Cet événement se répète19 octobre 2027
202619octToute la journéeArmilustriumUrbs RomaType:Fête romaine
Description
Ante diem quartum decimum kalendas Novembres
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Ante diem quartum decimum kalendas Novembres

EN BREF. Chaque 19 octobre, des hommes en armes accomplissaient à Rome un sacrifice au son des trompettes et tournaient en portant les boucliers sacrés de la cité. De cette fête, l’Armilustrium, les Anciens n’ont laissé que quelques lignes. Les historiens y voient la clôture rituelle de la saison guerrière, une lecture que les textes ne confirment pas.
Armilustrium: la ronde en armes du 19 octobre
À Rome, la vie publique s’arrêtait le 19 octobre. Le calendrier d’Antium, gravé au début du 1er siècle avant notre ère, marque ce jour comme une fête publique durant laquelle on ne traitait aucune affaire. Le nom de la fête n’y est conservé qu’en partie, mais d’autres calendriers gravés portent la même mention à la même date, que les Romains désignaient comme le quatorzième jour avant les calendes de novembre. Cette fête s’appelait l’Armilustrium.
Pour savoir ce qui s’y passait, il faut se contenter de deux phrases. La première se trouve chez Varron, qui a consacré au 1er siècle avant notre ère un traité à la langue latine. Il y explique que la fête porte ce nom parce que «des hommes en armes accomplissent des rites» dans un lieu appelé lui aussi Armilustrium. Il précise que ces hommes «faisaient le tour en exécutant leurs évolutions, armés des boucliers sacrés»[1].
La seconde phrase vient de Festus, auteur au 2e siècle de notre ère d’un ouvrage sur la signification des mots. Ce passage ne nous est parvenu que dans un abrégé rédigé au 8e siècle par Paul Diacre:
«L’Armilustrium était une fête chez les Romains, au cours de laquelle des hommes en armes accomplissaient les rites et, pendant le sacrifice, sonnaient de la trompette»[2].
Des hommes armés, un sacrifice, des trompettes, une ronde: le reste a été reconstruit par les modernes.
Des boucliers et des trompettes
Les boucliers sacrés dont parle Varron renvoient d’emblée aux Saliens, ces prêtres de Mars connus pour leurs danses en armes. Varron ne les nomme pourtant pas, et aucun texte n’atteste leur présence le 19 octobre. Certains historiens n’excluent pas que des officiers aient tenu ce rôle au nom de l’armée.
Le poids religieux de ces boucliers apparaît chez Tite-Live. En 190 avant notre ère, pendant la guerre contre Antiochos III, l’armée romaine a dû camper un temps près de l’Hellespont. Venaient en effet d’arriver «les jours où l’on déplace les boucliers sacrés», durant lesquels un scrupule religieux interdisait de se mettre en route. Publius Scipion, qui était Salien, avait même dû rester en arrière[3]. L’historien ne précise toutefois pas le mois: rien ne permet de rattacher l’épisode au 19 octobre.
L’origine du nom reste incertaine. Varron hésite entre deux mots latins: un verbe signifiant jouer, au sens d’exécuter des évolutions, et un terme désignant une purification rituelle. Ailleurs, il rattache le nom au tour accompli lors de cette purification[4]. Il range en tout cas l’Armilustrium parmi les fêtes d’octobre, après celle où l’on goûtait le vin nouveau et celle des sources[5].
Les trompettes posent une autre question. Une fête du printemps, le Tubilustrium, était consacrée à la purification des trompettes des sacrifices[6]. On a donc soupçonné l’abrégé de Festus d’avoir mêlé les deux cérémonies. D’autres font valoir que la trompette accompagnait de nombreux sacrifices, pour couvrir tout bruit capable d’en troubler le déroulement.
Un lieu sur l’Aventin
L’Armilustrium désignait aussi un emplacement. Plutarque, à la fin du 1er siècle de notre ère, le mentionne à propos de la mort de Titus Tatius, roi sabin qui aurait partagé le pouvoir avec Romulus: «Romulus a fait transporter le corps de Tatius et l’a enseveli avec honneur; il repose près du lieu appelé Armilustrium, sur l’Aventin»[7]. Varron, lorsqu’il décrit la colline, cite juste avant l’Armilustrium le Lauretum. Selon lui, ce nom vient de la sépulture de ce même Tatius, tué par les Laurentins, à moins qu’il ne vienne d’un bois de lauriers[8].
