / praeveniunt teneraque extrudens cornua fronte / haedus et ad ramos etiamnum haerentia poma […].
«Approntiamo crocicchi nei boschi elevati e innalziamo torce affusolate presso il santuario forestale di Diana. I giovani cani sono adornati con l’onore consueto e, tra i fiori, all’incrocio che si trova in mezzo al bosco, sono state deposte le armi stesse: restano inutilizzate durante i riti e la pace della festa. Poi vengono in testa il tino di vino e le focacce fumanti su un vassoio di legno verde, un giovane capretto dalle cui corna cominciano a spuntare dalla fronte, e frutti ancora attaccati ai loro rami.»

[5] Marziale, Epigrammi 12,67:
Maiae Mercurium creastis Idus, / Augustis redit Idibus Diana, / Octobres Maro consecravit Idus. / Idus saepe colas et has et illas, / qui magni celebras Maronis Idus.
«Idi di maggio, avete dato i natali a Mercurio; alle Idi di agosto ritorna Diana; Virgilio consacrò le Idi di ottobre. Possa tu spesso celebrare le une e le altre, tu che celebri le Idi del grande Marone.»

[6] Festo (tramandato da Paolo Diacono), De verborum significatione, p.467 Lindsay:
Servorum dies festus erat Idibus Augusti, quia eo die rex Tullius, filius ancillae, aedem Dianae dedicavit.
«Il giorno di festa degli schiavi si teneva alle Idi di agosto, perché quel giorno il re Tullio, figlio di una schiava, consacrò il tempio di Diana.»

[7] Plutarco, Questioni romane 100:
Διὰ τί ταῖς Αὐγούσταις εἰδοῖς, Σεκστιλίαις δὲ πρότερον λεγομέναις, ἑορτάζουσιν αἵ τε δοῦλαι καὶ οἱ δοῦλοι πάντες, αἱ δὲ γυναῖκες μάλιστα ῥύπτεσθαι τὰς κεφαλὰς καὶ καθαίρειν ἐπιτηδεύουσιν; Ἦ διὰ τὸ Σερούιον τὸν βασιλέα κατὰ ταύτην τὴν ἡμέραν ἐξ αἰχμαλώτου γενέσθαι θεραπαινίδος ἄδειαν ἔργων ἔχουσιν οἱ θεράποντες, τὸ δὲ πλύνειν τὰς κεφαλὰς ἀρξάμενον ἀπὸ τῶν θεραπαινίδων διὰ τὴν ἑορτὴν ἄχρι τῶν ἐλευθέρων προῆλθεν;
«Perché, alle Idi di agosto, un tempo chiamate Idi di Sextilis, tutte le donne schiave e tutti gli uomini schiavi celebrano una festa, mentre le donne hanno soprattutto l’usanza di lavarsi e purificarsi la testa? È forse perché il re Servio nacque quel giorno da una serva prigioniera, cosicché i servi sono dispensati dai loro lavori? E il lavaggio della testa, iniziato dalle serve in occasione di questa festa, si sarebbe poi esteso fino alle donne libere?»

[8] Fasti Antiates maiores, Idi di Sextilis:
Dianae, Vortumno, Fortunae Equ(estri), Herculi Victori, Castori, Polluci, Camenis.
«A Diana, a Vertumno, alla Fortuna Equestre, a Ercole Vincitore, a Castore, a Polluce e alle Camene.»

[9] CIL XIV 2112 (Lanuvio, 136 d.C.):
[natal]is Dianae idib(us) Aug(ustis) […] ; idib(us) Aug(ustis) natali Dianae et collegi ; diebus natalibus Dianae et Antinoi oleum collegio in balinio publico pon[at antequam] epulentur.
«Anniversario di Diana alle Idi di agosto […]. Alle Idi di agosto, anniversario di Diana e del collegio. […] Nei giorni anniversari di Diana e di Antinoo, fornisca olio al collegio nel bagno pubblico prima che essi prendano il pasto.»

