Pente grammai

Jeu des cinq lignes

Pour 2 joueuses ou joueurs

Histoire

Quelques représentations du Pente grammai (πέντε γραμμαί) ont été mise à jour, comme celle ci-contre sur un vase du Ve siècle avant notre ère représentant Ajax et Achille en pleine partie. Mais la description la plus complète est beaucoup plus tardive. Nous la devons au philologue de IIe siècle Julius Pollux qui décrit le plateau avec les cinq lignes, indique que chaque joueur a cinq pions et que la ligne du milieu est appelée la «ligne sacrée».

Le but du jeu (réunir ses pions sur la ligne sacrée) est dérivé d’un commentaire de l’écrivain byzantin Eustathe Macrembolite (XIIe siècle) à propos l’Odyssée d’Homère. Plusieurs variantes des règles ont été reconstituées, nous adoptons ici celles du projet de recherche européen Locus Ludi.


Mise en place

5 pions par joueuse ou  joueur / 1 dé

Le plateau de jeu se compose de cinq lignes parallèles. Celle du milieu est appelée «ligne sacrée» elle est divisée en deux par un cercle.

Les pions des protagonistes sont situés en dehors du plateau de jeu. Ils entreront par l’extrémité droite de la ligne A pour l’un, par l’extrémité gauche pour l’autre. Les cercles en bout des lignes sont les cases où se placent les pions. Ces derniers tournent dans le sens indiqué sur le schéma par les flèches bleues.

But du jeu

Chaque protagoniste doit faire entrer ses cinq pions sur le plateau de jeu, puis arriver à les placer sur la partie de la «ligne sacrée» située du côté de son adversaire. La première personne qui y parvient a gagné.

Déroulement de la partie

Les protagonistes tirent au sort lequel commence.

La joueuse ou le joueur dont c’est le tour tire le dé, puis avance un pion du nombre de cases correspondant en respectant les règles suivantes:

  • chaque case (cercle) ne peut contenir qu’un seul pion;
  • les pions peuvent sauter par dessus les cases occupées;
  • l’introduction des pions sur le plateau est prioritaire sur l’avancement des pions déjà engagés.  Si la valeur du dé ne permet pas de faire entrer un nouveau pion sur le plateau, un autre pion doit être déplacé;
  • quand un déplacement est possible, la joueuse ou le joueur est obligé de l’effectuer;
  • si aucun mouvement n’est possible, le joueuse ou le joueur passe son tour.
  • Quand un pion peut se déplacer jusqu’à une case occupée par un pion adverse, ce pion est «mangé» et sorti du jeu. La joueuse ou le joueur concerné devra le réintroduire prioritairement. Seuls les pions placés sur la «ligne sacrée» sont à l’abri d’une capture.

Les pions qui arrivent sur la case qui est au bout de la «ligne sacrée» peuvent être «sanctuarisés» sur celle-ci.

Variante

Une variante –qui allonge le temps de jeu– peut être introduite:

  • Si aucun mouvement n’est possible, une joueuse ou un joueur peut être contraint de faire ressortir un pion de la «ligne sacrée» pour le remettre en circulation sur le plateau (à partir de la case d’entrée et dans le même sens que les autres pions).

En plus


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