Tite-Live évoque aussi ce site, sous le nom d’Armilustrum, en 207 avant notre ère, pendant la deuxième guerre punique: «on a de nouveau célébré un sacrifice de neuf jours, parce qu’on avait cru voir pleuvoir des pierres dans l’Armilustrum»[9]. Le passage confirme l’existence de l’endroit, sans rien dire de la fête.
On le situe d’ordinaire dans la partie nord-ouest de l’Aventin, sans doute au sud de l’actuelle église Sainte-Sabine. Des inscriptions mentionnent une rue qui en portait le nom et le traversait probablement. Aucun monument n’y a été identifié avec certitude.
L’idée d’un espace muni de portiques et d’installations hydrauliques, où les soldats se seraient purifiés, reste une hypothèse. Il en va de même du lien avec la tombe de Tatius. On a proposé que le rite soit né de l’expiation de ce meurtre, ce qu’aucune source ne vient étayer. L’Aventin, longtemps resté hors de la limite sacrée de la Ville, aurait offert un cadre adapté à des hommes revenant de la guerre. Là encore, il s’agit d’une lecture moderne.
Fermer la saison de la guerre?
Depuis plus d’un siècle, l’Armilustrium passe pour le pendant automnal des fêtes guerrières de mars. Des historiens ont relevé une symétrie. En mars, les courses de chevaux du 14 précédaient les Quinquatries du 19, que les modernes associent à une purification des armes. En octobre, la course du 15, au terme de laquelle on sacrifiait un cheval à Mars, précédait de quatre jours l’Armilustrium.
Selon cette lecture, la saison des combats s’ouvrait au printemps et se refermait à l’automne. Les rites d’octobre auraient alors purifié les soldats et les auraient rendus à la vie civique. Mais aucun auteur antique ne décrit un tel cycle. Les textes conservés ne parlent ni de rangement des armes pour l’hiver, ni de lavage, ni de sang versé, ni de la nature des victimes.
Parmi les textes antiques, un seul rend explicitement le nom par l’idée de purification des armes. Au 6e siècle, Jean le Lydien écrit dans son traité sur les mois: «Arès [le nom grec de Mars] est honoré par le fracas des armes et le son des trompettes. C’est pourquoi les Romains célébraient en son honneur leur première fête, qu’ils appelaient Armilustrium, c’est-à-dire une sorte de purification des armes, lorsque ni l’hiver ni aucune autre circonstance n’empêchaient le mouvement des armes sur le Champ de Mars»[10].
Il range ainsi la fête au mois de mars, et non au 19 octobre, et la déplace de l’Aventin au Champ de Mars. Confusion avec les rites du printemps ou trace d’une autre tradition: son texte ne permet pas de trancher. Les calendriers gravés, eux, placent sans équivoque l’Armilustrium en octobre.
Études modernes consultées
- Pérez Frutos, Pedro, «Guerra y religión en la República romana: el ciclo militar de octubre», Revista Universitaria de Historia Militar, vol. 5, n° 10, 2016, p. 179–199.
- Platner, Samuel Ball, et Ashby, Thomas, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Londres, Oxford University Press, 1929, s.v. «Armilustrium», p. 54.
- Hooker, Mischa (trad.), John Lydus, On the Months (De mensibus), livre IV, «March», 2013, édition en ligne LacusCurtius.
- Warmington, E. H. (trad.), Calendrier d’Antium (Fasti Antiates Maiores), édition en ligne attalus.org.
[1] Varron, De lingua Latina, VI, 22: Armilustrium ab eo quod in Armilustrio armati sacra faciunt, nisi locus potius dictus ab his; sed quod de his prius, id ab ludendo aut lustro, id est quod circumibant ludentes ancilibus armati. Traduction: L’Armilustrium tire son nom de ce que des hommes en armes accomplissent des rites dans l’Armilustrium, à moins que ce ne soit plutôt le lieu qui ait été nommé d’après eux; mais comme les rites viennent en premier, le nom dérive de ludere (jouer) ou de lustrum (purification), c’est-à-dire de ce qu’ils faisaient le tour en exécutant leurs évolutions, armés des boucliers sacrés.
[2] Festus, De verborum significatu, abrégé de Paul Diacre, p. 17 Lindsay (p. 19 Müller): Armilustrium festum erat apud Romanos, quo res divinas armati faciebant, ac, dum sacrificarent, tubis canebant.