[10] Ausonio, De feriis Romanis 5–6:
et medias Idus Mai Augustique recursu, / quas sibi Mercurius quasque Diana dicat.
«E il ritorno delle Idi, a metà di maggio e di agosto: le prime, Mercurio le rivendica per sé, le seconde, Diana.»

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🇬🇧 English version

IN BRIEF. On the Ides of August, women from Rome travelled to Lake Nemi to honour Diana, torches in hand, while hunting dogs were crowned and game spared. The same date was celebrated for the goddess at several sanctuaries across Italy, including that of the Aventine, in Rome.

Nemoralia: when Rome celebrated Diana by torchlight

The poet Statius left the most vivid description of the festival. As the summer heat scorched the countryside beneath the fires of Sirius, he writes, the grove of Aricia – ‘congenial to fugitive kings’ – began to smoke, and the lake, witness to the fate of Hippolytus, blazed with countless torches; Diana herself crowned the dogs and left the game unharmed, while the whole of Italy celebrated, at its hearths, the ‘Ides of Hecate’ [1]. The phrase plays on the goddess’s threefold identity: Diana and Hecate shared the epithet Trivia, ‘of the crossroads’, and a late grammarian explains that a single goddess was thus distributed across three planes — the Moon in the sky, Diana on earth, Hecate or Proserpina underground. The Ides marked, in the Roman calendar, the middle of the month, the 13th for August. This formula is Statius’s own; none of the ancient sources, by contrast, uses the term Nemoralia, now employed by scholars. The mention of ‘fugitive kings’ alludes to the tradition, reported by other ancient authors, of the priest of Nemi, whose office could only be contested by a runaway slave who had defeated his predecessor in single combat.

A lake steeped in memory

Ovid recounts that the lake lies hidden at the bottom of a wooded valley, ‘sacred through ancient worship’: it is there, he specifies, that Hippolytus conceals himself, ‘torn apart by the reins of his own horses’ – a hero whom legend had dragged to death by his own chariot, before a Roman tradition had him restored to life and brought to Italy under the name Virbius, at Diana’s side. In memory of this death, Ovid adds, no horse was permitted within the sacred grove. He then describes the setting of the sanctuary: a hedge from which long threads hung, and votive tablets attesting to the favours obtained by worshippers. ‘Often a woman who has had her vow fulfilled, her brow wreathed with garlands, carries lit torches from the City’, he writes[2].

Propertius, for his part, confesses his jealousy: seeing Cynthia – the woman he celebrates in his Elegies – run in public, torches lit, ‘towards the grove’ to bring lights to Trivia, an epithet of Diana as noted above, is enough to rouse his suspicions[3]. The journey from Rome required several hours on foot; some scholars, combining these testimonies, see in this a nocturnal procession, though none of the ancient sources states this explicitly.

A truce for dogs and game

What Statius describes as a suspension of hunting finds an echo, though the connection with Nemi is not guaranteed by the text itself, in the Cynegetica of the Augustan-era poet Grattius. He describes a rite in Diana’s honour in which torches are set up near the sacred grove, young dogs are adorned, and hunters lay down their weapons ‘amid the flowers’, in the peace of the festival, before wine, cakes, a kid and fruit are brought forth[4]. Grattius, however, names neither Aricia, nor the lake, nor the month of August: the link with the festival at Nemi is a hypothesis of the text’s modern readers.

One day, several sanctuaries

The date itself is solidly attested outside Nemi. Martial sums it up in a single line: ‘On the Ides of August Diana returns’[5], without, however, mentioning the lake. In Rome, this day was also, according to Festus, a day of rest for slaves, in memory of the dedication of Diana’s temple on the Aventine Hill by King Servius Tullius, whom tradition held to have been born of a slave woman[6]. Plutarch, for his part, reports that women customarily washed their hair on this day, and proposes linking the custom to servant women and to Servius Tullius, without ever mentioning either Diana or Nemi[7]. The republican calendar of Antium, predating Julius Caesar’s calendar reform, already places Diana among the deities honoured on the Ides of Sextilis – as the month of August was called before being renamed in honour of the emperor Augustus[8]. An inscription from the college of Diana and Antinous, at Lanuvium, attests, in the second century CE, to a dies natalis (anniversary day) of the goddess celebrated on the same day, with oil provided at the public baths before the banquet[9]. Finally, the late poet Ausonius further confirms the association between the Ides of August and Diana[10].