[3] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXXVII, 33, 6–7: stativa deinde ad Hellespontum aliquamdiu habuerunt, quia dies forte, quibus ancilia moventur, religiosi ad iter inciderant. idem dies P. Scipionem propiore etiam religione, quia salius erat, diiunxerant ab exercitu; causaque et is ipse morae erat, dum consequeretur. Traduction: Ils ont ensuite établi pour quelque temps leur camp près de l’Hellespont, parce que les jours où l’on déplace les boucliers sacrés, pendant lesquels un scrupule religieux interdit de se mettre en route, étaient justement survenus. Ces mêmes jours avaient tenu Publius Scipion éloigné de l’armée, en raison d’une obligation religieuse qui le touchait de plus près, puisqu’il était Salien; et lui-même a causé un retard, le temps de rejoindre les troupes.
[4] Varron, De lingua Latina, V, 153: Armilustrium ab ambitu lustri. Traduction: L’Armilustrium tire son nom du tour accompli lors de la purification.
[5] Varron, ibid., VI, 21–22: Octobri mense Meditrinalia dies dictus a medendo […] Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius. Traduction: Au mois d’octobre, le jour des Meditrinalia tire son nom du verbe guérir […]; les Fontanalia tirent leur nom de Fons, parce que ce jour est sa fête.
[6] Varron, ibid., VI, 14: Dies Tubulustrium appellatur, quod eo die in Atrio Sutorio sacrorum tubae lustrantur. Traduction: On appelle Tubilustrium le jour où l’on purifie, dans l’Atrium des cordonniers, les trompettes des sacrifices.
[7] Plutarque, Vie de Romulus, 23, 3: ὁ δὲ τὸ μὲν σῶμα τοῦ Τατίου κομίσας ἐντίμως ἔθαψε, καὶ κεῖται περὶ τὸ καλούμενον Ἀρμιλούστριον ἐν Ἀουεντίνῳ, τῆς δὲ δίκης τοῦ φόνου παντάπασιν ἠμέλησεν. Traduction: Quant à Romulus, il a fait transporter le corps de Tatius et l’a enseveli avec honneur – il repose près du lieu appelé Armilustrium, sur l’Aventin –, mais il a entièrement négligé de faire justice de ce meurtre.
[8] Varron, De lingua Latina, V, 152: In Aventino, Lauretum ab eo quod ibi sepultus est Tatius rex, qui ab Laurentibus interfectus est, aut ab silva laurea, quod ea ibi excisa et aedificatus vicus. Traduction: Sur l’Aventin, le Lauretum doit son nom au fait que le roi Tatius, tué par les Laurentins, y a été enseveli, ou bien à un bois de lauriers, parce qu’on l’y a abattu et qu’un quartier y a été bâti.
[9] Tite-Live, Ab Urbe condita, XXVII, 37, 4: inde iterum novendiale instauratum, quod in Armilustro lapidibus visum pluere.
[10] Jean le Lydien, De mensibus, IV, 34 (éd. Wünsch, Leipzig, Teubner, 1898, p. 92, l. 19–23): θεραπεύεται δὲ ὁ Ἄρης ἤχοις ὅπλων καὶ σάλπιγξι, καὶ διὰ τοῦτο αὐτῷ τὴν πρώτην ἑορτὴν ἐπετέλουν οἱ Ῥωμαῖοι, καλοῦντες αὐτὴν Ἀρμιλούστριον οἱονεὶ καθαρμὸν ὅπλων, μὴ χείματος μὴ ἑτέρας τινὸς περιστάσεως εἰργούσης τὴν κίνησιν τῶν ὅπλων ἐπὶ τῷ τοῦ Ἄρεος πεδίῳ.
👉 Toutes les fêtes du calendrier romain
🇮🇹 Versione italiana

IN BREVE. Ogni 19 ottobre, a Roma, uomini in armi compivano un sacrificio al suono delle trombe e giravano in tondo portando gli scudi sacri della città. Di questa festa, l’Armilustrium, gli antichi hanno lasciato solo poche righe. Gli storici vi vedono la chiusura rituale della stagione bellica, una lettura che i testi non confermano.
Armilustrium: la ronda in armi del 19 ottobre
A Roma, il 19 ottobre la vita pubblica si fermava. Il calendario di Anzio, inciso all’inizio del 1° secolo prima della nostra era, segna questo giorno come festa pubblica durante la quale non si trattava alcun affare. Il nome della festa vi si conserva solo in parte, ma altri calendari incisi riportano la stessa indicazione alla stessa data, che i Romani designavano come il quattordicesimo giorno prima delle calende di novembre. Questa festa si chiamava Armilustrium.
Per sapere che cosa vi accadesse, bisogna accontentarsi di due frasi. La prima si trova in Varrone, che nel 1° secolo prima della nostra era ha dedicato un trattato alla lingua latina. Vi spiega che la festa porta questo nome perché «uomini in armi compiono riti» in un luogo chiamato anch’esso Armilustrium. Precisa che questi uomini «facevano il giro eseguendo le loro evoluzioni, armati degli scudi sacri»[1].
La seconda frase viene da Festo, autore nel 2° secolo della nostra era di un’opera sul significato delle parole. Questo passo ci è giunto solo in un compendio redatto nell’8° secolo da Paolo Diacono:
«L’Armilustrium era una festa presso i Romani, durante la quale uomini in armi compivano i riti e, durante il sacrificio, suonavano la tromba»[2].
Uomini armati, un sacrificio, trombe, un giro rituale: il resto è stato ricostruito dai moderni.
Scudi e trombe
Gli scudi sacri di cui parla Varrone rimandano subito ai Salii, i sacerdoti di Marte noti per le loro danze in armi. Varrone tuttavia non li nomina, e nessun testo attesta la loro presenza il 19 ottobre. Alcuni storici non escludono che degli ufficiali abbiano svolto questo ruolo a nome dell’esercito.
Il peso religioso di questi scudi emerge in Tito Livio. Nel 190 prima della nostra era, durante la guerra contro Antioco III, l’esercito romano ha dovuto accamparsi per un certo tempo presso l’Ellesponto. Erano infatti appena giunti «i giorni in cui si muovono gli scudi sacri», durante i quali uno scrupolo religioso vietava di mettersi in marcia. Publio Scipione, che era un Salio, aveva persino dovuto restare indietro[3]. Lo storico però non precisa il mese: nulla permette di collegare l’episodio al 19 ottobre.
L’origine del nome resta incerta. Varrone esita tra due parole latine: un verbo che significa giocare, nel senso di eseguire evoluzioni, e un termine che designa una purificazione rituale. Altrove collega il nome al giro compiuto durante tale purificazione[4]. In ogni caso colloca l’Armilustrium tra le feste di ottobre, dopo quella in cui si assaggiava il vino nuovo e quella delle fonti[5].
Le trombe pongono un’altra questione. Una festa di primavera, il Tubilustrium, era dedicata alla purificazione delle trombe dei sacrifici[6]. Si è quindi sospettato che il compendio di Festo avesse confuso le due cerimonie. Altri fanno notare che la tromba accompagnava numerosi sacrifici, per coprire qualsiasi rumore capace di turbarne lo svolgimento.
Un luogo sull’Aventino
L’Armilustrium designava anche un luogo. Plutarco, alla fine del 1° secolo della nostra era, lo menziona a proposito della morte di Tito Tazio, re sabino che avrebbe condiviso il potere con Romolo: «Romolo ha fatto trasportare il corpo di Tazio e lo ha sepolto con onore; egli riposa presso il luogo chiamato Armilustrium, sull’Aventino»[7]. Varrone, descrivendo il colle, cita subito prima dell’Armilustrium il Lauretum. Secondo lui, questo nome deriva dalla sepoltura dello stesso Tazio, ucciso dai Laurenti, a meno che non derivi da un bosco di allori[8].
Anche Tito Livio evoca questo sito, con il nome di Armilustrum, nel 207 prima della nostra era, durante la seconda guerra punica: «si è di nuovo celebrato un sacrificio di nove giorni, perché si era creduto di vedere piovere pietre nell’Armilustrum»[9]. Il passo conferma l’esistenza del luogo, senza dire nulla della festa.
Lo si colloca di solito nella parte nord-occidentale dell’Aventino, probabilmente a sud dell’attuale chiesa di Santa Sabina. Alcune iscrizioni menzionano una strada che ne portava il nome e che probabilmente lo attraversava. Nessun monumento vi è stato identificato con certezza.