The precise historical relationship between the cult at Nemi and that of the Aventine remains a matter of debate: nothing allows us to claim that the festival ‘spread’ from the lake to Rome, only that the same date was honoured at several distinct sites. Some scholars have suggested that the celebrations may have extended over three days, though none of the ancient sources allows this to be confirmed. Others, finally, have proposed seeing in the calendrical proximity between the Ides of August and two later Christian feasts – Saint Hippolytus and the Assumption of Mary, celebrated on 13 and 15 August respectively – an echo of an older rite; this too is a historiographical connection, not a fact established by the Roman texts themselves.

Further reading

  • Rianne A. M. Hermans, ‘Diana Nemorensis and her worshippers’, chap. II of Latin Cults through Roman Eyes: Myth, Memory and Cult Practice in the Alban Hills, PhD thesis, Universiteit van Amsterdam, 2017, pp. 37–82.
  • Emma-Jayne Graham, ‘Pilgrimage, mobile behaviours and the creation of religious place in early Roman Latium’, in J. Kuuliala & J. Rantala (eds), Travel, Pilgrimage and Social Interaction from Antiquity to the Middle Ages, London/New York, Routledge, 2019, pp. 15–36.
  • Marja-Leena Hänninen, ‘Traces of Women’s Devotion in the Sanctuary of Diana at Nemi’, in Nemi – Status Quo, Rome, 2000, pp. 45–50.
  • James G. Frazer, The Golden Bough: A Study in Magic and Religion, 3rd ed., London, 1911.

[1] Statius, Silvae 3,1,52–60:
Tempus erat, caeli cum torrentissimus axis / incumbit terris ictusque Hyperione multo / acer anhelantis incendit Sirius agros. / Iamque dies aderat profugis cum regibus aptum / fumat Aricinum Triviae nemus et face multa / conscius Hippolyti splendet lacus; ipsa coronat / emeritos Diana canes et spicula terget / et tutas sinit ire feras, omnisque pudicis / Itala terra focis Hecateidas excolit Idus.
‘It was the season when the blazing axis of heaven leans upon the earth and, struck by the many fires of Hyperion, fierce Sirius scorches the panting fields. And already the day drew near when the Arician grove of Trivia, congenial to fugitive kings, smokes, while the lake, witness to Hippolytus, gleams with many torches. Diana herself crowns the dogs who have earned it, cleans her arrows, and lets the wild beasts go unharmed; and the whole land of Italy, at its pure hearths, honours the Ides of Hecate.’

[2] Ovid, Fasti 3,263–270:
Vallis Aricinae silva praecinctus opaca est lacus, antiqua religione sacer; hic latet Hippolytus loris direptus equorum, unde nemus nullis illud aditur equis. Licia dependent longas velantia saepes, et posita est meritae multa tabella deae. Saepe potens voti, frontem redimita coronis, femina lucentes portat ab Urbe faces.
‘In the valley of Aricia lies a lake girdled by shadowy forest, sacred through ancient worship. There Hippolytus lies hidden, torn apart by the reins of his horses; for this reason no horse comes near that grove. Threads hang down, covering long hedges, and many a tablet has been set up for the goddess who has earned it. Often a woman who has had her vow fulfilled, her brow wreathed with garlands, carries lit torches from the City.’

[3] Propertius, Elegies 2,32,7–10:
Hoc utinam spatiere loco, quodcumque vacabis, / Cynthia! sed tibi me credere turba vetat, / cum videt accensis devotam currere taedis / in nemus et Triviae lumina ferre deae.
‘Would that you might walk here whenever you are free, Cynthia! But the crowd forbids me to trust you, when it sees you, a devoted worshipper, running with lit torches towards the grove and carrying lights to the goddess Trivia.’