L’idea di uno spazio dotato di portici e di impianti idraulici, dove i soldati si sarebbero purificati, resta un’ipotesi. Lo stesso vale per il legame con la tomba di Tazio. È stato proposto che il rito sia nato dall’espiazione di quell’omicidio, ma nessuna fonte lo conferma. L’Aventino, rimasto a lungo fuori dal confine sacro della Città, avrebbe offerto un contesto adatto a uomini di ritorno dalla guerra. Anche in questo caso si tratta di una lettura moderna.
Chiudere la stagione della guerra?
Da più di un secolo, l’Armilustrium è considerato il corrispettivo autunnale delle feste guerriere di marzo. Alcuni storici hanno rilevato una simmetria. A marzo, le corse di cavalli del 14 precedevano le Quinquatrie del 19, che i moderni associano a una purificazione delle armi. A ottobre, la corsa del 15, al termine della quale si sacrificava un cavallo a Marte, precedeva di quattro giorni l’Armilustrium.
Secondo questa lettura, la stagione dei combattimenti si apriva in primavera e si chiudeva in autunno. I riti di ottobre avrebbero allora purificato i soldati e li avrebbero restituiti alla vita civica. Ma nessun autore antico descrive un tale ciclo. I testi conservati non parlano né di armi riposte per l’inverno, né di lavaggio, né di sangue versato, né della natura delle vittime.
Tra i testi antichi, uno solo rende esplicitamente il nome con l’idea di purificazione delle armi. Nel 6° secolo, Giovanni Lido scrive nel suo trattato sui mesi: «Ares [il nome greco di Marte] è onorato dal fragore delle armi e dal suono delle trombe. Per questo i Romani celebravano in suo onore la loro prima festa, che chiamavano Armilustrium, cioè una sorta di purificazione delle armi, quando né l’inverno né alcun’altra circostanza impedivano il movimento delle armi sul Campo di Marte»[10].
Egli colloca così la festa nel mese di marzo, e non al 19 ottobre, e la sposta dall’Aventino al Campo di Marte. Confusione con i riti di primavera o traccia di un’altra tradizione: il suo testo non permette di deciderlo. I calendari incisi, invece, collocano senza ambiguità l’Armilustrium in ottobre.
Studi moderni consultati
- Pérez Frutos, Pedro, «Guerra y religión en la República romana: el ciclo militar de octubre», Revista Universitaria de Historia Militar, vol. 5, n. 10, 2016, pp. 179–199.
- Platner, Samuel Ball, e Ashby, Thomas, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, Londra, Oxford University Press, 1929, s.v. «Armilustrium», p. 54.
- Hooker, Mischa (trad.), John Lydus, On the Months (De mensibus), libro IV, «March», 2013, edizione online LacusCurtius.
- Warmington, E. H. (trad.), Calendario di Anzio (Fasti Antiates Maiores), edizione online attalus.org.
[1] Varrone, De lingua Latina, VI, 22: Armilustrium ab eo quod in Armilustrio armati sacra faciunt, nisi locus potius dictus ab his; sed quod de his prius, id ab ludendo aut lustro, id est quod circumibant ludentes ancilibus armati. Traduzione: L’Armilustrium prende il nome dal fatto che uomini in armi compiono riti nell’Armilustrium, a meno che non sia piuttosto il luogo ad aver preso il nome da loro; ma poiché i riti vengono prima, il nome deriva da ludere (giocare) o da lustrum (purificazione), cioè dal fatto che facevano il giro eseguendo le loro evoluzioni, armati degli scudi sacri.
[2] Festo, De verborum significatu, compendio di Paolo Diacono, p. 17 Lindsay (p. 19 Müller): Armilustrium festum erat apud Romanos, quo res divinas armati faciebant, ac, dum sacrificarent, tubis canebant.
[3] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXXVII, 33, 6–7: stativa deinde ad Hellespontum aliquamdiu habuerunt, quia dies forte, quibus ancilia moventur, religiosi ad iter inciderant. idem dies P. Scipionem propiore etiam religione, quia salius erat, diiunxerant ab exercitu; causaque et is ipse morae erat, dum consequeretur. Traduzione: Hanno poi posto il campo per qualche tempo presso l’Ellesponto, perché erano giunti per caso i giorni in cui si muovono gli scudi sacri, durante i quali uno scrupolo religioso vieta di mettersi in marcia. Quegli stessi giorni avevano tenuto Publio Scipione lontano dall’esercito, per un obbligo religioso che lo riguardava più da vicino, poiché era un Salio; ed egli stesso ha causato un ritardo, il tempo di raggiungere le truppe.
[4] Varrone, De lingua Latina, V, 153: Armilustrium ab ambitu lustri. Traduzione: L’Armilustrium prende il nome dal giro compiuto durante la purificazione.
[5] Varrone, ibid., VI, 21–22: Octobri mense Meditrinalia dies dictus a medendo […] Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius. Traduzione: Nel mese di ottobre, il giorno dei Meditrinalia prende il nome dal verbo guarire […]; i Fontanalia prendono il nome da Fons, perché quel giorno è la sua festa.
[6] Varrone, ibid., VI, 14: Dies Tubulustrium appellatur, quod eo die in Atrio Sutorio sacrorum tubae lustrantur. Traduzione: Si chiama Tubilustrium il giorno in cui si purificano, nell’Atrio dei calzolai, le trombe dei sacrifici.
[7] Plutarco, Vita di Romolo, 23, 3: ὁ δὲ τὸ μὲν σῶμα τοῦ Τατίου κομίσας ἐντίμως ἔθαψε, καὶ κεῖται περὶ τὸ καλούμενον Ἀρμιλούστριον ἐν Ἀουεντίνῳ, τῆς δὲ δίκης τοῦ φόνου παντάπασιν ἠμέλησεν. Traduzione: Quanto a Romolo, ha fatto trasportare il corpo di Tazio e lo ha sepolto con onore – egli riposa presso il luogo chiamato Armilustrium, sull’Aventino –, ma ha del tutto trascurato di fare giustizia di quell’omicidio.
[8] Varrone, De lingua Latina, V, 152: In Aventino, Lauretum ab eo quod ibi sepultus est Tatius rex, qui ab Laurentibus interfectus est, aut ab silva laurea, quod ea ibi excisa et aedificatus vicus. Traduzione: Sull’Aventino, il Lauretum deve il suo nome al fatto che il re Tazio, ucciso dai Laurenti, vi è stato sepolto, oppure a un bosco di allori, perché vi è stato abbattuto e vi è stato costruito un quartiere.
[9] Tito Livio, Ab Urbe condita, XXVII, 37, 4: inde iterum novendiale instauratum, quod in Armilustro lapidibus visum pluere.
[10] Giovanni Lido, De mensibus, IV, 34 (ed. Wünsch, Lipsia, Teubner, 1898, p. 92, ll. 19–23): θεραπεύεται δὲ ὁ Ἄρης ἤχοις ὅπλων καὶ σάλπιγξι, καὶ διὰ τοῦτο αὐτῷ τὴν πρώτην ἑορτὴν ἐπετέλουν οἱ Ῥωμαῖοι, καλοῦντες αὐτὴν Ἀρμιλούστριον οἱονεὶ καθαρμὸν ὅπλων, μὴ χείματος μὴ ἑτέρας τινὸς περιστάσεως εἰργούσης τὴν κίνησιν τῶν ὅπλων ἐπὶ τῷ τοῦ Ἄρεος πεδίῳ.
👉 Tutte le feste del calendario romano
🇬🇧 English version

IN BRIEF. Every 19 October, armed men in Rome performed a sacrifice to the sound of trumpets and went round carrying the city’s sacred shields. Of this festival, the Armilustrium, ancient writers have left only a few lines. Historians see it as the ritual close of the campaigning season, a reading the texts do not confirm.
Armilustrium: circling in arms on 19 October
In Rome, public life came to a halt on 19 October. The calendar of Antium, engraved at the beginning of the 1st century BCE, marks the day as a public festival on which no business was conducted. The festival’s name survives there only in part, but other engraved calendars carry the same entry on the same date, which the Romans called the fourteenth day before the Kalends of November. This festival was the Armilustrium.
To find out what took place, we have to make do with two sentences. The first comes from Varro, who wrote a treatise on the Latin language in the 1st century BCE. He explains that the festival takes its name from the fact that ‘armed men perform rites’ in a place also called Armilustrium. He adds that these men ‘went round performing their movements, armed with the sacred shields’[1].
The second sentence comes from Festus, who wrote a work on the meaning of words in the 2nd century CE. This passage has reached us only through an abridgement made in the 8th century by Paul the Deacon:
‘The Armilustrium was a festival among the Romans at which armed men performed the rites and, during the sacrifice, sounded the trumpet’[2].
Armed men, a sacrifice, trumpets, a ritual circuit: everything else has been reconstructed by modern scholars.