[4] Grattius, Cynegetica 481–496:
[…] aeriis molimur compita lucis / spicatasque faces sacrum ad nemorale Dianae / sistimus et solito catuli velantur honore, / ipsaque per flores medio in discrimine luci / stravere arma sacris et pace vacantia festa. / Tum cadus et viridi fumantia liba feretro / praeveniunt teneraque extrudens cornua fronte / haedus et ad ramos etiamnum haerentia poma […].
‘We fashion crossroads amid the lofty groves and set up tapered torches by Diana’s woodland sanctuary. The young dogs are adorned with their customary honour, and amid the flowers, at the crossing in the middle of the grove, weapons themselves have been laid down: they lie idle throughout the rites and the peace of the festival. Then come first the cask of wine and cakes smoking on a tray of green wood, a young kid whose horns are just beginning to push out from its brow, and fruit still clinging to its branches.’

[5] Martial, Epigrams 12,67:
Maiae Mercurium creastis Idus, / Augustis redit Idibus Diana, / Octobres Maro consecravit Idus. / Idus saepe colas et has et illas, / qui magni celebras Maronis Idus.
‘The Ides of May gave birth to Mercury; on the Ides of August Diana returns; Virgil consecrated the Ides of October. Mayst thou often celebrate both the one and the other, thou who dost celebrate the Ides of great Maro.’

[6] Festus (transmitted by Paul the Deacon), De verborum significatione, p.467 Lindsay:
Servorum dies festus erat Idibus Augusti, quia eo die rex Tullius, filius ancillae, aedem Dianae dedicavit.
‘The festival day of slaves fell on the Ides of August, because on that day King Tullius, son of a slave woman, dedicated the temple of Diana.’

[7] Plutarch, Roman Questions 100:
Διὰ τί ταῖς Αὐγούσταις εἰδοῖς, Σεκστιλίαις δὲ πρότερον λεγομέναις, ἑορτάζουσιν αἵ τε δοῦλαι καὶ οἱ δοῦλοι πάντες, αἱ δὲ γυναῖκες μάλιστα ῥύπτεσθαι τὰς κεφαλὰς καὶ καθαίρειν ἐπιτηδεύουσιν; Ἦ διὰ τὸ Σερούιον τὸν βασιλέα κατὰ ταύτην τὴν ἡμέραν ἐξ αἰχμαλώτου γενέσθαι θεραπαινίδος ἄδειαν ἔργων ἔχουσιν οἱ θεράποντες, τὸ δὲ πλύνειν τὰς κεφαλὰς ἀρξάμενον ἀπὸ τῶν θεραπαινίδων διὰ τὴν ἑορτὴν ἄχρι τῶν ἐλευθέρων προῆλθεν;
‘Why is it that on the Ides of August, formerly called the Ides of Sextilis, all female and male slaves celebrate a festival, while women in particular make a practice of washing and cleansing their heads? Is it because King Servius was born on that day of a captive serving-woman, so that servants are granted a respite from their labours? And did the washing of heads, begun by serving-women on account of this festival, subsequently spread to free women as well?’

[8] Fasti Antiates maiores, Ides of Sextilis:
Dianae, Vortumno, Fortunae Equ(estri), Herculi Victori, Castori, Polluci, Camenis.
‘To Diana, to Vertumnus, to Fortuna Equestris, to Hercules the Victor, to Castor, to Pollux, and to the Camenae.’

[9] CIL XIV 2112 (Lanuvium, 136 CE):
[natal]is Dianae idib(us) Aug(ustis) […] ; idib(us) Aug(ustis) natali Dianae et collegi ; diebus natalibus Dianae et Antinoi oleum collegio in balinio publico pon[at antequam] epulentur.
‘Anniversary of Diana on the Ides of August […]. On the Ides of August, anniversary of Diana and of the college. […] On the anniversary days of Diana and Antinous, he is to provide oil for the college at the public baths before they take their meal.’

[10] Ausonius, De feriis Romanis 5–6:
et medias Idus Mai Augustique recursu, / quas sibi Mercurius quasque Diana dicat.
‘And the return of the Ides, in the middle of May and of August: the former Mercury claims for himself, the latter, Diana.’

👉 All the festivals of the Roman calendar

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13 août 2026 Toute la journée

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