Shields and trumpets
The sacred shields Varro mentions point straight to the Salii, the priests of Mars known for their armed dances. Yet Varro does not name them, and no text attests their presence on 19 October. Some historians do not rule out that officers performed this role on behalf of the army.
The religious weight of these shields emerges in Livy. In 190 BCE, during the war against Antiochus III, the Roman army had to remain encamped for a while near the Hellespont. The ‘days on which the sacred shields are moved’ had just arrived, and religious scruple forbade setting out on the march. Publius Scipio, who was a Salius, had even had to stay behind[3]. The historian does not, however, give the month: nothing links the episode to 19 October.
The origin of the name remains uncertain. Varro hesitates between two Latin words: a verb meaning to play, in the sense of performing movements, and a term for ritual purification. Elsewhere he links the name to the circuit made during that purification[4]. In any case, he places the Armilustrium among the October festivals, after the one at which the new wine was tasted and the festival of springs[5].
The trumpets raise another question. A spring festival, the Tubilustrium, was devoted to purifying the trumpets used in sacrifices[6]. Festus’ abridger has therefore been suspected of conflating the two ceremonies. Others point out that the trumpet accompanied many sacrifices, drowning out any sound that might disturb the ritual.
A place on the Aventine
The Armilustrium was also a place. Plutarch, writing at the end of the 1st century CE, mentions it in connection with the death of Titus Tatius, the Sabine king said to have shared power with Romulus: ‘Romulus had the body of Tatius brought back and buried it with honour; he lies near the place called Armilustrium, on the Aventine’[7]. Varro, describing the hill, mentions the Lauretum just before the Armilustrium. In his view, the name comes from the burial there of the same Tatius, killed by the Laurentines, unless it comes from a laurel grove[8].
Livy also mentions the site, under the name Armilustrum, in 207 BCE, during the Second Punic War: ‘a nine-day sacrifice was held once again, because it had seemed to rain stones in the Armilustrum’[9]. The passage confirms that the place existed, but says nothing about the festival.
It is usually located in the north-western part of the Aventine, probably south of the present church of Santa Sabina. Inscriptions mention a street that bore its name and probably ran through it. No monument there has been identified with certainty.
The idea of a space fitted with porticoes and water installations, where soldiers would have purified themselves, remains a hypothesis. So does the link with Tatius’ tomb. It has been suggested that the rite originated in the expiation of his murder, but no source supports this. The Aventine, long outside the sacred boundary of the City, would have offered a suitable setting for men returning from war. Here too, this is a modern reading.
Closing the season of war?
For more than a century, the Armilustrium has been seen as the autumn counterpart of the warlike festivals of March. Historians have noted a symmetry. In March, the horse races of the 14th preceded the Quinquatrus of the 19th, which modern scholars associate with a purification of weapons. In October, the race of the 15th, after which a horse was sacrificed to Mars, came four days before the Armilustrium.
On this reading, the fighting season opened in spring and closed in autumn. The October rites would then have purified the soldiers and returned them to civic life. But no ancient author describes such a cycle. The surviving texts say nothing about weapons being stored for the winter, about washing, about bloodshed or about the nature of the sacrificial victims.
Of all the ancient texts, only one explicitly renders the name as a purification of weapons. In the 6th century, John the Lydian writes in his treatise on the months: ‘Ares [the Greek name of Mars] is honoured by the clash of arms and the sound of trumpets. This is why the Romans celebrated in his honour their first festival, which they called Armilustrium, that is, a kind of purification of weapons, when neither winter nor any other circumstance hindered the movement of arms on the Field of Mars’[10].
He thus places the festival in March, not on 19 October, and moves it from the Aventine to the Field of Mars. Confusion with the spring rites or the trace of another tradition: his text does not allow us to decide. The engraved calendars, for their part, place the Armilustrium unambiguously in October.
Modern studies consulted
- Pérez Frutos, Pedro, ‘Guerra y religión en la República romana: el ciclo militar de octubre’, Revista Universitaria de Historia Militar, vol. 5, no. 10, 2016, pp. 179–199.
- Platner, Samuel Ball, and Ashby, Thomas, A Topographical Dictionary of Ancient Rome, London, Oxford University Press, 1929, s.v. ‘Armilustrium’, p. 54.
- Hooker, Mischa (trans.), John Lydus, On the Months (De mensibus), book IV, ‘March’, 2013, online edition LacusCurtius.
- Warmington, E. H. (trans.), Calendar of Antium (Fasti Antiates Maiores), online edition attalus.org.
[1] Varro, De lingua Latina, VI, 22: Armilustrium ab eo quod in Armilustrio armati sacra faciunt, nisi locus potius dictus ab his; sed quod de his prius, id ab ludendo aut lustro, id est quod circumibant ludentes ancilibus armati. Translation: The Armilustrium takes its name from the fact that armed men perform rites in the Armilustrium, unless it is rather the place that was named after them; but since the rites come first, the name derives from ludere (to play) or from lustrum (purification), that is, from the fact that they went round performing their movements, armed with the sacred shields.
[2] Festus, De verborum significatu, abridgement by Paul the Deacon, p. 17 Lindsay (p. 19 Müller): Armilustrium festum erat apud Romanos, quo res divinas armati faciebant, ac, dum sacrificarent, tubis canebant.
[3] Livy, Ab Urbe condita, XXXVII, 33, 6–7: stativa deinde ad Hellespontum aliquamdiu habuerunt, quia dies forte, quibus ancilia moventur, religiosi ad iter inciderant. idem dies P. Scipionem propiore etiam religione, quia salius erat, diiunxerant ab exercitu; causaque et is ipse morae erat, dum consequeretur. Translation: They then remained encamped for some time near the Hellespont, because the days on which the sacred shields are moved, during which religious scruple forbids setting out, happened to have arrived. The same days had kept Publius Scipio away from the army, owing to a religious obligation that concerned him more closely, since he was a Salius; and he himself caused a delay until he caught up with the troops.
[4] Varro, De lingua Latina, V, 153: Armilustrium ab ambitu lustri. Translation: The Armilustrium takes its name from the circuit made during the purification.
[5] Varro, ibid., VI, 21–22: Octobri mense Meditrinalia dies dictus a medendo […] Fontanalia a Fonte, quod is dies feriae eius. Translation: In the month of October, the day of the Meditrinalia takes its name from the verb to heal […]; the Fontanalia take their name from Fons, because that day is his festival.
[6] Varro, ibid., VI, 14: Dies Tubulustrium appellatur, quod eo die in Atrio Sutorio sacrorum tubae lustrantur. Translation: The day on which the trumpets used in sacrifices are purified in the Atrium of the Shoemakers is called Tubilustrium.
[7] Plutarch, Life of Romulus, 23, 3: ὁ δὲ τὸ μὲν σῶμα τοῦ Τατίου κομίσας ἐντίμως ἔθαψε, καὶ κεῖται περὶ τὸ καλούμενον Ἀρμιλούστριον ἐν Ἀουεντίνῳ, τῆς δὲ δίκης τοῦ φόνου παντάπασιν ἠμέλησεν. Translation: Romulus had the body of Tatius brought back and buried it with honour – he lies near the place called Armilustrium, on the Aventine – but he entirely neglected to seek justice for the murder.
[8] Varro, De lingua Latina, V, 152: In Aventino, Lauretum ab eo quod ibi sepultus est Tatius rex, qui ab Laurentibus interfectus est, aut ab silva laurea, quod ea ibi excisa et aedificatus vicus. Translation: On the Aventine, the Lauretum takes its name from the fact that King Tatius, killed by the Laurentines, was buried there, or from a laurel grove, because it was cut down there and a district was built.
[9] Livy, Ab Urbe condita, XXVII, 37, 4: inde iterum novendiale instauratum, quod in Armilustro lapidibus visum pluere.
[10] John the Lydian, De mensibus, IV, 34 (ed. Wünsch, Leipzig, Teubner, 1898, p. 92, ll. 19–23): θεραπεύεται δὲ ὁ Ἄρης ἤχοις ὅπλων καὶ σάλπιγξι, καὶ διὰ τοῦτο αὐτῷ τὴν πρώτην ἑορτὴν ἐπετέλουν οἱ Ῥωμαῖοι, καλοῦντες αὐτὴν Ἀρμιλούστριον οἱονεὶ καθαρμὸν ὅπλων, μὴ χείματος μὴ ἑτέρας τινὸς περιστάσεως εἰργούσης τὴν κίνησιν τῶν ὅπλων ἐπὶ τῷ τοῦ Ἄρεος πεδίῳ.
Dates
19 octobre 2026 Toute la journée
Lieu
Urbs Roma